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ISBN : 2246855039
Éditeur : Grasset (05/11/2014)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
En 1898, un jeune journaliste de vingt-neuf ans écrit au plus célèbre des dramaturges russes. Celui-ci n'a que huit ans de plus que lui, mais il est déjà une autorité. Et il lui donne des conseils, et il l'encourage. Et voici comment se noue une amitié littéraire entre le jeune Gorki, qui publiera bientôt son premier livre, et Anton Tchekhov, l'auteur de La Mouette. Des lettres à ranger parmi les grandes correspondances de la littérature européenne.Traduit du russe ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
fanfanouche24
  12 juillet 2016
Trouvaille incroyable , impromptue en fouinant la semaine dernière à la Librairie Tschann, bd. du Montparnasse...Trouvaille qui m'enchante d'autant plus qu'elle prolonge de la plus belle manière ma dernière lecture d'un des grands textes de Gorki, "La Mère"....que je viens d'achever !

Des lettres magnifiques entre deux très Grands de la Littérature russe, l'un,Tchekhov, déjà très célèbre, à la renommée confirmée et Gorki , de huit ans plus jeune, à l'aube de sa carrière boulimique et "enragé".. . d'exigences absolues...
Tchekhov, plein d'attention pour son cadet, l'encourage, le stimule dans ses projets, lui conseille des lectures...
On perçoit Un Gorki, bougon, "râleur professionnel" !, jamais satisfait de son travail, très engagé politiquement, fréquemment en colère, en révolte et un Tchekhov, plus serein, attentionné et prenant très au sérieux le talent et les possibilités de son jeune ami...

"A. Tchekhov à M. Gorki
Moscou, 27 juin 1899

Quand je vous ai dit que vous aviez débuté par un bruyant succès, je n'avais aucune malice derrière la tête. (...) Je ne faisais allusion aux mérites de personne, je voulais simplement dire que vous étiez entré dans la littérature sans passer par les bancs de l'école, que vous aviez commencé tout droit par l'Académie et que maintenant vous aviez peine à dire la messe sans les orgues" (p. 52)

Une correspondance extraordinaire où nous apprenons mille choses du travail d'écriture de ces deux écrivains, leurs différences , leurs richesses d'échanges; nous sommes aussi plongés dans la vie culturelle de l'époque... un bonheur intégral que cette lecture.... et nous sentons aussi le bonheur intense que les deux correspondants éprouvent à s'écrire et à échanger:
"M. Gorki à Tchekhov
Nijni-Novgorod, 22-25 avril 1899
(...)Mais je le dis tout de même: je suis heureux de vous avoir rencontré, formidablement heureux ! Vous êtes, je crois le premier homme libre que j'aie vu, le premier qui ne révère rien. Il est bon que vous sachiez faire de la littérature la première, la grande affaire de cette vie. "(p. 34)


Je me permets de retranscrire un extrait de la préface qui relate l'historique de ces lettres, qui auront, pour chacun un impact décisif : et sur l'oeuvre en chemin , de Gorki et sur la sensibilité de Tchekhov... que nous ne pouvons trouver que rempli de générosité et d'une véritable écoute...à l'égard de son cadet en écriture !...
"Cette correspondance, parue pour la première fois en France aux éditions Grasset en 1947, révèle la proximité artistique de deux des plus grands écrivains russes. En 1898, Tchekhov est déjà l'auteur d'une oeuvre impressionnante, tandis que Gorki, presque du même âge et de la même origine sociale, a mené une vie errante (...)
Tchekhov répond avec non moins de générosité à ce contemporain obscur, s'intéresse à ce qu'il écrit, lui demande de lui envoyer ses textes, lui conseille de travailler tel ou tel aspect de son style: " L'unique défaut, c'est l'intempérance,le manque de grâce. Lorsque pour un effet déterminé, on met en jeu le minimum de gestes, cela s'appelle la grâce. Or dans les vôtres on sent l'excès"
Cette franchise, cet esprit égalitaire de la part d'un écrivain très occupé à l'intention d'un bougon confrère donneront à celui-ci le courage qui lui manquait pour écrire, écrire vraiment. La plus belle conséquence de ces lettres, ce sont les livres de Gorki. " (Préface de Jean Pérus)
Ces lettres sont merveilleuses, à tous les niveaux, tant littéraire qu'amical ...
Elles s'étendent de novembre 1898 à juin 1904...jusqu' à la mort de Tchekhov, survenue début juillet 1904... A découvrir absolument. !!..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   11 juillet 2016
M. Gorki à Tchekhov [Janvier 1900]

