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LePamplemousse
  07 octobre 2020
Tout commence avec Charon, le boucher qui tue des chats pour en faire des pâtés qu'il vend au prix du foie gras. Jacques, un adolescent, le surprend et un terrible accident suivra.
Le soir-même, en rentrant chez lui, Jacques découvre que son père à une fois de plus frappé sa mère et là encore, il décide que ça suffit.
Toute la vie de Jacques sera placée sous le signe de la violence et cet engrenage fera sa fierté jusqu'à ce que l'engrenage s'emballe et signe sa perte.
Cette bande dessinée est sombre, tant par les couleurs employées que par les propos mais j'ai beaucoup aimé suivre le destin très particulier de ce garçon.
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Imaginoire
  15 septembre 2020
Ce qui attire au premier coup d'oeil quand on se retrouve devant cette bande dessinée, c'est tout d'abord sa couverture, sombre et pesante à souhait qui contraste avec le titre qui nous fait sourire « Dans mon village, on mangeait des chats ». Résultat, direction la quatrième de couv' pour découvrir qu'il s'agit de l'histoire d'un parcours initiatique d'un jeune garçon dans le crime organisé. Cet album avait donc toute sa place dans ma bibliothèque.
Nous ferons donc connaissance avec Jacques Pujol, un ado issu d'une famille pas tout à fait comme les autres, même si les faits divers nous en présentent régulièrement des du même acabit. Son père, routier ne rentre que pour boire et tantôt violenter sa femme, tantôt ses enfants. Sa mère ne possède nullement la fibre maternelle et préfère donner de l'affection à différents hommes en l'absence de son mari plutôt que vers ses enfants. Seule Lily, sa petite soeur apporte un peu d'humanité dans ce foyer.
Un soir où ils font le mur, Jacques et Lily, tombe sur le père Charon, boucher et maire de leur village du sud-ouest, réputé pour ses pâtés pour lesquels les clients n'hésitent pas à faire des kilomètres et dépenser des fortunes en train de chasser des chats. Jacques fera vite le rapprochement et voit là une opportunité pour essayer d'améliorer sa condition.
De ce moment, Jacques trace sa voie vers un destin qui lui fera franchir les étapes de sa transformation de caïd en chef de gang bientôt à la tête d'une petite entreprise criminelle d'envergure. Son histoire nous rend attachant ce personnage pourtant détestable.
Philippe PELAEZ, nous déroule un récit aux petits oignons, très visuel, on pourrait se croire dans un film de Belmondo. Chaque évènement marquant dans la vie de Jacques est décrit tel une évidence. Il subit, n'a jamais vraiment le choix, quand à chaque fois à quelques minutes à dire ou quelques centimètres près, on se dit que l'histoire aurait pu être tout autre.
Pour donner encore plus de profondeur et de noirceur à ce scénario génial, Francis PORCEL, joue avec les dessins et surtout les couleurs qui créent une ambiance pesante.
Si comme moi, vous aimez le noir, vous allez adorer « Dans mon village, on mangeait des chats ».

Lien : https://imaginoire.fr/2020/0..
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Bazart
  26 octobre 2020
Le nouvel album de Philippe Pelaez au scénario ( Un peu de tarte aux épinards, Puisqu'il faut des hommes) et de Francis Porcel ( Les files bergèeres, Les Mentors) au dessin nous raconte la génèse d'un jeune garcon qui tombe dans la délinquance et le crime organisé.

En surprenant le boucher de son village en train de tuer des chats pour en faire du paté, Jacques va commencer à devenir meurtrier un peu en son corps défendant et continuera à tuer notamment son père, violent et tyran

Le voila plongé dans une spirale de violence, racontant un quotidien très glauque et sombre d'une France très populaire des années 70. Cet album raconte l'évolution d'un garçon né sous une mauvaise étoile qui va entrer dans une spirale de violences impossible à juguler. Une narration assez originale- le narrateur s'exprime souvent directement au lecteur, donnant une dimension très cinéma, à la Martin Scorsese au récit- et des illustrations sombres mais percuantes font de cette histoire d'un enfant né sous une mauvaise étoile un récit édifiant et captivant à recommander !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Sarahfolledelecture
  18 avril 2021
Tout le monde se bouscule pour acheter les pâtés du boucher Charon, vendus au prix du foie gras. Un soir, Jacques Pujol, un ado qui vit avec un père très violent, le surprend et découvre leur composition... s'ensuivra plusieurs crimes (accidentels pourtant) qui enverront Jacques en maison de correction.
Il y rencontrera ses 3 acolytes, Christophe, Alain et Sylvain.
Parce qu'il est très malin, il devient le meneur de la bande et ensemble ils vont petit à petit sombrer dans la délinquance et la criminalité...

Une bande dessinée sombre, violente, plutôt glauque... mais très prenante ! C'est le titre qui m'a d'abord interpellé ! Et je suis ravie d'être passée à la caisse avec !
Le visage de Jacques est si expressif ! j'ai beaucoup aimé les dessins qui illustrent parfaitement l'ambiance de cette bd.
J'ai aimé sortir de mes habitudes de lecture mais je préviens les âmes sensibles... dans ce village, on mangeait des chats !

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Pixie-Flore
  17 novembre 2020
Jacques est maltraité par son père et négligé par sa mère. Il s'occupe tant bien que mal de sa petite soeur qu'il aime énormément. le jour où il surprend le boucher tuer des chats pour faire son fameux pâté, sa vie va basculer dans la criminalité.

