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ISBN : 2365777147
Éditeur : Urban Comics Editions (04/12/2015)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Il y a une dizaine d'années Le Malheur a fait rage comme une feu de forêt, tuant des milliards de gens, et les seuls enfants nés depuis sont d'une nouvelle race hybride humain/animal. Gus est un de ces gamins en danger, un garçon avec une âme douce, et un palais encore plus doux (sweet tooth = dent sucrée=passion pour les sucreries) - et les bois d'un cerf.

Mais les gosses comme Gus ont leurs têtes mises à prix. Quand de vicieux chasseurs arrivent jus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  02 septembre 2016
Il y a 10 ans, une terrible et mystérieuse pandémie a ravagé la terre, décimant une grande partie de la population. Depuis, des êtres hybrides naissent. Certains avec de la fourrure, d'autres avec une queue ou des bois. Gus, âgé de 9 ans, est de ces enfants-là. Il vit seul avec son père, dans une cabane cachée au fond des bois. Malgré l'interdiction de son père d'en franchir la limite, Gus s'aventure parfois jusqu'à l'orée de la forêt. le jeune garçon a tout appris de son père, notamment à lire et à écrire. Malheureusement, ce dernier meurt, le laissant seul. Un jour, alors qu'il erre dans la forêt, il croise deux chasseurs qui veulent le ramener avec eux. C'est alors qu'un homme, Tommy Jepperd, apparaît et tue froidement les deux types. Malgré son air bourru, rustre et solitaire, il prendra Gus sous son aile et tentera de l'amener à la Réserve, un endroit où les êtres hybrides comme lui sont en sécurité...
Jeff Lemire nous offre un premier tome étonnant dans lequel on fait connaissance avec Gus, un jeune garçon de 9 ans, orné de bois et d'oreilles de cerf, qui n'aura d'autre choix que de se confronter au monde extérieur, un monde effrayant, et de Jepperd, cet homme bourru et mystérieux au passé trouble qui dit vouloir aider le jeune garçon. L'on plonge dans une atmosphère fantastique, glaciale et oppressante. L'auteur prend le temps de nous présenter les différents protagonistes et d'installer une intrigue captivante et une ambiance particulièrement pesante. Dans ce monde de brutes, entre chasseurs mal-intentionnés, camps de détentions pour les enfants hybrides et trahisons, Gus, à la naïveté si touchante, sera confronté à la cruauté des hommes. Graphiquement, le trait un peu brut, épais et anguleux de Jeff Lemire, la mise en page dynamique et originale, l'intensité des pleines pages, la violence de certaines planches et les couleurs sombres de José Villarrubia font de cet album une oeuvre post-apocalyptique crue et forte.
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Shan_Ze
  30 janvier 2017
Le résumé autant que la couverture m'ont attirée : un garçon étonné avec des bois de cerf sur la tête. Ce garçon, c'est Gus, 9 ans, il vit avec son père dans les bois. Il ne connait pas du tout le monde extérieur et il aime les sucreries. Un jour, son père meurt, le laissant seul. Il sera trouvé par Jepperd, un vieil homme qui veut l'emmener dans un endroit où il sera à l'abri.
Beaucoup aimé cette BD post-apocalyptique ! Gus semble très timide mais attachant, difficile de prendre des décisions à un si jeune âge… Jepperd, au contraire, n'est pas commode mais on sent que de souvenirs douloureux le rongent. le suspens monde doucement avec le parallèle entre les vies de Gus et Jepperd. le mystère autour du Malheur qui s'est abattu sur les hommes il y a quelques années s'éclaircit mais il reste beaucoup de zones d'ombres… Qu'est-ce que Gus a de si spécial ? Pourquoi les enfants naissent-ils ainsi ? Je suis un peu mitigée avec les dessins de Jeff Lemire, certains sont magnifiques, plein de couleurs et d'émotions, d'autres plus inégaux et moins reconnaissables. Mais l'ensemble fonctionne très bien et rend bien compte de l'atmosphère sombre.
A poursuivre avec le tome 2 !
