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Critiques sur Ash Princess, tome 1 (61)
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Daniella13
  16 novembre 2018
Tout d'abord avec une couverture aussi magnifique et un quatrième de couverture nous donnant le ton du livre, je ne pouvais pas résister à acheter ce livre. On ne peut qu'apprécier la beauté du livre grâce aux éditions Albin Michel et le contenu grâce à l'auteure Laura Sebastian.

« Ils ont tué ma mère. Ils ont volé mon nom. À moi de les réduire en cendres »
Avec une phrase d'accroche aussi percutante on sait que le livre va l'être d'autant plus.

Theodosia, princesse Astréenne, a perdu sa mère à l'âge de 6 ans, lors de l'envahissement du Kaiser Kalovaxien, Corbinian. Sa mère a été tuée devant ses yeux et son peuple réduit à l'esclavage ou assassiné. Elle se retrouve exhibée, humiliée, déchue de son nom au profit de son nouveau nom Thora et fouettée au bon vouloir du Kaiser qui s'en sert pour annihiler les rebellions du peuple d'Astrée.
Vivant tant bien que mal sous sa nouvelle identité, elle est amie avec Crescentia, dit Cress, appartenant au peuple Kalovaxiens et dont son père, le Theyn est le meurtrier de sa mère. Mais sous ses airs de fille frivole et obéissante, elle va se transformer en vraie Reine et va tout faire pour retrouver la place qui lui revient de droit...

Laura Sébastian nous plonge vraiment dans son monde entre complots et magie.
L'histoire se déroulant majoritairement au sein de la cour, nous participons à tous les complots que cela implique. Entre manigance, trahison et assassinat nous avons de quoi faire pour nous tenir en haleine.
La magie est omniprésente avec la présence des différentes gemmes que l'on retrouve régulièrement au cours de l'histoire. Les gemmes d'Eau pour la beauté, les gemmes d'Air pour la grâce et l'élégance, les gemmes de Feu pour la chaleur et les gemmes de Terre pour la force.

Au niveau des personnages on a largement le choix.
Le Kaiser qui n'est pas glorieux il aime la paresse, les banquets et les beuveries plutôt que les batailles. Il adore asseoir son autorité et être craint par son peuple. Il aime écraser Thora en la présentant comme la princesse des Cendres et l'humilier avec sa couronne des cendres qu'elle a l'obligation de porter à toute réception. En un mot il est détestable.
Cress, qui sous son air d'ange et de bonne amie n'aime pas qu'on prenne la première place devant elle. Elle est prête à détruire n'importe qui sur son passage car son ambition est de devenir Kaiserin à tout prix.
Søren, le prince, a bon coeur et on s'accroche facilement à lui. Il n'est pas comme son père et va prouver sa valeur à de nombreuses reprises. Son sort n'est pas encore scellé mais j'espère qu'il aura une bonne fin car je m'y suis attachée.
Blaise, l'ami d'enfance de Theo est aussi attachant. Il est amoureux d'elle et serait prêt à tout pour elle malgré que sa vie ne tienne qu'à un fil. Il sait se faire entendre tout en étant sensible. J'ai beaucoup aimé son personnage et j'ai hâte de le retrouver.
Theo ou Thora, a un vrai rôle à part entière. Elle a une vie très difficile à la cour et pourtant elle prend sur elle de ne pas craquer malgré son jeune âge et les châtiments auxquels elle a droit. On a de la peine pour elle car sa douleur se fait bien ressentir. On a juste qu'une hâte c'est qu'elle se venge de ses années qui ont brisé sa vie et celles de ses proches.

J'ai hâte que le deuxième tome sorte car la fin de ce premier tome nous laisse sur notre faim. On ne sait pas qui sera son pire ennemi ni qui sera ses vrais alliés mais ça promet...
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Laurapassage
  28 août 2018
Lorsque les éditions Albin Michel m'ont contactée pour une sortie young adult prévue à la rentrée littéraire, j'étais forcément impatiente. Mais quand j'ai découvert qu'il s'agissait de Ash Princess de Laura Sebastian, avec sa magnifique couverture, sa phrase d'accroche aux allures de punchline et son résumé plus qu’attrayant, j'ai évidemment été encore plus enthousiaste.

