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Critiques sur Le fils de l'Ursari [BD] (31)
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rabanne
  03 juin 2019
Bande-dessinée adaptée du roman de Xavier-Laurent Petit (publié en 2017, aux éditions de L'école des loisirs).

Le scénario est absolument fidèle à celui de l'excellent roman jeunesse.
Il raconte l'exil forcé d'une famille de montreurs d'ours (Ursari), depuis leur pays d'origine jusqu'aux bidonvilles parisiens, spoliés non seulement de leur dignité mais aussi de leurs biens, et endettés jusqu'au cou.
L'on y suit particulièrement le destin du jeune Cipprian, doué d'une personnalité, d'une ténacité et d'une intelligence peu communes...
J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir cette émouvante aventure des temps modernes, réaliste mais résolument optimiste, avec son héros si courageux, lumineux et attachant !

Un graphisme original, très coloré, parfois d'un réalisme assez "brutal" (traits dilués ou bien accentués), qui semble vouloir percuter le lecteur autant que par les mots... Donc complètement au service du scénario et de son humanisme.

À partir de 10 ans. (NB : le roman est conseillé aux 13-14 ans)
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marina53
  29 janvier 2020
Mica, leur voiture qui leur permettait d'aller de village en village pour leur petit spectacle, est morte. Ciprian et sa famille se trouvent coincés à Tamasciu. Lazar Zidar, son père montreur d'ours, n'attire pas les foules. Dimetriu, avec sa façon toute personnelle de faire les courses, s'attire, lui, les foudres des commerçants. Des gens comme eux, les villageois n'en veulent pas. Aussi mettent-ils le feu à leur voiture et les préviennent qu'ils feront de même avec leur caravane s'ils ne dégagent pas vite fait. le lendemain, la famille Zidar reçoit la visite d'un drôle de personnage. Il propose de leur prêter 10000 leiki à chacun pour payer le voyage pour Paris. 60000 leiki à rembourser au bout d'un mois sinon la dette double. Certains qu'ils peuvent gagner plein d'argent à Paris, ils acceptent. Mais arrivés sur place, ils déchantent bien vite et se trouvent obligés de mendier et voler. Ciprian, lui, traîne du côté du jardin du Luxembourg où il va être subjugué par deux joueurs d'échecs...

Adapté du roman éponyme de Xavier-Laurent Petit, cet album retrace le parcours d'une famille de Roms, de l'Est à Paris. Malheureusement endettés, les Zidar n'auront d'autres choix que de voler et faire la manche pour essayer de rembourser l'argent mafieusement dû. Ciprian, lui, va s'évader de ce monde cruel et malsain grâce à la découverte des échecs. Touchant et sensible, cet album aborde avec justesse divers thèmes tels que l'exil, le mal logement, la migration, l'illettrisme, la solidarité ou encore le travail des enfants (amusant ici puisqu'il est interprété par Ciprian)... Dans un style semi-réaliste, Cyrille Pomès croque avec charme aussi bien les personnages que la ville-lumière. Les couleurs surannées et un brin romantiques d'Isabelle Merlet s'accordent parfaitement à cette ambiance poétique et gorgée de bons sentiments.
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boudicca
  13 mai 2019
Inspiré d'un ouvrage du prolifique auteur pour la jeunesse Xavier-Laurent Petit, l'album « Le fils de l'Ursari » propose une fidèle adaptation du roman éponyme. le récit met en scène un jeune garçon qui quitte l'Europe de l'Est avec sa famille pour gagner Paris. le problème, c'est que, une fois arrivé à destination, il leur faut rembourser les passeurs qui les ont aidé à arriver en France, or ces derniers demandent une somme exorbitante. Forcés de voler, mendier ou trafiquer, chaque membre de la petite famille doit participer. C'est justement en déambulant dans les rues de Paris pour trouver de l'argent que le jeune Ciprian découvre le jardin du Luxembourg où des retraités s'affrontent régulièrement aux échecs. Fasciné par ce jeu qu'il ne connaît pas mais dont il intègre rapidement les règles (à défaut du vocabulaire), Ciprian va peu à peu apprendre à devenir un champion.

Fidèle à celle du roman, l'histoire se révèle bien rythmée et surtout très touchante : on se prend immédiatement d'affection pour Ciprian et sa famille qui en sont réduits à vivre dans des conditions révoltantes. Les personnages qui gravitent autour du monde des échecs sont eux aussi très attachants par la bienveillance qu'il témoigne au jeune garçon. Les dessins de Cyrille Pomès ne manquent quant à eux pas de charme même s'ils nécessitent un petit temps d'adaptation, surtout pour un jeune lectorat qui pourra être rebuté par les faciès un peu grossiers des personnages et par une gamme de couleur limitée.