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KrisPy
  04 octobre 2014
Etrange petite bd... Sweet Tooth, histoire à épisodes, en américain, de Jeff Lemire, nominé aux Eisner-Awards.
Sweet Tooth ça veut dire littéralement "Dent sucrée", ce qui veut dire : une passion pour les sucrerie, on dit aussi en français : bec sucré.
Gus, petit garçon étrange - il a des bois de cerfs sur la tête - vit isolé dans les bois avec son père, depuis toujours... enfin, depuis une dizaine d'année. Gus est né 9 ans plus tôt.
L'Affliction, le Malheur, La Maladie, elle, a commencé une dizaine d'années plus tôt. Elle a décimé des milliards de gens, dont sa mère, à Gus. Et après ça, tous les enfants sont nés avec d'étranges malformations, mi-humain mi-animal, et cette transformation semble miraculeuse, car les enfants ne sont pas atteints par la maladie mortelle.
Gus vit maintenant caché dans les bois avec son père qui lui apprend tout. Et surtout à ne pas sortir des bois, et à rentrer se cacher dès qu'il entend un bruit suspect.
Mais un jour le père de Gus meurt aussi de la maladie. Et Gus se retrouve seul. Pas pour longtemps : les chasseurs qui le cherchaient, comme ils cherchent tous les gamins comme lui pour en faire des trophées, le débusquent et s'apprêtent à l'occire. C'est alors qu'apparaît Jepperd, étrange homme solitaire, véritable machine à tuer, qui va prendre Gus sous son aile. Il le convint de l'accompagner à la "Préserve", un endroit de rêve, où les enfants comme Gus sont pris en charge et coulent des jours tranquilles, en sécurité... Mais un endroit comme ça existe-t-il vraiment dans un tel monde ? Gus n'est-il pas un peu trop naïf ? Et qui est Jepperd ? Gentil samaritain à l'âme altruiste, ou chasseur de prime sans scrupule ?
Le style anguleux et sombre du dessinateur Jeff Lemire sert à merveille son histoire de monde violent et malade en pleine mutation. Magnifiquement mise en couleurs, cette histoire à épisodes se dévore, en langue anglaise, de fait on entend bien le "parlé simple et rude", on EST dans l'action, et on veut savoir la suite, on veut savoir ce qui va arriver à ce gentil Gus, petit garçon mutant qui adore les barres chocolatées au point de faire confiance à celui qui lui en offrira.
J'ai d'ores et déjà commandé la suite...
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alouett
  13 janvier 2016
« Dix années se sont écoulées depuis la mystérieuse pandémie qui frappa la Terre et décima la quasi-totalité de la population. de celle-ci, naquit une nouvelle espèce : mi-homme mi-animale. Gus fait partie de ces enfants hybrides dont on ignore tout, livré à lui-même depuis la mort de son père. Au cours de son voyage à travers une Amérique dévastée, Gus croisera la route de Jepperd, homme massif et taciturne avec qui il se met en quête d'un refuge spécialisé. Mais sur leur route, les chasseurs sont nombreux. » (synopsis éditeur).

Je mourrais d'envie de lire ce récit publié pour la première fois outre-Atlantique en 2009. Il a fallu attendre six bonnes années pour qu'il traverse l'océan et soit réticents à lire dans la langue de Shakespeare. Jeff Lemire a écrit cette série en quatre ans, elle comporte une quarantaine d'épisode… cette première intégrale en regroupe une douzaine.
Jeff Lemire est un nom qui ne vous est pas étranger si vous passez de temps en temps par ce blog. Il faut dire que j'accroche furieusement bien avec les univers qu'il crée : « Essex County », « Trillium », « Jack Joseph »… autant d'immersions complètent dans des univers fictifs très maîtrisés. Science-fiction, monde réaliste, fantastique… Jeff Lemire est un touche-à-tout qui réussit chaque essai. Je n'ai pas les mots pour dire à quel point j'espérais que « Sweet tooth » soit un jour traduit en français… la traduction providentielle qui me permettrait d'entrer dans cette histoire est enfin arrivée, Benjamin Rivière – traducteur – l'a fait… et la collection « Vertigo Essentiels » d'Urban Comics accueille diablement bien cette série.