Franchement les temps sont venus où l'on a besoin d'héroïsme: tout le monde veut quelque chose d'excitant, d'éclatant, quelque chose, voyez-vous, qui ne ressemble pas à la vie mais la dépasse, quelque chose de meilleur, de plus beau. Il faut absolument que la littérature actuelle se mette à embellir un peu la vie et aussitôt la vie embellira à son tour, on vivra plus vite, plus clair. Tandis qu'aujourd'hui, regardez-moi comme ils font de vilains yeux, tristes, troubles, figés ! (p. 72)
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fanfanouche24fanfanouche24   12 juillet 2016
A. Tchekhov à M. Gorki
Moscou, 27 juin 1899

Quand je vous ai dit que vous aviez débuté par un bruyant succès, je n'avais aucune malice derrière la tête. (...)
Je ne faisais allusion aux mérites de personne, je voulais simplement dire que vous étiez entré dans la littérature sans passer par les bancs de l'école, que vous aviez commencé tout droit par l'Académie et que maintenant vous aviez peine à dire la messe sans les orgues. (p. 52)
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fanfanouche24fanfanouche24   09 juillet 2016
M. Gorki à Tchekhov

Nijni-Novgorod, 22-25 avril 1899

(...)Mais je le dis tout de même: je suis heureux de vous avoir rencontré, , formidablement heureux ! Vous êtes, je crois le premier homme libre que j'aie vu, le premier qui ne révère rien. Il est bon que vous sachiez faire de la littérature la première, la grande affaire de cette vie. (p. 34)
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fanfanouche24fanfanouche24   11 juillet 2016
M. Gorki à Tchekhov [Septembre 1900]

J'ai vu, par exemple, une femme d'une rare beauté physique et spirituelle- je la connais depuis longtemps: une femme merveilleuse ! Et voici le neuvième mois qu'elle est couchée, à demi morte et à demi folle, parce que la vie est sale, menteuse, et qu'il n'y a pas de place pour les belles âmes. Elle souffre d'un mal que la grande masse des femmes supporte aisément: le désaccord du rêve et de la réalité. (p. 97-98)
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fanfanouche24fanfanouche24   11 juillet 2016
A. Tchekhov à M. Gorki [février 1900]

il vous faut agrandir votre horizon, accroître vos connaissances, les élargir. Votre imagination sait appréhender les choses et les étreindre, mais elle est un grand poêle auquel on ne donne pas assez de bois. (p. 77)
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Célia Houdart Villa Crimée éditions P.O.L : où Célia Houdart tente de dire comment et de quoi est composé son nouveau livre Villa Crimée, et où il est question notamment d'un ensemble construit par Sarah Bitter au 168 rue Crimée, à Paris 19e, de logements sociaux et d'ateliers d'artiste, d'architecture et d'écriture, de 212 fenêtres et de 212 fragments, de cuivre et de pavés, de couverture et d'ouvertures, de "La Vie mode d?emploi" et d'"Espèces d'espace", de Geroges Perec, d'admiration et des merveilles du monde, à l?occasion de la parution aux éditions P.O.L de "Villa Crimée", à Paris le 23 octobre 2018 "Un îlot en chantier, un labyrinthe de traits sur un plan d?architecte, un toit-manteau de cuivre gold. Un couple qui dort à la belle étoile sur une loggia, le piano d?Anton Tchekhov dans sa Datcha Blanche. Série de visions, de fictions. Fenêtres sur cour et vies rêvées, en même temps que coups de sonde dans le passé d?un quartier parisien"
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Le clafoutis de Tchekhov

Je m'appelle .............?..........." je suis un jeune homme de dix-sept ans, laid, maladif et timide", je passe mes étés dans la "maison de campagne des Choumikhine", et je m'y ennuie.

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