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Vincent Bardet (Autre)
EAN : 9782020051460
187 pages
Éditeur : Seuil (01/03/1979)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Dans cet ouvrage, composé à partir de conférences données par Chögyam Trungpa Rinpoché, dixième incarnation de Tulku Trungpa et le plus célèbre Maître du Dharma, la notion de liberté est replacée dans le contexte du bouddhisme tibétain. L'auteur montre comment nos attitudes, nos idées préconçues, et même notre pratique spirituelle peuvent nous enchaîner aux modèles répétitifs de la frustration et du désespoir. Trungpa explique également le rôle que joue la méditatio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
kawasu
  14 avril 2014
Dans le mythe de la liberté, Chögyam Trungpa nous présente plusieurs aspects intéressants de sa conception du bouddhisme tibétain qu'il aborde en tenant compte du contexte occidental (USA). Il aborde le premier chapitre (Fantasme et réalité) de la façon suivante : « Mais si nous souhaitons cueillir les fleurs d'un arbres, nous devons préalablement en cultiver les racines et le tronc, ce qui signifie travailler avec nos peurs, la frustration, déceptions et irritations, ces aspects pénibles de la vie. ».
Cet écrit est très dense et, il m'apparaît donc impossible, d'en faire une critique personnelle ou un résumé qui rendrait justice à la profondeur de ce texte. Cependant, je crois que quelques citations pourraient apporter un éclairage particulier sur certaines notions psychologiques vues sous l'angle du bouddhisme tibétain. Cette approche du bouddhisme est très structurée comparativement au bouddhisme zen soto qui est très épuré par rapport aux concepts associés à la psychologie « occidentale ». Pour cette dernière, juste zazen (méditation), sans se fixer aucun but, est suffisant et les notions de psychologie ne sont pas essentielles. Cependant, cette conception du bouddhisme est relativement difficile à accepter pour une personne qui a toujours vécu dans une culture occidentale où tout est structuré en fonction d'un but et du rendement (discuté de façon importante dans « Ouvrir la main de la pensée : méditer dans le bouddhisme zen ».)
Déception
« Aussi longtemps qu'une approche de la spiritualité demeure fondée sur l'enrichissement de l'égo, il s'agit de matérialisme spirituel, d'un processus suicidaire plutôt que créateur. »
« du point de vue de l'égo, l'atteinte de l'éveil est la mort extrême, la mort du soi, la mort du moi, et du mien, la mort de l'observateur…. Il est douloureux de marcher sur le sentier spirituel. On ne cesse de démasquer, d'ôter des couches successives de masques. On va d'insulte en insulte. »
La partie traitant de la souffrance est particulièrement intéressante en désignant les trois formes de la douleur : la souffrance omnipénétrante (frustration générale résultant de l'agression), la souffrance de l'alternance (qui consiste à prendre conscience qu'il y a un fardeau assez important dans notre sac à dos) et, enfin, la souffrance de la souffrance (la souffrance de toutes les situations existentielles non désirées).
Et l'auteur continu avec des sujets comme l'égo, Les styles d'emprisonnement où la Plaisanterie cosmique est assez intéressante (« …comment nous utilisons nos projections comme référence afin de prouver notre existence. »). Ici arrive la notion de samsara « …le cercle vicieux et sans fin de confirmation de l'existence. Une confirmation en exige une autre, qui en exige une autre… ». En fait, c'est l'écureuil ou le hamster qui tourne sans arrêt dans la petite roue de sa cage. À la première lecture, ces aspects du bouddhisme sont assez difficiles à digérer. Généralement, ont cherche des lectures qui vont confirmer que nous sommes sur la bonne voie. Ici, le départ est un peu brusque.
Ensuite ce sont les skandhas ou ensemble de concepts bouddhistes qui décrivent l'égo comme un processus en cinq étapes. Cette partie est assez intéressante, car elle permet d'avoir un certain niveau de compréhension par rapport aux processus psychologiques que nous entretenons afin de prouver que nous existons. Ce qui suit : auto-absorption, paranoïa, passion, stupidité, pauvreté, colère.
S'asseoir pour m'éditer correspond au chapitre 3. le fou, ou la première partie, est assez intéressante et, même, loufoque. « Il nous faut utiliser au départ le matériau existant, c'est-à-dire les blocages, les références et les illusions de l'égo. …nous devons nous appuyer sur de faibles références. ». Et enfin, « Cette voie mènerait-elle à un nouveau charlatanisme, serait-elle un retour à l'égo ? … Cet enseignement se moque-t-il de moi, essaie-t-on de me faire passer pour un imbécile ? Nous sommes extrêmement soupçonneux.».
Je désire terminer cette critique sur la partie qui traite de Travailler avec la négativité parce que c'est une notion très importante du bouddhisme tibétain comme du bouddhisme zen. « … la négativité-de l'agression fondamentale consistant à désirer que les choses soient différentes de ce qu'elles sont. … ainsi rendons-nous le monde responsable de nos souffrances. ». Ce qui correspond, en partie, à la souffrance de la souffrance.

Lien : http://fr.wikipedia.org/wiki..
