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EAN : 9791028103477
340 pages
Éditeur : Bragelonne (16/01/2019)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 427 notes)
Résumé :
Geralt de Riv, le mutant aux cheveux d'albâtre, n'en a pas fini avec sa vie errante de tueur de monstres légendaires. Fidèle aux règles de la corporation maudite des sorceleurs et à l'enseignement qui lui a été prodigué, Geralt assume sa mission sans faillir dans un monde hostile et corrompu qui ne laisse aucune place à l'espoir. Mais la rencontre avec la petite Ciri, l'Enfant élue, va donner un sens nouveau à l'existence de ce héros solitaire. Geralt cessera-t-il e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  09 avril 2020
Motivé par un premier tome engageant, je poursuis la série du Sorceleur (The Witcher pour les anglophiles) avec ce deuxième tome, un autre recueil de nouvelles et de novellas de la main d'Andrzej Sapkowski : L'Épée de la providence, recueil qui date de 1992 (certaines nouvelles datent donc d'avant certaines nouvelles du premier tome, cela ne gêne en rien la lecture).
Les limites du possible
Après avoir désossé un énième monstre, Geralt de Riv se trouve embarqué dans une chasse au dragon en ayant rencontré Broch et ses deux comparses zerricanes, Tea et Vea. Tous les quatre rejoignent un cortège de mercenaires, la cour d'un roi local, une compagnie de nains et deux personnages déjà bien connus dans la course pour s'adjuger les restes d'un dragon blessé. Chacun les veut pour son propre profit et Geralt est là presque en consultant, car il ne veut rien de spécial, il n'est même pas embauché mais s'intéresse un peu à tout le monde. Cette novella de plus de cent pages qui ouvre le recueil est riche en bons mots, mais est surtout très bavarde, chaque personnage asticotant les autres avec joie. Elle cause et elle cause, cette novella, de mythologie, de croyances sur certaines créatures disparues depuis longtemps, notamment sur les connaissances que peuvent avoir les personnages sur les dragons et leurs différentes sous-espèces. On en apprend assez peu sur les événements de la vie de Geralt (en-dehors de sa brutale rupture avec Yennefer quatre ans plus tôt) et sur ceux du royaume visité.
Éclat de glace
Dans ce qui donne l'impression d'être la continuité de la novella précédente, cette nouvelle voit la relation entre Yennefer et Geralt être au plutôt au beau fixe. Ils habitent ensemble pendant quelques jours dans une ville nommée Aedd Gynvael (Éclat de glace, en elfe), où la sorcière sans âge a des affaires à régler et où le sorceleur globe-trotter y trouve des contrats de monstres à honorer. Dans cette ville dirigée par un staroste (haut fonctionnaire royal en Pologne) nommé par le gouverneur de Rakverelin, le racisme envers les elfes est très sensible. Or, dans ce contexte, un autre sorcier, Istredd, a élu résidence dans cette ville et connaît très bien Yennefer. Cette nouvelle débute elle aussi par un combat sorceleur-monstre assez classique mais amusant (ici un zeugle, créature tentaculaire qui barbote dans les déchets ménagers) et est une nouvelle occasion de confronter Yennefer et Geralt à leurs sentiments respectifs.
Le Feu éternel
Dans le Feu éternel, nous retrouvons Geralt affublé du ménestrel Jaskier pour parcourir la grosse bourgade de Novigrad, coeur des adeptes du Feu éternel. Ce récit à nouveau assez bavard, mais cette fois très centré sur Jaskier, met en scène nos deux compères face à un dilemme intéressant : ils peuvent arrêter une créature qui a détroussé un hobbit, mais ils se reconnaissent assez vite en elle. En effet, dans ces contrées où différentes espèces se rencontrent et se côtoient, le monstre est-il forcément celui qui est le plus différent ? C'est une nouvelle qui a le mérite de bien mettre en lumière une créature peu connue appelé un doppler.
Une once d'abnégation
Cette nouvelle nous emmène sur les bords de la mer où Jaskier et Geralt « rament » toujours autant pour trouver des contrats et donc de quoi manger tous les jours. S'arrêtant un temps dans la principauté du duc Adloval parce que ce dernier veut épouser une sirène alors que celle-ci ne le désire que s'il se transforme en poisson, Geralt et Jaskier retrouve une ménestrel nommée Essi Daven, « Petit-Oeil » pour les intimes. Or, sur ce petit bout de terre perdu dans les embruns salés de la mer, un mal semble vouloir émerger des flots et les trois saltimbanques sont sur le coup. Entre sirènes et monstres marins, cette nouvelle teste l'abnégation, comme le titre l'annonce, des personnages devant une situation qui semble insoluble.
