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ISBN : 2365778259
Éditeur : Urban Comics Editions (30/09/2016)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 43 notes)
Résumé :
À court d'options, TIM-21 et ses compagnons rejoignent l'équipage de Psius, leader de la résistance robotique secrète, vers une destination inconnue. Le petit robot se découvre alors l'existence d'un autre androïde en tout point identique : TIM-22. Au même moment, à la bordure connue de la galaxie, un chasseur de primes écume le secteur à la recherche des foyers de racailles mécaniques. Sa traque le met sur la piste de TIM-21. contient : #7 - #12
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  01 octobre 2016
Ce tome fait suite à Etoiles de métal (épisode 1 à 6) qu'il faut avoir lu avant. Il contient les épisodes 7 à 11, initialement parus en 2015/2016, écrits par Jeff Lemire, dessinés, encrés et mis en couleurs par Dustin Nguyen, avec un lettrage de Steve Wands.
Fraîchement débarqué sur la planète Hepton (une ancienne colonie minière) un individu chaudement emmitouflé se dirige droit vers l'ancien centre d'exploitation et y découvre vite fait, bien fait les robots qui y sont encore. Par la suite, il établit également le contact avec Blugger Vance, un récupérateur, sur la Lune de Dirishu-6. Contre son instinct, il accepte de faire équipe avec lui et de le prendre à bord de son vaisseau pour essayer de retrouver la trace de Tim-21. Ce dernier se trouve sur la planète Gnish dans une situation un peu délicate.
Tim-21 a fait la connaissance d'un autre robot de la série Tim (avec un autre numéro). Il a été séparé de Bandit (un chien robot de compagnie), ainsi que de Driller et de monsieur Tullis. Ces derniers ont été faits prisonniers et le roi S'Nok a décidé qu'ils devaient combattre dans l'arène. de son côté, Tim-21 est en compagnie de Telsa (la fille du général Nagoki) et de Jin Quon (l'ingénieur ayant perfectionné les robots), et face au roi S'Nok, mais aussi à un robot nommé Psius et à Tim-22. Rapidement la situation dégénère du fait de l'intervention de robots appartenant Hardwire, le mouvement de résistance robotique.
Le premier tome avait laissé une excellente impression, du fait d'un récit intriguant, et de dessins avec une forte identité graphique, et une apparence aussi inattendue qu'originale pour un récit de science-fiction, à l'opposé des vaisseaux spatiaux imposants et rutilants, avec des personnages tournant le dos aux clichés d'aventuriers beaux et forts. À la lecture, il n'est pas possible de déterminer si Dustin Nguyen travaille avec des outils traditionnels ou à l'infographie. Il détoure la majeure partie des formes par un trait encré fin, souvent noir, mais parfois rouge, ou alors bleu, en fonction de ce qu'il délimite. Il habille ensuite chaque surface à l'aquarelle, ce qui donne des indications sur la couleur de chaque surface, ce qui lui donne un peu de volume, et ce qui rend également compte de la teinte principale de l'éclairage (bleutée pour la planète sous la neige, grise à la cour rocheuse du Roi S'Nok, sépia pour les séquences montrant des souvenirs de Tim-21 ou d'Andy Tavers, le garçon qui était propriétaire de Tim-21). Ce mode de représentation aboutit à une identité graphique tout aussi forte que dans le premier tome, avec un petit côté éthéré qui apporte une touche d'onirisme ou de conte.
Ce mode de représentation convient très bien aux êtres humanoïdes (vrais humains comme Andy Tavers, robots anthropoïdes comme Tim-21, ou races extraterrestres anthropoïdes comme Telsa). En quelques coups de pinceaux (contours + aquarelle), l'artiste fait naître un personnage avec sa silhouette spécifique, ses vêtements, une posture, un port de tête, etc. Malgré le nombre important de scènes de dialogues, il veille à varier ses cadrages et à montrer ce que font les personnages en même temps : gestes, déplacements, activités annexes. Ce mode de représentation convient parfaitement à certains extraterrestres fantomatiques. Par contre il trouve pour partie sa limite avec les créatures extraterrestres comme Blugger Vance, pas assez consistantes pour assurer une présence suffisante sur le papier. le côté éthéré ne sied pas très bien non plus aux robots à la carapace métallique. L'image semble se contredire elle-même en leur donnant une apparence délicate et légère, tout en indiquant qu'il s'agit de métal froid et dense.