"Ils ont tué ma mère. Ils ont volé mon nom. À moi de les réduire en cendres."

Ash Princess, la princesse de cendres, s’appelle Theodosia. Enfin, ça, c'était il y a 10 ans, avant que l'île de son peuple, Astrée, soit conquise et ses habitants réduits à l'esclavage et exterminés les uns après les autres. Maintenant, elle répond au nom de Thora. En apparence, elle vit dans une cage dorée et se montre obéissante, d'une intelligence limitée et surtout intéressée par les jeunes hommes dont elle ne cesse de parler avec son amie Crescentia. Mais la réalité est tout autre. Theo est une héroïne aussi forte que sensible. Elle tente à la fois de ne rien laisser paraître de ses faiblesses et de ses espoirs, tout en donnant une image parfaite aux envahisseurs, les Kalovaxiens et à son peuple. Alors qu'elle doit elle-même tuer son plus grand allié et qu'elle en voit un autre refaire surface, son avenir change complètement.

Laura Sebastian commence sa première trilogie sur les chapeaux de roues. Si vous aimez la fantasy young adult comme on a pu en découvrir ces dernières années, notamment avec The Curse et Six of Crows, vous ne serez pas déçus par Ash Princess. L'univers complexe et étendu qui apparaît dans ce premier tome, enrichi d'une carte à l'envergure prometteuse, laisse dès le début imaginer un monde aux multiples facettes. Theodosia, entourée de son meilleur ami et du prince, n'a plus qu'à faire de ces nations des alliés.

"Le jour est fini, le temps vient pour les oisillons de prendre leur envol. Le lendemain est proche, le temps vient pour les vieilles corneilles de mourir."

Malgré que l'on suive les joies et les déconvenues de Theo, décrites avec beaucoup de justesse, les personnages secondaires tiennent une place importante dans l'histoire. Aidant à comprendre encore mieux la princesse de cendres, il est parfois difficile de les saisir, laissant un mystère constant sur leurs véritables désirs. Le seul point légèrement tempéré de mon avis arrive justement avec ces protagonistes, notamment deux d'entre eux, qui font partie d'un début de triangle amoureux, si décrié dans les romans adolescents. Vous l'aurez compris, j'ai dévoré Ash Princess qui se présente comme une entrée en matière pleine de surprises.

"Je suis Theodosia Eirene Houzzara. Le dernier espoir de mon peuple."

Ash Princess est un premier tome young adult qui convaincra tous les adeptes de fantasy. Laura Sebastian met autant l'accent sur son héroïne, loin d'être parfaite, que sur ses personnages secondaires, établis dans un univers riche et prometteur. 
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Himesama
  06 janvier 2019
Je dois dire que le pitch de départ m'avait beaucoup plu et cette couverture m'a complètement séduite !!! C'est pourquoi j'ai commencé cette lecture, mais ce fut une petite déception qui est rattrapé (heureusement! ) par une bonne fin à ce premier tome.

Pour être claire et précise , voilà ce qui m'a dérangé:
Théodosia, notre personnage principal, est très inconstante, elle change continuellement d'avis, ne prenant pas réellement position...pour une reine c'est pas top top...
Je suis d'accord dans le fait qu'il faut une part d'hésitation (après tout elle a quand même subit des choses assez horribles) mais là c'est beaucoup trop à mon goût. Je l'ai plus ressenti comme de la naïveté qu'autre chose. Je pense que l'autrice aurait pu en faire une héroïne bien plus forte et déterminée, qui attend son heure plutôt qu'une fille qui se décide parce qu'on lui ouvre les yeux sur la réalité de son peuple.
D'autant que ça concerne quasiment 70% du roman... J'ai également été dérangé par la plume de l'autrice, la narration était a mon sens mal exploitée. Est-ce dû à la traduction?

Sur une touche plus positive et comme je l'ai dit, j'ai vraiment apprécié la fin de ce premier tome. Théodosia prend enfin des décisions et s'y tient; La princesse semble d'ailleurs se révèle assez fine stratège. Les décisions prisent ont de lourdes conséquences qu'on imaginent aisément exploitées dans le prochains tome ce qui promet d'être passionnant si c'est bien exploité!
Tout ces éléments on permis de rendre la fin du récit beaucoup plus dynamique. Les révélations faites sont intéressantes et complètement inattendues.

