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ISBN : 1095438395
Éditeur : L' Iconoclaste (30/08/2017)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 137 notes)
Résumé :
Neverland est l’histoire d’un voyage au pays perdu de l’enfance, celui que nous portons tous en nous. À la fois livre d’aventure et livre-mémoire, il ressuscite nos souvenirs enfouis.

Après son immense succès en littérature jeunesse (Tobie Lolness, Vango, Le livre de Perle), Timothée de Fombelle signe son premier livre pour adultes.
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Critiques, Analyses et Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
  16 septembre 2017
***
Ce livre ne se raconte pas, il se ressent... Timothée de Fombelle nous offre ici de manière poétique ses réflexions et ses souvenirs d'enfant. Il nous emmène avec lui à la recherche de ce monde perdu mais qui sommeille en chacun de nous. Une odeur, un objet, un air de musique : tout est propice aux doux souvenirs et aux rêves que nous chérissions.
Une lecture apaisante, mais qui, je l'avoue, m'a moins charmé que les romans jeunesse qu'il a l'habitude de nous écrire...
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isabelleisapure
  30 novembre 2017
J'étais sûre d'aimer ce livre, tant je suis sensible aux souvenirs d'enfance que ce soient les miens ou ceux des écrivains.
J'y trouve en général, une phrase, un mot, une sensation qui me renvoie à l'âge de mes jeux, de mes rires, de mon insouciance.
En ouvrant le livre de Timothée de Fombelle, j'étais dans cette attente et j'ai du mal à exprimer ma déception car je ne sais pas vraiment pourquoi ce texte m'a laissée indifférente.
Malgré une écriture élégante parfois teintée de poésie, les mots ne m'ont pas touchée.
J'ai eu l'impression que l'auteur évoquait des souvenirs sans vraiment avoir envie de les partager avec son lecteur.

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AMR
  07 octobre 2017
Encore une fois, je découvre un nouvel auteur dans le cadre des 68 premières Fois.
Enfin un format court qui se justifie et qui correspond parfaitement à l'amplitude de l'écriture d'un conte poétique et philosophique sur l'enfance.
Dans Neverland de Thimothée de Fombelle, le narrateur part à la recherche d'un pays imaginaire, celui de l'enfance. C'est une véritable expédition, une chasse, avec ses préparatifs matériels et psychologiques. Ce récit de « voyage illuminé » à la première personne est rempli de figures métaphoriques empruntées à la nature et au monde animal ; tout y devient symbolique et porteur de sens. Cette aventure se fait exploration, effraction aussi parfois.
L'enfance n'est plus seulement cette période de la vie de tout un chacun qui va de la naissance à la préadolescence, mais elle devient un lieu, un territoire qui possède sa géographie, sa météo, ses saisons et ses paysages qui se confondent avec les souvenirs ; c'est aussi un monde plus ou moins dangereux selon les époques et les circonstances. le vocabulaire employé devient celui de la fantasy médiévale avec ses châteaux-forts, ses cavalcades et ses armes blanches.
La temporalité s'efface au profit d'un « instant suspendu » qui embrasse à la fois tout le pays imaginaire et chacun de ses détails. La trame narrative devient onirique, place le lecteur en apesanteur. Les âges extrêmes de la vie, enfance et vieillesse, se rencontrent et se rejoignent à la lisière de neverland…
Parfois, le récit se raccorde à la vraie vie, aux grands-parents, aux vacances, aux trajets en voiture, aux jeux avec les parents et la fratrie, aux pique-niques, aux bonnes recettes de familles, aux petits trésors au fond des tiroirs, aux terreurs nocturnes, aux peurs de l'abandon, au désordre d'une chambre, aux maladies et bobos divers, à tous les souvenirs, même les plus terrifiants… En grandissant, l'enfant découvre aussi l'ennui, les temps morts, le monde des adultes, la mort de gens qu'il connaissait… Il prend conscience de l'éveil de son corps. Plus tard encore, l'adulte qu'il est devenu plonge dans la poussière des mémoires familiales et tente de dérouler l'écheveau du passé.
