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ISBN : 2211234968
Éditeur : L'Ecole des loisirs (03/11/2017)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 121 notes)
Résumé :
Ciprian est le fils d'un Ursari, d'un montreur d'ours. Avec sa famille, ils sont des nomades, ce qui est mal accepté dans la société. Ils changent très souvent d'endroits et se déplacent et vivent dans une caravane.
Un jour, deux hommes vont leur proposer de partir vivre à Paris où il y a du travail et où ils vont pouvoir devenir riches. Cependant, ils se rendent compte que la vie n'est pas si facile qu'ils l'imaginaient. De plus, ils doivent rembourser une i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (83) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  16 novembre 2016
Deux romans qui se suivent dans mes lectures et évoquent les enfants surdoués, E = MC² mon amour et le fils de l'Ursari. Ce dernier est également un très beau roman jeunesse. J'avoue, je ne connaissais pas la profession d'ursari. Peut-être plus un art qu'une profession, une passion à l'évidence. L'ursari et sa famille vivent au rythme de la nature et respectent l'ours. Ils partagent avec lui la dure vie des gens du spectacle, une vie de bohème sur les routes, accueillis parfois (souvent) par des villageois hostiles.
Ce joli livre raconte le déracinement des roms, chassés de leur pays (je ne dirai pas le nom car ils sont originaires du pays du vent et des nuages) et envoyés en France par une bande mafieuse qui profite de la misère humaine pour faire de gros bénéfices, la traite des êtres humains vue de l'intérieur. Arrivés en France ils sont parqués dans une zone sans nom, sans eau et sans toit, à la merci de ces voyous qui continuent à les exploiter pour rembourser le prix du voyage. Une somme qui ne cessera d'augmenter malgré les paiements et l'énergie que cette famille déploiera. Dans ces conditions de vie difficiles et violentes, une petite étincelle s'enflamme le jour où Ciprian, le petit garçon de la famille, découvre le jeu d'échecs. Une illumination, un déclic dans ce cerveau brillant. Une nouvelle vie ? Pas si facile.
J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui nous transporte dans des contrées lointaines (ou pas), où l'on côtoie un ours puis une baleine au grand coeur et qui donne une autre vision des gens que l'on peut rencontrer dans le RER, un bébé dans les bras, sollicitant un zorro.
Un grand merci aux éditions de l'École des Loisirs et à Babélio pour cette intéressante découverte.
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claireo
  10 décembre 2017
Un très beau roman.
Une histoire d'immigrants, de misère et d'échecs. le jeu d'échecs. Le tout vu par les yeux de Ciprian, petit garçon surdoué qui voit le monde avec poésie. Un excellent moment de lecture.
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RosenDero
  13 octobre 2017
Ciprian est le fils d'un Ursari. de génération en génération les traditions se perpétuent, ils sont des montreurs d'ours nomades parmi le peuple rom. Mais les nationalistes n'aiment pas les nomades, ici, comme ailleurs. Alors, Ciprian et sa famille vont devoir laisser leur mode de vie derrière eux et fuir jusqu'en France, là où l'on devient riche facilement... à ce qu'on leur a dit...
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Gros coup de coeur pour ce roman jeunesse, lauréat du Prix Sorcières roman ado 2017, et je comprends pourquoi.
C'est dense, c'est prenant, je n'ai pas réussi à le lâcher. L'histoire de Ciprian et de sa famille nous balade entre frissons, rires et larmes.
On s'attache tellement facilement à ces personnages qu'on vit pleinement avec eux les évènements qui vont bouleverser leur famille. On espère pour eux, on leur souhaite le meilleur, on désespère quand ils font les mauvaises rencontres, quand ils sont exploités, escroqués ou manipulés.
C'est peut-être un peu gentillet sur la fin, mais les 30 dernières pages permettent au lecteur de relâcher la pression et de souffler. On n'aurait pas pardonné à Xavier-Laurent Petit qu'il en fut autrement. C'est qu'entre passeurs véreux, trafiquants de tous bords et enquête de police, on ne s'ennuie pas. La chance de cette famille sera de compter un petit génie parmi ses membres. Et on pense à celles qui n'ont pas cette chance. Qui ne connaissent pas l'empereur Sigismond en personne...
Et en plus de tout, on en apprend un peu sur les Ursari, ces montreurs d'ours d'un autre temps, d'un autre monde. Et on regrette cette globalisation qui fout tout sous plastique, qui place le pognon en seul roi, et qui lisse toutes les cultures singulières. Rien ne lui échappe. Sauf peut-être Găman, un ours, le roi de la forêt, divinité de tant de cultures...
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OctoPange
  27 novembre 2017
Ciprian est le fils d'un montreur d'ours , de la famille , et ce n'est pas toujours facile de l'être .