Je lirais la suite avec plaisir, mais peut-être en VO pour voir la différence...
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BOOKSANDRAP
  02 avril 2019


J'ai beaucoup aimé ma lecture dès les premier chapitres. La plume est fluide, très agréable, très prenante. On entre directement dans l'intrigue et dans l'univers créer par l'auteure et on sait tout de suite où on mets les pieds. le cadre est bien installé, on comprends comment notre héroïne en est devenue à être cette prisonnière malgré elle. On comprends son envie de vengeance, l'importance du pouvoir et des guerres qui en résultent pour rester au trône. Tout cet aspect politique et cette ambiance de manipulation était vraiment quelque chose que j'ai apprécié dès le début.
On sent que tout peut basculer à tout moment. Laura Sebastian instaure une atmosphère dangereuse quasi palpable. On comprends très vite que la mort plane au dessus de ceux qui seraient contre les Kalovaxiens, que les châtiments peuvent se déclarer à n'importe quel moment pour telle ou telle raison. C'est un premier tome qui se mets en place doucement. Et qui n'est pas qu'introductif ce qui est un sacré bon point.


Malheureusement ce qui m'a un peu chagriné c'est que je n'ai pas trouvé l'intrigue très originale. J'avais cette impression de connaître déjà cette histoire. J'avais l'impression de me replonger dans des saga comme Red Queen, The book of Ivy, Grisha et c'était un peu décevant dans un sens d'avoir l'impression de relire des sagas ou du moins une sorte de mélange que l'on connaît déjà et de ne pas retrouver de spécifité au bouquin jusqu'au quart final.
L'histoire m'a plu qu'on se comprenne bien. J'ai beaucoup apprécié ma lecture, je l'ai dévoré, j'ai aimé découvrir ce qui allait se passer et comment notre héroïne allait pouvoir s'échapper et devenir la reine qu'elle est. Et pourtant le fait justement que ce soit peu original m'a un peu déçue dans le sens ou j'aurais aimé être surprise et ne pas retomber dans les codes classiques de ce type de bouquins dystopique que j'ai déjà lu et relu des dizaines de fois.


J'ai été un peu chagriné également de découvrir un triangle amoureux. Je ne suis pas fan de ce genre de procédé. Je trouve dommage de devoir toujours instaurer des histoires d'amour compliquées dans les bouquins comme celui-ci. C'est bien dommage car j'en arrivais à me demander qui elle choisirait comme partenaire alors que savoir ce qu'adviendra de son peuple était beaucoup plus palpitant à mes yeux. Bien que ce soit quand même assez présent j'ai bien aimé le fait que ça reste tout de même sous un aspect politique et pour se venger. Ça ne se limite pas à un triangle amoureux qui éclipserait toute l'intrigue, fort heureusement !


Malgré ces petits points qui obscurcisse le tableau, j'ai passé un très bon moment de lecture en compagne d'Ash Princess. J'ai apprécié chaque page. Un bon développement de la psychologie des personnages, et une jolie plume m'ont empêcher de décrocher lorsque l'intrigue devenait trop redondante. On les découvre sous un certain jour et au fil des 500 pages, ils évoluent pour devenir une autre personne… en bien ou en mal. C'était fascinant et bien fait. de manière progressive et naturelle, du fait que l'on s'y attends et qu'on apprécie d'autant plus les petits changements qui s'opèrent au fil des chapitres. Ça laisse également prévoir une suite explosive qui je l'espère remuera un peu plus !


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Charliebbtl
  06 juillet 2019
Un roman qui se cherche

Les phrases d'accroche avaient tout pour me séduire : « Ils ont tué ma mère. Ils ont volé mon nom. A moi de les réduire en cendres ». Je m'attendais alors à un pur roman de fantasy, style "Reine de Cendres" d'Erika Johansen. Que nenni ! J'aurais dû d'ailleurs me méfier car la trop grande similitude entre les titres (Ash Princess signifiant « Princesse de Cendres ») ne présageait rien de bon tant j'avais adoré le roman d'Erika Johansen. Et cela s'est confirmé tout au long de ma lecture qui a été une suite de montagnes russes entre du bon et du beaucoup moins bon.

