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ISBN : 2213615748
Éditeur : Fayard (01/12/2003)

Note moyenne : 2.96/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Que se passe-t-il dans le service de gynécologie-obstétrique du C.H.U.? D'abord des lettres anonymes de plus en plus obsédantes, de plus en plus menaçantes... Et puis ces morts qui se succèdent... Le lieutenant Brandoni et le capitaine Pujol de Ronsac enquêtent chez les notabilités bourgeoises entre rébellions familiales et adultères discrets. Les intrigues du passé et du présent régissent ces pouvoirs locaux où les trahisons finissent par s'avouer " allergiques " a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
umezzu
  12 mai 2018
Évidemment à la lecture de ce roman policier, prix du quai des Orfèvres 2004, on aimerait rebaptiser l'ouvrage les serments d'hypocrites. Ce policier classique dans la forme, pas folichon côté écriture, tourne autour d'un meurtre commis dans l'enceinte d'un CHU.
Les suspects ont manifestement des liens personnels et / ou professionnels avec la victime. Le climat du service de gynécologie-obstétrique ne tarde pas à se dégrader d'autant qu'un nouveau meurtre y est commis. Le duo de policier chargé de l'enquête comprend une jeune femme, Stéphane Brandoni, un peu vive, dont la soeur Cécile est justement interne dans ce service. Un appui important pour mieux percer les petits secrets, coucheries et jalousies, qui animent le service.
Le livre a beaucoup vieilli. Déjà en 2004, il n'était plus si récent que cela, puisque des éléments du récit laissent penser qu'il a été écrit vers 1996. Le climat décrit est celui d'un service hospitalier, avec son grand patron, qui se sent au dessus de toutes remarques, le corps médical, qui tente de faire son travail, et des patients parfois véhéments. Dans une ville de province moyenne – l'auteur ne donne pas de nom précis, mais il s'agit de toute évidence de Caen - cette série de meurtres fait jaser.
Il y a un côté Claude Chabrol dans cette histoire, peuplée de bourgeois satisfaits et d'un petit personnel féminin qui accepterait le droit de cuissage des chefs.
L'ouvrage se laisse lire, paraît parfois un peu facile, mais Sylvie M. Jema a l'habilité de ne pas placer toute son intrigue autour d'une seule théorie. Reste que le rebondissement final est un peu téléguidé et que le tout est aujourd'hui ringardisé.
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Commenter  J’apprécie          130
Epictete
  26 janvier 2014
J'ai le plus grand respect pour la notion de "Prix du quai des orfèvres". La preuve, je les achète régulièrement. Parfois, cependant je me pose des questions : Quels sont véritablement les critères de notation, de jugement qui conduisent à la décision finale ? S'agit-il du style d'écriture, de l'énigme, de l'originalité, du moins pire de la sélection ?
Je ne sais toujours pas. On est là face à un roman "bourgeois", qui se passe dans un milieu un peu spécialisé ( On dirait une série télévisée).
Le roman n'est pas mal écrit, il est documenté (l'auteur connait particulièrement bien ce milieu) . L'intrigue est relativement bien construite, mais tout cela m'a laissé une impression "aseptisée" (Je suis confus de ce pauvre "mot") .
Je ne déconseille pas ce lire, mais je suis plein de questions après sa lecture.
A vous de juger.
Commenter  J’apprécie          71
Maghily
  24 mai 2015
Dans cette grande ville de Bretagne, le professeur Cyprien Desseauve dirige le département de gynécologie-obstétrique d'une main de fer. Mais, depuis deux mois, il reçoit très régulièrement des lettres de menaces qui l'horripilent au plus haut point. Il décide alors d'en faire part à la police… Il paraît que la jolie petite interne qui lui résiste a de la famille dans les forces de l'ordre, ça devrait lui permettre d'opérer un rapprochement… Au même moment, sa secrétaire et maîtresse attitrée décède brutalement. Suicide, mort naturelle ou meurtre ? Difficile de savoir. Dès lors, rien ne va plus dans le département : les rumeurs vont bon train, l'angoisse domine et la belle image du professeur s'effrite. Car il semblerait bien que, sous ses airs de famille parfaite, la famille Desseauve cache de bien vilains secrets…
Au delà de l'enquête policière, ce qui m'a plu dans ce roman, c'est le ton volontairement ironique qu'utilise le narrateur pour décrire les drames qui se jouent au CHU. Il se moque bien volontiers de cette bourgeoisie imbue d'elle-même qui se croit à l'abri de tout scandale. Il appuie également sur les nombreux stéréotypes qui fondent traditionnellement le genre : le partenariat complice entre les policiers (un homme et une femme), la jolie femme flic au caractère bien trempé et à la vie personnelle tumultueuse, l'emploi fréquent du nom de famille pour désigner les personnes dont on parle, etc.
La structure de ce roman le rend également très dynamique : chaque nouveau paragraphe, au sein d'un même chapitre, dépeint les aventures d'un personnage différent. Cela donne un petit côté cinématographique au roman dans lequel les plans sont multipliés. Parfois, cela peut être déroutant : le lecteur n'a pas le temps de s'installer auprès d'un personnage qu'il change déjà de perspective mais globalement, cet agencement est un atout.