On rentre à pas de loup dans l'univers de cet enfant doté de bois de cervidés. A pas feutrés, le lecteur s'approche pour ne pas l'effrayer. Car sous le crayon de Jeff Lemire, on le sent fragile et peureux. Pourtant, très tôt, on a envie de côtoyer cet enfant qui vit en huis-clos avec son père. Leur cabane isolée est retranchée dans la foret, loin des regards, loin de la route. A l'abri du monde extérieur. Sous le regard bienveillant de son père, l'enfant Gus a grandi pendant neuf années… jusqu'à ce que le protecteur paternel expire, laissant l'enfant livré à lui-même. Très tôt après ce deuil, le danger se présente à proximité de la maison natale, exacerbant le fait que l'enfant pacifique est sans défense. Mais, comme une apparition providentielle, le personnage de Jepperd fait son entrée, prenant l'enfant sous son aile et assurant sa protection. En quelques pages à peine, nous voilà lancés dans la lecture, touchés par la naïveté et la pureté de cet enfant, rassurés par la présence imposante de cet homme dont on ne sait absolument rien. Et puis, il y a cette complicité entre eux, cette tendresse ambiguë aussi. « Sweet tooth ». Gueule sucrée. C'est ainsi que le gros costaud de Jepperd surnomme Gus, l'enfant aux bois de cerfs. Les éléments narratifs se placent tour à tour et notamment les rêves prémonitoires de Gus qui alertent le lecteur, le mettent sur le qui-vive et le mettent en tension. Jeff Lemire prend la main de son lecteur, le berce, le prévient, le surprend… l'émeut.
(...)
lire la chronique complète sur le blog
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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la_Bouquineuse74
  26 novembre 2017
La première planche nous plonge dans l'univers de Gus curieux personnage mi-homme mi-cerf âgé de neuf printemps. On découvre un enfant innocent. Il vit seul avec son père dans les bois du Nebraska avec comme seul règle : ne jamais quitter les bois. Puis son père meurt. Et Gus est ravagé par de terribles cauchemars. Lorsqu'il ferme les yeux il voit le visage du Costaud. On se pose alors mille questions ! Pourquoi lui ? Qui est cet homme ? Quel est son rôle ? Pourquoi se comporte-t-il de la sorte ? À quand leur rencontre ? Au fil des pages on va découvrir le fameux Jepperd… L'aimer ou le haïr tout en se laissant surprendre par cette drôle d'histoire. On ne cesse de se demander qui ils sont et que font-ils … À quand les réponses à toutes questions ?
Le personnage principal, Gus, est celui qui paraît le plus fragile. Son père l'a préservé du monde des hommes et il vit dans l'ignorance de ce qu'il y a « au-dehors ». La seule chose qu'il sait : son statut d'hybride est dû à la mystérieuse pandémie. Et quand son père décédé il est livré à lui-même. On découvre alors un personnage naïf et peut réfléchir mais qui a un grand coeur. C'est pour ça qu'on l'aime ! Il est simple et encore dans la fleur de l'âge et ça en fait un personnage profondément gentil et attachant. (et il aime le chocolat!)
Jepperd lui est tout l'opposé. Personnage brut et fort il est à l'image des méchants des dessins animés ou durs au grand coeur. Son caractère mystérieux et ses actes dangereux questionnent… Mais que prévoit l'auteur ?
Un décor superbe :
Du début jusqu'à la fin l'auteur nous en fait voir de toutes les couleurs. du fin fond des forêts du Nebraska jusqu'à la « réserve » les dessins ne sont que plus riches. Malgré les traits bruts, le crayon de Lemire révèle un univers riche et intéressant. Il rend ses personnages très expressifs. Aussi, même si je ne suis pas une grande fan des bagarres et du sang qui gicle les scènes sont très réussis. Ensuite, de nombreux détails sont présents: quand on est face à un flash-back on plonge dans des couleurs plus froides et des images plus floues (comme dans nos souvenirs). Lorsqu'on revient au présent le personnage traverse les mêmes endroits que ceux du passé. J'ai trouvé la mise en scène impressionnante !
