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3,68

sur 1316 notes
BazaR
  15 janvier 2014
Jean-Christophe Rufin écrit sur son pèlerinage de Compostelle. J'aime l'auteur, j'aime la marche, je cède au succès de librairie, j'achète, je lis.
Je me régale.

J-C. (nommons-le ainsi) attaque avec un peu de morgue; "facile pour un alpiniste comme moi"; cool au début: beau paysage, solitude. Mais ça s'allonge, ça dure, ça s'arrête pas! La douleur s'insinue puis crie dans tout son corps, et faut pas lâcher, et le paysage n'aide souvent pas (bord d'autoroute, pipeline, banlieue crade, bord de mer bétonné).
Et son état d'esprit évolue, ses pensées commencent par s'effilocher, le vide s'installe dans sa tête, l'esprit religieux en profite pour s'installer avant d'être chassé par une spiritualité plus personnelle et un état que J-C. décrit comme proche du Bouddhisme. Ses descriptions sont très détaillées, et pourtant reconstruites à partir de souvenirs car Môssieur n'a rien écrit en route (ce sont les éditeurs Guérin qui l'ont convaincu). Correspondent-elles à la réalité du moment du coup? Sais pas...
Et il rencontre des gens rigolos (ou pas), des dragueurs et leur proie, des dragueuses dont il est la proie, des types plus ou moins bourrés qui se débrouillent toujours pour faire l'étape plus vite que lui, des moines convertis aux lois du marché, des chasseurs de photos qui circulent en bus, sa femme qu'il arrive à paumer sur ce qu'il croit être un raccourci...

Je suis moi-même marcheur, à un moindre niveau. Mon truc c'est plutôt les marches de nuit de 50km environ, genre Paris-Mantes. Et j'ai trouvé jouissif de retrouver des sensations ou réactions chez J-C. A moi aussi on me demande toujours "mais bon sang pourquoi tu fais ça? Y'a rien à voir la nuit! T'es maso ou quoi?" et moi non plus je ne sais pas vraiment quoi répondre. Moi aussi je suis dévoré par la douleur (car je ne suis jamais assez entrainé hé, hé!), sent le vide envahir ma tête et essaie de tenir bon jusqu'à l'arrivée où (quand je l'atteins) où je me dit qu'on ne m'y reprendra plus... et pourtant j'y retourne. Mais ce que je ne connais pas c'est la reproduction de ces sensations sur la durée. Moi après une nuit de galère je retrouve mon lit et c'est fini. Là il faut recommencer chaque matin. Gasp!

Faudra que je tente ce pèlerinage un jour... Ça me trotte dans la tête depuis longtemps. le plus dur c'est de dégage assez de temps...

Un livre qui m'a procuré une émotion proche de la complicité. Rien que pour ça ça valait le coup.
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NathalC
  25 avril 2021
Une belle aventure humaine, un aventure intérieure sur le célèbre chemin de Compostelle. Jean-Christophe Rufin nous raconte ce pan de vie de 800 km.
Il ne nous explique pas comment organiser le voyage, ce n'est pas un guide. Il nous raconte ses souvenirs, ou en tout cas une partie. Il nous emmène sur ce chemin du Nord, mais il nous emmène surtout dans ses pensées, ses sentiments, ses ressentis, ses émotions. Avec ses bons et ses mauvais côtés, cette aventure n'a pas pour but de convaincre le lecteur à la croyance, ni à le pousser à suivre ce Chemin, c'est juste un partage de souvenirs.
Le Chemin est une grande aventure avec soi-même. Et finalement, le point de départ et le point d'arrivée sont-ils vraiment importants ? L'essentiel est dans le chemin...
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latina
  28 mars 2019
Après le chemin de « Dolce agonia », douce agonie, que j'ai suivi lors de ma précédente lecture, j'ai suivi pas à pas l'immortelle randonnée de Rufin, sur le chemin de Compostelle.
Ce fut une lecture pleine d'humour et mâtinée de réflexions personnelles, autant pour l'auteur que pour moi.