Parlons, tout d'abord, du moins bon comme cela ce sera fait. Comme je le disais, la couverture, les phrases d'accroche et le résumé vous donnent tout de suite l'idée d'un bon gros roman de fantasy. A l'instar d'une pub des années 80, on se doit pourtant de dire qu'Ash Princess « c'est doré comme de la fantasy, son nom sonne comme de la fantasy… mais ce n'est pas de la fantasy »… du moins pas exclusivement car on y trouve une sacrée dose de Young Adult mais en couche bien bien épaisse. Et ça, ça ne l'a pas fait du tout du tout avec moi. L'histoire d'amour entre Thora et le prince Søren, les tergiversations amoureuses de l'héroïne qui ne sait pas qui choisir entre Søren ou Blaise, moi cela me fait penser direct à "Hélène et les garçons". Franchement, ma chérie, ton peuple est en train de mourir, t'as quand même autre chose à penser que de te demander lequel te fait le plus d'effet. Globalement, ces passages qui traînent en longueur d'amourettes indécises, ça m'a vraiment agacé pour ne pas dire plus. Bon je dois aussi avouer que le côté angelot de Søren avec ses boucles blondes qu'on croirait qu'il sort d'une pub « Head & Shoulders », ça a un peu décrédibilisé le personnage à mes yeux.

C'est d'autant plus regrettable que l'intrigue en elle-même est plutôt intéressante et certains procédés sont vraiment bien trouvés. Dans le désordre, quelques exemples :

- la présence des Ombres est assez originale. On éprouve une sensation flippante à se dire que Theodosia semble condamnée à être constamment surveillée. La seule chose, un peu surprenante, c'est de constater que le subterfuge trouvé par ses camarades pour jouer le rôle de ces Ombres n'ait pas été découvert à un moment ou un autre.
- le personnage du Kaiser porte particulièrement bien son nom. Odieux avec son épouse, l'étrange reine Anke, il est d'une perversité sans nom qui rappelle nombre de personnages de "Game of Thrones". Il aime la violence, a le goût de la torture et possède un côté libidineux assez détestable. A découvrir le récit de son mariage avec la Kaiserin qui restera dans les annales.
- la couronne de cendres (magnifiquement représentée sur la couverture que j'adore !) ainsi que les gemmes mériteraient presque à elles seules une adaptation cinématographique pour les voir en action.
- la relation entre Theodosia et son unique « amie », Cress, la fille du Theyn, par son côté « Je t'aime moi non plus », agace un peu au début du roman mais finalement trouve sa justification au terme de celui-ci. Les « soeurs » de coeur finissent pas devenir « soeurs ennemies » même si pour Theodosia, cette situation continue de rester un énorme dilemme.

Mes chouchous à moi

Pas vraiment des chouchous mais des personnages somme toute attachants : Erik, le comparse de Søren, qui pourrait bien surprendre dans la suite de cette saga, le personnage de Hoa dont on découvre le terrible secret à la fin du roman et, bien sûr, celui d'Elpis, cette gamine plein de courage et de dévouement vis-à-vis de sa reine. Je n'oublie pas la Kaiserin que l'on voit peu dans le roman mais qui impressionne dès qu'elle apparaît.

Ma tête à claques à moi

Mon choix ici n'est finalement pas aussi tranché que cela. J'aurais attribué le prix au personnage de Cress qui, dans les trois quarts du roman, agit comme une enfant gâtée puissance 10 000 au point que cela en devient presque exaspérant. Ses réactions de midinette dès qu'elle voit le prince Søren pointer le bout de son nez, ses attitudes de gamine jalouse quand elle croit percevoir un début de relation entre Theodosia et celui-ci, on finit par en avoir la nausée… jusqu'à la fameuse scène du cachot où le personnage enfin dévoile son vrai visage et se révèle à la hauteur d'un personnage de fantasy digne de ce nom. Ce serait sans doute l'unique raison pour laquelle je pourrais encore lire la suite de cette saga lorsqu'elle paraîtra car je suis très curieux de voir comment ce personnage va gagner en caractère et détermination. On pressent un personnage de méchante pas piqué des hannetons. Si en plus, elle pouvait faire la peau à Søren dans le tome 2, cela m'arrangerait.