L'un des attraits d'un récit de science-fiction (surtout quand il s'agit d'un opéra de l'espace comme c'est le cas ici) réside dans sa dimension touristique qui permet au lecteur de faire du tourisme dans des endroits technologiques exotiques. Par moment les choix de techniques de dessin font des merveilles, comme sur la planète enneigée, pour le vaisseau d'Andy Tavers, ou encore pour l'incroyable cité spectrale qu'aperçoit Andy. À d'autres moments, ils trouvent également leur limite quand l'artiste donne l'impression d'être un peu à court d'inspiration visuelle. En particulier les murs blancs et vaporeux du vaisseau de Psisus, ou du quartier général de Hardwire finissent par apparaître pour ce qu'ils sont : des espaces blancs vides d'information. Pour certaines séquences, Nguyen ne se donne pas la peine de ne serait-ce qu'évoquer une forme d'architecture en arrière-plan, il se contente vraiment d'espaces vides (comme dans le premier comics de superhéros venu). C'est un peu frustrant en regard d'autres pages où les traits encrés et les aquarelles génèrent une ambiance palpable, avec une vraie impression de décors concrets.
Dustin Nugyen prend également le parti de laisser le gaufrage du papier apparent. Ce n'est pas le premier à le faire : Richard Isanove avait également utilisé cette technique sur les origines de Wolverine ou dans 1602 de Neil Gaiman. le lecteur peut y voir une rémanence d'un support ancien, texture participant à évoquer un temps révolu. Dans le contexte de la série Descender, il est plus délicat de donner un sens à cette coquetterie graphique. Ce gaufrage participe à donner une apparence différente au récit, mais quand il commence à devenir systématique et apparent sur toutes les surfaces de chaque case, il n'est plus possible de l'ignorer, et cela devient plus un tic graphique dépourvu de sens, qu'une simple coquetterie visuelle.
Avec le premier tome, Jeff Lemire rendait un hommage très réussi à A.I. (Intelligence artificielle) (2001) de Steven Spielberg, avec ce robot au visage d'enfant, à la curiosité en éveil, avec un contact précautionneux, sans être naïf. le lecteur retrouve ce même comportement chez Tim-21 dans ce tome, ce qui en fait un personnage très attachant. Il fait montre d'une sorte de confiance bienveillante qui n'exclut pas la capacité de s'interroger, de réfléchir et de prendre du recul (bref, il ne se laisse pas rouler dans la farine, et il est capable de concevoir les motivations des individus autour de lui). Autour de ce personnage principal, les autres semblent assez fades. La motivation d'Andy Tavers est monolithique et basique. le comportement de Telsa est basé sur la méfiance et elle manque un peu de confiance en elle, mais sans parvenir à susciter l'empathie du lecteur. Les autres personnages sont relégués à l'état d'outils narratifs, sans grande personnalité qu'il s'agisse de Jin Quon (un peu pleutre et vaguement bouffon) ou de Psius (froid et sec), ou même de Tim-22 qui ne dévoile pas trop son jeu dans ces épisodes.
Le lecteur concentre alors son intérêt sur l'intrigue. le scénariste continue de mener de front plusieurs situations. Il y a bien sûr celle de Tim-21 qui se poursuit sur la base de la scène finale du tome 1, avec une interaction importante avec d'autres robots. Il n'y a qu'une seule séquence consacrée à ce qui se passe sur la planète Niyrata où le récit a commencé dans le tome 1. Il y a cette courte séquence très intrigante avec les créatures spectrales. Il y a l'arrivée au quartier général de Hardwire. Lemire développe son intrigue avec de nouvelles informations et de nouvelles situations. Il étoffe également un peu le passé avec quelques pages consacrées à l'arrivée de Tim-21 sur la Lune de Dirishu-6, avec la lecture de Trinket Tocket (and his tin rocket), un vrai livre en papier. Ces séquences sont traitées avec doigté, car elles servent aussi bien à donner le point de vue d'Andy Tavers et à exposer sa motivation d'adulte, qu'à donner celui de Tim-21 et nourrir son comportement au temps présent.