Rufin, ancien ambassadeur de France au Sénégal, académicien, reconnu par les Grands de la littérature, s'est « abaissé » au rang de simple marcheur, s'est dépouillé de tous ses oripeaux de célébrité et de richesse pour se plier à la dure loi du « Chemin », comme on dit.
Ne parlons pas des maux de dos, de pieds, de la fatigue, de la saleté, des nuits peuplées de ronflements...
Citons plutôt les différentes étapes par où passe le pèlerin : d'abord exaltation, ensuite découragement, puis mysticisme exacerbé suivi d'un détachement de pur bouddhisme, et à la fin...une grande fatigue et une fierté immense d'avoir parcouru 800 km depuis Hendaye jusqu'à Santiago de Compostela, en suivant « El camino del Norte ». Celui-ci traverse San Sebastian, Bilbao, Santander, Oviedo, Lugo, où le rejoint « El camino francés », parallèle au premier mais beaucoup plus usité.
En quête de solitude et de méditation sur lui-même, Rufin n'a pas été récompensé tout le temps, notamment en Cantabrie, où le Chemin côtoie d'innombrables pavillons de banlieue, des routes rapides, des usines... Les Asturies par contre l'ont enchanté par leurs forêts profondes et leurs grands espaces.
La ville de Santiago elle-même l'a déçu par son tourisme de masse et ses marchands du temple.


Si vous désirez partir pour ce grand voyage intérieur et social qu'est le Chemin de Compostelle ( social car il ne faut pas négliger les rencontres avec les autres pèlerins et avec les religieux les accueillant dans leurs monastères, ainsi qu'avec les tenanciers des auberges), je vous recommande ce livre, car les clichés tombent et les yeux se dessillent.
Le vrai convaincu du bien-fondé du Chemin y trouvera envers et contre tout la confirmation de ce qu'il désire ; celui qui veut faire du tourisme, par contre, sera dégoûté de ce pèlerinage pédestre.


Moi, ce que je retiens, comme Rufin lui-même, d'ailleurs, c'est la « philosophie de la mochila », càd du sac à dos: « le poids, c'est la peur », donc allégeons notre sac à dos le plus possible, car si l'on prend beaucoup de bagages, c'est que l'on a peur des aléas du voyage (un bon plan pour faire ses valises quand on part en vacances ! )
« Pendant plusieurs mois après mon retour, j'ai étendu la réflexion sur mes peurs à toute ma vie. J'ai examiné avec froideur ce que littéralement je porte sur le dos. J'ai éliminé beaucoup d'objets, de projets, de contraintes. J'ai essayé de m'alléger et de pouvoir soulever avec moins d'efforts la mochila de mon existence ».


Si ce n'est pas la philosophie du bouddhisme, cela, qu'on me le dise.
Saint-Jacques de Compostelle, un chemin catholique ? Pas que ça ! Un chemin personnel, initiatique.
Et plein d'ampoules aux pieds...
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tynn
  24 novembre 2013
Des les premières pages, j'ai senti poindre plaisir et jubilation!

Pour moi qui jamais ne ferai le chemin de Compostelle, par paresse et/ou par manque de spiritualité, il était intéressant de mettre en perspective le point de vue forcement littéraire de Jean-Christophe Rufin et des courageux Jacquets de mon entourage qui ont tenté l'aventure.

Groupie fidèle de l'auteur depuis ses premiers livres, cette lecture fut une très agréable récréation. J'en ai savouré comme d'habitude l'écriture fluide, et me suis régalée de l'humour, de la sympathique ironie, de l'autodérision qui autorise la critique, et du ton légèrement condescendant, peut être involontaire, mais qui a du faire grincer quelques dents de piétons médiévaux.

Le Chemin est un voyage en compagnie de soi, une expérience personnelle qui ouvre à la réflexion. Au retour "civilisé", les réminiscences du marcheur s'attachent à l'essentiel, avec poésie, intelligence et humilité.

Chacun fait son chemin comme il l'entend!
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YvesParis
  06 août 2013
Je me suis déjà vanté ici des liens d'amitié qui m'unissent à Jean-Christophe Rufin et de mon absence subséquente d'objectivité à commenter ses livres.
C'est avec la même subjectivité assumée que j'ai pris et refermé son journal de bord du pèlerinage de Compostelle. Je l'ai trouvé trop court - alors que j'avais trouvé le grand Coeur trop long. Preuve que je ne suis jamais content !
Comme tous les livres de l'académicien, celui-ci est déjà un best-seller qui truste les premières places des listes des meilleures ventes de l'année 2013 : qu'il traite du terrorisme islamique (Katiba) d'histoire médiévale (Le grand Coeur) ou de marche à pied cantabrique (Immortelle randonnée), Jean-Christophe Rufin rencontre à chaque coup un très large public - dont je me demande s'il s'agit du même public ou s'il varie d'une fois à l'autre.
Ce best-seller sera en plus un long-seller. Comme le grand Coeur qui sera vendu pour les siècles des siècles au syndicat d'initiative de Bourges, Immortelle randonnée sera en bonne place au Vieux campeur et à toutes les étapes du chemin de Saint-Jacques, disponible dans les formats les moins encombrants pour se glisser aisément dans la besace des pèlerins. Joli coup de marketing !