La première chose qui m'a frappé en lisant c'est l‘attitude du père de Gus qui, dans sa folie, va se révéler être un « prophète ». C'est de lui que découlent les cinq règles que doit appliquer Gus cela fait penser aux cinq commandements. Ensuite, le père ne va pas cesser de converser avec Dieu et de le citer dans toutes ses actions. Sa vie se résume à l'existence de son fils et de sa dévotion. La préface de Michael Sheen montre aussi cette idée. Il écrit: « Quitter les bois est un péché. C'est désobéir à Dieu et, comme Adam, cette erreur doit être payée. Mais c'est seulement en désobéissant à Dieu que l'homme a entamé son long périple vers la conscience de lui. Et, avec la conscience, est venue connaissance, puis avec la connaissance, le début de l'arrogance. Les Grecs appelaient ça l'hubris. Un orgueil démesuré, punissables par les Dieux.». On pourrait aussi se demander si ce n'est pas le père qui créa la maladie pour « nettoyer » le vice des hommes...
J'ai trouvé le contraste entre les bois et le monde des hommes très intéressant. Gus va quitter la douce nature pour un monde plus sombre rempli d'horreur. Son changement d'environnement et l'histoire post-apocalyptique rappel aussi les débuts de la série The Walking Dead de Tony Moore avec le personnage de Rick qui découvre les restes de son monde et partant à cheval vers la « civilisation ». On peut alors se demander si Gus deviendra le chef d'un groupe de rescapés et si leur situation sera vivable à la longue…
Quand Gus ne rêve pas du Costaud… il rêve de Bambi ! (Ou Dandy comme il le nomme). Cette apparition nous rappelle notre enfance quand on regardait des cassettes. La mort de la mère du faon va le pousser à fuir sa forêt natale et en chemin il va se faire des amis comme notre Gueule Sucrée. Par ailleurs, un bon Disney est toujours source de morale ou recommandations... Tout comme Dandy…
La couverture du bouquin m'a tout de suite plus quoi de mieux qu'un gamin aux airs de Pinocchio amoureux de chocolat et de carreaux écossais? Je ne sais pas! Je trouve cette histoire de gamin mi-humain mi-animal fascinante. On veut savoir ce qui est à l'origine de la pandémie mais aussi mieux connaître les personnages. Qu'est-ce qu'il y a véritablement dans leurs coeurs ? Tout au long de l'ouvrage, le lecteur est malmené on pense que tel personnage est plutôt gentil et on se rend compte quelques épisodes plus tard que c'est faux et inversement. L'auteur se joue de nous et ça nous plaît !
Cependant j'ai trouvé que le côté post-apocalyptique, même si Jeff Lemire la maîtrise à merveille, est vu, re-vu et re-re-vu ces derniers temps. Avec La 5 ème vague de Rick Yencey on a aussi une pandémie, dans la saga Les Insoumis, écrite par Alexandra Bracken , la pandémie modifie les enfants…
La série aborde divers thèmes qui sont cher à Gus et que je trouve intéressant de signaler : le pouvoir de l'amitié , l'influence des autres sur soi, le mal que l'homme peut faire à la nature… On pourrait peut-être aussi sentir une critique envers les scientifiques qui se permettent tous un tas d'expériences douteuses et sur le pouvoir destructeur de l'homme.
Aussi la collection Vertigo Essentiels offre de très belles ébauches et croquis de l'auteur ainsi que ces annotations ! C'est très intéressant !
Lien : https://labouquinerieimagina..
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critiques presse (5)
BoDoi   02 mars 2016
Dans le genre, un classique en puissance.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Telerama   10 février 2016
Entre L'Ile du Dr Moreau, de H.G. Wells, et La Route, de Cormac McCarthy, Sweet Tooth ouvre une troisième voie qui, même au coeur des ténèbres, veut croire en l'innocence et au rachat.