La situation de l'UGC (United Galactic Council) n'est donc abordée que brièvement au cours d'une séquence, par contre le lecteur découvre plusieurs membres de Hardwire, ainsi que 2 ou 3 de leurs objectifs. Cela fait le lien avec la séquence onirique du premier tome suggérant la possibilité de l'existence d'un serveur secret avec une sauvegarde de toutes les mémoires des robots morts, une sorte de dimension mythique pour les robots encore en fonction. le scénariste dévoile son univers et les enjeux des différentes factions en lice, avec un rythme régulier, soutenu sans être précipité. Pourtant le lecteur éprouve quelques difficultés à s'investir dans cette intrigue dont les ficelles restent bien apparentes. Il éprouve l'impression que Jeff Lemire a conçu une situation conflictuelle bien pensée, mais habitée par des personnages un peu falots. L'arrivée des Récolteurs dans le premier tome avait servi de catastrophe pour détruire l'équilibre d'un monde en pleine expansion, introduisant des failles, une dynamique de danger, fragilisant toute entreprise de reconstruction dans laquelle pourrait se lancer les personnages du récit. Avec ce deuxième tome, il apparaît qu'ils sont surtout ballotés par les événements indépendants de leur volonté, sur lesquels ils ne semblent avoir aucune prise, que les révélations arrivent sans impact affectif ou émotionnel. Même la mention des Récolteurs peine à susciter l'intérêt du lecteur.
Ce deuxième tome confirme toute l'originalité du premier, tant sur le plan du graphisme que sur celui de l'intrigue. Dustin Nguyen réalise des planches délicates par l'usage maîtrisé de l'aquarelle ; Jeff Lemire continue d'élargir l'horizon de son opéra de l'espace. Mais les dessins montrent aussi leur limite par manque de consistance, que ce soit des objets plus concrets, ou des environnements peu substantiels. le scénario montre également ses limites, avec des personnages un peu superficiels, et une intrigue bien construite, mais dont les enjeux n'arrivent pas à impliquer le lecteur. 3 étoiles, en espérant que le tome suivant s'avérera moins froid.
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Colibrille
  26 janvier 2017
La lecture du premier tome de Descender, "Etoiles de métal", m'a fait l'effet d'une grosse claque. Cette lecture m'a d'autant plus marquée qu'elle s'inscrit dans une veine SF que j'ai peu l'habitude d'explorer aussi bien dans les romans que dans la bande dessinée. Pourtant, c'est bel et bien une claque, à la fois visuelle et émotionnelle, que j'ai reçue. J'attendais donc BEAUCOUP de ce second volume. Même si l'émerveillement et l'émotion n'ont pas été aussi intenses que lors de la découverte du premier volume, cette suite intitulée "Lune mécanique" est loin de m'avoir laissée de marbre !
Pour commencer, je dirais que Dustin Nguyen nous offre une nouvelle fois une belle couverture. J'avais déjà flashé sur celle du premier tome, présentant un robot à l'apparence de jeune garçon dont le profil se dessinait sur une pleine lune. Cette couverture laissait entrevoir avec brio les thèmes centraux de la BD (robotique et IA) ainsi que son intensité dramatique. La couverture de "Lune mécanique" suit la même logique et illustre le paradoxe robot/émotion à travers Tim-21, ce robot au corps de métal mais coeur d'enfant... Comme pour la couverture du premier tome, je trouve qu'il s'en dégage une certaine poésie, une douceur.
Je me souviens avoir été déconcertée lors de la découverte des dessins de Dustin Nguyen. J'ai rarement lu/vu des comics possédant une telle identité graphique. C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé ses aquarelles si déstabilisantes et captivantes à la fois. Elles retransmettent avec beaucoup de justesse les émotions des personnages et donnent vie à l'univers foisonnant de "Descender". La composition des pages est toujours aussi subtilement travaillée. le dessinateur propose une mise en page à la fois déstructurée et structurée. On a beau se sentir un peu égaré au départ, on finit toujours par s'y retrouver et même apprécier ce choix de présentation.
Pour ce qui est de l'intrigue, je suis toujours aussi emballée ! J'ai lu que certains lecteurs reprochaient à "Descender" de ne pas suffisamment s'affranchir d'autres références SF. N'étant pas familière du genre SF, je n'ai pas ressenti cette impression de déjà-vu. Certes, Descender ne va pas révolutionner le genre SF mais elle en exploite les thématiques avec originalité et intelligence, ce qui n'est pas toujours le cas...
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yvantilleuil
  12 mars 2017
Ce deuxième volet reprend les épisodes #7 à #12 de ce récit de science-fiction imaginé par Jeff Lemire (Sweet Tooth, Jack Joseph soudeur sous-marin, Trillium, Essex County) et admirablement mis en images par Dustin Nguyen (Batman Little Gotham).