Il faut entrer dans ce livre sans à priori, accepter de passer par l'imaginaire avant le réel, par l'interprétation avant les évènements ou les faits avérés, se laisser porter, emporter, s'arrêter si nécessaire, revenir en arrière si besoin, terminer sa lecture et pourquoi pas la recommencer. Le chapitrage court permet toutes les pauses possibles, toutes les directions envisageables. Avec Thimothée de Fombelle, chaque lecteur part à la recherche de l'enfant qu'il a été et le retrouve, sans doute : le livre semble écrit pour ça…
Et pourtant, je m'interroge en refermant Neverland… Alors, je le reprends et je le relis pour saisir son ossature ; mais ce livre est inclassable, hors-norme... L'écriture est fluide et poétique, comme à main levée ; c'est possible avec un peu de sensibilité et de talent, trop facile peut-être, pas assez maitrisé… C'est doux et agréable, rugueux et vif, mignon et écorché, comme l'enfance.
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kuroineko
  15 décembre 2017
Première incursion chez Timothée de Fombelle avec Neverland. L'auteur y tente de retrouver l'enfance. Non pas seulement ses souvenirs d'enfants mais le pays lui-même de l'enfance. Comme un Peter Pan adulte voulant rejoindre le Pays Imaginaire.
J'ai apprécié la belle écriture poétique de Timothée de Fombelle. J'ai compris le cheminement métaphorique qu'il emprunte pour narrer sa quête existentielle. Pour autant, ce livre n'a pas soulevé en moi un enthousiasme débordant. Je m'attendais à plus. Quelques anecdotes autobiographiques parsèment l'essai telles les cailloux du Petit Poucet. Mais le tout reste à distance. du moins est-ce ainsi que je l'ai ressenti; comme une distanciation par rapport au lecteur.Le récit ne m'a guère touchée, par conséquent.
Une lecture qui me laissera surtout le souvenir d'une jolie plume et une certaine réflexion sur l'essence même de l'enfance. Peut-être essaierai-je ses romans jeunesse pour avoir un autre aperçu de son oeuvre.
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MurielT
  21 janvier 2018
NeverlandTimothée de Fombelle
Livre magnifique et magnifiquement écrit.
Je suis partie avec l'auteur ou son narrateur à la recherche de l'enfance. Ce livre à fait revivre en moi tout une foule de souvenirs oubliés ou enfouis très loin.
Ce livre à fait ressurgir en moi des moments précieux mais auxquels je ne pensais plus, souvent je me suis arrêtée de lire pour revivre ces instants.
C'est un livre dont je ne voulais pas tourner la dernière page, pas parce qu'il était passionnant, non, simplement parce que c'était un livre dans lequel je me suis sentie bien.
A lire et à relire sans modération.
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critiques presse (4)
LeMonde   06 octobre 2017
Grand auteur jeunesse, il signe, avec « Neverland », un beau récit biographique… sur son enfance.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeFigaro   29 septembre 2017
Le romancier fétiche des adolescents signe son premier livre pour les adultes.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   13 septembre 2017
Dans son premier texte pour adultes, Timothée de Fombelle dit son enfance
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama   16 août 2017
Un phare de la littérature jeunesse explore ses souvenirs d'enfance : une émouvante chasse au trésor.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
baaab894baaab894   22 septembre 2018
Mais il y avait plus grave que ces chagrins qui s'évanouissaient au premier courant d'air.
Il y avait le désespoir sans origine.
On avait pourtant tout ce qui nous fallait. On était un enfant content. Personne ne nous avait rien fait. Mais tout à coup, le silence hurlait à l'intérieur. On voulait déchirer ces langes qui nous serraient. La vie continuait doucement dehors et quelqu'un criait en nous. Quelqu'un étouffait, trop à l'étroit pour ouvrir les bras et respirer.
Des cris d'animal piégé.
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tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres   17 septembre 2018
Il y a dans les hauts territoires de l'enfance, derrière les torrents, les ronces, les forêts, après les granges brûlantes et les longs couloirs de parquet, certains chemins qui s'aventurent plus loin vers le bord du royaume, longent les falaises ou le grillage et laissent voir une plaine tout en bas, c'est le pays des lendemains : le pays adulte."
