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Le Sorceleur tome 1 sur 8
EAN : 9791028111571
307 pages
Bragelonne (16/01/2019)
  Existe en édition audio
3.95/5   2701 notes
Résumé :
Recueil composé de :
- La voix de la raison 1 et 2
- Un grain de vérité
- La voix de la raison 3
- Le moindre mal
- La voix de la raison 4
- Une question de prix
- La voix de la raison 5
- Le bout du monde
- La voix de la raison 6
- Le dernier voeu

Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (400) Voir plus Ajouter une critique
3,95

sur 2701 notes
Je n'aurais jamais pensé lire un jour ce livre. Il aura fallu tout le pouvoir de persuasion d'une amie polonaise (que je salue au passage) avec laquelle je parle d'ordinaire plutôt de Witold Gombrowicz ou de Bruno Schulz. « Tu t'intéresses aux auteurs polonais, me dit-elle, et tu ne connais pas XWVZMQHOIEBBJHFZ CNDKLHSYQIUTBZLOUSKWXI ? » (Amis polonais, excusez-moi, mais les noms des auteurs polonais prononcés en polonais étaient, sont et demeureront, j'en ai peur, à jamais incompréhensibles et imprononçables pour mes oreilles et ma langue profanes.)

Effectivement, les jeux vidéo et la Fantasy n'ont jamais spécialement été mon jardin mais, contrairement aux lourds a priori que j'ai eus en découvrant la couverture, je n'ai pas détesté, loin s'en faut. En fait, je trouve ce livre plutôt bien écrit — sans toutefois me pâmer sur son style — et les très nombreux emprunts ou détournements de contes traditionnels y sont amusants.

J'y ai perçu notamment des clins d'oeil aux Métamorphoses d'Apulée, aux contes de Grimm ou encore aux contes des Mille et Une Nuits. Je trouve particulièrement savoureux les détournements de Blanche-Neige et du Pêcheur et le Djinn.

L'ouvrage se présente sous une forme un brin bâtarde, mi-roman, mi-recueil de nouvelles. (On dit " fix-up ", paraît-il en pareil cas, bien que je répugne à utiliser ce mot. " Assemblage " sonne mieux à mes oreilles et rappelle l'opération vinicole qui consiste à produire un vin standard et acceptable à partir de cépages pas tous exceptionnels.) C'est, à mon avis, un défaut car chacune des six nouvelles (Le Sorceleur, Un grain de vérité, le moindre Mal, Une question de prix, le Bout du monde et le dernier Voeu) sont amalgamées les unes aux autres par une sauce fade et poussive de quelques pages à chaque fois intitulée La Voix de la raison, numérotée de 1 à 7.

Ce liant me paraît tout à fait inutile d'un point de vue littéraire ; d'un point de vue éditorial, à l'époque de la parution, il était peut-être plus facile de faire avaler un roman (même bricolé) plutôt qu'un recueil de nouvelles. Ceci pouvant peut-être expliquer cela. Je n'en sais rien, je n'ai pas creusé davantage la question et peu importe.

L'auteur, Andrzej Sapkowski, a donc pour projet de nous présenter un héros, Geralt de Riv, exerçant le délicat métier de sorceleur, une profession qui se situe en quelque sorte à mi chemin entre le chasseur de primes (façon Sergio Leone), le samouraï, le moine Shaolin et le prêtre exorciste, le tout évoluant dans une sorte de Moyen-Âge fantasmé mittel-européen peuplé de créatures aussi fantastiques qu'effrayantes.

Tantôt destructeur de monstres abominables, tantôt désenvoûteur d'honnêtes citoyens métamorphosés en affreux sanguinaires par l'effet d'un charme, tantôt sage conciliateur de parties inconciliables, tantôt conseiller des puissants, tantôt hors-la-loi, tantôt allié de druides et de magiciens, tantôt opposé à eux, tantôt indéfectible ami, tantôt gardien d'une certaine forme de moralité, tantôt rustre, tantôt raffiné, etc., etc. Enfin, vous voyez le tableau, quoi…

L'ensemble est plutôt bien conduit même si, d'après moi, il y a quelques faiblesses, notamment quand l'auteur essaie de faire passer des pseudo messages qui n'ont pas beaucoup d'envergure. La forme narrative choisie (héros très typé récurrent dans chaque nouvelle) empêche justement ce héros d'évoluer véritablement. C'est très pratique si l'on souhaite écrire beaucoup de volumes, ce qui semble être le cas, mais cela reste, d'après moi, d'un intérêt limité car ce qui me passionne en littérature, c'est de voir évoluer les personnages une fois qu'ils ont été bien campés.

