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Lucia Guerrero tome 2 sur 2
EAN : 9782374485454
XO Editions (04/04/2024)
4.21/5   85 notes
Résumé :
DEUX TUEURS. DEUX MONDES
UNE DOUBLE MENACE
En Galice, un tueur kidnappe des femmes qui se lèvent tôt pour aller travailler. Des invisibles. Des effacées.
À Madrid, un autre assassin s'en prend à des milliardaires et laisse sur les murs de leurs résidences ce message : " TUONS LES RICHES ".
Deux tueurs. Deux mondes. Et le spectre d'un embrasement général, d'une confrontation de classes inédite et explosive.
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
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Le petit dernier de Bernard Minier fait reprendre du service a Lucia.
Cette femme est un personnage attachant, au caractère entier et qui est hyper compétente dans son métier de flic.

Le scénario est sympa, se tient bien et permet au lecteur de passer un bon moment.

L'écriture de Bernard Minier est agréable et toujours aussi efficace.
Les effacées est un roman qui se lit assez vite et ou l'auteur met particulièrement en opposition le monde des riches et celui des pauvres...et ce dans plusieurs domaines.

Néanmoins, j'ai déjà trouvé Bernard Minier plus percutant. Je ne dirais pas une lecture en demi teinte puisque le roman m'a plu. Je le mettrai plus dans la catégorie des romans détentes. Un roman plaisant mais pas transcendant.

Mais comme j'apprécie beaucoup Lucia, je sais déjà que je lirais ses prochaines aventures.
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Bonjour,
Voici « Les Effacées . Une enquête de Lucia Guerrero. » de Bernard Minier. J'ai adoré ce thriller machiavélique, très sombre, animé par un suspense omniprésent. Dans ce tome 2, nous retrouvons Lucia Guerrero, enquêtrice de la Guardia Civil. Deux enquêtes, l'une en Galice, l'autre à Madrid visent dans un cas des femmes de la classe laborieuse, kidnappées et assassinées, dans l'autre, des meurtres de milliardaires dans une mise en scène monstrueuse. Aucun temps mort ni répit dans ces intrigues sous tension et au rythme trépidant. le personnage principal est très attachant, émouvant et charismatique. Lucia Guerrero ne m'avait pas emportée ni convaincue dans le tome 1, mais ce tome 2 me rend impatiente de la retrouver dans le tome 3. L'atmosphère glauque , anxiogène et angoissante nous accompagne au fil des pages dans ce livre parfaitement documenté, à la plume brillante et au final fort réussi. Un excellent thriller comme je les aime .
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Les effacées, le personnage de Lucia Guerrero n'en fait pas partie dans l'imaginaire collectif tant elle a marqué les esprits dans Lucia, le premier tome de ses aventures. Acte deux pour cette enquêtrice de l'UCO en Espagne, que Bernard Minier a décidé de rendre récurrente.

Il faut dire que Lucia est une femme de caractère, meurtrie, mais pleine de valeurs. Une personne entière, dit-on, parfois jusqu'à l'excès. Ça lui a joué des tours par le passé, ça continuera à lui compliquer la tâche. Encore davantage dans cette investigation où elle a toute l'élite de ses supérieurs sur le dos, jusqu'au Premier ministre, c'est dire.

Bernard Minier doit son immense succès à plusieurs grandes qualités. Sa capacité à raconter des histoires dingues et prenantes au possible, son écriture aussi efficace que soignée, ses personnages évidemment. Mais aussi, des considérations sociales qui portent.

Ce roman est un peu un condensé de tout ça, concentré pourrais-je dire, avec une double intrigue plus directe. Genre coup de poing. Une double histoire qui pourrait parfaitement être adaptée à l'écran, ça tombe bien, le projet de donner une image au personnage de Lucia est en cours.

Paradoxalement, les victimes qui donnent le nom au roman ne sont pas celles qui seront au centre du récit, mais c'est logique quand on y pense, on parle moins des petites gens que des personnes « importantes ».