Les protagonistes, quant à eux, sont fort stéréotypés et leur psychologie assez peu fouillée :
le professeur Desseauve, archétype du bourgeois arriviste et imbu de lui-même ;
les soeurs Brandoni sont évidemment belles et limite adulées pour tous leurs condisciples ;
le méchant flic frustré et peu scrupuleux qui jalouse les autres ;
la secrétaire revêche, au physique plus qu'austère.
Bref, l'auteure y va à fond ! Mais c'est justement tout ce côté caricatural qui rend la lecture facile et agréable.
Enfin, j'ai trouvé l'intrigue assez bien ficelée même si quelques éléments sautent assez vite aux yeux du lecteur [et je me demande même si ce n'est pas volontaire parfois, tellement il semble y avoir un panneau lumineux au-dessus de certains indices disant « retiens-moi, je suis important pour la suite !« ]. le retournement de situation final m'a vraiment surprise et m'a fait oublier le côté horripilant des éléments trop attendus.
Une lecture agréable et originale que je vous conseille si vous appréciez les policiers ou l'environnement hospitalier.
Lien : http://www.maghily.be/2015/0..
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Varaha
  06 juillet 2018
Petit livre commencé en attendant la masse critique, et terminé le jour où elle est arrivée.
Récit policier sur fond médical, avec plusieurs protagonistes, des liens plus ou moins serrés entre eux et, au milieu, un mort...
"Drôle de métier : à la fois mélange de technique, logique, raisonnement, savoir-faire, mais aussi de non-dit, d'impalpable et d'émotions."
Le thème est assez bateau, le style relativement moyen, on se doute assez vite de la conclusion, mais le point fort de ce récit réside dans les différentes subtilités et surprises de cette conclusion.
Ce ne sera pas mon livre préféré depuis ce début d'année, mais ce fut l'occasion d'une lecture agréable et d'un bon moment de détente.
Commenter  J’apprécie          60
vonnette
  08 juin 2012
Dans le cadre de mon p'tit challenge perso : lire tous les "Quais des orfèvres"...
(oui, oui je sais j'en suis loin, très loin même !)
J'ai lu le prix attribué en 2004 :
"Les sarments d'Hippocrate"
L'action se situe en Normandie dans un mileu aisé.
Le chef de service gynéco reçoit depuis plusieurs jours des lettres anonymes menaçantes.
Mais ce coureur de jupons invétéré est peut-être la cible d'un mari jaloux.
Dans le même temps la jeune interne en obstétrique, Cécile Brandoni découvre le cadavre de la secrétaire du "patron".
Et les crimes vont se succéder...
Et cet univers bien aseptisé va révéler toutes ses bassesses, ses trahisons...
L'auteur nous entraîne dans un mileu bourgeois, feutré, là où les femmes trompent leur mari par ennui, où les enfants grandissent dans l'ombre de leurs parents et se voient imposer leur choix de vie.
Là enfin où l'ambition peut ravager des vies.
Sylvie M. Jema connaît bien le mileu hospitalier car elle est elle-même médecin et elle nous décrit ce "monde" avec réalisme.
Elle nous embrouille à ravir, plusieurs ficelles sont tirées mais l'auteur démêle très bien son écheveau...
c'est pour moi un polar bien ficelé ;-)
La prescription est respectée : rythme et rebondissements !
Merci Docteur !
Lien : http://jazz-crime.over-blog...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
evannaevanna   20 mars 2016
Lorsqu'elle n'était pas de service le samedi ou le dimanche, Brandoni aimait le vendredi soir...C'était un soir de luxe, un de ces soirs où l'on peut prendre le temps de tout et de rien, passer des heures à rêver devant la cheminée en écoutant ses disques préférés, lire allongée sur le tapis ou sur le lit, un plateau pour grignoter à portée de main, faire une orgie de mauvais feuilletons américains ou de films d'aventures rocambolesques en sirotant une vodka, mollement lovée sous la couette, Arakis au creux du bras, ranger soudain sa bibliothèque entière jusqu'à 3 heures du matin... Un soir où le temps s'abolit, s'étire, sans repère et sans contrainte...Ces vendredis soirs, Stéphane sortait rarement : elle se les réservait, égoîste et gourmande...Soirées privilégiées de liberté et de sérénité, que seule Arakis, avec sa philosophie féline, savait partager...
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julienraynaudjulienraynaud   28 novembre 2014
- Je veux un avocat !
- Tss... Tss... Mauvaise influence des séries télé américaines...Ta garde à vue ne fait que commencer...
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amaranteamarante   13 avril 2013
"Respectueuse et reconnaissante envers mes maîtres, je rendrai à leurs enfants l'instruction que j'ai reçue de leurs pères..."

"La confrontation des idées, des renseignements, des détails détenus par les uns et les autres (alors même qu'ils ne travaillaient pas sur les mêmes affaires), apportaient très souvent une vision nouvelle sur une enquête, débouchait sur une piste jusqu'alors ignorée...bref, se montrait fréquemment positive et intéressante."
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kilitoukilitou   15 août 2010
Malgré les artifices de son maquillage savant, elle faisait tout à coup largement son âge, le visage creusé en un instant.
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