Donc une impression d'ensemble assez bonne, sans plus, pas un mauvais livre, pas un chef-d'oeuvre, juste un agréable divertissement, ce qui n'est déjà pas si mal. D'ailleurs, n'ayant jamais eu l'honneur ni l'avantage de voir sortir un quelconque génie d'une quelconque amphore me sommant de lui soumettre trois voeux, je me contenterai d'en formuler un seul (ce sera le dernier, promis). le voici : ne prenez pas cet avis trop au sérieux, ce n'est qu'un simple avis, c'est-à-dire pas grand-chose.
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J'aime décidément cette littérature et la variété de styles et d'univers qu'elle propose !
Il est amusant de constater que cette saga du "sorceleur" aura trouvé son lectorat essentiellement grâce à un jeu vidéo et une série sur Netflix, et si cette lecture était dans ma PAL depuis longtemps, je dois pourtant avouer que j'ai joué au jeu avant d'en tourner la première page.
C'est donc avec le sentiment de connaître un peu Jéralt de Riv que j'ai commencé cette lecture.
Le "dernier voeu" est un recueil de nouvelles (six) qu'il est préférable de lire (avec l'épée de providence) avant de commencer la saga proprement dite car elle "pose" le décor et le contexte de cet univers résolument "fantasy".
En passant, le "dernier voeu" est le titre de la sixième nouvelle, le moment où Jéralt fait la connaissance de Yenefer, autre personnage majeur de la saga.
Pour commencer à parler du livre, je dirais que l'auteur s'y entend pour raconter des histoires et créer un contexte. J'ai lu quelques réserves sur le style, pour ma part je l'ai trouvé sobre et précis, agréable même pour dire mon ressenti, un bel équilibre entre la mise en place du contexte, la psychologie des personnages et l'action, ajoutons que toutes ces nouvelles sont intéressantes à suivre et révèlent un personnage assez complexe en la personne de Jéralt.
Car si Jéralt ressemble de prime abord à un de chasseur de prime, à un tueur impitoyable (la réputation des sorceleurs), il sait faire preuve de discernement et d'une certaine morale, d'une certaine tolérance et d'une réelle finesse de jugement à l'encontre des nombreuses créatures qu'il croisera sur sa route, ce qui va nous donner des histoires variées et gardant chacune leur suspense.
Autre attrait, la découverte à dose homéopathique des sorceleurs et de leurs particularités, bref, j'ai apprécié cet apéritif et je vais passer à la suite avec confiance, cet univers me plait bien ;)
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Striges, ondines, basilics, loups-garous, goules, vampires, manticores, chimères, dragons, djinns, griffons, et d'autres créatures encore, aux noms imprononçables mais non moins terrifiantes.
Infernale ménagerie munie de crocs, de griffes, de serres, de grandes gueules, et d'yeux flamboyants comme des braises. Assoiffés de sang, la rage au coeur, ces monstres viennent du diable vauvert, de nos contes ancestraux, ou de nos mauvais rêves. En vieillissant, on finit par ne plus croire à cette animalerie cauchemardesque. Et pourtant, elle reste tapie dans nos coins d'ombre. Allez savoir pourquoi ? Peut-être parce que nos lointains aïeux connaissaient bien mieux que nous le monde des ténèbres, et avaient appris à le redouter. Ces ancêtres se promènent toujours dans nos gènes, et nous chuchotent parfois une de leurs histoires horrifiques…
Geralt de Riv est un sorceleur. On l'a transformé, on lui a fait perdre son humanité pour lui donner les moyens de combattre tous ces monstres qui peuplent les rivières, les forêts et les plaines de son monde abracadabrant. Il est puissant et rapide comme l'éclair. Il a la magie au bout des doigts et son glaive est étincelant. Les monstres n'ont aucune chance de survie en face de lui. Mais les combats sont toujours difficiles et, à chaque fois, il y perd un peu de ses forces.
Geralt est un personnage charismatique. Des cheveux blancs comme la neige. Une démarche féline. Il a l'humour des désabusés, de ceux qui sont revenus de tout. Il a la tristesse et la nonchalance des espèces en voie d'extinction.
Ce récit est une succession de nouvelles. Il n'est pas structuré, mais il colle bien à notre héros. Car Geralt de Rive n'a ni passé, ni présent, ni avenir. Il est de nulle part. Il erre à travers monts et vallées à la recherche de son humanité perdue qu'il ne retrouvera jamais. Son unique certitude est, qu'un jour de grande fatigue, il finira par se faire découper en morceaux.
j'ai adoré le style de l'auteur, tour à tour sombre, désenchanté, patelin, souvent drôle. Ses discussions de comptoir avec les marchands du coin, et sa première rencontre avec la magicienne Yennefer valent leur pesant d'or, ou de monstres…
Et si Geralt de Riv était bien plus que tout cela ? S'il était le gardien de nos nuits, empêchant, à l'aide de ses formules magiques nos pires cauchemars de venir nous dévorer tout cru ?
Qui sait ?
Je suis tombé sous le charme vénéneux de ce récit.

