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Jean-Blaise Djian (Autre) TieKo (Illustrateur)Catherine Moreau (Illustrateur)
Éditeur : Glénat (01/03/2017)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 717 notes)
Résumé :
Mowgli, un bébé orphelin abandonné dans la jungle, est recueilli et élevé par une meute de loups. Passant son enfance parmi les animaux, il apprend la loi de la jungle au côté de ses amis, l'ours Baloo, la panthère Bagheera et la louve Rashka. Dans ce milieu hostile, la vie est une lutte de chaque instant, et il doit sans cesse affronter ses ennemis, le peuple des singes et le tigre Sher Khan, pour survivre. Il finit par rencontrer des hommes et doit choisir entre s... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
18 mars 2013
Je lus ce livre naguère. Avec quelque enthousiasme, j'entamai ces sept nouvelles et...
... et l'enthousiasme décrut graduellement à mesure que j'avançais dans ma lecture.
Certes c'est bien écrit, certes ce ne fut pas désagréable car Rudyard Kipling est à ranger définitivement dans la catégorie des grands conteurs. Mais au final, il ne me reste pas grande ressouvenance, pas grande impression de profondeur, pas grande émotion de cet assemblage hétéroclite de nouvelles, ayant, me semble-t-il, pour dénominateur commun non pas la jungle en tant que forêt dense primaire (puisque l'une se situe dans le grand nord et parle de phoques) mais le règne animal, et ce que l'on nomme communément « la loi de la jungle », notion finalement beaucoup plus complexe qu'il y paraît et que Jack London a lui appelé "wild" dans son livre intitulé The Call Of The Wild, et lui aussi fort mal traduit sous sa forme connue en français de L'Appel de la Forêt. le "wild" étant une notion beaucoup plus vaste sémantiquement que le terme "sauvage", tout comme le Jungle Book de Kipling veut dire infiniment plus que les traductions littérales des termes "jungle" et "book". Il y a aussi une sorte de référence aux tables de la loi, laquelle loi s'appliquant aux animaux sauvages, avec son code d'honneur propre, etc. Bref, titre difficile à traduire, mais je reste convaincue qu'une traduction sous forme "La Loi de la Jungle" serait plus proche de l'esprit du livre que celui sous lequel il est connu.
Aussi me permettrai-je, en catimini, dans mon coin, de questionner la pertinence du titre choisi pour la traduction française qui évoque surtout l'idée de forêt et guère le véritable fond de l'ouvrage.
Les trois premières nouvelles (Les Frères de Mowgli, La Chasse de Kaa et " Au Tigre, Au Tigre ! ") ont servi de trame de fond à l'adaptation, tout compte fait, très réussie de Disney dans son film éponyme.
Le Phoque Blanc nous emmène en Alaska et nous raconte le difficile travail de persuasion préalable à l'établissement d'une nursery de phoques à un nouvel endroit que celui traditionnellement fréquenté par le groupe.
Kipling glisse dans ses nouvelles, subrepticement, discrètement, des allusions qu'on qualifierait aujourd'hui « d'écologistes » quant à l'impact de l'homme sur les populations animales.
La nouvelle suivante au titre impossible "Rikki-tikki-tavi" évoque elle aussi un autre impact anthropique possible sur les populations animales, celui du prélèvement dans la nature d'animaux sauvages pour en faire des animaux de compagnie (ici une mangouste).
Dans les deux dernières nouvelles, Kipling puise abondamment dans ses souvenirs coloniaux, notamment en Inde.
Bref, un recueil peut-être pas si indispensable que cela, que je trouve loin du meilleur niveau de l'auteur, mais cette considération n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Iboo
20 décembre 2015
La plupart d'entre nous avons dans notre mémoire, si ce n'est dans notre coeur, des lectures qui ont marqué notre enfance. Et, je viens de me faire la remarque que, sans sexisme aucun, selon que ce soit le père ou la mère qui a tenu le rôle de conteur, le choix des livres n'est pas tout à fait le même.
Féru de lecture, de musique classique et jazz, c'est donc mon père qui a tenu ce rôle auprès de l'enfant que j'étais. Et, si ce n'est qu'à Walt Disney que je dois de connaître Blanche-Neige, Cendrillon ou La Belle au Bois Dormant, c'est bien à mon père que je dois l'émerveillement, le frisson, des Contes des Mille et une Nuits, de La Petite Fille aux Allumettes, de Pierre et le Loup et du Livre de la Jungle.
Il y a des décennies que je n'avais rouvert ce livre. Son livre. Un bon vieux livre, édité en 1923, que mon père avait dû chiner dans les années cinquante sur les Quais des bords de Seine. Un livre relié, aux pages jaunies, à l'encre passée, et qui sent la poussière. Un livre que l'on ouvre avec déférence comme un vieux grimoire lesté de pouvoirs et de magie.
