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ISBN : 2211230075
Éditeur : L'Ecole des loisirs (24/08/2016)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 135 notes)
Résumé :
Ciprian est le fils d'un Ursari, d'un montreur d'ours. Avec sa famille, ils sont des nomades, ce qui est mal accepté dans la société. Ils changent très souvent d'endroits et se déplacent et vivent dans une caravane.
Un jour, deux hommes vont leur proposer de partir vivre à Paris où il y a du travail et où ils vont pouvoir devenir riches. Cependant, ils se rendent compte que la vie n'est pas si facile qu'ils l'imaginaient. De plus, ils doivent rembourser une i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (83) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  20 janvier 2019
Un très bon roman jeunesse à mettre entre les mains d'adolescents, dès 13 ans. L'auteur, une valeur sûre de nos CDI ! :-)
Être les "fils du vent" et avoir le monde pour maison, c'est bien beau, mais ça ne leur sert pas à grand chose, aux Ursaris. Peu importe de descendre des pharaons et d'être les protégés de l'empereur Sigismond, de venir des forêts profondes d'Europe de l'est ou d'atterrir dans un bidonville crasseux de la banlieue parisienne, personne ne souhaite leur présence de toute façon !! Alors, c'est la loi de la jungle et de la débrouille pour tenter de survivre, entre une dette impossible à rembourser (à des ordures de passeurs mafieux) et une famille de trois enfants à nourrir. Heureusement, le jeune Ciprian est curieux et intrépide, en plus d'avoir une soif inextinguible d'apprendre...
Un récit, oscillant entre conte moderne et réalité, qui m'a vraiment captivée. Bien sûr que l'on n'a pas la même appréhension du texte, que l'on soit un adulte ou un adolescent, et j'ai bien noté quelques facilités dans le scénario. Mais cela n'enlève rien à la qualité de la plume, à la force émotionnelle de ce roman, distillée avec justesse, ni à sa portée morale et universelle, bousculant forcément notre conscience personnelle (vis-à-vis du sort des migrants, du racisme envers une certaine catégorie de population, une autre culture...).
NB : Le fils de l'Ursari a remporté le prix Sorcières 2017 (dans la catégorie adolescents). Il fait partie de nombreux défis lecture, à partir de la 4ème.
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Ambages
  16 novembre 2016
Deux romans qui se suivent dans mes lectures et évoquent les enfants surdoués, E = MC² mon amour et le fils de l'Ursari. Ce dernier est également un très beau roman jeunesse. J'avoue, je ne connaissais pas la profession d'ursari. Peut-être plus un art qu'une profession, une passion à l'évidence. L'ursari et sa famille vivent au rythme de la nature et respectent l'ours. Ils partagent avec lui la dure vie des gens du spectacle, une vie de bohème sur les routes, accueillis parfois (souvent) par des villageois hostiles.
Ce joli livre raconte le déracinement des roms, chassés de leur pays (je ne dirai pas le nom car ils sont originaires du pays du vent et des nuages) et envoyés en France par une bande mafieuse qui profite de la misère humaine pour faire de gros bénéfices, la traite des êtres humains vue de l'intérieur. Arrivés en France ils sont parqués dans une zone sans nom, sans eau et sans toit, à la merci de ces voyous qui continuent à les exploiter pour rembourser le prix du voyage. Une somme qui ne cessera d'augmenter malgré les paiements et l'énergie que cette famille déploiera. Dans ces conditions de vie difficiles et violentes, une petite étincelle s'enflamme le jour où Ciprian, le petit garçon de la famille, découvre le jeu d'échecs. Une illumination, un déclic dans ce cerveau brillant. Une nouvelle vie ? Pas si facile.
J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui nous transporte dans des contrées lointaines (ou pas), où l'on côtoie un ours puis une baleine au grand coeur et qui donne une autre vision des gens que l'on peut rencontrer dans le RER, un bébé dans les bras, sollicitant un zorro.
Un grand merci aux éditions de l'École des Loisirs et à Babélio pour cette intéressante découverte.
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claireo
  10 décembre 2017
Un très beau roman.
Une histoire d'immigrants, de misère et d'échecs. le jeu d'échecs. Le tout vu par les yeux de Ciprian, petit garçon surdoué qui voit le monde avec poésie. Un excellent moment de lecture.
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RosenDero
  13 octobre 2017
Ciprian est le fils d'un Ursari. de génération en génération les traditions se perpétuent, ils sont des montreurs d'ours nomades parmi le peuple rom. Mais les nationalistes n'aiment pas les nomades, ici, comme ailleurs. Alors, Ciprian et sa famille vont devoir laisser leur mode de vie derrière eux et fuir jusqu'en France, là où l'on devient riche facilement... à ce qu'on leur a dit...
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Gros coup de coeur pour ce roman jeunesse, lauréat du Prix Sorcières roman ado 2017, et je comprends pourquoi.
C'est dense, c'est prenant, je n'ai pas réussi à le lâcher. L'histoire de Ciprian et de sa famille nous balade entre frissons, rires et larmes.
On s'attache tellement facilement à ces personnages qu'on vit pleinement avec eux les évènements qui vont bouleverser leur famille. On espère pour eux, on leur souhaite le meilleur, on désespère quand ils font les mauvaises rencontres, quand ils sont exploités, escroqués ou manipulés.
C'est peut-être un peu gentillet sur la fin, mais les 30 dernières pages permettent au lecteur de relâcher la pression et de souffler. On n'aurait pas pardonné à Xavier-Laurent Petit qu'il en fut autrement. C'est qu'entre passeurs véreux, trafiquants de tous bords et enquête de police, on ne s'ennuie pas. La chance de cette famille sera de compter un petit génie parmi ses membres. Et on pense à celles qui n'ont pas cette chance. Qui ne connaissent pas l'empereur Sigismond en personne...