L'épée de la providence
Nous retrouvons Geralt aux confins de la forêt de Brokilone où règnent les dryades. Durant cinquante pages, il est bien difficile de savoir quel est son but ou quelle est sa mission, mais au bout du compte, en atteignant Duen Canell, « le lieu du Chêne », coeur de cette forêt interdite, on en apprend un tout petit peu sur l'objectif de sa venue et lui rencontre un personnage qu'il a longtemps recherché. Cette nouvelle est avant tout une longue tirade sur le destin ou l'envie d'y échapper.
Quelque chose en plus
Elle semble être la suite directe de la nouvelle « L'épée de la providence » en plus élaborée, plus riche et plus efficace. À nouveau, Geralt se retrouve face à un monstre en préambule d'une aventure dont il ne cerne pas tellement les tenants et les aboutissants : il sauve un simple marchand en route et discute avec lui des bouleversements dans le pays. Ainsi, nous en apprenons bien davantage sur la géopolitique d'une partie des royaumes connus, sur les soldats tout en noirs, sur Wyzima, l'empire de Nilfgaard qui s'étend, sur le sacrifice de sorciers valeureux durant une bataille mémorable : l'univers se remplit et Geralt lie agréablement aventure individuelle et événements d'envergure. La fin de cette nouvelle semble installer un nouveau statu-quo dans son histoire personnelle, puisqu'il aura désormais à ses côtés « quelque chose en plus ».
Avancées et bémols
Durant ce recueil et ces quelques nouvelles, Geralt de Riv suit un rythme assez coutumier. Bien souvent, la nouvelle débute par un combat avec un monstre, c'est classique mais la routine peut être agréable : cette mise en bouche lui permet de prendre compte avec un protagoniste comme avec le lecteur, de là viennent alors les problèmes, souvent ressassés comme un mantra avec les mots du titre. Malgré cette routine, le bestiaire s'enrichit de manière très intéressante et l'auteur recycle parfaitement des éléments du folklore polonais mêlés à des aspects occidentaux que nous connaissons déjà bien. Malgré cela, quelques travers de la narration peuvent rebutés de temps à autre : la forte tendance de l'auteur à délayer de nombreux dialogues, ce qui rend le récit très bavard par moments, ainsi que la focalisation sur « l'intrigue » amoureuse entre Yennefer et Geralt. Certes, c'est une composante sûrement fondamentale du personnage principal, mais l'y ramener constamment peut être un peu horripilant, on en oublie ici sa formation et ses techniques de sorceleur (potions, magie, etc.), d'autant plus que Geralt est censé avoir plus d'une centaine d'années au compteur, forcément ça doit compter aussi dans son expérience de ce genre de situations (quand bien même son statut de sorceleur serait censé le priver d'émotions). Pour faire un très rapide lien avec la série tv de Netflix qui débuté en janvier 2020 : pour ceux qui l'ont vue, plusieurs récits sont adaptés dans la première saison, parfois assez littéralement. Cela prépare forcément à quelques retournements de situation, mais globalement il est bien plus agréable de lire ces aventures, qu'on ait déjà vu la série ou non. À noter qu'en parlant d'adaptation, la couverture de la version poche chez Bragelonne reprend un visuel du jeu vidéo, très bon certes, mais qui n'a aucun lien avec les nouvelles de ce recueil en particulier.
Ce deuxième recueil remplit donc son contrat (à prix raisonnable, celui-là) et poursuit l'enrichissement d'un univers en expansion, même si nous le regardons uniquement par les yeux de Geralt de Riv. C'est vrai qu'après une dizaine de nouvelles dans cet univers, on attend de voir ce qu'un roman entier construit sur plusieurs quêtes de sorceleur pourrait donner. À voir dans le troisième tome !