On a souvent tendance à surévaluer la sensibilité des enfants. Il me semble pourtant que cette "sensibilité" n'existe essentiellement que lorsqu'ils peuvent transférer l'imaginaire d'une histoire à leur propre univers, à ce qu'ils "connaissent"... tels un méchant loup ou une sorcière, personnages fictifs mais menace "réelle" pour leur vulnérabilité d'enfant face à l'adulte tout puissant.
C'est ainsi que, en relisant Le Livre de la Jungle, j'y ai trouvé une cruauté qui m'avait totalement échappée à l'époque. Là où je n'avais retenu que le courageux jeune Mowgli ou le volontaire et brave Kotick, j'ai lu et relevé l'impitoyable loi de la jungle, le massacre de milliers de phoques, l'asservissement des animaux par l'homme.
Force est de reconnaître que, comme nombre d'entre nous, ma sensibilité s'est non seulement décentrée mais, de plus, sérieusement accrue avec l'âge.
Par contre, tout comme dans mon enfance, je garde une petite préférence pour Rikki-Tikki-Tavi, la mangouste. A égalité aujourd'hui avec Akela, le loup banni par son clan car devenu trop vieux pour en être le chef. Hé oui, à chaque âge de la vie, ses "transferts", hein !
Merveilleux Livre de la Jungle ! Relu avec toute la charge affective qu'il revêt pour moi et rangé à nouveau, sans doute pour toujours, dans ma bibliothèque, avec toute la gratitude et l'émotion qui siéent à un bonheur d'enfance.
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gill
14 juillet 2012
Ce premier volume du livre de la jungle est composé de trois histoires de Mowgli et de plusieurs autre dont la célèbre nouvelle ''Rikki-Tikki-Tavi'' qui met en scène une mangouste qui affronte le terrible cobra Nag et sauve au péril de sa vie Teddy, l'enfant de la maison qui l'avait accueilli.
Une lumière exotique baigne l'écriture de Kipling, une poésie antique, ragaillardie par un joyeux humour.
Brisant les frontières de la littérature jeunesse où il a longtemps été classé à tort, ce puissant classique renferme aussi quelques symboles du goût ambivalent de Kipling pour l'ordre et l'aventure.
C'est un des livres qui comptent dans l'histoire de la littérature mondiale.
Ce texte est brillamment traduit par Magali Merle.
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gouelan
26 août 2016
À travers ces petites histoires d'animaux, Rudyard Kipling nous raconte les hommes. La loi de la jungle c'est aussi bien souvent la loi des hommes, la loi des colonisateurs, la loi des chasseurs d'animaux.
S'il avait vraiment laissé parler les animaux, l'histoire aurait été différente. Nul doute que l'éléphant préfèrerait être libre et que le cheval, le bœuf et le mulet n'auraient nulle envie d'obéir à leur conducteur qui les mène droit vers la boucherie qu'est la guerre.
C'est vrai qu'un animal dompté n'est plus que l'ombre de lui-même.
Un roman d'aventures qui nous parle aussi de courage, de valeurs et de solidarité.
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viou1108
21 novembre 2014
Lu dans le cadre du Challenge Nobel
Je ne savais pas très bien à quoi m'attendre en commençant cet ouvrage, n'ayant même pas vu, au cours de ma tendre enfance, le dessin animé éponyme. Je m'imaginais donc que c'était une version longue et détaillée de la vie de Mowgli et Cie. Première surprise, puisqu'il s'avère que le Livre de la Jungle est un recueil de 7 nouvelles, dont seules les trois premières ont servi à l'adaptation par Walt Disney, tandis que les quatre dernières (qui d'ailleurs ne se déroulent pas toutes dans la jungle) sont indépendantes les unes des autres.
Deuxième surprise, le style et le contenu, plat et ennuyeux pour le premier (mais je suis sans doute tombée sur une très mauvaise traduction), sans intérêt et …ennuyeux pour le second. Je n'ai pas réussi à capter le message envoyé par Kipling depuis les Indes britanniques du 19ème siècle. Des histoires d'enfant-loup et d'animaux sauvages, la lutte pour le pouvoir, les gentils contre les méchants, les loups contre les tigres, les serpents contre les singes, la Nature contre l'Homme, la domestication de celle-là au profit de celui-ci pour le meilleur ou pour le pire, la détermination d'un seul à sauver son peuple en dépit de son inertie, … Peut-être peut-on y voir un éloge de la Nature ou des relations harmonieuses homme-animal, une sorte de fable moralisatrice pré-écologiste, ou encore la conviction qu'il faut poursuivre ses rêves. Possible. Mais je suis restée sceptique, et imperméable au charme de ces histoires pour enfants. Je n'ai jamais rien lu d'autre de Kipling, et le Livre de la Jungle est peut-être un écrit mineur, mais j'ai du mal à y trouver la puissance et la percussion d'un prix Nobel…