Une adaptation de qualité et une belle histoire qui traite de thématiques difficiles et met en scène des personnages attachants. Idéal pour des collégiens.
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Saiwhisper
  04 décembre 2019
N'ayant pas lu le roman éponyme, je ne suis pas capable de dire si cette adaptation BD est fidèle ou non toutefois, j'ai plutôt apprécié cette lecture ! Ce n'était pourtant pas gagné d'avance, car le style de dessin n'est pas du tout ma tasse de thé ! En effet, j'ai trouvé le coup de crayon brouillon, atypique et parfois laid, surtout au niveau des visages. Heureusement, les personnages sont assez expressifs, tandis que les couleurs retranscrivent bien différentes ambiances. J'ai donc fini par mettre mon ressentiment de côté afin de me concentrer sur l'histoire. Celle-ci s'est révélée être mature, difficile et intéressante. On va suivre Ciprian et sa famille, des gens du voyage, qui vont faire une halte à Paris, dans des bidonvilles. Malheureusement pour eux, les conditions de vie sont dures et tous sont obligés de mendier ou de voler pour payer Karoly, un représentant mafieux. Ce dernier les force à leur donner de l'argent, sans quoi il les menace directement de violence, de viol ou de mort. Endettés, les pauvres Zidar n'ont d'autre choix que de céder à ce chantage. le contexte de ce récit est donc très sombre, brutal et, malheureusement, réaliste ! J'ai d'ailleurs aimé le fait que tout ne soit pas embelli par les auteurs.

L'espoir va renaître grâce aux échecs puisque, au lieu de chaparder, Ciprian va découvrir des joueurs de « tchèquématte » (échec et mat) qui se retrouvent tous les jours au jardin du « Lusquenbour » de Paris. Avec admiration et fascination, le garçon va miraculeusement apprendre les règles rien qu'en observant les joueurs. Ces rendez-vous quotidiens vont lui permettre de faire plusieurs rencontres, notamment celle de Martha, alias Madame Baleine. Celle-ci m'a touchée, si bien que j'ai regretté de ne pas la voir davantage. Son duo avec le jeune Rom m'a séduite. de façon générale, j'ai apprécié la famille Zidar dont chaque membre est touchant. Les voir subsister dans de telles conditions émeut et révolte ! Ainsi, on se demande sincèrement comment tous les protagonistes vont s'en sortir… le rythme de la bande dessinée est rapide. J'ai parfois eu du mal avec certaines ellipses néanmoins, je préfère cela au fait de s'ennuyer. Je recommande cette BD prônant la tolérance aux collégiens, car le contenu est certainement un peu trop dur pour les jeunes lecteurs…
Lien : https://lespagesquitournent...
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orbe
  06 mars 2020
Formidable bande dessinée qui relate à merveille à la fois la vie des nomades et celle des immigrés.

Se mêle à ces deux thèmes forts les échecs !

J'ai beaucoup aimé percevoir la France par les yeux de ce jeune montreur d'ours.

Même si l'histoire se termine globalement bien, reste un sentiment amer dans la gestion du pays de l'accueil de ceux qui viennent car ils ne peuvent pas faire autrement.

À lire !
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zazimuth
  15 novembre 2019
J'ai adoré cette bande dessinée qui met en scène un roman de Xavier-Laurent Petit dont j'aime beaucoup l'écriture.
Le héros, Ciprian est le fils d'une famille d'Ursari (dresseurs d'ours) en Roumanie où ils ne sont pas bien considérés. Très pauvres, obligés de voler de quoi se nourrir, ils sont bloqués car leur voiture a rendu l'âme et leur caravane est embourbée. Menacés par les habitants du village voisin qui incendient leur voiture, ils sont "miraculeusement" récupérés par un curieux personnage qui leur propose de les faire passer à l'étranger, à Paris, sous condition de le rembourser en travaillant pour lui là-bas.
Et cette modeste famille de nomades plus artistes qu'autre chose, se voit obligée de mendier et voler pour Karoly à la tête d'une mafia organisée dans le bidonville où ils ont atterri.
Jusqu'au jour où Ciprian, au jardin du Luxembourg, découvre un couple jouant aux échecs...
Le récit narré du point de vue du garçon avec ses mots, sa découverte de la lecture, de la langue et des mots en même temps que les échecs est poignant et très beau.
A lire !!!
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Pixie-Flore
  07 juin 2020
Ciprian vient d'une famille itinérante vivant du spectacle. Rejetés par la population, lui et les siens se laissent tenter par la proposition de passeurs afin d'aller à Paris, là où la vie semble plus douce. Grosse erreur. Ils viennent de tomber dans les mains de trafiquants d'êtres humains.

