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ISBN : 2896984100
Éditeur : Le Quartanier (05/09/2019)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Quand mon père est mort, je n'ai pas hérité de boîtes pleines de documents et de lettres. Ses cendres ont été jetées à l'eau. Ses biens ont été donnés, détruits à la hâte. Sur les photos, il avait cette allure virile et négligée caractéristique des années soixante-dix. Il ne pouvait pas se mettre à table sans son couteau de poche et du pain. Il disait «il» à ceux qu'il aurait dû vouvoyer, parce qu'il refusait de se soumettre à leur supériorité de classe. Il était dr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
saradanslesvilles
  14 septembre 2019
J'ai lu ce livre presque sans m'arrêter de respirer. J'ai été bouleversé par l'écriture, la densité de la réflexion et la précision des émotions. C'est un livre puissant, surement l'un des textes les plus forts et les plus intéressants que j'ai lu sur la perte d'un parent, se faisant l'écho de questions que nous portons tous en chacun de nous: d'où venons-nous? Quelles sont ces histoires qui nous précèdent et dont nous sommes les dépositaires maladroits?
La voix de l'autrice est tenace, courageuse, elle mène l'enquête sur les traces que cet homme, son père, a laissé derrière lui à travers des objets, des anecdotes, des légendes. Elle ne s'épargne rien, tout est vrai, rien n'est arrangé, amoindri ou romancé.
Les dialogues retranscrits sont passionnants, et l'on se prend à imaginer les voix qui portent les phrases, les hésitations, les silences, comme sur une scène de théâtre. Chose assez rare, j'ai eu l'impression de lire non pas le récit d'une seule personne mais le roman d'une famille. Je croyais lire un livre exclusivement sur le deuil et la recherche des fantômes, mais c'est beaucoup plus que ça en réalité, c'est une photographie qui creuse et enracine fermement une famille dans une époque, une terre, un milieu social. Une démarche à la Sophie Calle et une envergure littéraire des romans familiaux russes. Un grand, grand livre.
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DD78
  20 octobre 2019
"Le drap blanc" est un livre un peu particulier. Il regroupe différents travaux de l'auteure Céline Huyghebaert autour de la vie et surtout de la mort de son père : entretiens, photos, textes, citations, ce qui donne un ensemble un peu bizarre. On comprend très vite que cette perte a eu un immense impact sur elle, et qu'elle essaie par tous les moyens de garder vivante cette figure paternelle. Figure qu'elle a par ailleurs fui de son vivant en allant s'exiler au Canada. Figure qui s'est perdue dans l'alcoolisme lors de son divorce et de la perte de son emploi... Bref, tout ça est un peu dérangeant, parfois ennuyeux, en tout cas très intime. Faire ce type de démarche pourquoi pas, mais pourquoi le publier ? Il y a cependant plusieurs passages à l'écriture sublime, mais qui ne sauvent pas à mes yeux l'ensemble. Même si tous les endroits cités sont juste à côté de chez moi !
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rbreizh
  24 septembre 2019
J'ai reçu ce livre que j'avais sélectionné dans les dernières propositions de Masse critique parce que l'auteure y parlait de son père. Céline Huyghebaert, à travers cette recherche du père, raconte sa relation avec lui. Une façon de lui rendre hommage après sa mort, de lui dire l'"au-revoir" qu'elle n'a pu lui adresser, son père étant mort peu de temps avant qu'elle ne revienne en France. Cette recherche du père va permettre d'effacer les malentendus entre ses 3 filles. Chacune va pouvoir exprimer son vécu, son ressenti avec leur père, à sa mort aussi. Le livre est bien écrit avec une sobriété dans les propos, qui traduit une certaine pudeur, une retenue, beaucoup de tendresse envers ce père malheureux. La construction du livre, propre à l'auteure, est originale: dialogues comme une pièce de théâtre, un sondage auprès de personnes qui n'ont pas connu le père mais qui connaissent l'auteure (j'ai moins aimé cette partie), citations, photos... Céline a réuni de nombreux indices pour reconstituer le puzzle qu'était son père dans lequel s'insèrent fiction et part d'interprétation de ceux qui l'ont côtoyé, aimé, mais pour lesquels il demeurait bien souvent un inconnu, car prisonnier du silence. Il manque peut-être à ce livre ce supplément d'âme que l'on trouve chez Delphine de Vigan, dans Rien ne s'oppose à la nuit. C'est un bel hommage à un homme qui, sans la plume de sa fille, serait resté dans l'ombre de l'Histoire, comme beaucoup de petites gens. La fin du livre est émouvante.
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cathulu
  06 octobre 2019
Elle n'était pas en France quand son père est mort, alors Céline Huyghebaert, peut être pour compenser, va mener une sorte d'enquête, empruntant différentes formes (interviews, récits de souvenirs, description de cartes postales...) pour créer un portrait kaléidoscopique de celui dont chacun se souvient différemment.
Pas question ici d'obtenir un résultat harmonieux, au sens où se dégageraient de grandes lignes communes. Non, ce qui intéressant dans cette démarche, c'est l'opiniâtreté de l'auteure et sa finesse d'analyse.
Un récit dérangeant et fort.
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biancaf
  12 août 2019
Qu'est-ce qui m'a dérangée dans ce récit?
Le sujet est excellent.
L'écriture belle, parfois même poétique.
Alors... ?
Je crois que l'autrice nous a raconté une histoire qui ressemble trop à un mémoire de maîtrise universitaire...
On nous raconte l'histoire du deuil qui a mené à l'histoire du projet d'écriture.
Mélange de narration, d'écriture théâtrale, de photographies, le tout devenant une mixture très intéressante ... originale.
Je pense que le récit très personnalisé n'a pas réussi à me transporter au coeur des émotions et de l'histoire... comme si une frontière existait entre cette recherche de qui était réellement le père et le fait de raconter l'intimité de la perte.
Je n'ai malheureusement pas été touchée.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
DD78DD78   20 octobre 2019
Marguerite Duras vivait toute seule dans une grande maison à Neauphle-le-Château, pas très loin du village où mon père a grandi. Elle écrivait : "La solitude, c'est ce sans quoi on ne fait rien", et elle écoutait le plancher craquer dans sa maison à deux étages.
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cathulucathulu   06 octobre 2019
On se place là où il faut. On agit de la seule façon possible. Et c'est plus tard, dans la solitude qu'on se permet d'être désarticulé.
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Video de Céline Huyghebaert (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Céline Huyghebaert
UQAM.tv | Céline Huyghebaert - Lauréate de la Bourse Bronfman en art contemporain
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