Et en plus de tout, on en apprend un peu sur les Ursari, ces montreurs d'ours d'un autre temps, d'un autre monde. Et on regrette cette globalisation qui fout tout sous plastique, qui place le pognon en seul roi, et qui lisse toutes les cultures singulières. Rien ne lui échappe. Sauf peut-être Găman, un ours, le roi de la forêt, divinité de tant de cultures...
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PiertyM
  16 décembre 2018
Un beau livre de jeunesse où on découvre les péripéties d'une famille d'Ursari, les montreurs d'ours, une famille nomade qui sera exposée à tous les dangers qu'implique une telle vie. Puis ce petit monde va passer par plusieurs misères pour chercher à avoir une vie stable à Paris. Puis il y a Cipran qui va se découvrir une intelligence exceptionnelle, il va jusqu'à se découvrir une passion pour les jeux d'échecs...et voilà des aventures à travers des compétitions vont obsédées la vie de Ciprian, à l'instar de ce qu'il vit déjà avec ses parents...
J'ai beaucoup aimé ce livre qui nous sort de notre carcan en quelque sorte, nous faisant découvrir la vie des roms, comment sont-ils chassés de leur pays. Comment ils sont traqués par la mafia, et condamnés dans une vie de misère ou encore des impossibilité. C'est dans les yeux de Ciprian que nous découvrons ce monde, et c'est la lecture est agréable!
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critiques presse (3)
Actualitte   09 mars 2017
Cette histoire, pourtant sombre à bien des égards, fortifie celui qui lit. Pleine d’éclats de vie.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Ricochet   24 octobre 2016
Un roman tout en nuances et sensibilité qui rend hommage aux petites gens, nos semblables, issus d'une autre culture si proche et si différente de la nôtre...
Lire la critique sur le site : Ricochet
LaLibreBelgique   08 septembre 2016
L’exil incarné par un récit singulier.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   13 novembre 2016
- Je sais ! s'est écrié Daddu. Il nous demande si on a de quoi payer.
Et il a sorti de sa poche le billet de cinquante leiki. La Montagne a éclaté de rire. Il a encore dit des choses qu'on ne comprenait pas, en répétant sans arrêt le mot "zorro".
- Ben oui, a fait Dimetriu comme si c'était évident, la France, c'est l'Europe. On ne paie pas avec des leiki, mais avec des zorros. Si t'en as pas, t'as rien.
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claireoclaireo   30 novembre 2017
Vera a à peu près l’âge de chercher un fiancé.
Dimetriu a à peu près l’âge d’aller en prison si les policiers l’attrapent.
Mammada a à peu près l’âge de mourir...
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ebardinebardin   27 octobre 2016
"les gens ne nous aiment pas beaucoup, nous autres, les Ursaris, les montreurs d'ours.
Ils nous soupçonnent toujours du pire. Nous regardent comme des moins que rien. Nous traitent de vagabonds, de criminels, de voleurs d'enfants et de je ne sais quoi encore. Dès qu'on s'installe quelque part, les voisins nous jettent des coups d’œil assassins. S'ils pouvaient nous fusiller d'un seul regard, ils le feraient sans hésiter, mais, la plupart du temps, ils se contentent d'appeler le commissariat le plus proche." p. 8-9
"Dimitriu est le champion des emprunteurs. Il aurait pu piquer un éléphant dans un zoo sans que les gardiens s'en aperçoivent." p. 51
"Elle m'a collé entre les mains un billet de dix zorros, un pain au chocolat tout chaud, et a filé en ronchonnant .
- Non, mais si c'est pas la misère, ça! Nous autres, on crève de fric, eux, ils crèvent de faim, et tout le monde s'en fout!
Les gens évitaient son regard autant qu'ils évitaient le mien et faisaient un détour pour passer au large." p. 84
"Même mes parents ne savent pas où je suis né! Tout ce qui est sûr, c'est que mon père s'est battu la veille de ma naissance avec des gens qui voulaient nous chasser alors de m'man allait accoucher. Nous sommes les fils du vent et le monde est notre maison. Daddu passe son temps à le répéter." p. 259
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rabannerabanne   16 janvier 2019
- On va aller ailleurs. C'est notre destin. Nous sommes les derniers descendants des pharaons et les fils du vent. Le monde est notre maison.
- Une maison pleine de courants d'air, a ricané l'homme à la bague. Tu n'auras même plus de caravane pour t'abriter.
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AmbagesAmbages   14 novembre 2016
Aux échecs, on pouvait perdre ou gagner. Mais quand on lisait, impossible de perdre. C'était magique. Avec les vingt-six lettres de l'alphabet, on pouvait fabriquer tous les livres de la terre.
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Vidéo de Xavier-Laurent Petit
Du 3 au 6 novembre 2016 - Pays Voironnais Invités d'honneur : Gaëlle Josse et Olivier Tallec Invités : Thomas Baas, Fred Bernard, Arno Bertina, Emile Bravo, Delphine Chedru, Cécile Coulon, Alice de Poncheville, Béatrice Fontanel, Pascale Gautier, Guillaume Guéraud, Antoine Guilloppé, Céline Lapertot, Mathieu Larnaudie, Régis Lejonc, Gaëlle Nohant, Xavier-Laurent Petit, Paola Pigani, Yann Rambaud, François Roca, Joy Sorman Auteurs régionaux et locaux : Arielle Alby, Corinne Bourrillon, Paul Giraudi, Alain Graz, Elyane Guillaud-Rollin, Sylvie Lainé, Jean-Philippe Landru, Li-Cam, Lou-Jan, Serge Revel, Fabienne Swiathly, Ghislaine et David Trouilloud
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