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Olivier de Broca (Traducteur)
ISBN : 2840988623
Éditeur : Michel Lafon (19/09/2002)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Entre 1890 et 1930, le divertissement était l’apanage des hommes de scène, des gens du cirque et des prestidigitateurs qui ravissaient les foules, captivées par les prouesses d’agilité, d’imagination et de courage de ces amuseurs professionnels. Glen David Gold nous entraîne sur les traces de Charles Carter, dit "Carter le Grand", l’un des illusionnistes les plus réputés de l’âge d’or de la prestidigitation. Si le héros du roman a bel et bien existé, le récit est un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  12 novembre 2014
Queouah ?
Un ancien président ricain bastonnant le démon à grands coups de cahuètes sur le museau? Peu probable encore qu'un certain Bush considéra naguère le bretzel comme arme de destruction massive...
Non, ici, foin de président mais bel et bien un roi, celui de la magie.
Plus charismatique qu'un Garcimore des grands soirs et pouvant aisément tenir la dragée haute à Janus Stark, Charles Carter s'est fait un nom dans le métier.
Carrière brillante s'il en fut entachée d'un minime accident de parcours, celui d'avoir causé la mort de Warren G. Harding, alors Président des United Pays de l'America.
Il compta bien s'en tirer par une habile pirouette du style " y a oune tlouc" mais c'était sans compter sur le pugnace agent Griffin diligenté pour faire toute la lumière sur cette terrible affaire...
Vous adorez la magie, les polars et la macarena - tiens, j'ai comme un doute pour la macarena là - alors Carter Contre le Diable a d'ores et déjà tout pour vous séduire.
Le parcours d'un type hors norme accusé d'un crime qui ne l'est pas moins, tout un programme.
Glen David Gold signe ici un premier roman étonnant et détonant au doux parfum d'enfance.
Se basant sur des tours ayant réellement été présentés entre 1890 et 1920, l'auteur construit une légende tout en tissant habilement un scénario complexe à souhait.
L'évocation du jeune Carter, de ses années de vache maigre au sacre légitime, fascine de bout en bout. Son combat épique contre Mystérioso, l'ennemi héréditaire, participe grandement à la fête. de mon point de vue, l'enquête proprement dite fait régulièrement retomber le soufflé dans des proportions si anecdotiques que Majax et Copperfield n'y virent que du feu.
Et l'amuuuur dans tout ça me direz-vous ? Il répond présent, mon colonel, et de fort belle manière !
Comme une envie de retomber en enfance, d'avoir des étoiles plein les yeux ? Alors ce Diable de Gold, d'un coup de baguette magique mais surtout d'une plume totalement fascinante, vient ici vous délivrer son plus beau numéro. Bon, le seul à ce jour il est vrai, mais quand même.
Un seul souhait désormais, qu'il en vienne rapidement à nous concocter un nouveau tour aussi jubilatoire, et fissa...
Enfin fissa, ça fait maintenant 13 ans 8 mois 43 jours 12 h 03 mn et 17, 18, 19 - mais arrête de bouger toi - que la relève se fait attendre. Prends ton temps Glen, surtout pas de précipitation...

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SMadJ
  23 août 2014
C'est à un spectacle de haut vol que nous convie Glen David Gold.
Une sublime histoire.
D'un temps où magie et illusions remplissaient les salles et émerveillaient les esprits.
D'un temps où on n'avait pas peur de frissonner et de s'étonner, salivant d'avance à ces spectacles fantasmagoriques, abandonnant retenue et scepticisme.
Pas de nostalgie ici - pas le genre de la maison - plutôt une bulle de fraîcheur ; le livre fonctionne aussi parce qu'il nous parle d'une autre époque (fin XIXe - début XXe) qu'il nous plait de découvrir en ouvrant de grands yeux ébahis.
Merveilleusement contée, l'histoire fabuleuse de Carter le Grand va vous enchanter. Faire jaillir de milliers de petits papillons de votre ventre.
Des pleurs aux rires, du charme à la mélancolie. du grandiose à l'intimiste. Les sensations proposées ici sont légion et le ravissement emplira votre esprit et votre coeur.
Les mots fusent et se diffusent allègrement dans votre imaginaire, si sollicité que c'est un vrai feu d'artifice émotionnel que vous adresse Glen David Gold.
Son écriture est souple, parfois rude, mais toujours souriante.
Vous êtes les bienvenus à la représentation extraordinaire de Carter contre le Diable. Venez nombreux. 4,5/5
Une grosse dédicace à Gruz qui m'a fait découvrir par ses avis pertinents ce merveilleux bouquin.
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gruz
  10 mai 2014
Approchez-vous Mesdames et Messieurs et installez-vous confortablement. le rideau va bientôt s'ouvrir sur le spectacle de Carter le Grand, le magicien !
Il y a des livres qui touchent directement votre âme… cette partie de votre âme qui est encore capable de s'émerveiller.