Lien : https://voyagesaufildespages..
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Citations & extraits (86) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB06 décembre 2010
Il était sept heures, par un soir très chaud, sur les collines de Seeonee. Père Loup s'éveilla de son somme journalier, se gratta, bâilla et détendit ses pattes l'une après l'autre pour dissiper la sensation de paresse qui en raidissait encore les extrémités. Mère Louve était étendue, son gros nez gris tombé parmi ses quatre petits qui se culbutaient en criant, et la lune luisait par l'ouverture de la caverne où ils vivaient tous.

— Augrh ! dit Père Loup, il est temps de se remettre en chasse.

Et il allait s'élancer vers le fond de la vallée, quand une petite ombre à queue touffue barra l'ouverture et jappa :

— Bonne chance, ô chef des loups ! Bonne chance et fortes dents blanches aux nobles enfants. Puissent-ils n'oublier jamais en ce monde ceux qui ont faim !

C'était le chacal — Tabaqui le Lèche-Plat — et les loups de l'Inde méprisent Tabaqui parce qu'il rôde partout faisant du grabuge, colportant des histoires et mangeant des chiffons et des morceaux de cuir dans les tas d'ordures aux portes des villages. Mais ils ont peur de lui aussi, parce que Tabaqui, plus que tout autre dans la jungle, est sujet à la rage ; alors, il oublie qu'il ait jamais eu peur et il court à travers la forêt, mordant tout ce qu'il trouve sur sa route. Le tigre même se sauve et se cache lorsque le petit Tabaqui devient enragé, car la rage est la chose la plus honteuse qui puisse surprendre un animal sauvage. Nous l'appelons hydrophobie, mais eux l'appellent dewanee — la folie — et ils courent.

— Entre alors, et cherche, dit Père Loup avec raideur ; mais il n'y a rien à manger ici.

— Pour un loup, non, certes, dit Tabaqui ; mais pour moi, mince personnage, un os sec est un festin. Que sommes-nous, nous autres Gidur-log (le peuple chacal), pour faire la petite bouche ?
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IbooIboo10 juin 2016
- Les loups sont un peuple libre, dit père Loup. Ils ne prennent d'ordres que du Conseil supérieur du clan, et non point d'aucun tueur de bœufs plus ou moins rayé. Le petit d'homme est à nous... pour le tuer s'il nous plait.
- S'il vous plait !... Quel langage est-ce là ? Par le taureau que j'ai tué, dois-je attendre, le nez dans votre repaire de chiens, lorsqu'il s'agit de mon dû le plus strict ? C'est moi, Shere Khan, qui parle.