La famille Ursari ne reste pas longtemps dans un même endroit car ils se font explusés par les villageois ou par la police .
Ciprian et sa famille finissent par relâcher leur ours pour pouvoir se réfugier à Paris où le travail et l'argent peuvent etre plus rapide à avoir.
Arrivés là- bas , chacun se découvre un nouveau "métier" .
Ciprian découvre un soir en rentrant de sa journée de travail, le jardin du Luxembourg où il observe secrètement des joueurs d'échecs.
Ciprian n'est pas comme les autres membres de sa famille ,il a une capacité qu'ils n'ont pas .
Grâce à cette capacité et son observation des jeux d'échecs , la vie du fils de l'Ursari va changer .
Mon avis est que cette histoire m'a complètement emportée . Avec Ciprian et sa famille , mes émotions sont passées du rire aux larmes tout au long de l'histoire .
Je me suis très vite attachée à eux et dans les moments durs comme dans les joyeux , j'étais comme présente à leurs cotés .
Je ne me suis pas ennuyée à lire ce livre , il se lit vite et est bien compréhensible .
Le petit bémol de l'histoire c'est que j'aurais aimé savoir où est passé Dimetriu le frère à Ciprian mais on peut pardonner à Xavier-Laurent Petit car le reste de l'histoire est très touchante et attractive .
Maëva E.
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Le fils de l’Ursari relate l’histoire de Ciprian et de sa famille de Roms. « Ursari » signifie « montreur d’ours », et c’est le métier du père de Ciprian. Harcelée par la police, la famille d’Ursari se retrouve dans un transport illégal de migrants vers Paris où la richesse leur est promise.
Malheureusement, cela tenait plus de la promesse que de la réalité et Ciprian et ses pairs se retrouvent dans une misère absolue dans un bidonville près de Paris. Plane sur eux la menace de deux hommes auxquels ils doivent des dettes. Obligé alors de se trouver un « métier », Dimetriu devient « emprunteur », Ciprian son apprenti, M’man et Vera deviennent mendiantes et Daddu, ancien Ursari, devient ferrailleur. Tout cela jusqu’à ce que Ciprian découvre « lèzéchek » …
J’ai beaucoup aimé cet ouvrage écrit par Xavier-Laurent Petit paru en 2017 et édité par l’école des loisirs. Preuve en est que je l’ai achevé en une soirée ! J’ai trouvé beaucoup de points positifs à ce roman. Premièrement ce roman reflète beaucoup d’espoir pour les jeunes immigrés car nous assistons en quelque sorte à « l’ascension sociale » de Ciprian et nous nous rendons compte que l’éducation est une chance majeure pour tous ces jeunes gens et pour nous aussi d’ailleurs ! Deuxièmement, cela montre aussi que les origines n’ont aucunes importances dans la réussite. Enfin, le roman dégage beaucoup de solidarité. En effet, l’auteur montre des personnes « exemplaires » qui viennent en aide aux personnes démunies et cela donne envie de les imiter ! Si tout le monde faisait ainsi le monde irait beaucoup mieux ! Evidemment le roman montre aussi les points négatifs de notre société. Par exemple, plus haut nous parlons de l’éducation, or on se rend compte que les jeunes immigrants ne sont pas du tout encouragés à y aller ! Personne ne les pousse vers le haut, alors qu’ils en ont les capacités et l’envie, et si Ciprian n’avait pas rencontré deux personnes « biens-placés », il ne serait pas arrivé aussi loin, malgré qu’il soit très talentueux ! C’est à la fois très triste et irritant ! J’aime beaucoup les romans qui nous montrent que nous vivons dans une société, finalement pas si mauvaise et nous donnent des élans de compassion et de solidarité. Je trouve ça nécessaire de sensibiliser les jeunes à la pauvreté et l’entraide, car nous sommes les adultes de demain !
Lisa Mer.
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Ciprian est le fils d'un montreur d'ours (un Ursari). Avec sa famille, ils ne restent jamais longtemps au même endroit et se déplacent et vivent dans une caravane.
Un jour, ils vont vivre à Paris car, dans leur pays ils sont persécutés, et à Paris, ils peuvent travailler et où ils peuvent devenir riches mais, ils se rendent compte que la vie n'est pas si facile à Paris. Ils doivent rembourser une importante somme d’argent des frais de leur voyage à des passeurs. Toute sa famille va découvrir un nouveau métier : Daddu devient ferrailleur, Vera et sa mère deviennent mendiantes professionnelles, le grand frère est « emprunteur » de portefeuilles et Ciprian son apprenti.
Ciprian va découvrir et observer des joueurs de « tchèquématte » dans « le jardin du Lusquenbour ». il va être passionné par ce jeu et il va apprendre à y jouer très rapidement. Il va s'apercevoir qu'il est capable de rejouer chaque partie dans sa tête. Ciprian va alors participer à des tournois d’échec. C'est un nouveau début dans sa vie...
