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ISBN : 2366260407
Éditeur : LC Christophe Lucquin éditeur (07/05/2015)

Note moyenne : 4.75/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Il chante avec une voix d'ange, jongle en s'imaginant voler, grimpe au sommet des arbres pour se rapprocher du ciel.
L'histoire d'un garçon de douze ans qui voudrait s'arracher à la gravitation universelle.
C'est l'histoire d'un garçon, c'est le début de son adolescence et la découverte du sentiment amoureux, du désir de l'autre, de la méchanceté. Il a une particularité qui le rend sûrement plus sensible. Il goûte le monde, le ressent. Il vit avec sa m... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
marie-ded
19 juillet 2015

compte-rendu sur le site de l'éditeur
L’histoire d’un garçon de douze ans qui voudrait s’arracher à la gravitation universelle.
C’est l’histoire d’un garçon, c’est le début de son adolescence et la découverte du sentiment amoureux, du désir de l’autre, de la méchanceté. Il a une particularité qui le rend sûrement plus sensible. Il goûte le monde, le ressent. Il vit avec sa mère et son frère Roland. Moqué par ce dernier - qu’il aime malgré tout - et par ses camarades de classe, il aime à trouver refuge dans son arbre mort.
Il apprend le corps de l’autre avec Irène, la gamine de son âge qui pisse accroupie sur les pommes. Puis il y a aussi la belle Amélie... Il se prépare pour un grand événement : sa communion solennelle, au printemps. Il ne cesse d’y penser dans son arbre mort, où il dépose son offrande : trois morceaux de sucre, une barre de chocolat, quelques biscuits, une poignée de raisins secs, une carotte, une pomme, des mûres, un petit caillou ramassé sur le bord du chemin, taillé comme un diamant, et blanc — blanc comme il est pur.
Il rêve d’être un oiseau, en fait il est un ange. « Au printemps je ferai ma communion solennelle et je dois m’élever, me purifier encore, non seulement me préparer, mais être prêt. » La langue est précise, exceptionnelle. Un très beau roman sur la différence.
Mon avis
L’histoire de ce petit garçon qui se cherche, qui découvre, qui continue à chercher, en explorant sous les jupes des filles, en jonglant, en chantant et qui voudrait se « sublimer » est originale et très agréable à lire.
On s’attache à ce gamin et on a envie de lui dire : colle ton dos contre le mur pour que l’on ne te fasse pas de mal.
J’ai bien aimé le style fluide et léger de cet auteur.
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yv1
26 mai 2015
Le garçon-narrateur a douze ans et est relativement innocent. Il découvre au fur et à mesure de l'ouvrage la méchanceté des autres, parce qu'il est plus petit, parce qu'il fait partie de la chorale de l'école et qu'il chante bien avec une voix d'ange ; tout cela changera avec la puberté, mais en attendant ce jeune homme est encore "pur", donc gênant pour les autres qui ne peuvent supporter de l'avoir face à eux. Très vite il découvre ce que la vie lui réserve, Roland son frère se charge de le lui montrer : "Roland, c'est donc Roland, le preux chevalier, mais, à l'entendre, son olifant est dans son froc. Sauf que ça n'est pas lui qui souffle dedans, ce sont les filles.(...) Moi je suis Perceval, Perceval l'Ahuri, qui trempe encore ses doigts dans le bénitier et bave sa foi sur ses cahiers." (p.9/10)
Perceval n'est pas comme tous les autres garçons, plus sensible, solitaire, différent. C'est cela qui met mal à l'aise certains qui le harcèlent et le menacent. Encore une fois, la différence fait peur et plutôt que de tenter d'apprendre d'autrui, de le connaître et de savoir ce qu'il peut apporter, certains préfèrent lui faire du mal, par peur de se confronter à ce qu'ils ne comprennent pas.
Roman construit en quatre chapitre du nom des saisons, commençant par l'automne. A chaque saison Perceval change, évolue, découvre, apprend. Une belle écriture qui part parfois dans des régions inconnues -de moi, mon côté terre-à-terre- mais qui toujours nous reprend pour nous emmener un peu plus loin. Beaucoup de sensibilité, d'émotions mais aussi des moments plus légers, plus drôles, c'est l'enfance quoi. Des phrases et un vocabulaire simples, certaines à retenir : "Il faudrait loger une femme dans chaque homme pour l'empêcher de faire couler le sang." (p.144/145)
Un très beau roman sur l'enfance, sur la différence, sur le passage à l'âge adulte et l'abandon des rêves et des illusions (pas pour tous, heureusement).
Lien : http://lyvres.fr
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Charybde2
19 août 2015
Une ode curieusement poétique à la gloire ambiguë de l'imagination enfantine et adolescente.
Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2015/08/19/note-de-lecture-phenix-raymond-penblanc/