C'est une bande-dessinée sombre et cruelle. Jacques grandit dans la violence et, sans le vouloir, elle finira par conditionner sa vie. C'est une bande-dessinée aux illustrations un peu glauque parfois mais tout à fait cohérentes avec le récit. Elle se lit très bien.
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Carolivra
  09 juin 2020
Drôle de titre pour une BD! Dans mon village, on mangeait des chats met en scène Jacques. Il a quatorze ans et vit dans un petit village sur lequel règne le maire et boucher tout-puissant Charon. La boucherie de Charon est réputée pour ses pâtés fins et onéreux. Un soir, Jacques surprend le secret de Charon. Il fabrique ses pâtés grâce à la viande de chats! Charon décide de tuer Jacques mais c'est le jeune garçon qui en se défendant tue le boucher. Jacques est alors envoyé dans une maison de correction…

Jacques c'est l'histoire d'un pauvre gosse, comme tant d'autres, qui grandit au milieu des années 70. Son père est routier. Quand il revient à la maison tous les quinze jours, c'est pour s'alcooliser et taper sur sa mère. Cette dernière se prostitue dans sa propre maison pour arrondir les fins de mois. C'est donc dans un foyer malsain et déséquilibré que grandit Jacques. Lorsqu'il devient meurtrier, pourtant, c'est presque par accident. Car au fond Jacques est un gamin au grand coeur qui ne cherche qu'une chose: protéger sa soeur Lily.

Comment ne pas s'attacher à ce gamin d'une rare intelligence? Au sein de la maison de correction, Jacques va se rendre indispensable. Il n'est pas seulement un meurtrier. C'est un garçon intelligent et fin qui sait se sortir de toutes les situations. Ainsi, la maison de correction va devenir pour lui un terrain d'expérimentation géant pour gravir les échelons du crime organisé.

J'ai tout simplement adoré cette BD très courte. J'ai d'abord aimé la noirceur de l'intrigue renforcée par les dessins épurés du dessinateur. Il n'y a pas de fioritures. C'est parfois un peu brut mis le trait s'accorde parfaitement avec le scénario imaginé par les auteurs. La force de l'intrigue est aussi bien présente. On suit Jacques de son adolescence à l'âge adulte. Il y a peu de bulles mais des encarts dans lesquels le personnage s'adresse directement au lecteur, l'immergeant complètement dans cette ambiance sombre.

Il y a ensuite toute une réflexion sur les institutions de correction qui se chargent des enfants « non éducables » pour en faire finalement des enfants perdus dans la société, sans avenir. La fin de la BD donne raison d'ailleurs à cette version d'une jeunesse perdue et sans espoir. C'est extrêmement bien vu de la part des auteurs et très réaliste.

« Dans mon village, on mangeait des chats » est une BD à découvrir. Un récit très sombre, réaliste et violent qui m'a beaucoup plu.
Lien : https://carolivre.wordpress...
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Yuyine
  17 juin 2020
Philippe Pelaez nous propose une histoire sombre et immorale où un jeune homme, dont le destin est fauché dès l'enfance, va petit à petit escalader dans le crime. Héros immoral, audacieux, très malin et culotté mais aussi plein de fêlures, ce garçon se construit sous nos yeux entre actes terribles et moments plutôt touchants. Impossible pour nous lecteur/lectrice de ne pas finir par s'y attacher malgré sa personnalité déstabilisante grâce à une narration toute particulière dans le domaine de la BD. En effet, ici il y a très peu de bulles de dialogues. L'histoire nous est raconté à postériori des événements par [...]

Pour lire la suite de cette critique, rendez-vous sur yuyine.be!
Lien : https://yuyine.be/review/boo..
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AmandineAuFildesPlumes
  02 septembre 2020
Philippe Pelaez signe à nouveau un scénario bien ficelé. le rythme est haletant et monte en puissance au fur et à mesure de la lecture. Très violent et critique envers notre société, cette BD met en scène un personnage ambivalent Jacques.
Les illustrations de Porcel s'accordent parfaitement avec le scénario. L'esthétique est dure et les couleurs sombres.
Une belle BD!
Lien : https://aufildesplumesblog.w..
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stephanieplaisirdelire
  26 août 2020
Si le point de départ de Dans mon village on mangeait des chats a quelque chose d'un peu comique, on sombre très vite dans une histoire plus noire et ce sentiment d'inquiétude est largement accentué par les vignettes dont le dessin de Francis Porcel apporte un aspect pesant qui n'est pas pour déplaire.

Jacques est un anti-héros calculateur qui n'aurait rien de sympathique sans son amour pour sa soeur, son enfance perturbée (loin de tout excuser pour autant) et surtout son fond qui n'a rien de mauvais. Il y a là une impression d'intimité avec ce jeune garçon. Presque de l'attachement. Et, jusqu'à ce que la fin arrive, cette BD nous laisse avec une délicate et désagréable sensation de prévisibilité. Parce qu'il aura suffi d'une mauvaise rencontre….............
Lien : https://libre-r-et-associes-..
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uneCaseenplus
  03 août 2020
Sombre à souhait, bien structuré et captivant, @Philippe Pelaez et @Francis Porcel proposent avec Dans mon village, on mangeait des chats un polar orignal dans lequel ils retracent, avec réussite, l'itinéraire, fait de hauts et de bas, d'un jeune garçon devenu un malfrat.


Lien : https://unecaseenplus.fr/dan..
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