Au final, un roman un peu trop inspiré à mon goût de celui d'Erika Johansen sans pour autant lui arriver à la cheville. On espère que le tome 2 misera davantage sur la carte fantasy que sur celle des sentiments amoureux de ses héros car cela a donné à ce premier opus un côté un peu trop grand-guignolesque à mes yeux. Espérons que Cress nous sauvera du complet naufrage la prochaine fois.

J'oubliais ! Dernier reproche avant d'en finir, les titres des chapitres sont à mes yeux beaucoup trop explicites et gâchent un peu le plaisir de la découverte de l'intrigue.
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LesFantasydAmanda
  04 septembre 2018
--- Bienvenue en Astrée ---

Je pense l'avoir déjà dit, mais en fantasy, je suis très sensible à l'univers. Lorsqu'il est suffisamment fouillé, construit dans les moindres détails, eh bien… je ne veux plus le quitter ! Et c'est exactement ce que nous offre Laura Sebastian dans ce premier volet, développant avec brio l'histoire et les tensions politiques propres à son monde.

Le système de magie a également retenu mon attention ; il repose sur l'utilisation de gemmes censées conférer des forces spécifiques à ceux qui les portent… à condition d'avoir été bénis des dieux.

De plus, le récit se déroule majoritairement à la cour du Kaiser, un cadre propice aux complots. Tout ce que j'aime, en somme ! Autant vous dire que j'ai dévoré ce premier opus en un rien de temps – deux soirées, à vrai dire. Je déplore seulement quelques longueurs à mi-parcours et un pseudo triangle amoureux, mais rien d'alarmant.

--- Une héroïne aux deux visages ---

Ash Princess raconte l'histoire de Thora, la princesse de cendres. Ou peut-être devrais-je dire Theodosia. Soumise à des heures de torture, notre héroïne a en effet perdu son identité dans la douleur, alors qu'elle n'était qu'une enfant. Pourtant, au fond d'elle-même, elle n'a jamais oublié qui elle était vraiment. Elle endosse donc deux personnalités : l'une pour tromper son entourage, l'autre pour fomenter un coup d'État.

Attention, toutefois : Theodosia n'est pas l'héroïne parfaite, au contraire. Si elle a l'étoffe d'une reine, comme sa mère avant elle, elle demeure avant tout une jeune fille fragile en proie au doute. Simplement, elle n'a pas d'autre choix que d'agir. Sa vie, et l'avenir de son peuple, en dépendent !

--- Quand alliés et ennemis se confondent ---

Le nombre de personnages qui gravitent autour de Theodosia étant restreint, l'auteure prend le temps de les approfondir. Chapitre après chapitre, j'ai essayé de les comprendre, d'appréhender leurs actes. Néanmoins, Laura Sebastian ne révèle pas tous leurs secrets, loin s'en faut !

Aujourd'hui encore, alors que ma lecture remonte à un peu plus d'un mois, je me souviens d'eux. le Kaiser, cet homme froid et cruel à la tête du royaume. Son fils, Søren, si différent et pourtant contraint de suivre ses traces. Cress, meilleure amie de Thora et fille pourrie gâtée du général. Et Blaise, celui qui veut jouer les héros à tout prix.

J'aime chacun d'entre eux, même les antagonistes, car ils ont rendu cette histoire captivante. Cependant, la trahison n'est jamais loin, et je peux vous assurer que j'ai été surprise par certains rebondissements…

--- Ce n'est que le commencement… ---

À bien des égards, ce premier numéro reste introductif. Il nous permet surtout d'entrer dans cet univers particulier, de nous familiariser avec ses coutumes et de faire la connaissance de Theodosia. Celle-ci est bien entendu au coeur de machinations qui se construisent à l'abri des regards indiscrets. Mais le chemin sera long et semé d'embûches.

