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ISBN : 2848104376
Éditeur : Emmanuel Proust (07/05/2013)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Il y a bien longtemps, le léopard n'avait pas de taches sur son pelage couleur de sable. Ce qui le rendait invisible aux yeux des autres animaux… Un énooorme avantage pour ce cruel chasseur ! Sauf qu'un jour, la tortue eut cette géniale idée : lui ajouter des taches, pour permettre à ses proies de le voir de loin… Mais qui osera s'approcher du redoutable prédateur ?… Avec l'auteur du Livre de la jungle, résolvez les énigmes du monde animal !
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Nastasia-B
  14 octobre 2015
Les Tâches Du Léopard est selon moi l’un des tout meilleurs contes étiologiques de Rudyard Kipling avec L’Enfant D’Éléphant et, probablement, l’un des tout meilleurs jamais imaginés. Avec sa façon de vieux roublard baroudeur des tropiques, Kipling sait trouver le ton à la fois loufoque, drôle et pourtant pas totalement dénué d’un certain lien avec la réalité qui fait que les enfants accrochent tout de suite.
Contrairement à ce que peut suggérer le titre, ce conte ne nous parle pas exclusivement que de léopard ; il y est aussi question d’homme, de koudou, de girafe ou de zèbre. C’est ce qui pour moi donne un grand surcroît d’intérêt à l’ouvrage car il aborde aussi bien les taches du léopard, les rayures du zèbre, les marques réticulées ou étoilées de la girafe que la couleur brun sombre de la peau de l’Éthiopien sous l’angle de l’adaptation au milieu, ce qui, d’un point de vue biologique, est rigoureusement vrai.
Bien évidemment, comme à chaque fois, l’auteur concocte une histoire tarabiscotée qui volontairement s’éloigne de toute forme de véracité, mais l’essentiel est néanmoins là : l’homme, comme tous les autres animaux, a dû s’adapter à son environnement pour survivre. Les enfants posent alors forcément des questions : « Est-ce bien vrai que les premiers Éthiopiens n’étaient pas noirs ? »
C’est alors l’occasion pour l’adulte de parler de toute la diversité humaine, de gommer cette image d’Épinal qui nous laisse supposer que toute l’Afrique sub-saharienne est entièrement et a toujours été de type bantou. Rien n’est plus faux car le teint clair des Bochimans ou des Khoïkhoï (dont la peau magnifique arbore parfois une belle couleur grise) en atteste. Il en va de même pour les Pygmées d’Afrique centrale dont le couleur de peau est assez significativement différente de celle des peuples originaires d’Afrique de l’Ouest qui vivent pourtant à proximité.
On peut de même introduire la grande diversité de pigmentation de la peau chez les peuples amérindiens dont on sait de façon absolue qu’ils sont tous issus d’un même foyer de peuplement provenant du nord-est asiatique et dont la peau était initialement assez claire. On pourrait de la sorte multiplier les exemples avec le sud-est asiatique, la Polynésie et la Mélanésie. Mais le meilleur exemple demeure sans doute celui de la comparaison entre les Papous, dont la couleur de peau rappelle étrangement celle des Pygmées, eux qui vivent dans un milieu très similaire, et ceci à mettre en relation avec les Aborigènes australiens, extraordinairement sombres et pourtant très proches génétiquement des Papous mais qui vivent dans un milieu incomparablement plus irradié par le soleil que ces derniers, un peu comme les Kényans ou les Éthiopiens. Tiens, tiens, nous y voilà avec notre Éthiopien…
En somme, l’homme est un animal comme un autre, qui s’adapte à son milieu, ni plus ni moins qu’un autre, tout comme le léopard, le zèbre ou la girafe. Une véritable leçon d’humanité à l’usage des petits d’homme, surtout à l’époque de son écriture, époque malencontreuse où l’on avait un peu trop tendance à considérer que la blancheur de la peau était l’évolution suprême de l’espèce humaine, fait qu’à la lumière de ce conte comme d’éléments plus scientifiques et plus récents, il convient d’interpréter non pas comme un plus, mais comme une perte d’adaptation acquise il y a des lustres par nos lointains ancêtres. Le jour de votre prochain coup de soleil, vous vous en souviendrez…
Bref, vous vous en sortirez à bon conte, car dans cette édition il est très bien rafraîchit et actualisé. De plus, ses illustrations font mouche sans faire moche. On aurait donc tort de s’en priver mais ce n’est là que l’avis d’une tache, c’est-à-dire pas grand-chose en terrain découvert.
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Virgule-Magazine
  19 juin 2015
Il y a fort longtemps, le Léopard était de couleur unie, tout comme ses proies, la Girafe, le Koudou et le Zèbre. Un jour, pour échapper au Léopard, la Girafe, le Koudou et le Zèbre partirent se cacher dans la forêt, où les ombres tachèrent leur pelage. Et qui fut bien dépité ? le Léopard, car il n'avait plus rien à manger...
L'avis d'Alix, 10 ans : J'ai bien aimé ce conte dépaysant où l'on apprend pourquoi les animaux ont des pelages à motifs. 
L'avis de la rédaction : Une adaptation réussie du conte de Kipling, "Comment le léopard acquit ses taches". 
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Cap0CapesDoc
  30 septembre 2014
se lit très rapidement, permettra aux élèves faibles de lecteurs de découvrir le conte de Kipling.
Lien : http://capocapesdoc.over-blo..
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critiques presse (2)
ActuaBD   03 juin 2013
En introduisant un dialogue entre les personnages du conte, le narrateur et puis …le lecteur, cette histoire contourne les schémas narratifs du type "il était une fois", pour proposer une lecture originale et séduisante d’un conte classique.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario   22 avril 2013
Les dessins sont très beaux, modernes, dynamiques, ludiques. Il ne fait aucun doute que les enfants adhéreront au style et à la manière amusante dont les auteurs ont repris le conte. La manière des animaux de s’adresser au narrateur, leur côté rebelle, donne beaucoup de fraîcheur à l’ouvrage.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   12 octobre 2015
— Ça n'avancera pas le dîner de se donner des vilains noms, dit l'Éthiopien. Le fin de la chose, c'est que nous ne sommes pas assortis à nos fonds de tableau. Je vais suivre le conseil de Baviaan. Il m'a dit de changer ; et comme je n'ai rien sur moi que je puisse changer, excepté ma peau, je vais changer ça.
— En quelle couleur ? dit le Léopard, prodigieusement intéressé.
— Un petit brun foncé, garanti à l'usage, avec un peu de violet et du bleu ardoise aux bons endroits. Tout ce qu'il faut pour se cacher dans les creux derrière les arbres.
Là-dessus, il changea de peau, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et le Léopard devint plus intéressé que jamais, car il n'avait jamais vu un homme changer de peau auparavant.
— Et moi ? dit-il.
Quand l'Éthiopien eut introduit son dernier petit doigt dans sa belle peau neuve tout noire :
— Suis aussi l'avis de Baviaan. Il t'a parlé de taches.
— Oui, et je n'ai pas compris.
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Bande annonce du film Mowgli : La Légende de la jungle (2018), nouvelle adaptation cinématographique du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling
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