Qui y cherchera un guide de voyage pour accompagner son cheminement le long du chemin de Saint-Jacques sera inévitablement frustré. Sans doute ce carnet de route a-t-il pour cadre le Camino del Norte que l'écrivain sexagénaire mais néanmoins toujours ingambe a arpenté des Pyrénées jusqu'à Saint-Jacques. Mais au fond, Jean-Christophe Rufin y parle autant sinon plus de lui-même que du chemin qu'il parcourt.
Paradoxalement, il n'y met aucune morgue. Ce serait presque le contraire. Loin de se donner le beau rôle, il se donne le mauvais non sans masochisme : ampoule aux pieds, insomnie, ronflement des compagnons de nuitée, rien ne nous est épargné des tracas quotidiens du grand marcheur.
Les jaloux y verraient de la fausse modestie. Il n'en est rien. Rufin est dans ses livres comme il est dans la vie : curieux de tout et solitaire, ronchon et enthousiaste, sportif et hypocondriaque ... Tout est résumé d'une phrase : "En partant pour Saint-Jacques, je ne cherchais rien et je l'ai trouvé".
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LaBiblidOnee
  31 décembre 2020
Mourant d'envie d'un grand bol d'air sans attestation (entre deux repas de fête, ça ne fait pas de mal), j'ai malgré moi suivi Rufin dans sa randonnée mortelle. C'est un moment assez solennel pour un marcheur, celui d'entamer les chemins. En ce lieu paradoxal, de solitude autant que de de rencontres, le pèlerin sera aussi prisonnier de son corps douloureux, que libre dans sa tête. Chacun s'y engage pour ses raisons, en quête de choses variées, et y trouve d'autres surprises et bonnes raisons d'y revenir. Mais la question : « Pourquoi avoir eu envie de cheminer ? », la plus intéressante finalement, la plus révélatrice des besoins de notre société, ne se pose pas, entre pèlerins. Outre le fait que la réponse est éminemment personnelle, elle est également complexe et plurielle pour une rencontre minute. En bref, c'est une longue histoire. Ce qui est sûre, c'est que les longues histoires de tout le monde se retrouvent à cheminer ensemble et se croisent ici, sur ces fameux chemins de Saint Jacques de Compostelle.


« Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ? D'où venaient-ils ? du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l'on sait où l'on va ? Que disaient-ils ? le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. »
Diderot, Jacques le Fataliste.


Alors il ne reste plus qu'à se demander « d'où tu viens ? », et à se souhaiter « Bon camino » ! Car même si l'on s'y croise, tous les chemins, mènent-il à Saint Jacques, ne se ressemblent pas. Ici, « chacun sa vie, chacun son chemin ». Même si vous le faites en groupe, même si chacun décide de rester au rythme des autres, que vous vous arrêtez visiter les mêmes endroits, boire aux mêmes fontaines sous le même soleil de plomb, dormir dans les mêmes auberges en subissant les mêmes ronfleurs, même si vous traversez les mêmes ruisseaux, tombez dans la même boue, vous faites courser par les mêmes vaches par temps d'orage avec votre imper rouge, prenez les mêmes fou-rires, vous abritez sous les mêmes rochers, partagez la même fiole de verveine (pas la tisane) pour vous redonner du coeur au ventre quand il est 14 heures, que vous n'avez rien mangé depuis 6 heures ce matin et que, pour des raisons trop longues à énumérer ici, vous n'avez, pour une fois, rien à manger dans aucun de vos sacs si minutieusement répartis ; même si vous avez partagé les mêmes discussions et pris les mêmes photos, malgré tout cela : Vous n'aurez jamais fait le même chemin que votre voisin. Car, outre le fait que chacun voit et ressent ce qui l'entoure au regard de son vécu et sa personnalité, le vrai chemin de Saint-Jacques de Compostelle est intérieur.