Pour rappel, « Descender » se déroule dans un lointain future où des robots gigantesques ont simultanément attaqué chacune des neuf planètes majeures constituant le Conglomérat Galactique Unifiée (CGU), provoquant des milliards de morts à travers la galaxie, avant de disparaître aussi mystérieusement qu'ils étaient apparus. Dix ans plus tard, tandis que les gens vivent dans la peur d'une nouvelle attaque et que les êtres mécaniques sont devenus persona non grata au sein d'un univers qui se remet encore péniblement du traumatisme causé par ce massacre sans précédent, Tim-21, un petit robot à l'apparence enfantine, reprend conscience sur une colonie minière éloignée. Son réveil ne manque cependant pas d'attirer l'attention car il pourrait bien être la clé permettant d'expliquer l'origine des « Moissonneurs »…
Si le premier opus abandonnait Tim-21 et ses compagnons dans une situation pour le moins délicate, cette suite invite tout d'abord à suivre les pas d'un nouveau personnage, dont on devine assez vite qu'il s'agit d'Andy, l'humain que Tim-21 considérait comme son frère. Devenu chasseur de primes liquidateur de robots, celui-ci se lance également à la poursuite de ce petit humanoïde qui dissimule dans ses circuits imprimés un secret convoité par tous et qui représente l'espoir de tout un univers face à la menace latente des titans de métal. le récit va ensuite principalement alterner les parcours d'Andy et de Tim-21 et de ses compagnons, le professeur Jin Quon et la Capitaine Telsa.
Outre l'introduction d'un personnage extrêmement intéressant et le plaisir de retrouver ce petit androïde particulièrement attachant, le lecteur a également droit à de nombreux rebondissements. le scénariste densifie en effet son intrigue et clarifie le rôle de certains protagonistes. Mais le point le plus remarquable demeure indéniablement le travail de Jeff Lemire sur les différents personnages. Outre les quelques flashbacks qui permettent d'en apprendre plus sur le passé d'Andy Travers et de son robot de compagnie, il faut également saluer les échanges entre Tim-21 et cet autre androïde de la série Tim. Jeff Lemire livre en effet un héros bluffant d'humanité, conçu pour servir d'ami aux plus jeunes, qui n'a aucun mal à séduire le lecteur. Programmé pour réagir avec énormément d'empathie, il est non seulement extrêmement attachant, mais sa sensibilité et la pureté de ses réactions contrastent également avec les motivations souvent moins nobles des humains.
Cette histoire qui aborde la coexistence entre les humains et les créatures à intelligence artificielle se nourrit certes des classiques du genre, mais parvient néanmoins à installer une ambiance unique grâce au travail de Dustin Nguyen. Son trait fin et ses couleurs appliquées à l'aquarelle permettent d'offrir des planches de toute beauté, avec des teintes douces qui contrastent brillamment avec la violence du monde dépeint par son acolyte. Notons à nouveau la présence de superbes planches aux tons sépias afin d'illustrer des retours en arrière qui superposent magnifiquement des souvenirs et des émotions issues du passé, de manière moins structurée et dépourvue de cases. du grand art !
Une excellente série qui mérite une petite place dans mon Top comics de l'année !
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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jainas
  21 novembre 2016
Dans la lignée du tome 1, Descender : Lune mécanique peut compter sur les aquarelles vivaces et expressives de Dustin Nguyen pour insuffler à l'univers ce petit quelque chose en plus qui le démarque d'un récit de science-fiction plus classique. Visuellement, c'est toujours très beau et très poétique, très coloré, avec parfois le crayonné affleurant sous les teintes vives et pastelles.
Scénaristiquement, ce tome prend un peu plus ses marques, mais ne parvient pas tout à fait à s'affranchir de vagues déjà vus et de rappels à des oeuvres aussi diverses que les Animatrix, Battlestar Gallactica ou le AI de Spilberg pour n'en citer que quelques-uns… Ce qui n'est pas totalement un mal, mais fait que si le scénario se solidifie, reste efficace et que les personnages s'approfondissent, Jeff Lemire ne parvient pas totalement à lui faire prendre son indépendance de ces illustres prédécesseurs. De même, les deux grosses « révélations » du tome ne sont pas de bien grandes surprises pour le lecteur avisé.
Descender reste malgré tout un comic qui vaut le détour, pour les amateurs de SF autant que pour les lecteurs plus attirés par le graphisme.
