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nameless
  18 mai 2016
La première, Mona, a fui la misère de son pays, confiant Leila, sa petite fille de 6 ans, aux bons soins de sa grand-mère malade. Roger, riche expatrié londonien au Maroc a ramené la jeune femme dans sa valise diplomatique pour l'offrir à son ex-femme, Dora : « D'après son visa, elle est là pour travailler, point. Elle est à toi. En fait, elle t'appartient. Elle ne peut pas changer d'employeur. Si ça ne marche pas, elle rentre directement chez elle » (p. 27). Si Mona a accepté cette proposition, c'est qu'elle espère secrètement retrouver à Londres, Ali, son compagnon, qui s'y est volatilisé alors qu'il aurait dû y étudier la médecine.


La seconde, Dora, présentatrice d'une émission de radio branchée, vit en compagnie de Leo, son fils renfermé et déprimé, et de Charles, son père, atteint d'Alzheimer, dont l'état de santé nécessite une garde de plus en plus rapprochée. Mona s'occupera de la maison et du malade, libérant Dora qui pourra se consacrer à sa carrière et rencontrer plus aisément Max, son amant marié et médecin américain.


Conformément au titre du roman, voilà les Deux femmes réunies, pour le meilleur et pour le pire, dans la vieille maison bourgeoise de Dora. Dora et Mona sont de condition sociale et de culture différentes. L'une est la patronne de l'autre, il y a donc un lien de subordination entre elles, comme entre tout employeur et employé. Il s'agit d'une situation banale.


Mais rien n'est jamais simple ou évident avec Penny Hancock. Dès les premières pages, elle rend les femmes interdépendantes, chacune ayant pour des raisons différentes, besoin de l'autre. Le rapport de force silencieux devient rapidement troublant, Mona ayant détecté que Dora a besoin d'elle : « le besoin crée l'opportunité. Cela me donne du pouvoir » (p. 32), et qu'un subalterne « doit faire de petites choses pour se préserver » (p. 235). L'inéluctable drame finira par se produire, et bien malin celui ou celle qui a su deviner sous quelle forme.

Un roman qui met le lecteur sous tension dès son ouverture, au suspense à couper le souffle, psychologiquement et humainement très puissant, qui est également un plaidoyer contre ce nouvel esclavage des temps modernes, qui exploite, martyrise des personnes déracinées, sans autre droit que celui de souffrir dans l'anonymat. Esclavage entériné par le Royaume-Uni le 06.04.12, « les travailleurs immigrés qui s'engagent à suivre leur employeur au Royaume-Uni sont liés à ce seul employeur. S'ils sont exploités ou maltraités, ils auront le choix : continuer à souffrir ou s'enfuir et devenir clandestins ». C'est Penny Hancock elle-même qui apporte cette précision dans une courte note. Elle remercie également Justice For Domestic Workers (J4DW), groupe d'entraide pour les travailleurs immigrés, dont elle fournit les coordonnées :
www.j4sdw.org
www.kalayan.org.uk
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Livresque78
  02 novembre 2015
Deux personnages principaux, deux femmes, totalement opposées, mais qui sont amenées à devoir vivre ensemble et à se supporter pour des raisons différentes, mais primordiales pour chacune.

Tour à tour, on les aime, on les déteste, on les comprend, on a pitié, puis elles nous insupportent...

Une ribambelle de sentiments, qui fait de cette lecture une nécessité, il faut aller au bout, découvrir jusqu'où les choses vont aller.

Ces deux femmes recherchent chacune à combler quelque chose, un manque, à satisfaire quelqu'un, pour elles mêmes devenir quelqu'un de bien.

Une lecture captivante, qui touche à l'imperfection, aux erreurs de parcours, à la naïveté, aux désillusions.

Une trame rondement menée par l'auteure, elle nous embarque dans une spirale, dans un tourbillon. Un livre qui se lit avec une folle rapidité, un plaisir sadique, un certain voyeurisme pour en arriver à une fin digne de ce nom.