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Sachenka
  20 mai 2017
J'étais sorti enchanté de la lecture du premier tome du Sorceleur. Je le suis un peu moins après en avoir terminé le deuxième, intitulé L'épée de la providence. Notez bien : je n'ai pas détesté. Mais mes attentes étaient élevées et Andrzej Sapkowski ne les a pas atteintes avec autant de succès. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un ouvrage de Heroic Fantasy, pas d'un roman mais plutôt d'un recueil de nouvelles dans lequel le protagoniste Geralt de Riv est un tueur de monstres. La première nouvelle m'a plu. On retrouve le Sorceleur et quelques personnages alliés (Jaskier, Yennefer) qui aident une troupe – un peu trop nombreuse à mon goût, pour commencer ce tome – à éliminer un dragon. Malgré des dialogues trop abondants et qui faisaient peu avancer l'histoire, il y avait suffisamment d'action et la finale a réussi à me surprendre. Après tout, Geralt de Riv est un tueur mais il a aussi un coeur et, surtout, un sens du devoir et code moral. La quatrième nouvelle aussi m'a plu. Cette histoire d'un duc amoureux d'une sirène m'a fait penser au conte d'Anderson, La petite sirène. C'est ce qui m'avait gagné dans le premier tome de la série, ce genre d'allusions très réussi aux contes merveilleux qui ont bercé mon enfance.
Le reste n'est pas mal, je pense à l'histoire d'amour entre Geralt et Yennefer, à l'intrigue entourant le hobbit, etc. Sapkowski s'amuse à nous dresser le portrait d'un grand éventail de créatures et de monstres mais, surtout, à nous les présenter sous un nouveau jour. Par exemple, dans les récits de Heroic Fantasy, les doppelgangers sont présentés comme des êtres malfaisants mais, ici, ce rusé personnage vous étonnera. Et vous découvrirez des sirènes moins gentilles qu'Ariel… Bref, L'épée de la providence est donc un petit divertissement agréable et original mais qui n'est pas aussi fort que l'original. Même l'écriture semblait ordinaire. Est-ce que l'auteur s'est trop dépêché à pondre ce bouquin suite au succès du premier ? Suite à la pression de son éditeur ? Quoiqu'il en soit, dans l'ensemble, c'était tout de même assez bon pour que ça me donne envie de lire ses autres aventures.
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basileusa
  15 décembre 2019
J'ai lu le tome 1 il y a trop longtemps pour m'en souvenir vraiment mais, l'adaptation sort dans 5 jours et j'avais envie de lire la suite avant….
J'ai apprécié globalement les nouvelles de ce tome mais certaines m'ont paru longues et pas des plus captivantes ! Je retiendrai surtout la première car le personnage de Yennefer y apparait pour la première fois et les deux dernières qui ont clairement relancé mon intérêt pour la série ! Surtout la dernière je dois dire car la menace de ce peuple guerrier et destructeur qui menace le monde du sorceleur (dont je ne saurai pas réécrire le nom sans faire une faute) promet un prochain tome plus mouvementé encore. J'ai hâte aussi de voir ce que va devenir le personnage de Ciri, une jeune fille attachante et qui donnera un but au sorceleur. A suivre donc !
Challenge Mauvais genre 2019
Challenge séries 2019
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Crazynath
  13 janvier 2020
C'est grâce à la sortie de la série « The Witcher » que je me suis mise à la lecture du sorceleur, d'autant plus que j'avais le premier tome dans ma pal depuis fort longtemps.
Là je viens de terminer le deuxième tome de cette série écrite par le polonais Andrzej Sapowski et j'avoue être pressée de m'attaquer au tome suivant.
Une de raisons, est que le format des deux premiers livres mettant en scène Geralt de Riv sont sous forme de nouvelles. Ce format, je me dois de le reconnaitre, est loin d'être mon format de prédilection. Alors, savoir que le tome trois est enfin un vrai roman rajoute à l'envie de lire la suite.
D'autant plus que ce tome a continué à bien planter le décor et que j'ai vraiment envie que tout cela s'approfondisse. Ce que ce soit l'histoire de Geralt avec Ciri ou aussi celle avec Yennefer.
C'est donc sous la forme de six nouvelles que se présente ce tome deux. J'avoue avoir trouvé ce recueil de qualité inégale… mention ennui profond à celle appelée « le feu éternel » mettant en avant un hobbit nommé Dainty Biberveldt et un doppler (un changeur si vous préférez)…
Heureusement que les trois nouvelles suivantes ont été à la hauteur de mes attentes.
Une fois de plus, Sapowski s'inspire de certains contes et nous les sert à sa sauce pour nous mettre en scène Geralt. J'ai adoré celle où apparait une sirène, qui est bien loin de correspondre à celle de Hans Christian Andersen et encore moins à celle de la mouture Disney.
J'ai retrouvé avec plaisir Geralt, et on en apprend un peu plus à son sujet et son passé. Une fois de plus, son chemin croise régulièrement Jaskier, l'insupportable mais si sympathique troubadour….