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JeannepeJeannepe   03 novembre 2017
Je me rappelle, vers huit ou neuf ans, m’être convaincu que j’étais l’objet d’une conspiration générale. Il me semblait que j’étais une fiction cultivée par mes parents et par tous ceux qui m’entouraient. De toute part, on essayait de me faire croire que j’étais bien moi-même, mais j’avais repéré les indices qui prouvaient que je n’existais pas. Et quand ils s’adressaient à moi le plus normalement possible, quand ils mettaient un couvert à mon intention sur la table, ils faisaient tous semblant que j’étais bien là.
Je n’en avais parlé qu’à mon grand frère. J’étais allé le retrouver dans sa chambre au milieu de la nuit.
À la fin, j’avais dit :
– Voilà.
Il était resté silencieux dans le noir. J’avais ajouté :
– Comme ça, tu sais.
Il avait pris le temps d’y réfléchir, avec beaucoup de gravité, et s’était finalement associé à mon sort, certain d’être victime de la même machination.
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VALENTYNEVALENTYNE   11 juillet 2018
Je suis parti un matin d’hiver en chasse de l’enfance. Je ne l’ai dit à personne. J’avais décidé de la capturer entière et vivante. Je voulais la mettre à la lumière, la regarder, pouvoir en faire le tour. Je l’avais toujours sentie battre en moi, elle ne m’avait jamais quitté. Mais c’était le vol d’un papillon obscur à l’intérieur : le frôlement d’ailes invisibles dont je ne retrouvais qu’un peu de poudre sur mes bras et mon cou, le matin.
Je ne voulais pas parler de mon enfance, je voulais l’enfance absolue, la source commune, l’eau violette des origines.
Je me souviens de ce besoin qui m’a envahi un jour d’attraper l’enfance pour la tenir, comme dans une cage entre mes mains fermées, et la montrer aux autres en écartant doucement les doigts.
– Regarde, elle est là. Tu la vois ?
C’est arrivé au milieu de ma vie. Autant d’années à vivre, peut-être, que de temps vécu. J’avais senti la l’absence de l’enfance dans tout ce qui commandait la marche du monde à ce moment-là. Et ce monde ressemblait à une steppe, une plaine asséchée, fendue de colonnes de guerriers. Aucune trace de l’enfance nulle part. La terre craquait tout autour. Comment y grandir ? Il manquait ces noyaux tachés de rouge qui font sonner les grelots morts.
Je m’étais équipé comme un chasseur de dragons ou de chimères. Impossible de savoir ce dont j’aurais besoin. J’avais prévu les sarbacanes, les potions, les casiers, les filets, un petit cheval assez rapide, des fléchettes qui endorment, et même les brosses de soie et les petites cuillères dont se servent les archéologues pour déterrer des trésors anciens sans les abîmer.
J’étais le chercheur d’or, le chasseur fou, illuminé par ce rêve. Je marchais à la verticale sur le chemin étroit avec mon cheval. L’ombre de mon équipage se projetait à côté de moi sur la paroi. Les épuisettes se dressaient dans mon dos comme un bouquet de drapeaux.
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KathleeneKathleene   25 novembre 2017
Chaque matin de toute sa vie, elle reçut de mon grand-père un petit déjeuner qu'il préparait et lui montait dans son lit. Et quand, en découvrant un hiver une lettre de fiancé qu'il lui avait écrite au retour de captivité, je lus ces mots : "Je vous ai dit que toute ma vie serait consacrée à assurer votre bonheur et que je serais très difficile en cette matières, je en veux pas pour vous d'un petit bonheur médiocre, à quatre sous, je veux un bonheur total, rayonnant, incommensurable. Je veux que vous viviez dans la gaieté, dans la confiance, je veux que vous n'en croyiez pas vous yeux", quand j'ouvris, alors qu'ils avaient déjà tous les deux disparu depuis longtemps, cette lettre écrite à vingt ans, je ressentis le tremblement de terre que provoque en nous la parole tenue toute une vie. Le même bruit que font les rêves d'enfants quand ils se réalisent.
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