On sent rapidement que les choses vont tourner au vinaigre, que la belle relation de départ ne peut pas se poursuivre, on voit les erreurs commises et on tente d'imaginer quelles vont en être les conséquences.

Je ne vous dirai pas laquelle de ces deux femmes j'ai le plus aimé, celle que j'ai le mieux comprise, mais vous ne resterez pas sans rien ressentir, c'est évident

Bref, un livre à lire absolument, une tension qui monte crescendo, un véritable moment de bonheur littéraire.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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Stelphique
  27 octobre 2015
Les personnages:

Dora, ou plutôt Théodora, Don de Dieu? C'est une femme trop désemparée par sa nouvelle vie, ses problèmes bien trop lourds à gérer. J'ai apprécié son côté « femme active ».

Mona est une femme en manque de ressources, elle se retrouve obligée d'accepter un poste à l'étranger pour subvenir aux besoins de sa famille. J'ai adoré son côté « oriental ».

Chacune a un quotidien lourd à supporter, on se prend d'empathie pour ses deux femmes vivant dans le monde moderne, avec ce que ça comporte de difficultés à se battre seule.Leur association semble être la meilleure des solutions, jusqu'à ce que la dépendance s'installe….

Ce que j'ai ressenti:

Un choc, Deux versions.

Une danse en Deux temps.

Un portrait de Deux femmes.

Penny Hancock nous offre un duo de femmes à suivre, à apprécier, à détester. C'est tellement humain, tellement travaillé dans la psychologie de ses personnages, qu'elle nous entraîne jusqu'au bout de ses lignes, dans un engrenage d'émotions diverses. C'est quasiment impossible de laisser ce livre de côté, tellement on est happé dans leur mental.

Suivre Théodora, c'est connaître le rôle de la benjamine d'une fratrie, celle d'une femme active débordée, une Londonienne privilégiée, une maman dépassée, une fille à papa qui connaît le revers de la médaille.

Suivre Mona, c'est connaître une femme dans le besoin, perdue dans un pays trop froid, abandonnée par son mari, une Marocaine fière, une maman qui culpabilise, une fille dévouée.

Si au début, la cohabitation parait idéale, parce que chacune a à y gagner, le choc ne va pas tarder à se pointer, car leur culture est trop différente, leur manière de penser également. Mais voir peu à peu le malaise se créer, la pression monter, l'erreur fatale arriver, c'est juste jubilatoire! On sent bien que la mélasse se prépare, on y reste englué et on pédale encore plus vite (enfin les pages tournent presque seules!!!) pour se prendre le coup fatal en pleine tête. Etre menée d'une telle façon, avec talent et lenteur, ne rend que meilleure la dégustation de ce thriller impeccable.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture, car elle est à la fois captivante et qu'elle sonne juste. Ses deux femmes sont chacune en manque d'affection et de « rayonnance ». Pouvoir connaître leurs pensées à chacune des deux parties, c'est avoir un plus large panel de ressentis, encore plus de sentiments à partager, plus d'émotions à vivre, malgré la lente noirceur vers laquelle on se dirige. J'ai aimé autant le fond que la forme, cette écriture féminine mais acérée, cette ambiance lourde dans la brume était juste imprégnante…

En bref, rien à redire….Ah si!!!!! Il faut absolument que je lise le premier livre de l'auteure: Désordre!!!!

Lien : https://fairystelphique.word..
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belette2911
  08 février 2016
Deux femmes… L'une – Theodora – a le pouvoir et détient un quasi droit de propriété sur l'autre femme – Mona – une marocaine importée par son ex-mari pour la seconder.

La seconde femme est ce que l'on peut appeler une esclave moderne car elle est attachée à sa nouvelle patronne. Sur ses papiers, elle ne peut travailler QUE pour elle.

Nous ne sommes pas dans un trou perdu du monde à une époque lointaine mais à Londres, en 2015. Ceci n'est pas une fiction, cette horreur est bien inscrite dans le code du travail.