Vous suivez les mêmes petits cailloux, les mêmes marques colorées, les mêmes coquilles jacquaires. Mais au fond, vous êtes seul dans votre tête et dans votre corps. Et c'est ce qui rend votre périple unique, et l'expérience merveilleuse. Vous contre vous même. Tout contre, même.
Pour cette raison on est souvent déçu de lire l'expérience des autres : On s'attends à ce qu'ils mettent des mots sur ce que nous avons vu ou ressenti, alors qu'ils ne peuvent décrire que leurs propres visions et sentiments. J'avais lu le témoignage "En avant, route !" d'Alix de Saint André, dans un style complètement autre, que j'avais beaucoup aimé sans m'y retrouver totalement. Ici encore, je n'ai pas pu m'identifier entièrement au récit de Jean-Christophe Rufin qui, au surplus, n'a pas pris le même chemin que moi. Mais à travers quelques expériences communes à tous les pèlerins, nous partageons néanmoins des sensations dans lesquelles vous vous retrouverez peut-être aussi, ou qu'il vous plaira d'expérimenter, en livre, ou en vrai. Ce récit a donc été un bon bol d'air pur. J'ai cheminé loin et longtemps avec l'auteur. Ça fait quand même du bien ! Si vous voulez vous mettre en jambe avant de partir à votre tour, vous pouvez dévoiler le sentier masqué :





« Oui, sans doute je ne suis qu'un voyageur, un pèlerin sur la terre ! Et vous, qu'êtes-vous donc ? » (Les souffrances du jeune Werther, GOETHE)


Et vous, une expérience des chemins ? Une envie ?
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le_Bison
  07 juin 2014
Avant de chausser les crampons et crapahuter les chemins de campagne, avant même de prendre la décision de quitter le confort douillet de mon canapé marron (celui-là même où je bois mes tendres binouzes et où je lis mes romans en tenue d'Adam), j'ai besoin de faire le point. Sur ma vie, sur mes envies. Mettre les idées au propre, la volonté sur papier. Savoir le pourquoi, trouver le où, réfléchir au quand et définir le comment. Un tel voyage, une telle expédition, cela ne s'improvise pas, cela nécessite mure réflexion, de nombreuses questions s'entrechoquent dans ma tête, de plus en plus lourde, il me faut une bière. C'est à ce prix-là que se font les plus grandes aventures humaines.

Remplir le sac-à-dos de choses uniquement utiles. Un marcheur professionnel saura à l'avance faire la distinction entre le futile ET l'indispensable. Je crains que pour ma part, je risque rapidement de crouler sous son poids, comme le novice que je suis. C'est que quand j'y réfléchis (et réfléchir me donne mal à la tête, sauf si je bois une bière en même temps), tout me parait essentiel : caleçons et tee-shirts, des paires de chaussettes pas trop trouées, un décapsuleur, un tire-bouchon, un recueil de nouvelles de Bukowski, un bloc-note, quelques boites de préservatifs et une paire de chaussures pas trop neuve, solide et adaptée à mon pied gauche plus large que mon sabot droit, un pack de bières – ou deux.

Bon, le sac-à-dos est une chose réglée. Après tout, je ne vais pas trop me prendre la tête pour quelques poids supplémentaires sur mes épaules, larges et musclées. D'ailleurs, une fois que j'aurais fini les canettes de bières, elles pèseront moins lourdes, une fois que les préservatifs seront usagés, ils partiront à la poubelle des déchets non recyclables ; et le sac n'en deviendra que plus léger. Maintenant, alors que la nuit tombe et que les étoiles me font des clins d'oeil, le parcours à définir : autre prise de tête, il me faut une nouvelle bière.

La question de la route est plus épineuse qu'elle n'y parait et prête à diverses interprétations. Il y a le puriste que je suis qui voudrait faire le plus long parcours qui soit. Et puis, il y a le côté pragmatisme qui me susurre à l'oreille de ne démarrer le chemin qu'à partir de la frontière espagnole. (Après tout, il y a bien des bus qui amènent les touristes aux portes de Compostelle). Ce n'est déjà pas si mal, m'entends-je dire. Coupons le saucisson en deux, si je partais de Vézelay ? Mon côté spirituel apprécie de démarrer par ce symbole, mon côté sportif est à son comble. Ok, pour le point de départ. Mais rien ne sert de partir à point, si tu ne vois pas la ligne d'arrivée (célèbre dicton récité après la troisième bière). Deux grandes routes s'offrent à moi : la version centre qui traverse les montagnes ou la version côte pour admirer le cadre sauvage et décharné du Pays Basque espagnol. Je ne demande pas aux spécialistes, il y a les pour et les contre, comme toujours, impossible à départager. Je sens que cela va se jouer à la courte-paille, à moins que… à moins que… il me faut encore une bière pour prendre cette décision.