Je suis donc très curieuse de découvrir la suite de cette saga, d'autant plus que la fin du premier opus annonce de grands changements…
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AliceNeverland
  03 mars 2020
Theodosia est l'héritière du trône d'Astrée, la reine déchue de ce peuple depuis la mort de sa mère, tuée il y a plusieurs années par l'armée du Kaiser, qui a envahit son pays. Depuis, son peuple est soumis à l'esclavage, et Theo est exhibée à la cour du Kaiser comme un trophée, devenue la Princesse de Cendres, reine d'un pays qui n'existe plus. Mais Theodosia n'a en rien oublié les événements passés. Et son peuple non plus…

Je m'attendais donc à quelque chose de classique et convenu, sans être vraiment original. Mais j'ai finalement bien plus apprécié ce roman que ce à quoi je m'attendais.

Alors oui, l'intrigue en elle-même est assez prévisible, et c'est vraiment dommage. Mais elle reste intéressante, entraînante, et aussi bien construite. J'ai beaucoup aimé la façon dont l'accent est mis sur les jeux politiques, cette vie de cour faite de masques et de faux-semblants. Theodosia est constamment sur le fil du rasoir et essaie, à chaque pas, de ne pas faire basculer son avenir du mauvais côté. Elle a appris à mentir, à jouer, à sourire et à être naïve lorsqu'il le fallait. Pour survivre au milieu de ses ennemis.

Le personnage de Theodosia évolue réellement tout au long de ce roman, passant de la jeune fille prisonnière d'une cage dorée à une reine dont le feu couve en elle. Les événements vont la forcer à s'endurcir et à comprendre que, si elle espère un futur pour elle et son peuple, ce ne sera pas gratuit. Chacun de ses actes sera lourd de conséquences, et elle va devoir apprendre à vivre avec cette culpabilité. Les autres personnages m'ont également immédiatement saisie, et j'ai beaucoup aimé la multitude de facettes que chaque protagoniste possède. Ils sont vraiment bien construits, et l'auteure a fait un travail admirable sur cette aspect-là du roman.

J'ai également beaucoup aimé l'univers fantasy de l'histoire. La magie reste peu présente dans ce tome mais, pourtant, elle y prend une place essentielle et non négligeable. Je pense que c'est un élément qui sera voué à être développé dans la suite de la série, et j'ai déjà hâte de voir ce que cela va donner.

En définitive, Ash Princess fut une réelle surprise. Pour un roman reprenant les codes classiques de la littérature YA fantasy, je trouve que Laura Sebastian a su y développer un univers fascinant, une histoire intrigante et des personnages complexes. Sans oublier son style, fluide et entraînant, qui équilibre le récit malgré une action peu présente dans ce tome. Je suis déjà curieuse de découvrir ce qui attend Theodosia dans la suite de cette série !
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starmornielna
  26 octobre 2019
La lecture de ce livre a été laborieuse. Tout était là pour me plaire pourtant !

On suit Theodosia, ou Thora, prisonnière dans son propre palais par ses envahisseurs. Ils ont tués sa mère quand elle avait six ans, ils lui ont donné un nouveau nom, ils ont mis son peuple en esclavage et ils la punissent notamment en la fouettant régulièrement à chaque rébellion. le Kaiser, le chef des envahisseurs, est un homme tout ce qu'il y a de plus détestable et cruel, il règne par la terreur et oblige les gens aux pires atrocités pour le pouvoir et la conquête. du coup, notre héroïne veut se venger, sauver son peuple et s'enfuir avec les rebels restants. Pour cela, quoi de mieux que de séduire le fils du Kaiser...

J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs. Les événements s'attardent autour des complots, alors qu'en vrai il ne se passe pas grand chose... Theodosia m'a énervée, j'avais envie de la secouer tellement de fois ! Je ne sais pas, peut être que je m'attendais à une héroïne plus forte, plus en colère. Là, elle est brisé et indécise, voire trop naïve. Par exemple avec Cress, que je ne supporte pas, elle se fait tellement avoir !
J'ai par contre beaucoup aimé Søren, que je ne trouve pas assez exploité dans le roman, j'aurais aimé qu'on le voit plus souvent, et pas seulement à cause du triangle amoureux, dont je me serait passe d'ailleurs, j'imagine que ce sera pire dans le second tome. J'ai trouvé l'univers intéressant, mais il ne m'a pas plus convaincu que ça. Puis pour une princesse sous surveillance constante, qui dit que le Kaiser sait tout quoi qu'il arrive, elle arrive à assez bien comploter, il ne voit rien du tout...