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polarjazz
  21 mars 2019
Du bouddhisme, ce n'est pas la religion que l'on en retient mais sa philosophie de vie. On y vient avec ses névroses (émotions, fantasmes, ego). Cela est nécessaire pour y expérimenter la souffrance et s'engager dans le chemin de la vérité et de l'impermanence. Même si ce chemin nous l'empruntons seul, nous sommes guidés par un mentor ou gourou. Nous nous aventurons dans une méditation qui devient de plus en plus sereine après des années d'efforts. Notre attention s'aiguise dans les gestes du quotidien. Nous sommes plus disponible.
Chögyam Trungpa nous invite à découvrir son expérience et nous explique avec des mots simples son cheminement pour vivre en pleine conscience dans le bouddhisme tibétain.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
mesrivesmesrives   24 novembre 2015
Si nous voulons planter complètement la graine des enseignements bouddhistes dans le sol occidental, il nous faut d’abord comprendre les principes fondamentaux du bouddhisme, et en pratiquer les exercices élémentaires de méditation. Beaucoup de personnes réagissent au bouddhisme comme à une nouvelle religion de salut, qui pourrait leur permettre de traiter le monde comme on cueille des fleurs dans un beau jardin. Mais si nous souhaitons cueillir les fleurs d’un arbre, nous devons préalablement en cultiver les racines et le tronc, ce qui signifie travailler avec nos peurs, frustrations, déceptions et irritations, les aspects pénibles de la vie.
Certains se plaignent de ce que le bouddhisme soit une religion extrêmement sombre parce qu’il met l’accent sur les souffrances et le malheur. D’habitude, les religions parlent de beauté, d’harmonie, d’extase, de félicité. Mais, selon le Bouddha, il nous faut en premier lieu faire l’expérience de la vie telle qu’elle est. Percevoir la vérité de la souffrance, la réalité et l’insatisfaction. Nous ne pouvons ignorer cela au profit de l’examen des seuls aspects glorieux et plaisants de la vie. La quête d’une terre promise, d’une Ile au trésor, ne conduit qu’à un surcroît de souffrances. La terre promise reste inaccessible, et l’éveil ne peut être atteint d’une telle façon. Aussi bien, toutes les sectes et écoles bouddhistes s’accordent-elles sur le fait que nous devons commencer par regarder en face la réalité de nos situations existentielles. Nous ne pouvons commencer par rêver. Ce ne serait qu’une évasion provisoire ; il est impossible de s’évader réellement.
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mesrivesmesrives   24 novembre 2015
Dans la tradition tibétaine, l’observateur est nommé dzinba, ce qui signifie " fixation " ou " tenir ". Si nous abandonnons l’observateur, nous n’avons plus rien en vue de quoi survivre, rien qui justifie que nous continuions. Nous abandonnons l’espoir de nous tenir à quelque chose. C’est là un grand pas en direction de la véritable ascèse. Il nous faut abandonner le questionneur et le répondeur, c’est à dire la conscience discursive, le système de contrôle qui vous dit si ça va ou non. " Je suis ceci, je suis cela ". Est-ce que tout va bien ? Est-ce que je médite correctement ? Est-ce que je vais quelque part ? Si nous abandonnons tout cela, comment savoir si nous avançons dans la pratique spirituelle ? Mais peut être n’y a-t-il rien qui ressemble à une pratique spirituelle, sinon une sortie de l’auto-déception, et une cessation du combat en vue de nous saisir d’états spirituels. Abandonnez simplement tout cela. La spiritualité ne se situe pas ailleurs.
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polarjazzpolarjazz   21 mars 2019
"Si vous souffrez, ce doit être une illusion." C'est là une simple opinion, une pure spéculation. Nos lectures, nos réflexions sont de peu de poids lorsque nous souffrons réellement ; pouvons-nous, alors, rester indifférents ? Bien sûr que non ; la souffrance excède nos petites idées personnelles. Une véritable compréhension de l'absence d'ego pourfend les opinions. L'absence d'une notion d'absence d'ego nous permet d'expérimenter pleinement la souffrance, la naissance et la mort, parce qu'il ne s'agit plus ici de délayages philosophiques.
(P. 28)
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Video de Chögyam Trungpa (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Chögyam Trungpa

Dorothée Berryman nous parle du livre Sourire à la peur de Chögyam Trungpa
DESCRIPTION DU LIVRE En nous invitant à puiser à même notre courage, la peur nous signale les défis que nous sommes prêts à relever et nous amène à nous dépasser. Elle trace ainsi la voie vers une véritable ouverture, tant à nous-mêmes qu'au monde. Loin de nous être hostile, la peur est l'une de nos plus fidèles alliées. Pour nous aider à apprivoiser celle que nous préférons trop souvent fuir, ce livre regroupe des enseignements de Shambhala que l'auteur a donnés aux méditants un peu partout dans le monde. Il nous propose de cultiver l'art du guerrier intérieur, celui qui s'arme de douceur, d'authenticité et de respect pour faire face à sa propre vulnérabilité sans se perdre dans le tourbillon de la crainte.
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