Ce livre m'a d'abord paru long à lire, mais avec la police d'écriture et une mise en page aérée, il se lit rapidement. J'ai bien aimé l'histoire même si il n'y a pas beaucoup d'action, ce qui m'a poussé à lire ce livre, c'est que j'ai voulu lire un autre style de roman que celui que je lis d'habitude. J'ai voulu essayer quelque chose de nouveau et je n'ai pas été déçu. Je m'attendais à une fin plus explicative, par conséquent, j'éspère qu'il y a une suite.
Arb




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Soleney
  04 juin 2017
Mon tout premier Xavier-Laurent Petit ! Au bas mot, ça fait deux ans qu'on me parle de cet auteur dont tous les libraires jeunesse sont friands. Voilà deux ans que j'ai l'intention de le lire – dès que j'ai du temps, promis !
Une bonne chose de faite.
Enfin je crois.
Je dois dire que je suis un peu déçue de cette lecture. Compte tenu du bien que j'ai entendu, je m'attendais à mieux. Ce qui m'a dérangée ? Le manichéisme.
Le narrateur est un jeune roumain qui vient d'arriver en France avec sa famille. Évidemment, ils ne sont pas en règle : ils sont venus dans l'espoir de refaire leur vie et de rembourser leurs dettes. Car le père de Ciprian est un Ursari – un dresseur d'ours. Autrement dit, ce sont des parias. Et voilà qu'on vient d'incendier leur voiture ! La mafia leur propose un marché : on vous paye le billet pour la France (où on peut devenir riche en un clin d'oeil, c'est bien connu), vous travaillez pour nous, et une fois que vous aurez tout remboursé, vous n'aurez plus jamais d'ennuis. Refusez et vous le regretterez.
Pas le choix : il faut déménager.
Vera, Cip et toute la famille « travaillent » avec ardeur – en vain à cause de la course aux intérêts. C'est alors que le jeune protagoniste assiste à une partie d'échec. Fasciné, il passe l'après-midi aux jardins du Luxembourg pour essayer d'en comprendre les règles – sans succès. Alors il revient le lendemain. Puis le lendemain. Puis le lendemain. Et les joueurs remarquent sa présence, et ce sont deux mondes qui s'entrechoquent.
J'aime beaucoup la littérature jeunesse. Au travers d'une histoire « pour enfants », les auteurs éduquent le lecteur, cherchent à faire évoluer sa pensée ou l'informent – cet enjeu pédagogique, presque absent de la littérature blanche, est à mes yeux une valeur ajoutée au genre.
Mais là c'est un peu trop. le maquillage est trop visible : j'ai profondément ressenti une volonté de Xavier-Laurent à montrer que les Roms sont de gentils êtres humains manipulés par de méchants mafieux et confrontés à de méchants Français racistes. Heureusement qu'il existe de riches et puissants Français altruistes et bien conscients des problèmes des pauvres immigrés…
Le problème n'est pas de dé-diaboliser les étrangers, au contraire ! J'ai simplement trouvé les ficelles grossières. Ai-je trop d'années sur mon compteur pour pouvoir apprécier pleinement ce livre ? Est-ce simplement que Xavier-Laurent Petit n'est pas un auteur pour moi ?
Toujours est-il que j'ai une dent contre des personnages aussi idéaux que Monsieur Énorme et Madame Baleine. Ces deux-là, appartenant clairement à la haute société, n'en sont pas moins profondément altruistes et salutaires. Parfaitement conscients de leur statut privilégié de riches, comme le prouve cette phrase de Madame Baleine : « Ils crèvent de faim quand nous on crève de fric » ; ils ne correspondent pas à l'image que je me fais de ces personnes. Riches, on ne l'est jamais assez. Qui a suffisamment de recul sur sa fortune pour admettre en avoir trop ? Qui a assez de recul sur les réalités sociales pour tendre la main à un immigré qui regarde en cachette des parties d'échecs dans les jardins du Luxembourg ? Puisqu'ils aident Cyprien, pourquoi pas tous ceux qui font la manche ? Pourquoi cet enfant-là et pas un autre ?
Non, décidément ce duo est trop parfaitement gentil pour être réaliste.
Et malheureusement, ça m'a gênée dans ma lecture. Les personnages sont simples, classiques, tout comme l'est la trame du récit – j'ai vu la fin venir bien en amont. Je me suis agacée de ces méchants mafieux qui veulent asservir des familles innocentes (avec un grand sourire et beaucoup d'hypocrisie), de ces pauvres victimes qui font ce qu'elles peuvent pour rembourser – course aux intérêts perdue d'avance ! – et de ces Roumains racistes qui n'accordent que leur mépris à la famille de Ciprian parce que ce sont des Ursaris.