Enfin voilà, je ne vais pas m'étendre plus dessus. Ce n'était pas une mauvaise lecture, mais j'ai été assez déçue et j'ai eu beaucoup de mal à m'y plonger. Peut-être que la suite sera meilleure !
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Roman_eBVB
  04 août 2019
L'intrigue d'Ash Princess prend place des années après de la guerre qui a détruit et mené le pays d'Astrée, celèbre pour sa paix et la magie de ses Spirigemmes, à l'asservissement de son peuple. Pour asseoir sa domination totale, le Kaiser Corbinian, à la tête du peuple kalovaxien conquérant, a égorgé la reine bien-aimée d'Astrée. La petite Theodosia Eirene Houzzara, âgée d'à peine six ans, a assisté, impuissante, à l'assassinat de sa mère sous ses yeux. Dépossédée de tout, jusqu'à son propre nom, elle grandit sous le joug de ses tortionnaires, repliée quelque part au plus profond de son être. Mais bientôt, l'appel de la révolte et le sang des dieux grondent dans ses veines. Il ne faudrait qu'une étincelle pour que la princesse de feu renaisse de ses cendres...


Le premier tome d'Ash Princess annonce tout de suite le ton. Dès le départ, on se retrouve au beau milieu d'une situation tendue à l'extrême et dont la dangerosité n'est plus à prouver. Nous plongeons directement au coeur du quotidien de Théodosia, retranchée dans la peau de Lady Thora pour éviter de déchaîner la colère de ce dictateur immoral que se complaît à être le Kaiser. Non, de ce côté-là, n'essayez pas de chercher la moindre trace d'humanité dans la folie de cet homme, car vous n'en trouverez pas. Pour tout dire, Ash Princess réunit précisément les ingrédients que j'attends d'une histoire où la vie du personnage principal est soumise aux caprices d'un seul homme et à la cruauté du régime en place.


Difficile de classer par ailleurs cette histoire dans un genre : on serait tenté de penser en premier lieu à une forme de dystopie, mais il faut veiller à ne pas ignorer la dimension fantastique de ce monde totalement fictif dans lequel évoluent les divers peuples, dont ceux d'Astrée et de Kalovaxie. Car la magie et les pouvoirs qui en découlent sont bien présents au fil des pages. Il est entendu que la dystopie n'est pas toujours matière d'anticipation et Ash Princess en est une parfaite illustration.


Lorsque j'ai commencé ce roman, il me semble que je sortais tout juste de ma lecture du premier tome de Red Queen, qui n'avait pas causé de grand chamboulement dans ma vie de lectrice mais plutôt un ennui certain. Je craignais donc, à dire vrai, de me retrouver dans une énième histoire similaire au genre si codifié qu'il finit par en perdre sa saveur. Mais, la dimension "Du sang et des larmes !", qu'il faut prendre au pied de la lettre dans ce contexte, a apporté une forme de piquant bienvenu tout au long de l'ouvrage 🤷‍♀️


La dissimulation est un art extrêmement compliqué, d'autant plus lorsqu'il est l'élément clé de la survie d'une jeune fille, à l'enfance tragiquement réduite en cendres par une autorité dictatoriale au détriment du modèle familial. Il n'est pas rare de voir la question abordée sous un jour plutôt banalisé, dirons-nous, dans la littérature Young Adult sous toutes ses formes (science-fiction, fantastique ou autres, donc). Au milieu de situations assez souvent dépourvues de subtilité et débordant de coups de chance en tous genres, il est intéressant de voir de quelle manière Ash Princess a su tirer son épingle du jeu en ne cédant pas à la facilité 🤔


Theodosia, malgré son jeune âge, n'est pas que la gamine naïve qui est quelquefois dépeinte et dont les remises en question peuvent certes au bout d'un moment décourager. Elle a cette résilience et cette force de caractère en elle qui lui permettent de survivre à des horreurs que peu de monde parviendrait à supporter. On se dit bien parfois qu'à sa place, nous serions capable d'en faire autant mais soyons un peu honnêtes : c'est plus facile à dire quand on est bien à l'abri derrière les pages de son livre.