Si j'ai eu de l'empathie pour Mona, pauvre travailleuse qui ne sait pas ce qu'est devenue son mari et qui a dû s'exiler en Angleterre pour faire vivre sa mère et sa petite fille, j'ai tout doucement commencé à haïr Theodora.

Theodora… le don de Dieu, d'après l'étymologie de son prénom. Notre femme BCBG va sombrer, au fil des pages, du côté tellement obscur de la Force qu'elle en aurait fait pâmer de jalousie le grand Dark Vador himself !

L'écriture est assez simple et le fait d'être à deux voix – Theodora et Mona – va nous donner un point de vue plus élargit et faire monter crescendo le côté psychologique du roman ainsi que la tension qui, telle la petite bête, va monter, monter… jusqu'à l'apothéose des 100 dernières pages.

Tout le sel du roman se trouve dans ces deux personnages ainsi que tout ceux qui gravitent autour et dans cette putain de tension qui va s'insinuer entre Theodora et Mona.

Theodora est parano, j'ai d'ailleurs eu maintes fois l'envie d'aller la noyer dans la Tamise tant elle se prenait pour le nombril du monde, la chouchoute à papa et toussa toussa…

Si je ne l'ai pas fait parce que sa psychologie de cette Méchant Madame est magnifique ! Sa mauvaise foi, son déni… j'en avais les jambes coupées, la gorge nouée, le plexus bloqué et dans ma tête tournait ce « Non, c'est pas possible ».

Au début de ma lecture, j'avais cru entrevoir la fin, mais dans ces fameuses 100 dernières pages, l'auteure m'a asséné un coup de masse comme s'en prenait le pauvre Nicky Larson dans le manga (j'ai de la culture, moi, mâdame !).

Putain, quel duel… digne des meilleurs westerns, mais sans les révolvers… bien que les coups portés fassent mal. Très mal.

Un roman qui se déguste et dévore dans un divan confortable, un plaid sur soi car les frissons arriveront bientôt pour ne plus vous quitter jusqu'à la fin. Et encore après.

Un roman à l'ambiance aussi lourde que le buste de la maman de Theodora. K.O en 421 pages. Soigneur, venez me relever !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Ydamelc
  21 décembre 2015
Un thriller psychologique comme je les aime.
Personnages énigmatiques, petits et grands secrets, ambiance pesante, apparences trompeuses, rapports complexes, insidieux, esprits torturés...
Un roman où la tension est présente d'un bout à l'autre.
Un final qui m'a extrêmement surprise, me poussant à relire un passage et à me dire "Bien joué Penny Hancock ! Vous m'avez bien entourloupée! Malin ! Très malin !"...Allez... J'en dis trop...
Laissez vous tenter par le portrait de ces Deux femmes, vous ne serez pas déçu...
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stokely
  07 août 2016
Theodora alias Dora est une jeune femme qui travaille à la radio, elle a une carrière brillante, elle vit avec son fils adolescent Léo qui est venu vivre avec elle pour ses études, après le décès de sa mère Dora doit s'occuper de son père Charles qui souffre d'Alzheimer et est en fauteuil roulant.

Elle décide donc de se renseigner auprès de son ex-mari Roger afin de trouver quelqu'un pour l'aider. Celui-ci lui recommande Mona jeune femme marocaine qui laisse sa fille Leila à sa mère. Mona vient en Angleterre afin d'avoir une vie meilleure de gagner de l'argent pour soigner sa mère, pouvoir envoyer sa fille à l'école et retrouver Ali son mari.

Le livre alterne les chapitres selon le point de vue de Mona ou Dora et l'on voit que Dora veut que Mona en fasse toujours plus celle-ci sans contrat et ayant très peur de se faire renvoyer dans son pays par la police accepte toutes les tâches à faire de jour comme de nuit.

Entre faux-semblants et plus l'on entre dans le récit on se rend compte que tout n'est pas ce qu'il parait être et l'on découvre les faces cachées de chacune de ses femmes.