Grand écart ici, entre ces jeunes victimes dépersonnalisées dans l'esprit collectif, ne servant qu'à engendrer une peur ambiante, et ces meurtres perpétrés dans le milieu des ultra-riches qui engendrent des remous jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir.

Comme on le sait avec Bernard Minier depuis son premier roman, glacé, le cadavre d'ouverture est aussi horrible que visuellement marquant. Graphique, pourrait-on dire, tant l'auteur aime insuffler de l'image dans ses mots, lui qui tâte également du dessin en amateur (avec un talent certain). le genre de scène qui s'imprime sur vos rétines comme si vous les aviez réellement vues.

Pas étonnant que ce roman place à nouveau l'art dans ce jeu mortifère, l'écrivain voue une admiration sans bornes pour certains courants de la peinture. Cette fois, c'est l'art contemporain qui sert de pièce au puzzle, là aussi poussé jusqu'à l'outrance.

Même si ce roman privilégie l'action et le rythme un peu plus qu'à l'accoutumée, et même si je préfère certains de ses romans plus denses, la somme de travail pour créer l'ambiance saute aux yeux. Lire un Minier est un enrichissement, le thriller peut aussi servir à apprendre, découvrir, comprendre, chacun de ses livres en est la preuve. Avec la protestation qui n'est jamais loin.

Cette double histoire est ancrée dans son temps, entre le scandaleux fossé qui ne cesse de se creuser entre les riches et les modestes, mais aussi en lien avec le sujet de la violence faite aux femmes. #MeToo provoque certaines réactions extrêmes, bienvenue aussi ici dans le monde des Incels, ces hommes qui pensent être en guerre contre les femmes, Lucia le vivra en prise directe.

L'enquête va révéler son lot de surprises, et un final à la Minier, secouant et un brin jubilatoire. Les amateurs du genre en auront pour leurs pesetas euros. Avec en prime, une belle découverte de la Galice, entre grande ville et coins plus typiques. le voyage par le thriller, parce que l'auteur décrit toujours ce qu'il a vu de ses propres yeux.

Bernard Minier donne une autre épaisseur à son personnage de Lucia Guerrero avec Les effacées, thriller aussi efficace que prenant. Son cuir lui va de mieux en mieux et s'épaissit. Avec elle pas de tromperie, l'habit fait le moine, de la graine de star qui tatoue la fiction littéraire de manière indélébile.
Lien : https://gruznamur.com/2024/0..
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En Galice, un tueur kidnappe des femmes qui se lèvent tôt pour aller travailler.

On les surnomme des invisibles des effacés.

Madrid un autre assassin s'en prend à des milliardaires et laisse sur les murs de leur résidence ce message :

“TUONS LES RICHES “

Deux tueurs à l'opposé sévissent en Galice ou à Madrid.

Lucia Guerrero va se retrouver confrontée à deux enquêtes en parallèle, à laquelle elle n'est pas préparée psychologiquement, une enquête tordue, médiatise, elle semble être visée de tous côtés, pas le droit à l'erreur pour elle, comme si elle avait une épée de Damoclès sur la tête.

Bientôt à son tour elle reçoit les messages d'un expéditeur anonyme.

Qui est celui-ci ? Pourquoi elle ?

Ce deuxième volume est bien plus captivant pour moi que le premier. Ce n'est pas que je n'ai pas aimé le premier tome, mais celui-ci manquait un peu de picante pour moi.

J'ai aimé retrouver une Lucia Guerrero toujours égale à elle-même mais qui se retrouve totalement bousculé par tous les côtés et qui doit prendre des décisions radicales afin d'arriver à mener cette enquête, comme si elle n'a pas le choix d'avancer, n'a rien à prouver ni à elle-même ni aux autres.

Malheureusement ici elle se retrouve très vite confrontée au poids des réseaux sociaux, à la médiatisation des journalistes, à la haine des citoyens, confrontée également à une hiérarchie qui lui demande de rendre des comptes et au cela au détriment de ses valeurs personnelles.

