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ISBN : 2253143685
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1998)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 17 notes)
Résumé :
C'est son histoire qu'Odile Grand nous raconte ici, sous les traits d'Estelle Grosz, une jolie fillette blonde, qui, pendant la guerre, porte l'étoile "couleur citron, côté cœur", la même qui enverra son père à Auschwitz, d'où il ne reviendra pas. Estelle va alors apprendre l'art de la dissimulation. Devenue mannequin après la guerre, elle tente d'oublier cette enfance saccagée. Mais comment surmonter ce sentiment odieux de culpabilité - juif donc fautif ! -, cette ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Petitebijou
  24 mai 2013
"Couleur citron, côté coeur" : Odile Grand image ainsi l'étoile jaune. En cela, rien de bien original. Seulement, pour Odile, l'acte de coucher par écrit son histoire, son secret, est venu bien tard dans sa vie. Elle était à l'époque journaliste à l'Evénement du Jeudi, après avoir officié à "L'Aurore" où elle eut pour collègue puis ami Pierre Desproges. C'est par lui que j'ai eu envie de lire le livre d'Odile, car je l'avais entendu dire qu'il avait encouragé cette femme à qui il trouvait un énorme talent, fait d'insolence et de gouaille que l'on ne trouvait que rarement chez un journaliste. Venant de Desproges, ce ne pouvait que me motiver. C'est vrai, ce qui frappe dans le livre de souvenirs d'Odile Grand, née Grosz, est le ton particulier qu'elle y emploie. Insolence, gouaille, humour, autodérision, mais aussi colère et cris qui émergent peu à peu. Elle raconte pour la première fois la rafle à laquelle elle a échappé en 1943, la disparition de son père dont elle n'a jamais connu le sort exact, la mère remariée qui la chasse car trop belle elle pourrait séduire son beau-père. Odile se rend compte qu'elle est bien roulée, blonde, poitrine voluptueuse, taille de guêpe, et se retrouve mannequin. Elle sait très vite user de ses charmes sans perdre son intégrité ou sa lucidité, manipuler les hommes qui lui courent après sans succès. Parallèlement, elle a des aventures qui ne durent pas. Elle ne veut pas s'attacher. Si elle aime, se dit-elle, elle va perdre l'objet de son amour. Elle ne pose jamais en victime, sinon d'une injustice majeure, ce trou béant d'un père perdu remplacé par une étoile jaune. Alors qu'elle semble sur des rails, son corps se met à la trahir. Ca commence par un eczéma qui ne lui laisse aucun répit, met un terme à sa carrière, et les kilos qui s'accumulent. Médecins, spécialistes, mages, rebouteux sont vaincus par l'énigme. Finalement, une dermatologue juive autrichienne lui pose des questions sur son passé. Odile déballe tout avec fureur et larmes. Ordonnance : "Parlez, ça ira mieux". Odile rencontre Yvan Audouard, qui la prend sous son aile avec un paternalisme aux mains baladeuses, elle devient journaliste, se lance à fond dans le métier, et s'y fait un nom. Les crises d'eczéma s'espacent, et disparaitront définitivement à la fin du livre qu'elle entreprend enfin d'écrire.
Il y a très longtemps que je l'ai lu, mais je me souviens de cette voix singulière, attachante, sans concession, et de cette tendresse qu'elle retient dans chacune de ses phrases, jusqu'à ce que la dernière, très courte, ouvre enfin la porte d'un avenir apaisé. Odile est morte en 2005, d'une leucodystrophie. Je l'avais oubliée dans ma bibliothèque quand j'ai appris son décès. Il est vrai que l'ami Pierre ne pouvait plus nous en parler depuis bien longtemps. J'ai relu "Couleur citron, côté coeur", et je me suis dit : quelle sacrée bonne femme !!
Lien : http://parures-de-petitebijo..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
PetitebijouPetitebijou   11 mai 2013
Je m'en serais peut-être tirée toute seule avec ce sourire factice de mes photos, celui que je bricolais pour bien exposer les dents sans perdre un millimètre de bouche qu'il fallait montrer charnue, en avançant les lèvres en cul de poule.
Il fallait une certaine agilité des muscles faciaux pour réussir ce sourire faux-derche dont j'avais vaguement et légèrement honte chaque fois que je voyais ma tronche géante dans toutes les gares, sur un panneau de la SNCF, vantant je ne sais plus quel système d'abonnement ferroviaire. Sourire visiblement radieux mais potelé de la muqueuse et que j'avais confectionné sur commande pour Claude, le photographe qui mettait en scène.
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