Dans la même veine que Les Apparences de Gillian Flynn et La fille du train de Paula Hawkins, ce livre est bon mais c'est du déjà vu.
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gruz
  11 novembre 2015
Deux. Deux romans de Penny Hancock publiés en France. Deux romans marquants. le compte est bon.

Ces auteurs anglais sont tout de même étonnants. Pour ne parler que des romans parus cette année chez l'éditeur Sonatine, je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec La fille de train de Paul Hawkins et Une autre vie de S.J. Watson.

Une ambiance similaire, une immersion dans la vie et la tête des personnages, un rythme lent et un final détonnant. La patte british.

Ce nouveau roman de Penny Hancock est le dernier paru des trois, mais certainement pas le moins bon. Disons-le tout de suite, c'est au contraire une réussite et une histoire dont on sort complètement chamboulé.

La qualité d'une bonne partie de Deux tient dans ses personnages et le cocon dans lequel nous plonge l'auteure. Un cocon qui se transforme insidieusement en carcan. Un environnement qui prend littéralement vie et dans lequel deux femmes prennent corps.

Deux femmes très différentes. Une anglaise BCBG, en pleine ascension professionnelle, mais dépassée par son quotidien. Une marocaine, immigrée venue gagner sa vie en Angleterre et sauver sa famille de la misère.

Un roman qui est bien loin de l'étiquette « thriller » (d'ailleurs le mot ne figure nulle part sur le livre). Un récit de femmes avant tout, qui parle de leurs places dans la société, de leurs attentes, de leurs blessures.

Entre elles, va se tisser une relation faite d'incompréhension et de servitude, subtilement plombée par des non-dits et des micro-événements qui prennent des proportions disproportionnées. Différence de modes de vie, autres préoccupations et manières de penser si éloignées.

C'est écrit tout en lenteur (mais jamais trop) et avec subtilité. On vit littéralement aux côtés de ces deux femmes, dans leurs quotidiens. On pourrait imaginer que s'en devient vite rébarbatif, mais non, c'est tout le contraire.

Il faut aimer ces ambiances toutes en finesse et ces livres qui prennent le temps de poser l'atmosphère (pour ne pas dire la chape). Ici, le lien de subordination entre ces deux personnages qui ne se comprennent pas, est si crédible et si bien mené, qu'on est scotché au récit.

Et puis il y a les 100 dernières pages. Et puis il y a la chute finale. Là on se dit que Penny Hancock est forte, très forte. Qu'elle est vicieuse, très vicieuse. Qu'elle a un talent décidément hors-norme pour nous bousculer, nous retourner, nous bouleverser. Qu'elle prouve plutôt deux fois qu'une que c'est une auteure dont le nom est à surligner dans ce monde très à la mode des romans psychologiques.

Je n'utilise volontairement pas le terme de thriller, tant les ¾ du romans n'entrent pas dans ce cadre. Et pourtant… Cette fin… Dieu que cette fin est à classer dans ce qui se fait de mieux dans la catégorie (comme quoi, ce livre est décidément inclassable).

Une conclusion d'une rare finesse, à l'image de l'ensemble du récit, mais sacrément dérangeante. Un aboutissement inimaginable et pourtant si plausible. A lui seul, il change totalement la face de l'histoire et tombe à pile. Deux est un roman touchant dans tous les sens du terme. Touché coulé.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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StefEleane
  21 septembre 2016
C'est le premier roman que je lis de Penny Hancock. Je sais qu'elle a écrit un livre avant celui-là "Désordre" mais il n'est pas passé entre mes mains. Je pense le lire car s'il est du même registre que celui-ci alors je sais que je vais passer un bon moment.

Deux est la confrontation entre deux femmes.
Vous avez Dora qui a quitté son mari et sa qualité de vie pour un autre homme. Elle vit seule à Londres avec son fils qui ne bouge pas ses fesses du canapé et son père qu'elle a accueilli après la mort de sa mère. Entre son travail à la radio, le ménage et les soins pour son père atteint d'Alzheimer, Dora se noie.