Bien sûr, il s'agit d'une enquête authentique, qui prend le temps de se mettre en place, qui se développe progressivement. On n'est pas dans un monde imaginaire, mais bel et bien dans une enquête inquiétante qui fait frissonner et fait dresser les poils sur la peau. Je me demandais à chaque instant quelle partie allait commencer, et quelle partie allait mettre fin à ce cauchemar.

J'ai aimé retrouver une Lucia Guerrero toujours égale à elle-même mais qui se retrouve totalement bousculé par tous les côtés et qui doit prendre des décisions radicales afin de d'arriver à mener cette enquête, comme si elle n'a pas le choix d'avancer, n'a rien à prouver ni à elle-même ni aux autres.

Un suspense captivant, des pages que j'ai tourné avec frénésie, et cette montée d'adrénaline qui faisait battre mon coeur sans relâche, pour ce roman, je n'ai pas considéré les avis, je me suis laissée emporter complètement et je pense que j'ai bien fait car sinon je n'aurais pas apprécié de la même manière.

J'ai trouvé que l'auteur abordait des thématiques vraiment importantes qui sont dans le vrai qui sont en corrélation avec tout ce qui se passe actuellement en Espagne et même en France.

Les médias sociaux amplifient la tendance à se prendre pour un justicier en ligne, à travers une simple pression sur les touches d'un clavier d'ordinateur ou d'un écran tactile de téléphone.
On y déverse toutes sortes de méchancetés, et bien sûr, tout le monde suit comme des moutons. Souvent, cela engendre la haine, la vengeance et d'autres comportements aussi laids les uns que les autres.

On aime bien être suivi, mais on n'aime pas être suivis en retour. Être pointé du doigt ne nous plaît pas, sauf quand ce sont les autres qui le sont.
On oublie souvent que les réseaux sociaux ne reflètent pas la réalité, mais ne sont qu'une pâle copie de nous-mêmes.
Ouvrir la boîte de Pandore est simple, mais la refermer est plus difficile. Juger rapidement par un like, une vidéo ou une photo est très facile, accessible à tous.

Bien souvent, les médias ont des effets néfastes sur les individus, créant et imposant souvent la peur, et parfois même altérant leur perception de la réalité. Certains cherchent à être médiatisés et idolâtres. Puis tu as ses journalistes prêts à tous pour l'exclusivité de leur vie.

Il aborde également les inégalités de classe sociale et je trouve qu'il fait cela de façon juste et pertinente sans entrer dans le cliché.

La justice également dans sa globalité.

Le monde de l'art est abordé également, comme il sait toujours bien le faire par des recherches historiques en amont et attention on en prend plein la vue.

Oui, je suis bien informé sur l'Espagne, je suis familiarisé avec beaucoup d'aspects de la vie là-bas du fait de mes origines espagnoles. Ma famille est pratiquement basée là-bas, ce qui me permet d'avoir une bonne compréhension de la vie quotidienne et de la situation actuelle du pays. L'Espagne a évolué au fil du temps ; bien qu'elle ne soit plus simplement une destination touristique, elle demeure un pays chaleureux accueillant et ensoleillée, et qui garde une place spéciale dans mon coeur.

Je me suis retrouvé dans cette atmosphère puisque je connais Madrid puisque je connais la Galice, l'Espagne dans sa généralité et c'était comme si j'étais là-bas chez moi, mon havre, mon cocon.

J'ai vraiment apprécié retrouver Lucia Guerrero, elle porte bien son nom, elle a beau être malmenée, secouer, paume, en colère, elle reste forte, courageuse et droite et franchement par moments elle me fait un tantinet penser à moi dans certains traits de caractère.

Je dois également souligner que le personnage d'Arias apporte son lot de surprises et d'ingéniosité.

L'écriture est toujours au rendez-vous, et cela depuis que je suis l'auteur depuis son tout premier roman glacé.

Quand c'est l'auteur, on pourrait presque dire que je ne suis pas objectif et pourtant comme je citais plus haut le premier tome avec l'inspectrice Lucia pour moi, il me manquait cette touche de picante pour faire waouh.

Je pense que le prochain tome va s'avérer éprouvant et surprenant et qu'on ne sera pas au bout de nos peines, je pense que l'auteur n'en a pas fini de nous malmener.