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Deslivresetlesmots
  07 décembre 2016
Le premier tome m'avait tant plu qu'il était hors de question que je passe sur cette lecture. Comme il s'agit d'un deuxième tome, je vais malheureusement faire allusion à des éléments d'intrigues du premier, donc si vous voulez garder toute la surprise de la série, mieux vaut passer votre chemin pour l'instant🙂
On avait quitté Tim-21, Telsa et Qhon alors que le Programme faisait son apparition : la résistance secrète organisée par les robots pour se défendre et libérer leurs semblables. On en découvre plus sur ce groupe qui semble très attaché à aider Tim-21 : après tout, les TIM possèdent le même Codex que les Moissonneurs qui ont quasiment décimé les populations des neuf planètes du Conglomérat Galactique Unifié. Pourtant, le Programme est composé de Tim-22… mais ce dernier n'a pas fait le « rêve » ou n'a pas eu la vision que Tim-21 a eu des robots décimés. Bien sûr, s'il était possible de ramener ces robots dans leur monde, cela arrangerait grandement la résistance. Rien n'est jamais simple donc puisque chaque groupe a ses idéaux et ses objectifs propres, parfois peu avouables.
On retrouve les mêmes personnages, dont les relations commencent à se complexifier, je pense notamment au Capitaine Telsa qui semble s'attacher à Tim-21, même si elle n'a pas l'air de l'admettre et se cache derrière le fait qu'il soit utile au CGU. Un nouveau personnage fait son apparition, un liquidateur qui n'est pas qu'un antagoniste, contrairement à ceux qu'on pouvait voir dans le premier tome. Lui aussi finit par former équipe avec des compagnons de voyage un peu improbables. Enfin, on découvre une autre « faction », marginalisée celle-ci, des cyborgs qui se font appeler des « Interms » et sont apparemment très mal vus par la population puisqu'ils sont du côté des robots. En tous cas, ils sont obligés de se cacher et de vivre dans leur coin pour ne pas avoir d'ennuis. On en sait très peu sur eux à ce stade, donc vivement la suite !
Le trait de Dustin Nguyen est toujours une merveille et appuie les éléments du récit de façon très créative : les flashbacks sont sur des planches entières, en vis à vis avec les intrigues du présent, et dans des tons sépias pour qu'on puisse distinguer d'un coup d'oeil qu'il s'agit de souvenirs. Alors que des personnages se retrouvent bousculés dans leur vaisseau qui se dérègle complètement, on observe une double page du comics déréglée également : il faut tourner le comics pour pouvoir lire le texte.
Ce deuxième tome continue la série en beauté, avec quelques réponses mais encore plus de questions pour nous donner envie de lire la suite ! Et vivement qu'elle arrive.
Lien : https://deslivresetlesmots.w..
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critiques presse (3)
BoDoi   02 février 2017
Quand fond et forme se complètent d’une telle manière, il n’y a qu’une chose à faire: se laisser embarquer, la tête en arrière et les yeux au ciel. Vers l’infini et au-delà.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   18 novembre 2016
Ce qui distingue le plus ce titre (...) c’est indéniablement sa dimension poétique, constante ou presque, teintée de mélancolie.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BulledEncre   21 octobre 2016
Une œuvre de science-fiction passionnante, à ne pas manquer.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ColibrilleColibrille   26 janvier 2017
- Tim, je crois qu'il faut vraiment qu'on revoie tes paramètres émotionnels. On a déjà assez d'ennuis comme ça. Je ne veux pas en plus te voir pleurnicher sans arrêt. [...]
- Ne vous en faites pas, Telsa... Si Tim passe davantage de temps en votre compagnie, ses paramètres émotionnels vont considérablement chuter.
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ColibrilleColibrille   26 janvier 2017
- Les enfants... Veuillez leur montrer. Projetez votre vision dans leurs esprits.
- Mais... ça fait peur.
- Je sais, mes petits. Mais ils doivent voir ce que vous avez tous vu... Les moissonneurs vont revenir... Et ce robot... Tim-21... est celui qui va les ramener !
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ColibrilleColibrille   26 janvier 2017
- Ses réglages émotionnels sont TRES ELEVES, père.
- Au moins, lui, il a des émotions, espèce de petit monstre.
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ColibrilleColibrille   26 janvier 2017
- Tim-21... Est-ce que tu vas bien ?
- Oui. Mais Bandit me manque...
- Je n'ai jamais eu d'animal de compagnie. J'ignore ce qu'on ressent.
- De la tristesse.
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ColibrilleColibrille   26 janvier 2017
- Contrairement à vous, je ne suis ni une traîtresse, ni une menteuse. C'est pour ça que je ne me fais pas couper les membres par des monarques en colère.
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