L'histoire de Ciprian est extrêmement touchante car elle reflète une réalité que beaucoup rejettent en bloc. L'immigration et la traite d'être humains sont évoqués avec, il me semble, beaucoup de justesse. Comment se sortir d'une telle situation ? Comment s'habituer à un pays différent qui, de surcroît, ne veut pas de vous ? En découle des vies au rabais et des familles brisées.
Heureusement, dans cette histoire, le jeune Ciprian fera de jolies rencontres grâce à sa nouvelle passion pour les échecs. Faisant du mot "Tchéquématte" sa nouvelle devise.

C'est une bande-dessinée très puissante dans son thème et dans les personnages qu'elle nous présente. le seul aspect décevant reste, pour moi, la fin très ouverte qui m'a laissée complètement pantoise. Elle appui le réalisme de ce qui est raconté mais me laisse un goût de tristesse amer.
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mesechappeeslivresques
  20 mai 2019
Après la panne de la vieille Mica, une famille de Roms n'a plus le choix et décide de fuir l'Europe de l'est dans l'espoir d'un avenir meilleur ailleurs. Parmi eux, il y a le jeune Ciprian. Ce fils d'Ursari, ou montreur d'ours, s'installe alors à Paris avec les siens dans un camp misérable.

Leurs illusions partent immédiatement en fumée face à la précarité de leur situation d'autant plus qu'une bande de mafieux les escroquent. Les journées se succèdent entre vols et mendicités pour tenter de rembourser leurs dettes.

Ciprian, initié par son grand frère, doit comme chacun des membres de sa famille travailler et commet de petits larcins dans les rues de Paris. Mais le jour où son chemin croise une partie d'échecs au parc du Luxembourg, la vie du jeune garçon change peu à peu lorsqu'il comprend qu'il possède des facultés exceptionnelles.

Adapté du roman jeunesse de Xavier-Laurent Petit, cette BD nous invite à changer notre regard sur ces nomades déracinés dont les conditions de vie sont déplorables et qui ne sont pas épargnés par les coups durs.

Le scénario est mené tambour battant. On se prend d'affection pour le jeune héros de ce récit qui, grâce à la bienveillance des autres et à son don pour les échecs, tente de sortir du gouffre dans lequel il s'est enfoncé.

Si j'ai été touchée par l'humanité qui se dégage de cette histoire à la fois sombre et optimiste, je n'ai pas complètement adhéré au graphisme parfois un peu trop confus à mon goût sur certaines planches de l'album.

Une bande-dessinée qui éveille à la tolérance et à la solidarité avec les aventures tumultueuses de cette famille d'Ursari. Une lecture agréable et touchante qui devrait incontestablement séduire le jeune public.
Lien : https://mesechappeeslivresqu..
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saomalgar
  15 mai 2019
Ciprian vit dans une famille d'Ursari (montreur d'ours) dans un pays de l'est jusqu'à ce qu'ils soient chassés du village où ils s'étaient arrêtés (voiture HS). "Grâce" à un passeur ils arrivent en France. Mais ils lui doivent beaucoup d'argent qu'ils doivent rembourser en "travaillant" (vol, manche..). Mais Ciprian découvre d'étranges personnes, Madame Baleine et Monsieur Enorme, qui jouent, dans le jardin du Luxembourg, à un jeu nommé "Lézéchecs". Ciprian va se passionner immédiatement. Très vite il s'avère être un génie à se jeu et dans l'apprentissage en général... Pas facile lorsque l'on vit dans un bidonville et qu'on est harcelé par des voyous.
L'adaptation en roman graphique est vraiment sublime, les dessins sont généreux et nous invitent à voyager avec la famille Zidar. L'histoire est fidèle au roman et surtout aux jeux de mots. Cela m'a beaucoup fait penser au temps des miracles d'Anne-Laure Bondoux.
A lire !
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py314159
  19 octobre 2020
Ciprian et sa famille sont chassés de chez eux et atterrissent tant bien que mal dans un bidonville parisien. Pour rembourser leurs dettes, ils doivent mendier et voler. Cyrille Pomès et Isabelle Merlet adaptent le roman de Xavier-Laurent Petit. le style graphique nécessite un petit temps d'adaptation mais on se laisse facilement emporté par son joli conte échiquéen.
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