Pour l'aider, elle embauche Mona. Mona est une jeune Marocaine qui quitte son pays afin de gagner de l'argent pour élever au mieux sa fille et soigner sa mère. Mais elle a une deuxième raison de venir à Londres, elle recherche son mari disparut depuis plusieurs mois.

Deux femmes donc, deux pays, deux vies bien différentes . Rien d'extraordinaire me direz-vous. Au départ non en effet mais petit à petit un grain de sable va faire grincer un rouage et tout doucement les choses vont se dégrader.
L'auteur prend sont temps. Nous avons un rythme lent pour mieux nous happer ! Et cela marche à merveille. Alors c'est certain que si vous aimez l'action vous risquez d'être déçu, mais j'ai adoré la plume de l'auteur qui dans un prologue nous donne un bref aperçu de ce qui nous attend plus tard dans l'histoire. Et qui revient comme petite piqûre de rappel dans votre esprit, inlassablement .

Ce roman est d'une noirceur que vous lisez avec cette sensation d'oppression tel un étau qui se resserre autour de vous. L'auteur donne la parole aux deux personnages. Vous passez donc d'un chapitre avec le regard de Mona puis avec celui de Dora et vous avancez doucement dans l'histoire. Si au départ vous avec un certain équilibre entre les deux, vous allez petit à petit avoir une affinité particulière pour l'une d'entre elle.
Vous l'aurez devinez, ce roman tiens énormément de la psychologie des personnages. Mais il nous amène aussi sur une réflexion humaine et un gros problème d'asservissement en Angleterre pour du personnel expatrié légalisé depuis le 06/04/12. La note de l'auteur à la fin du bouquin fait froid dans le dos !
les travailleurs immigrés qui s'engagent à suivre leur employeur au Royaume-Uni sont liés à ce seul employeur. S'ils sont exploités ou maltraités, ils auront le choix : continuer à souffrir ou s'enfuir et devenir clandestins.
Un très bon roman, une plume particulièrement efficace, une toile de fond enrichissante et une tension du début jusqu'à la fin. Je pense que je ne peux que vous le conseillez !

Lien : http://lesciblesdunelectrice..
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dominica
  17 avril 2016
Deux.
Deux femmes.
Deux destins.
Deux destins de femmes que tout oppose et qui pourtant en y regardant de plus près vont connaitre des souffrances communes, et ce n'est rien de le dire.
Deux hommes.
Deux maris.
Deux séparations.
Puis vient le temps de l'espoir, mari perdu d'un coté, amant marié de l'autre.
La course au bonheur, la course à la vie entre la rencontre de ces deux femmes dont Mona qui quittera le Maroc afin de retrouver son mari et qui deviendra domestique de Théodora qui elle divorcée court après son amant, mais elle a en charge un fils, chômeur et un père très malade d'où le besoin des services de Mona.
Entre ces deux femmes des rapports étranges, entre confidence, jalousie, vol et violence nous voilà embarquer dans une histoire qui peut très vite dérapée et qui peut arriver à n'importe qui.
Un roman sous haute tension que l'on n'arrive pas à lâcher mais je laisse tout le suspense à votre curiosité que j'espère avoir exacerbé.
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elematt44
  08 mai 2016
Sublime. Portraits croisés de deux femmes que tout oppose et qui vont pourtant cohabiter, pour le meilleur et pour le pire. le personnage de Mona m'a particulièrement touchée, elle qui a quitté la pauvreté de son Maroc natal, sa fille et sa mère pour une vie meilleure à Londres. La description de sa violente nostalgie à l'égard de ses racines et de son enfant est magnifique et poignante. Chacune de ces femmes aspire à un futur meilleur, bien différent pour l'une et l'autre, mais chacune souffre éperdument pour tenter d'y parvenir. J'ai adoré.
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