Cependant, c'est étrange de voir des personnes habituellement soumises aux préjugés faire preuve à leur tour de racisme – et de manière encore plus prononcée. Les Français apparaissent peu. Ils se tiennent à l'écart de ces humains non désirés qui s'entassent dans la misère et préfèrent fermer les yeux sur leurs conditions de vie. La télévision aide bien : ils arrivent par centaines de milliers, débarquent en bateau, en voiture, à pieds, c'est BEAUCOUP TROP. Mais qu'est-ce qu'ils viennent chercher là, en France ??
Eh bien, peut-être une vie. Peut-être n'ont-ils pas le choix.
Toujours est-il que c'est agréablement surprenant de voir le racisme changer de sens.
On va pas se mentir : même si cette lecture fut loin d'être un coup de coeur, je trouve que c'est une bonne chose que d'aborder ces problématiques avec la jeunesse. Assez peu d'auteurs prennent le risque d'évoquer des sujets de société pour que les quelques audacieux méritent d'être salués.
Je regrette de n'avoir pas accroché.
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critiques presse (3)
Actualitte   09 mars 2017
Cette histoire, pourtant sombre à bien des égards, fortifie celui qui lit. Pleine d’éclats de vie.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Ricochet   24 octobre 2016
Un roman tout en nuances et sensibilité qui rend hommage aux petites gens, nos semblables, issus d'une autre culture si proche et si différente de la nôtre...
Lire la critique sur le site : Ricochet
LaLibreBelgique   08 septembre 2016
L’exil incarné par un récit singulier.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   13 novembre 2016
- Je sais ! s'est écrié Daddu. Il nous demande si on a de quoi payer.
Et il a sorti de sa poche le billet de cinquante leiki. La Montagne a éclaté de rire. Il a encore dit des choses qu'on ne comprenait pas, en répétant sans arrêt le mot "zorro".
- Ben oui, a fait Dimetriu comme si c'était évident, la France, c'est l'Europe. On ne paie pas avec des leiki, mais avec des zorros. Si t'en as pas, t'as rien.
+ Lire la suite
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claireoclaireo   30 novembre 2017
Vera a à peu près l’âge de chercher un fiancé.
Dimetriu a à peu près l’âge d’aller en prison si les policiers l’attrapent.
Mammada a à peu près l’âge de mourir...
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ebardinebardin   27 octobre 2016
"les gens ne nous aiment pas beaucoup, nous autres, les Ursaris, les montreurs d'ours.
Ils nous soupçonnent toujours du pire. Nous regardent comme des moins que rien. Nous traitent de vagabonds, de criminels, de voleurs d'enfants et de je ne sais quoi encore. Dès qu'on s'installe quelque part, les voisins nous jettent des coups d’œil assassins. S'ils pouvaient nous fusiller d'un seul regard, ils le feraient sans hésiter, mais, la plupart du temps, ils se contentent d'appeler le commissariat le plus proche." p. 8-9
"Dimitriu est le champion des emprunteurs. Il aurait pu piquer un éléphant dans un zoo sans que les gardiens s'en aperçoivent." p. 51
"Elle m'a collé entre les mains un billet de dix zorros, un pain au chocolat tout chaud, et a filé en ronchonnant .
- Non, mais si c'est pas la misère, ça! Nous autres, on crève de fric, eux, ils crèvent de faim, et tout le monde s'en fout!
Les gens évitaient son regard autant qu'ils évitaient le mien et faisaient un détour pour passer au large." p. 84
"Même mes parents ne savent pas où je suis né! Tout ce qui est sûr, c'est que mon père s'est battu la veille de ma naissance avec des gens qui voulaient nous chasser alors de m'man allait accoucher. Nous sommes les fils du vent et le monde est notre maison. Daddu passe son temps à le répéter." p. 259
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AmbagesAmbages   14 novembre 2016
Aux échecs, on pouvait perdre ou gagner. Mais quand on lisait, impossible de perdre. C'était magique. Avec les vingt-six lettres de l'alphabet, on pouvait fabriquer tous les livres de la terre.
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beamag87beamag87   12 août 2016
On a découvert notre royaume au deuxième étage.
Une pièce aux murs maronnasses, un sommier de ferraille désarticulé et deux matelas pisseux posés à même le sol. Dans un angle, un lavabo fendu. Une plaque électrique pour la cuisine et une ampoule nue pour l'éclairage. De l'autre côté de la cloison, la radio du voisin braillait du rap.

Nous, on regardait, émerveillés. Jamais on n'avait dormi sous un vrai toit, dans une vraie chambre, à l'intérieur d'une vraie maison. Et encore moins à l'hôtel.
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