Pour ce tome ci, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, mais ce ne sera pas un coup coeur, bien qu'il m'ait malmené et secoué la cabeza (tête) comme un cocotier.

Je reste une passionnée inconditionnelle de l'auteur et je le suis dans l'ombre à l'ombre des projecteurs et des réseaux sociaux car moi et les réseaux sociaux c'est je te suis fui moi, je m'en éloigne en ce moment.


“Tous les arts sont fondés sur un certain degré de fausseté. “
Stendhal


“Redouté par les uns et adulé par les autres, le réseau des réseaux présente un double visage : ce peut être à la fois un danger et vecteur de liberté. “
Guigou


“Félicitations. Politesse de la jalousie.”
Bierce

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Quel peut-être le lien entre l'assassinat de plusieurs femmes modestes se rendant à leur travail en Galice et celui de personnes fortunées à Madrid ?
Pour le savoir, il faudra patienter quelques heures en se laissant embarquer dans un roman passionnant.
Une fois commencé, j'ai eu du mal à le lâcher.
Le rythme est soutenu, l'écriture nerveuse, les rebondissements fréquents, les personnages attachants ou détestables ne laissent jamais indifférents.
Julia, l'enquêtrice au caractère bien trempé mène l'enquête avec détermination, ce qui n'est pas toujours facile au milieu de ses collègues un brin macho.
Entre autres qualités, Bernard Minier a réussi à me transporter d'une histoire à l'autre, d'une région à l'autre, sans jamais me perdre.
Je remercie les Editions XO et Babelio qui m'ont offert ce livre dans le cadre d'un opération Masse Critique.


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critiques presse (5)
Marianne_
16 avril 2024
"Les Effacées" de Bernard Minier : avec son nouveau polar, le "roi du thriller" tombe dans le "déjà-lu"
Lire la critique sur le site : Marianne_
Lexpress
12 avril 2024
Avec un premier tirage de 160 000 exemplaires, "Les Effacées" est l’événement polar du printemps. Où Bernard Minier, présent au Quais du polar, à Lyon, nous emmène à nouveau en Espagne, le pays de sa mère.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro
12 avril 2024
Lorsqu’une figure richissime de la jet-set madrilène est retrouvée coupée en deux et suspendue au lustre de son penthouse, l’affaire prend une autre ampleur et remonte jusqu’aux plus hauts échelons du pouvoir.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Liberation
12 avril 2024
Avec «les Effacées», l'auteur à succès quitte les contreforts pyrénéens pour la patrie de sa mère, l'Espagne, où il situe une série de disparitions dans des milieux populaires et fortunés
Lire la critique sur le site : Liberation
OuestFrance
10 avril 2024
Deux affaires de féminicide avec un suspense millimétré… voici les ingrédients du dernier thriller de Bernard Minier.
Lire la critique sur le site : OuestFrance
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
On ne connaît jamais trop celui à côté de qui on dort.
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À l'heure où beaucoup de gens ont des réponses toutes faites sur un tas de sujets sans véritable réflexion ni retour sur soi,le dilemme moral nous amène à questionner nos certitudes.
Il nous enseigne que vouloir trouver des réponses simples à des questions complexes est illusoire.
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Il y a chez l'homme un besoin constant de dissoudre son intelligence individuelle dans la stupidité ovine du troupeau.
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J'ai coutume de dire que les gens épris de théories méprisent les détails, alors que ce sont les détails qui comptent.
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Lucia était fascinée par les documentaires animaliers, c’est ce qu’elle matait le plus souvent à la télé, avant d’aller dormir. Fascinée par la cruauté de la nature, qui n’avait rien à envier à celle des hommes.
Elle se demandait parfois si la violence, le sadisme, la prédation n’étaient pas l’ordre naturel des choses et la bonté, la justice, des inventions humaines. Un subterfuge darwinien pour éviter la guerre de tous contre tous et un trop grand gaspillage d’énergie au sein des populations. Si tel était le cas, ça avait moyennement fonctionné.
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