Vite, la suite !
Challenge Mauvais genres 2020
Challenge Séries 2020
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RosenDero
  01 décembre 2016
Les aventures de Géralt de Riv continuent dans ce tome 2. Toujours pas de récit unique (ce sera pour après) mais une suite de nouvelles entretenant quelques liens entre elles, faisant état du cheminement du sorceleur.
Rapidement et sans exhaustivité, on rencontrera : une chasse au dragon jouissive ; la relation impossible entre un noble et une sirène ; des horreurs issues de constructions cyclopéennes sous-marines ;-) ; un coureur de jupons et ses conquêtes enragées ; un doppelganger rusé comme un renard ; des troubadours pas toujours en paix avec eux-mêmes ; la mort, la providence et des dryades kidnappeuses ; des magiciennes et des sorciers ; une petite fille du nom de Ciri...
Certains récits m'ont d'avantage plu que d'autres, mais, à l'arrivée, on trouve toujours autant d'humanisme et de poésie. Andrzej Sapkowski nous offre une belle alliance entre fantasy et philosophie, le tout saupoudré d'action, d'intrigues, d'amour et d'un bestiaire génialissime.
Je tiens à mentionner mon coup de coeur pour le récit mettant en scène le doppelganger. Comme nombre d'amateurs de fantasy, j'avais un fort apriori négatif sur ces monstres, Andrei Sapkowski a réussi à m'en défaire en les présentant comme des êtres sensibles et uniques. C'est très beau, très appréciable.
À côté de cela, si Yennefer me sort toujours par les trous de nez, j'ai été très touché par le personnage de Petit Oeil (poétesse désabusée) que l'auteur n'épargne pas ainsi que par la partie concernant la "Providence" et donnant son nom à ce recueil. Au début, je ne comprenais pas où l'auteur voulait en venir avec son épée à double tranchant, mais, au fil du récit et de l'enchaînement des nouvelles (notamment la dernière avec flash-back hallucinatoires, rencontre de la mort et de la mère) tout devient lumineux et poétique.
Ce tome s'articule pour bonne partie sur la pratique dite de "l'enfant surprise" assez géniale dans son processus. Un sorceleur sauve une personne (généralement un mari parti loin et suffisement longtemps) et, lorsque cette dernière veut le payer en retour, le sorceleur refuse et lui demande simplement de lui promettre de lui offrir "la chose qu'il ne pensait pas retrouver en rentrant chez lui"… Voilà comment on renouvelle le pool de sorceleurs :)
En conclusion, j'ai mis longtemps à finir ce tome 2 (les histoires n'ayant pas forcément de lien entre elles) mais j'en garde un souvenir impérissable et je trouve le style de Sapkowski toujours aussi excellent.
J'ai lu ça et là qu'on reprochait à l'auteur la construction de ses dialogues (allant même jusqu'à imputer leur forme à une particularité de la culture polonaise O_o), au contraire, je les trouve vraiment bons et bien écrits. Faut-il nécessairement se couper la parole pour être crédible ? Je ne le crois pas. Surtout quand on cherche à véhiculer des choses bien plus profondes que des informations sur le temps qu'il fait... Non, vraiment, je trouve que la forme des discours correspond parfaitement au personnage du Sorceleur, véritable philosophe humaniste, poète désabusé mais adorateur de la vie.
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Citations et extraits (84) Voir plus Ajouter une citation
mcd30mcd30   17 août 2019
_ Ne me coupe pas la parole ! Je n'ai pas encore terminé ! Je suis saine, normale et mûre pour frayer. S'il me désire vraiment, il doit alors avoir une queue, une nageoire et tout ce que possède un triton normal. Sinon, je ne veux même pas le connaître !
Geralt traduisit rapidement en essayant de ne pas être vulgaire. Sans grand succès, car le duc rougit et jura horriblement.
_ Salope sans vergogne ! hurla-t-il. Maquerelle frigide ! Trouve-toi donc un hareng !
_ Qu'est-ce qu'il dit ? demanda Sh'eenaz en s'approchant à la nage.
_ Il ne veut pas avoir de queue !
_ Dis-lui... d'aller se faire sécher !
_ Qu'est qu'elle a dit ?
_ Elle souhaite, expliqua le sorceleur, que tu te noies.