Lire la critique sur le site : Telerama
Sceneario   12 janvier 2016
Lémire n'apporte rien de bien nouveau par rapport à ce qui a été fait jusque là, toutefois il sait très bien rythmer son intrigue !
Lire la critique sur le site : Sceneario
ActuaBD   23 décembre 2015
La série (...) emporte l’adhésion par son contenu à la croisée du merveilleux et du post-apocalyptique, par ses personnages fouillés et convaincants et par ses développements subtils.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   11 décembre 2015
Les couleurs de J. Villarrubia se marient parfaitement au trait anguleux et nerveux de Lemire. La narration n'en est que plus immersive et prenante.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
KrisPyKrisPy   04 octobre 2014
Citation en anglais, puis traduction française.

Dad says i look just like my mom. But i ain't never seen her.
I ain't never seen no one else my whole life... just my dad.
My dad says so few kids was born after the Accident that God decided to make 'em special. So we got fur, or tails, or antlers.
He says i'm the last one left.
Outside ot the trees is fire and hell, so we's gotta stay here where it's safe.
Says the trees stop the fire from burning us forever. An' if we wait here and pray hard, one day we'll get to go up to heaven and be with mom...
That's what my dad says...
But i been to the edge of the forest, and ain't seen no fire out there. Just snow and falled-over crosses.

Papa dit que je ressemble à maman. Mais je ne l'ai jamais vue.
Je n'ai jamais vu personne de toute ma vie... juste mon père.
Mon père dit que tellement peu de gosses sont nés après l'Accident qu'il a décidé de les faire spéciaux. Alors nous avons des fourrures, des queues, ou des cornes.
Il dit que je suis le dernier qui reste.
Sorti des arbres c'est le feu et l'enfer, alors nous devons rester ici où c'est sûr.
Dit que les arbres stoppent le feu et l'empêchent de nous brûler pour toujours. Et si on reste ici et qu'on prie assez fort, un jour on ira au paradis et on sera avec maman...
C'est c'que dit mon père...
Mais j'ai été au bord de la forêt, et j'ai pas vu de feu là-bas. Juste la neige et des routes à l'abandon.
+ Lire la suite
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alouettalouett   13 janvier 2016
Ces premiers temps sur la route… ça a duré des mois… des années ? Tout est flou. Je ne me souviens que de la faim, de la fatigue et de nous deux serrés l’un contre l’autre au milieu du chaos. En attendant de tomber malade… En attendant notre tour. Tout s’est passé si vite. Le gouvernement, l’armée, ils avaient disparu. Ils s’étaient effondrés. La radio, la télé et tout le reste étaient tombés encore plus vite. On a fait la route avec d’autres gens, au début, partageant ce que nous avions, cherchant tous un endroit sûr où se réfugier… quelqu’un qui nous dirait que tout allait s’arranger. Mais c’était peine perdue. Les camps de survivants se transformaient en charniers de malades en une nuit, et tout esprit de communauté se dissipait au fur et à mesure que la nourriture se raréfiait. Il valait mieux ne pas se faire d’amis, ne se lier à personne d’autre. On a fini par se retrouver que tous les deux. Je n’arrivais pas à décider de ce que je désirais le plus. Mourir avant elle pour ne pas la voir tomber malade ? Ou qu’elle parte avant pour ne pas la laisser seule ?
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Shan_ZeShan_Ze   18 décembre 2016
Le grand costaud et moi, on va vite. Très vite... plus vite que je ne suis jamais allé avant... comme si on n'allait jamais s'arrêter.
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Pixie-FlorePixie-Flore   18 mai 2017
La règle numéro un. Quitter les bois est un péché, c'est désobéir à Dieu et, comme pour Adam, cette erreur doit être payée. Mais c'est seulement en désobéissant à Dieu que l'homme a entamé son long périple vers la conscience de lui. Et, avec la conscience, est venue la connaissance, puis avec la connaissance, le début de l'arrogance.

[p4]
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EniotEniot   22 janvier 2016
J'ai toujours été doué pour me battre.
C'est pour le reste que je ne vaux rien.
Mais me battre...
... ... c'est comme une seconde nature.
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