L'absence totale de personnes de confiance dans son entourage et l'humiliation permanente qu'elle subit de plein fouet deviennent presque des éléments de description figuratifs à force de répétition, mais c'est tout là qu'est le piège : l'habitude n'efface pas la fêlure grandissante. Je dois admettre que j'ai ressenti un soulagement certain lorsque le destin a enfin remis sur son chemin des rebelles à même de lui apporter, si ce n'est une libération immédiate, un soutien néanmoins qui lui faisait défaut jusqu'ici.


Mais avant que de véritables liens ne se nouent entre eux, il y avait auparavant la seule et unique relation un tant soit peu sincère qu'ait connue, non pas Théodosia, mais Thora. La complexité du lien qui l'unit avec sa meilleure amie Crescentia a eu de quoi me poser question jusqu'à la fin de l'histoire. Car s'il apparaissait au départ évident que leur amitié reposait sur une base des plus sincères, l'amour et la jalousie ont poussé Cress à certains comportements qui semblaient ne plus laisser planer aucun doute. Mais rien jamais n'est tout blanc ou tout noir et je dois bien reconnaître qu'à la place de Theo, je n'aurais plus su sur quel pied danser.


De la même façon, bien que les triangles amoureux sont vus, vus, et revus et peuvent vite devenir lassants pour une génération qui a connu le procédé sous toutes ses coutures, on peut souligner qu'une fois n'est pas coutume, c'est un amour véritable et assez complexe que voue l'héroïne aux intéressés : son ami d'enfance Blaise et le fils du Kaiser, Søren. Si les tergiversations et les doutes de celle-ci fait la part belle aux évidences que nous avons sous le nez, on peut néanmoins comprendre son mécanisme réflexif et les hésitations qui guident ses choix.


Si le fond de l'histoire pourrait faire penser à beaucoup d'autres synopsis du même genre - l'histoire d'un enfant de dirigeant (dirigeante, en l'occurrence) qui se soumet aux normes d'une société imposée pour espérer renverser le pouvoir illégitime, le tout sur fond de résistance desespérée mais ayant finalement toutes ses chances -, Laura Sebastian s'est quand mêle assurée de s'approprier son propre univers et d'avoir creusé un peu plus sous la surface de tout ce qui existait déjà.



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👑🔥
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Le petit mot de la fin 🖋


Ce retour sur le premier tome de la saga « Ash Princess » n'est que le fruit d'une appréciation générale de la lectrice perdue au milieu d'une foule de tant d'autres que je suis. Les remarques, positives comme négatives, qui y sont établies ne sont que le reflet de mon avis personnel sur la question et ne sauraient s'autoproclamer références en la matière ☝


N'hésitez donc jamais à ouvrir vous-mêmes ce livre pour vous en faire votre propre avis et si je ne pouvais vous donner qu'un conseil, terminez-le quoi qu'il en soit, afin d'avoir toutes les cartes en mains pour vous prononcer sur la qualité de celui-ci dans son intégralité 😉


N'oublions jamais qu'un roman dont la lecture ne nous prend que quelques heures représente en réalité des mois de travail acharné de la part de l'auteur, qui a mis une importante part de lui dedans et qui a pris le risque d'exposer son bébé au reste du monde 💚
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Emssy
  18 juin 2019
Ça faisait un bon moment que je n'avais pas lu un excellent roman young adult. Celui-là m'a définitivement transporté dans son univers, à un tel point qu'une fois que je me suis mise belle et bien dans sa lecture (suite à tout pleins de co-lectures que j'avais), je l'ai dévoré en ne serais-ce que quelques jours.
J'ai adoré la complexité de l'univers et la personnalité du protagoniste qui est loin d'être naïve (enfin ! ). J'avoue toujours tiquer un peu lorsque je fais face à des triangles amoureux (il y en a un peu trop dans le YA à mon goût), mais j'ai tellement été transportée par la plume de l'autrice et les intrigues forts bien construites que j'en suis passée outre.
J'ai bien hâte de voir où cette aventure va mener Theodosia et comment elle va évoluer dans cet univers dure et cruel. La guerre n'a jamais rien de beau et c'est très bien montré dans ce livre.
Vivement la suite.
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