Carter contre le diable est de ceux-là. Ce n'est pas qu'un simple livre, il est un peu magique. A l'image de son sujet (l'histoire très romancée d'un magicien dans les années 20), il fait appel à notre capacité d'éblouissement et d'optimisme d'une manière incroyablement touchante et ludique.
Carter contre le diable est un très grand roman, inoubliable, de ceux qui laissent des traces indélébiles dans les esprits.
Je donne l'impression d'en faire des tonnes à travers mes mots introductifs, et pourtant aucun de ces mots n'arrivera à vous faire passer toutes les émotions que j'ai pu ressentir durant cette lecture.
Ce roman prouve qu'on peut proposer un pur divertissement tout en ayant une ambition folle. Car cette histoire est totalement unique, mélange de tant de genres : roman historique, polar, chronique sociale, histoire d'amour, roman d'aventure, avec même une toute petite touche de fantastique.
C'est un récit foisonnant, d'une stupéfiante richesse, magnifiquement écrit tout en restant toujours dans l'émotion. On parle bien de spectacle et de magie, non ?
Car Glen David Gold a de l'or dans les mains, à l'image de son personnage. Auteur d'une dextérité inouïe, capable de faire jaillir les émotions de ses mots comme le magicien Carter les foulards de ses poches, de nous inventer des situations inattendues comme Carter fait jaillir des colombes, de nous faire apparaître des images comme Carter fait disparaître des éléphants (oui, oui un éléphant).
L'auteur est un envoûteur, un charmeur, un prestidigitateur des mots, un enchanteur des sens. Ce qui est proprement étonnant c'est que, malgré l'épaisseur du roman (800 pages), jamais Glen David Gold n'en fait trop. le récit coule tout seul, le tout étant hautement visuel et d'une confondante subtilité.
Parce que les scènes décrites par l'auteur, vous ne les lisez pas, vous les vivez ! Les tours de magie décrits sont si bien rendus que vous semblez les expérimenter par vous-même. Cette capacité de l'écrivain à donner forme et vie aux scènes est un don rare.
Je me suis accroché aux pages, j'ai ri, j'ai frissonné, j'ai eu la larme à l'oeil, j'ai viscéralement aimé les personnages. Toutes ces émotions, au point de ressentir de la tristesse, une fois le livre refermé, tristesse de devoir quitter cette ambiance et ce héros des temps anciens si profondément attachant.
L'environnement des années 20 est très bien documenté, mais sans qu'à aucun moment on ne tombe dans une soporifique leçon d'histoire. le tout reste en arrière-plan et donne une vraie dimension à une histoire où l'humain prend toute sa place. Et puis, ce mélange de personnages inventés et réels est franchement épatant.
Les années 20, période difficile de l'histoire, époque charnière où la technologie du divertissement commence à poindre le bout de son nez. C'est un autre sujet important du roman, nous parler d'une époque où les spectateurs avaient encore toute leur capacité d'émerveillement, où le spectacle vivant ne tenait qu'à un fil et où un grain de sable pouvait tout mettre à terre. L'auteur appelle ça « la magie de l'instant ».
Et puis il est impossible de ne pas parler des personnages. Carter, le magicien, d'une merveilleuse profondeur, et tous les personnages « secondaire » a qui Glen David Gold a su insuffler vie. Émotions à fleur de peau, amour, douleur. Des émotions vraies, simples et fortes.
Je ne remercierai jamais assez le nouvel éditeur Super 8 d'avoir eu l'idée de rééditer ce roman déjà paru en France en 2002, mais qui n'avait pas rencontré le succès qu'il méritait.
Cette histoire sera adaptée au cinéma, Johnny Depp étant pressenti pour interpréter le magicien.
Un dernier mot sur la couverture absolument magnifique, qui classe encore davantage ce livre au rang d'objet à posséder impérativement, à lire et à relire.
Approchez-vous Mesdames et Messieurs et installez-vous confortablement. le rideau va bientôt s'ouvrir sur le spectacle de Glen David Gold le Grand, le magicien des mots et des émotions !
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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Foxfire
  11 septembre 2014
Quel délice que ce « Carter contre le Diable » ! Un régal et une réussite à tous les niveaux.
Glen David Gold est un magicien des mots. Tout en prenant son temps, il captive le lecteur de bout en bout grâce à son talent de conteur et à son écriture vivante, dynamique, virevoltante.
Les péripéties s'enchaînent à un rythme effréné sans jamais tomber dans la précipitation ni l'hystérie. le lecteur passe par toutes les émotions en suivant les aventures de Carter le Grand. On sourit avec lui, on pleure avec lui, on s'émerveille de ses prouesses, on tremble pour lui…
Les passages relatant les spectacles sont particulièrement réussis. En les lisant, on retrouve véritablement une âme d'enfant. Les illusions imaginées par Carter prennent littéralement vie sous les yeux du lecteur et le laissent ébahi d'émerveillement.
Si le personnage de Carter est très réussi, les autres protagonistes ne sont pas en reste. Tous sont à la fois originaux et très bien dessinés. Certains sont tellement attachants que c'est un déchirement de les quitter une fois le livre terminé.