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mcd30mcd30   04 août 2019
_ Tu ne vas pas m'apprendre le commerce, imbécile, se fâcha Bibeveldt. Au gué du Diable, j'aurais obtenu 90 ou même 100 par pièce. Et toi, combien as-tu reçu des roublards de Novigrad ?
_ 130, répondit le doppler.
_ Tu mens espèce de gruau.
_ Je ne mens pas. J'ai emmené les chevaux directement au port, seigneur Dainty, où je suis tombé sur les fourrures d'un commerçant d'outre-mer. Les pelletiers n'utilisent pas les bœufs pour former leurs caravanes, car ces animaux sont trop lents. Les fourrures sont légères mais précieuses. Il faut donc voyager rapidement. À Novigrad, il n'y a pas de marché pour les chevaux : il n'y a donc pas de chevaux non plus. J'étais le seul à en proposer. J'ai donc imposé mon prix. C'est aussi simple...
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mcd30mcd30   29 juillet 2019
En quoi un tel sang est-il meilleur que celui d'une femme facile tombée d'une palissade en état d'ébriété ?
_ En rien, accorda le magicien avec un sourire aimable sur les lèvres. Mais s'il s'avérait que l'on peut tout aussi bien utiliser du sang de porc, bien plus facile à trouver, n'importe quelle fripouille pourrait se lancer dans l'expérimentation des sortilèges. Si ces fripouilles doivent rechercher et utiliser ce sang de vierge qui te fascine tant, des larmes de dragon, du venin de tarentule blanche, un bouillon de mains de nouveau-né coupées ou de cadavre exhumé à minuit, plus d'un hésitera à se lancer dans une telle entreprise.
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AxantiuAxantiu   15 janvier 2017
La ville le déprimait.
Dès le matin, tout le mis de mauvaise humeur et attisa sa colère. Tout : la grasse matinée à cause du temps perdu et l'absence de Yennefer sortie pendant son sommeil.
[...]
Mais elle n'était pas la physiquement.
Inquiet et sentant monter sa colère pour n'importe quel prétexte, Geralt descendit au rez-de-chaussée.
Les oeufs brouillés refroidis et coagulés que l'aubergiste lui servit entre deux pelotages en cuisine, le firent rager. Le fait que la jeune fille abusée eût à peine douze ans - et les larmes aux yeux - le mit particulièrement en colère.
Le temps chaud et printanier, le tumulte des conversations de la rue, n'améliorèrent pas l'humeur de Geralt. Il ne se plaisait décidément pas à Aedd Gynvael, parodie de toutes les petites villes qu'il avait connues : une caricature plus bruyante, plus étouffante, plus sale et plus énervante encore.
Il sentait toujours la puanteur du dépotoir dans ses vêtements et ses cheveux. Le mieux était de se rendre aux thermes.
Ce fut ensuite la mine du préposé aux bains qui l'énerva. Ce dernier n'arrêtait pas d'observer le médaillon que le sorceleur portait au cou et son épée déposée sur le bord de la baignoire. Geralt s'irrita du fait que le préposé ne lui offrit pas les services d'une putain. Il n'avait nulle intention de jouir du charme d'une jeune femme, mais que l'on pût faire une telle proposition à tout le monde sauf à lui, cela le révoltait.
Dehors, malgré l'odeur forte de savon gris se dégageant de son corps lavé, le sorceleur ne fut pas de meilleur humeur : la ville d'Aedd Gynvael n'en était pas plus belle. Rien de ce qui s'offrait à ses yeux ne lui plaisait. Il n'aimait pas l'inscription peinte à la va-vite sur le mur : "Enfermez les elfes dans les réserves!"
On ne l'introduisit pas dans le château. Le sorceleur fut renvoyé vers le staroste à la guilde des marchands.Cela l'irrita. Il s'énerva également lorsque l'un des anciens de la corporation, un elfe, lui ordonna de chercher le staroste sur la place du marché, le regardant avec mépris et supériorité, ce qui était étrange pour un être censé faire preuve de réserve.
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goodgarngoodgarn   28 janvier 2014
" - J'ai toujours pensé qu'il s'agissait d'un état d'âme sublime et merveilleux; digne même, s'il est déçu. J'ai composé tant de ballades sur ce sujet. Mais le sentiment amoureux n'est que végétatif. C'est l'état de quelqu'un qui succombe à la maladie, qui ingurgite un poison. Car, semblablement à celui qui s'empoisonne, l'amoureux est prêt à tout pour obtenir l'antidote. A tout. Même à l'humiliation."
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