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J'adore le genre Heroic Fantasy mais je lis peu de romans qui y appartiennent car j'ai l'impression de toujours tomber sur la même histoire : quête menée par des individus de races différentes, lutte entre le Bien et le Mal ou bien contre un être maléfique qui veut étendre sa domination sur le monde connu. Et souvent, ces histoires peu originales sont racontées par des auteurs à l'écriture très ordinaire. Eh bien, avec le sorceleur, me voici comblé. Un grand merci à Andrzej Sapkowski. Exit le naïf héros annoncé par une prophécie, pareillement pour sa longue mission ardue. Geralt de Riv appartient à la race des sorceleurs, ces êtres au physique étrange (cheveux blancs, yeux félins, etc.) qui le distingue des autres hommes, qui provoque le rejet, occupe la « profession » de tueur de monstres, de la succubes au plus terrifiant des ogres. Toute une spécialité ! Mais il a son code d'honneur qui lui est propre, ne pensez pas à lui demander de neutraliser un humain, non ! C'est aussi un individu solitaire mais il est capable de tisser des liens et il a son histoire, qu'on apprend petit à petit, au fil des rencontres. Par exemple, son amourette avec la magicienne Yennefer, son amitié avec le barde Jaskier, etc.

Un héros troublé, vous me direz, ça s'est déjà vu, et vous avez raison. L'autre façon dont cet ouvrage se distingue, c'est qu'il s'agit en fait d'un recueil de nouvelles. Geralt de Riv ne passe pas 400 pages à essayer de remplir une seule mission, le bouquin est constitué d'une dizaine de petites histoires, autant de « commandes », de monstres à éliminer. Et elles ne sont pas liées les unes aux autres. C'est donc rapide à lire, on ne perd jamais le fil.

Aussi, j'ai adoré les clins d'oeil aux contes merveilleux dans plusieurs de ces histoires. La première nouvelle faisait plusieurs références à la Belle et la Bête. J'ai retrouvé un peu plus loin les Sept Nains et ainsi de suite. Il ne s'agit pas de pastiche ni de parodie, ces éléments sont intelligemment insérés à la trame que l'auteur raconte. C'était drôle et rafraichissant. Et le style de Sapkowski est supérieur à beaucoup de romans de Heroic Fantasy. Un vocabulaire recherché, des dialogues intelligents, un bon sens du suspense, des descriptions suffisantes qui ne freinent pas l'histoire. Sur ce point, j'aurais aimé en voir un peu plus pour aider à créer une ambiance, à visualiser son univers, mais je suppose qu'il ne faut pas trop en demander…

Toutefois, là où les autres auteurs que je pourfendais un peu plus haut gagnaient des points, c'était dans la création d'un monde complexe. J'ai un peu l'impression que Sapkowski ne sait pas plus que ses lecteurs où son imagination l'entraine. Je ne sens pas une vision globale. D'ailleurs, il n'y a pas de cartes géographiques ni d'annexes ni quoi ce que soit pour nous aider à nous y retrouver. Quoique, ce n'était pas le but et rien ne l'y oblige, s'il peut délaisser certaines conventions, pourquoi pas celle-là aussi ?
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Cela faisait un moment que j'avais envie de lire ce roman. J'ai donc sauté le pas grâce à la série diffusée sur Netflix ( je regarderais la série plus tard d'ailleurs).

Je n'ai rien trouvé d'exceptionnel à ce premier tome. Nous sommes dans du déjà vu, avec des clins d'oeil aux contes de notre enfance. J'ai , il faut l'avouer, eu bien du mal a rentrer dans ce roman. J'ai trouvé l'écriture froide et distante , ce qui ne rend pas particulièrement attachant le personnage principal. Et puis la façon de faire de l'auteure avec des histoires décousues n'a pris sont sens que vraiment à la toute fin du roman.

Je reste donc sur ma réserve quand à la qualité et a l'attrait réel que je vais avoir avec cette série. Je me réserve le tome deux pour me donner un vrai avis, et pour savoir si je poursuis ou non la saga.