Le récit, très cinégénique, a tous les ingrédients d'un serial : des aventures feuilletonnantes , une ambiance rétro, des personnages typés, une petite touche d'exotisme, pas mal de romantisme…
« Carter contre le Diable » est frais, pétillant, enivrant. Un vrai livre-champagne. D'ailleurs Gruz mériterait bien une petite coupe pour m'avoir fait découvrir ce merveilleux roman.
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belette2911
  21 novembre 2014
♫ Maggi, Maggi ♪ et vos idées prennent du génie ♫ Nooooon, coupez, ce n'est pas le bon jingle !
Il n'est bien sûr pas question de bouillon Maggi dans ce roman, mais de magie… Et si le bouquin a tout du pavé, il n'a rien du bouillon de 10h car c'est du fin, du très fin et ça se mange sans faim.
Tout petit vous dévoriez les histoires de Mandrake le magicien, gardant la bouche ouverte devant les tours de magie ? Vous aimiez déjà Copperfield avant qu'il ne se tape l'égérie des crash-test Citroën ? Alors, ce livre est fait pour vous !
Vous n'avez rien à battre des tours de magie ? Pas grave, vous pouvez le lire parce qu'il n'est pas question QUE de magie dans ce livre, hormis la magie de l'écriture, celle qui vous ravit durant votre lecture.
Magie aussi de l'histoire qui réunit un peu tous les genres en un, sans pour autant devenir aussi insipide qu'un cube de Maggi que vous auriez mis tremper dans votre verre dans le but de le boire cul sec…
Un soupçon de roman policer, un zeste de roman historique, une goutte de grande fresque sociale, quelques morceaux d'amour pur (garantit sans ajout d'Harlequin), une belle dose d'aventure, un chouia de fantastique, le tout servi par une brochette de personnages expressifs.
Un tour dans les années 20, ces les années un peu folles où le music hall était en train de subir les assauts du cinéma muet… et cette sensation amusante de tout savoir sur ce qui nait devant vos yeux puisque vous en connaissez déjà la destinée.
Un peu comme si vous assistiez à la naissance de John Fitzgerald Kennedy et que le voisin disait « Il mourra vieux et il sera chômeur toute sa vie ». Ici, on parle d'autre chose, mais nous en connaissons tous la destinée.
Charles Carter, qui a réellement existé, m'a transporté, envoûté, emmené loin de mes murs dans une aventure qui, sans être trépidante, est tout à fait captivante.
J'ai aimé que l'auteur commence son récit avec la mort du président Harding avant de passer ensuite à la jeunesse de Charles Carter et aux débuts de l'agent Griffin, avant de revenir en 1923.
Carter le Grand est un personnage flamboyant, un homme que l'on aurait envie de rencontrer, de suivre… Et tous les autres qui gravitent autour – amis ou ennemis, policiers ou membres du services secrets – sont travaillés à tel point qu'on les croirait ancrés dans la réalité.
Dans ce roman, les tours de magie ne sont que peu expliqués, et c'est tant mieux, ils perdraient de leur magie. D'ailleurs, je regrette que Carter ait expliqué à son ami Borax (et pas Borat, je vous prie) comment il faisait disparaître l'éléphant.
Mesdames et messieurs, approchez et venez voir Carter le Grand ! Entrez dans son spectacle, suivez ses aventures, ses débuts, sa rencontre avec le président des z'États-Unis et son combat contre le diable dans un show époustouflant.
Entrez dans le livre et laissez-vous porter par sa magie, laissez-vous envoûter par ces mots, lisez ces phrases, ouvrez grand les yeux et la magie opérera à tel point que vous aurez du mal à lâcher ces pages.
Ça fait du bien ce genre de lecture…

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
SMadJSMadJ   21 août 2014
- Je fabrique des balais, annonça-t-elle.
- Pardon ?
- Plusieurs heures par jour. Toutes les filles du foyer. Nous fabriquons des balais.
- J'en ai un à la maison. Vous pourriez peut-être me le dédicacer.

Carter contre le Diable - Glen David Gold
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CrossroadsCrossroads   03 novembre 2014
Quand on veut présenter ses adieux au public, mieux vaut ne pas attendre qu'il n'y ait plus personne pour les recevoir.

Robert-Houdin
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SMadJSMadJ   20 août 2014
- À vrai dire, colonel Starling, peu d'illusions sont des créations originales. Tout est affaire de présentation.
Starling garda le silence.
- En d'autres termes, je n'ai pas inventé le sucre et la farine, mais je réussis une tarte aux pommes assez savoureuse
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SMadJSMadJ   21 août 2014
Mon Dieu, Charles ! Ce n'est pas un cerveau que tu as sous le crâne, mais une toile d'araignée, avec des tas de petites chambres obscures où des singes jouent de l'orgue de Barbarie !
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SMadJSMadJ   21 août 2014
Bah, quand on est soupçonné d'avoir assassiné le Président des États-Unis, toutes les autres rumeurs paraissent bien fades.
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