Lien : http://charybde2.wordpress.c..
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VRossignol
10 août 2016
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde219 août 2015
Tout en ne valant guère mieux, car aujourd’hui est un jour spécial, un jour de grand péril, aujourd’hui je vais devoir chanter seul devant toute la classe. Monsieur Lifar, notre nouveau professeur de musique, s’est mis dans la tête de constituer une minichorale, et chacun doit passer le test d’ici la fin de l’heure. Certains renoncent avant de commencer, d’autres abandonnent dès les premières mesures, d’autres se ramassent au bout de trente secondes, ce que je peux comprendre. Sauf à adopter une stratégie gagnante en se mettant hors de portée des chasseurs. Trente têtes alignées devant vous, trente regards qui vous jugent, une mer houleuse de crânes et d’épaules, ça vous invite à prendre de l’altitude. D’emblée, je culmine à 4 810 mètres (le Mont Blanc), que dis-je, à 8 848 mètres (l’Everest), personne n’est encore monté si haut, ni aussi vite : troposphère, stratosphère, mésosphère, je franchis allègrement leurs trois couches successives. Cette fois on ne me voit plus, et je ne vois plus personne. Mais on m’entend, on n’entend d’ailleurs que moi – et le silence. L’enfant du Tambour, qui brise les vitres par la seule stridence de son cri, est battu, pulvérisé, et quelle audace, quel brio, quelle beauté souveraine je déploie à ces hauteurs insoupçonnées. Le plus dur sera de négocier la descente sans soulever un tonnerre d’applaudissements. Monsieur Lifar se dresse au milieu de cette mer houleuse. Tel un phare, il me fait signe, et c’est un bel oiseau blanc qui retombe sur ses pattes, que la vague dépose jusqu’au rivage. Roundup a beau me toiser avec tout le mépris dont le je le sais capable, je ne le regarde même pas, je suis libre et je sors. Mon atterrissage triomphal ne vient-il pas de sonner la fin du cours ?
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Charybde2Charybde219 août 2015
Chaque matin je fais le détour par l’arbre mort. J’y dépose mon offrande, trois morceaux de sucre, une barre de chocolat, quelques biscuits, une poignée de raisins secs, une carotte, une pomme, des noix, un petit caillou ramassé sur le bord du chemin, taillé comme un diamant, et blanc, blanc comme je suis pur. Au printemps je ferai ma communion solennelle et je dois m’élever, me purifier encore, non seulement me préparer, mais être prêt. Dans la cachette de l’arbre mort, mon trésor est à l’abri des bêtes sauvages : c’est un tabernacle, et je ne sais par quel mystère de la transsubstantiation, par quelle miraculeuse opération du Saint-Esprit, sucre et chocolat, quand je les retrouve à mon retour de l’école, prennent sous la langue ce goût d’ambroisie qui me fait fondre. La carotte croque délicieusement sous la dent. Quant au caillou d’or blanc, il brille dans ma main tel un ver luisant. Je serre très fortement le poing, et je me récite mes prières tout en marchant, le Notre Père (trois fois), le Je vous salue Marie (trois fois), ne serait-ce que pour me chasser de la tête les paroles impies qu’en a données Roland. Roland aura bientôt seize ans, il fume, il boit des bières et sort avec les filles. Il a choisi de pourrir tout ce que j’aime.
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yv1yv126 mai 2015
Roland, c'est donc Roland, le preux chevalier, mais, à l'entendre, son olifant est dans son froc. Sauf que ça n'est pas lui qui souffle dedans, ce sont les filles.(...) Moi je suis Perceval, Perceval l'Ahuri, qui trempe encore ses doigts dans le bénitier et bave sa foi sur ses cahiers. (p.9/10)
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julienraynaudjulienraynaud03 juin 2015
Il faudrait loger une femme dans chaque homme pour l’empêcher de faire couler le sang.
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julienraynaudjulienraynaud24 avril 2015
J’ai été le bébé du retour de taule, le printemps de la liberté, maman me l’a assez répété.
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