Le rugissement du tigre emplit la caverne de son tonnerre. Mère Louve secoua les petits de son flanc et s'élança, ses yeux comme deux lunes vertes dans les ténèbres, fixés sur les yeux flambants de Shere Khan.

- Et c'est moi, Raksha (le démon), qui vais te répondre. Le petit d'homme est mien, Lungri, le mien, à moi ! Il ne sera point tué. Il vivra pour courir avec le clan, et pour chasser avec le clan ; et, prends-y garde, chasseur de petits tous nus, mangeur de grenouilles, tueur de poissons ! Il te fera la chasse, à toi !... Maintenant, sors d'ici, ou, par le sambhur que j'ai tué - car moi je ne me nourris pas de bétail mort de faim - tu retourneras à ta mère, bête brûlée de jungle, plus boiteux que jamais tu ne vins au monde. Va-t-en !

Père Loup leva les yeux, stupéfait. Il ne se souvenait plus assez des jours où il avait conquis mère Louve, en loyal combat contre cinq autres loups, au temps où, dans les expéditions du clan, ce n'était pas par pure politesse qu'on la nommait le Démon.
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gabylisgabylis12 juillet 2016
Il y avait là des mâles sauvages aux défenses blanches, avec des feuilles mortes, des noix et des branchettes restées aux plis de leurs cous et de leurs oreilles, de grasses femelles nonchalantes avec leurs éléphanteaux d'un noir rosé, hauts de trois ou quatre pieds à peine, qui ne pouvaient rester en place et couraient sous leurs mamelles; de jeunes éléphants dont les défenses commençaient juste à pointer, et qui s'en montraient tout fiers; de flasques et maigres femelles, restées vieilles filles, avec leurs inquiètes faces creuses et des trompes d'écorce rude; de vieux solitaires sillonnés, de l'épaule au flanc, des cicatrices et des balafres de naguère, les gâteaux de boue de leurs baignades à l'écart pendant encore à leurs épaules; et il y avait un éléphant avec une défense brisée et les marques du plein assaut, le terrible sillon des griffes d'un tigre à son flanc. Ils se faisaient vis-à-vis, ou se promenaient de long en large, deux à deux, ou restaient à se balancer et à se dandiner tout seuls. Il y en avait des douzaines et des douzaines.

"Toomai des éléphants"
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JoePleaseJoePlease08 juillet 2012
Oui, moi aussi, je naquis parmi les hommes. Je n'avais jamais vu la Jungle. On me nourrissait derrière des barreaux dans une marmite de fer; mais une nuit je sentis que j'étais Bagheera — la Panthère — et non pas un jouet pour les hommes; je brisai la misérable serrure d'un coup de patte, et m'en allai. Puis, comme j'avais appris les manières des hommes, je devins plus terrible dans la Jungle que Shere Khan, n'est-il pas vrai?
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Bruno_CmBruno_Cm15 décembre 2014
- La famille de mon père ne vous regarde pas, s'écria Billy avec colère ; car tous les mulets détestent s'entendre rappeler que leur père est un âne. Mon père était un gentleman du Sud, qui n'aurait pas été gêné de mettre en charpie n'importe quel cheval. Mets-toi ça dans la tête, gros Brumby !
Brumby veut dire rossard sans origine. Imaginez les sentiments d'Ormonde si un cheval d'omnibus traitait de carcan et vous pouvez vous figurer ce que ressentit le cheval australien. Je vis le blanc de ses yeux étinceler dans l'obscurité.
- Dites donc, fils de baudet d'importation malagais, fit-il en serrant les dents, je vous apprendrai que je suis apparenté,du côté de ma mère, à Carbine, le vainqueur de la Coupe de Melbourne, et nous ne sommes pas habitués, dans mon pays, à nous laisser passer sur le ventre par un mulet à langue de perroquet et à tête de cochon dans une batterie de pétardières et de chassepots. Etes-vous prêt ?
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