A la quatrième bière, je deviens plus serein. La route de Saint-Jacques ne me fait plus peur. Je croise en chemin Jean-Christophe Rufin qui me parle de son Compostelle. Malgré moi, je l'écoute, je le suis, je bois ses paroles. Nous sympathisons. Il a tant à dire sur son chemin, sur cette aventure qui l'a transformé, sur les grosses teutonnes qu'il a croisé en route et sur les massages qu'elles auraient pu lui faire. Belles grosses teutonnes. Rêve ou cauchemar, il les revoit encore toutes les nuits avec leur sourire si coquin et avenant. Et moi donc. Faut oublier l'ami, je t'offre une bière ? Mon premier Rufin ne sera donc pas un roman, mais une oeuvre mi-philosophique mi-carnets de voyage. Ce n'en reste pas moins une grande expérience. Même pour raconter la banalité d'une promenade le long des autoroutes basques, entre dépôts et usines, sa plume reste belle, sa vision optimiste et son envie de partager intacte. J'ai commencé donc par Compostelle malgré moi, mais je poursuivrais certainement d'autres voies avec son écriture.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Lorraine47
  06 novembre 2013
Je me suis perdue en cours de route...
Abandon définitif? Pas forcément, difficile de lâcher le bâton de pèlerin et de dire qu'on a capitulé pour de bon mais ce livre ne correspondait pas à mes besoins du moment!
Une randonnée ni mortellement ennuyeuse ni immortellement impérissable...
J'y reviendrai... Plus tard... Quand l'eau aura coulé sous les ponts... Ou pas...
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Palmyre
  25 avril 2013
Pas grand chose à dire, si ce n'est l'essayer c'est l'adopter. En fermant ce livre, je n'ai qu'une envie partir sur un chemin peu importe lequel et ressentir les mêmes émotions que nous décrit Jean-Christophe Rufin dans son livre Immortelle randonnée.

Agréable lecture donc que ce récit, j'y ai retrouvé une écriture fluide, tel un ami qui vous raconte son retour de voyage. Qui n'a pas entendu parler du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, là l'auteur nous livre les coulisses, ce qui est finalement ce que l'on recherche tous, savoir si nous aussi nous pourrions faire ce périple avec ou sans motivation religieuse.

A essayer!
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TheWind
  22 avril 2017
« En partant pour Saint-Jacques, je ne cherchais rien et je l'ai trouvé. » nous dit Jean-Christophe Rufin. Et ce n'est certainement pas à Compostelle qu'il a trouvé sa vérité, l'essence même de ce voyage mais bien, sur le Chemin qui y mène.

Qu'est-ce qui poussent les pèlerins sur le chemin de Compostelle ? Il y a toutes sortes de raisons. Des raisons religieuses, bien sûr mais bien d'autres encore : Défis sportifs, aventures romantiques, besoin de faire le point sur sa vie, envie de solitude, nécessité d'un retour aux sources...
Parfois, il n'y a pas vraiment de raison. L'auteur va même jusqu'à dire :
« Comment expliquer à ceux qui ne l'ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s'y engager ? On est parti, voilà tout. »

Alors, voilà, peu importe la raison, peu importe même l'aboutissement de ce voyage, c'est le Chemin lui-même qui vous conduit à trouver sa propre vérité.
Pour Jean-Christophe Rufin, ce fut sans doute une aventure mystique et intellectuelle où chaque pas, chaque découverte d'un lieu chrétien le renvoyait à L Histoire, à celle des Chrétiens mais surtout à celle de l'Humanité. Il finit même sa réflexion en disant que le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle est un « pèlerinage bouddhiste ».

Mais ce livre n'offre pas seulement une réflexion. Jean-Christophe Rufin y relate son parcours depuis Hendaye, émaillé d'anecdotes amusantes et de rencontres insolites. Il y raconte avec bonne humeur et un sens de l'humour très proche de l'autodérision les joies et les peines du randonneur, sans nous épargner les petits malheurs physiques et matériels.

Compostelle malgré lui, peut-être mais pour la plus grande joie du lecteur !

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