Une fin d'année en demi teinte avec deux déceptions (roman fini en début d'année) … j'espère que le premier roman entamé pour cette année sera meilleurs ( cela dit je n'ai pas pris de risque j'attaque par une nouvelle du King :)
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critiques presse (1)
Syfantasy
02 août 2021
Avec la saga du Sorceleur, Sapkowski nous offre une saga bourrée d'action, d'intrigues et de réflexion sur l'humanité et notre tendance à s'auto-détruire et à manipuler nos congénères. Le Dernier Voeu est une introduction parfaite à un univers riche, profond et étonnant, nous habitués à une littérature "occidentale". La dureté et l'humanité de Geralt vous toucheront à coup sûr !
Lire la critique sur le site : Syfantasy
Citations et extraits (187) Voir plus Ajouter une citation
Les gens […] aiment bien inventer des monstres et des monstruosités. Ça leur donne l'impression d'être moins monstrueux eux-mêmes. Quand ils boivent comme des trous, qu'ils escroquent les gens, les volent, qu'ils cognent leurs femmes à coups de rênes, laissent crever de faim la vieille grand-mère, qu'ils assènent un coup de hache à un renard pris dans un panneau ou criblent de flèches la dernière licorne qui subsiste sur terre, ils aiment se dire que la Moire qui entre dans les chaumières au point du jour est plus monstrueuse qu'eux. Alors ils se sentent le cœur plus léger. Et ils ont moins de mal à vivre.

Le Bout du monde, I.
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" La Cour dorée ", le relais élégant de la ville, était noire de monde et très animée. Les clients, des autochtones ou des gens de passage, étaient occupés, pour la plupart, à des activités propres à leur nation ou à leur profession. Des marchands à l'air grave se querellaient avec des nains sur le prix de marchandises et les taux de crédit. Des marchands à l'air moins grave pinçaient le postérieur des filles qui distribuaient la bière et le chou aux pois. Les imbéciles du village feignaient d'être bien informés. Les putes cherchaient à plaire aux hommes qui avaient de l'argent, et décourageaient ceux qui n'en avaient pas. Charretiers et pêcheurs buvaient comme si l'interdiction de cultiver le houblon devait être publiée dès le lendemain. Des marins chantaient une chanson célébrant la mer et les flots, le courage des capitaines et les charmes des sirènes, ces dernières avec des détails pittoresques.
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- J'ai le sentiment que la mort qui me menace ne te bouleverse pas trop.
- Stregobor! dit Gerald. Ainsi va la vie. On voit toutes sortes de choses quand on voyage. Des paysans qui s'entre-tuent pour une borne au milieu d'un champ, que les escouades de deux régiments fouleront le lendemain pour massacrer les uns et les autres. Le long des routes, des pendus se balancent aux arbres ; dans les forêts, des bandits coupent la gorge des marchands. Dans les villes, on trébuche à chaque pas sur des cadavres abandonnés dans les caniveaux. Dans les châteaux, on se transperce à coup de poignard, et lors des banquets, c'est sans arrêt que l'on voit l'un ou l'autre convive rouler sous la table, empoisonné. Je m'y suis habitué. Alors pourquoi une mort qui menace quelqu'un devrait-elle me bouleverser, de surcroît, quand il s'agit de toi?
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Les gens aiment bien inventer des monstres et des monstruosités. Ça leur donne l'impression d'être moins monstrueux eux-mêmes. Quand ils boivent comme des trous, qu'ils escroquent les gens, les volent, qu'ils cognent leurs femmes à coups de rênes, laissent crever de faim la vieille grand-mère, qu'ils assènent un coup de hache à un renard pris dans un panneau ou criblent de flèche la dernière licorne qui subsiste sur terre, ils aiment se dire que la Moire qui entre dans la chaumière au point du jour est plus monstrueux qu'eux. Alors ils se sentent le cœur plus léger. Et ils ont moins de mal à vivre.
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Geralt jeta un dernier coup d'œil par une fenêtre du manoir. La nuit tombait vite. De l'autre côté du lac, on voyait scintiller les petites lumières de Wyzima. Les alentours du manoir étaient déserts ; depuis six ans, une bande de terre en friche séparait la ville de cet endroit dangereux où il ne restait que quelques ruines, des solives vermoulues et les restes d'une palissade pleine de brèches qu'on avait de toute évidence jugé peu rentable de démonter pour la remonter ailleurs. Le roi lui-même avait transféré sa résidence très loin de là, presque à l'autre bout de la cité. Son nouveau château formait une masse sombre qui se découpait au loin sur le ciel en train de prendre sa couleur bleu nuit.
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