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Critiques filtrées sur 3 étoiles  
Jacques est cantonnier. Il découvre le journal d'un anglais dans une tombe. Et, avec lui, nous allons découvrir la vie de cet enquêteur de Scotland Yard, notamment sur une affaire à scandale de prostitution sur mineurs et homosexualités dans les années 1889. La plume est très agréable et on se prend au jeu de l'enquête. C'est très bien fait, addictif dit-on. L'auteur en profite pour décrire la législation pauvre sur le sujet dans ces années-là. D'ailleurs, les retours entre le passé et le présent n'ont pas grand intérêt, sauf peut-être pour insister sur le fait que ladite législation sur les abus sexuels sur mineurs n'était pas meilleure (jusqu'en 2018, en France) que la période concernée par ce livre. Un bon polar sur un vide juridique honteux.
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Un roman policier historique, qui m'a presque convaincue ...

Notre époque. Jacques est ouvrier communal dans le Nord. Il attend la retraite auprès de sa femme; sa fille est adulte , elle vient de divorcer et la maison semble bien calme, entre deux parties de pêche et trois corvées à accomplir au travail.
La corvée du jour, justement, c'est de faire de la place au cimetière. Vider les concessions les plus anciennes de leurs occupants, et préparer le terrain pour les futurs trépassés.
Jacques n'aime pas du tout faire ça, mais nécessité fait loi; il grimpe donc dans son engin, et tâche de déloger les défunts le plus délicatement possible. La tombe de l'Anglais, notamment. Une sépulture que plus personne n'entretient, un type nommé J. Wallace Hardwell dont nul n'a le souvenir.

Jacques s'affaire autour de la tombe, et parvient à soulever la dalle sans trop de soucis, lorsqu'il découvre un coffret métallique rongé par le temps. Mû par la curiosité, il l'ouvre et découvre, entre autres choses, un manuscrit ... Une confession rédigée en anglais, que la fille de Jacques traduit pour lui jour après jour, et qui va le plonger dans les bas-fonds de Londres à l'époque victorienne. Car Wallace était policier, et des meilleurs. Un policier lancé sur la piste d'un mouchard capable de faire vaciller le trône, détenteur qu'il est d'un secret d'État.
Misère, vice et sévices: c'est ce que découvre l'inspecteur, et nous avec lui. Plus l'enquête avance, plus on s'enfonce dans les méandres de la capitale britannique, dans les milieux interlopes où la morale n'est qu'un joli mot, dans ces quartiers où règne la loi des hommes, ceux où les femmes vendent leur progéniture au plus offrant.

Une enquête bouleversante, donc, et rédigée avec talent dans le style des romans du XIXe siècle. le seul bémol de ce roman, de fait, ce sont les passages où l'on retrouve Jacques , rédigés au présent de narration, avec un vocabulaire assez commun et presque pauvre, et qui contrastent vraiment trop avec le récit du policier: on en vient presque à les enjamber comme des digressions indigestes, et en définitive la lecture s'en trouve heurtée, hachée.

L'ensemble, malgré tout, laisse bonne impression, et je pense chercher d'autres livres du même auteur pour continuer ma découverte.


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Dans le registre misère, crasse, inhumanité et prostitution dans les bas-fonds de Londres au XIXe siècle, l'offre de romans, entre Charles Palliser, Michel Faber et Michael Cox, est abondante.
Faisant partie des lectrices qui apprécient ces univers sombres, j'ai tenté la lecture de "La loi des hommes".

Certes le roman correspond aux attentes en nous plongeant dans une enquête autour de la prostitution d'enfants, filles et garçons, victimes de prédateurs sexuels qui se livrent à leurs méfaits en toute impunité. La critique politique est bien présente et les puissants, soutenus par les institutions qu'ils dirigent, ne sont jamais inquiétés alors même que les intermédiaires sont sévèrement punis.
Les femmes font tourner les rouages de ce système, réduites à mettre les autres femmes en esclavage pour échapper à la misère et à la violence des hommes. Ici pas question de sororite ou même de solidarité entre femmes. Si Myrtle prend Rebecca et son fils sous sa protection, c'est pour mieux les exploiter.
Mais tout n'est pas si glauque dans le monde de Wendall Utroi. Ce n'est pas tant la nature humaine qui est responsable de cette noirceur, mais les conditions d'existence de ces femmes qui doivent se battre pour survivre. La rédemption est donc possible, comme le prouve Myrtle qui va consacrer les dernières années de sa vie à sauver des fillettes de la prostitution.

Ce qui ne fonctionne absolument pas dans ce roman, c'est le va-et-vient constant entre passé et présent.
Le procédé du manuscrit retrouvé, procédé classique dans la littérature, n'est pas en cause. Jacques, le cantonnier, aurait pu trouver le manuscrit et disparaître jusqu'à l'épilogue.
La volonté de l'auteur de mettre en parallèle une histoire de prostitution au XIXe siècle et l'affaire Weinstein est extrêmement maladroite et d'un opportunisme dérangeant. Il n'est pas nécessaire de recycler un épisode du système patriarcal dans l'histoire , que personne ne va contester, pour dénoncer des pratiques d'agression sexuelles.
Sans vouloir remettre en cause la sincérité de l'auteur, la lourdeur de la démonstration nuit en tous cas à son contenu.

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Jacques, cantonnier dans une petite ville du Nord de la France découvre dans une tombe, le manuscrit écrit par J. Wallace Hardwell, ancien inspecteur à Scotland Yard. Avec l'aide de sa fille pour la traduction, il se jette dans la lecture de confession-testament.
Nous voici donc dans l'Angleterre victorienne. Wallace doit absolument éviter qu'un scandale n'éclate qui éclabousserait la couronne. Il a trois témoins sous la main. le hic, c'est qu'il ne sait pas de quoi il retourne.
Par des entretiens menés à la suite les uns des autres, il découvre les liens qui unissent les trois personnages retenus par la police, leurs secrets, leurs magouilles sur fond de prostitution enfantine.
De fil en aiguille il se rapproche des clés du scandale potentiel, trop probablement au point d'en payer lui-même le prix.
Dans un style agréable quoiqu'un peu artificiel à mon goût, ce récit est censé révéler, dénoncer les horreurs concernant les violences faites aux enfants pauvres notamment les fillettes.
J'ai eu du mal à croire Wallace naïf au point de découvrir ce qui se passe entre les bas-fonds et les hautes sphères de la société.
J'ai eu du mal aussi avec les interruptions continuelles de Jacques qui ne cesse de nous rappeler à quel point il est subjugué par sa lecture, ses petites querelles avec sa femme Mireille, si étonnée de le voir tellement absorbé par sa lecture qui va lui prendre des semaines (cela ne m'a pris que quelques heures). le ton des disputes « bienveillantes » m'a agacé.
Bref, une lecture qui n'est pas déplaisante mais qui m'a déçue car j'en attendais beaucoup (trop sans doute) après avoir lu des critiques excellentes.
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Premier livre que je lis de cet auteur, ancien policier.
Je suis assez mitigé quant au ressenti de ma lecture, ayant été gêné par le "mélange des genres", à savoir un manuscrit trouvé de nos jours par un employé d'un cimetière lors d'un déplaclement de sépulture, et qui va nous plonger dans le Londres du 19ème siècle, ses bas-fonds, et la prostitution des adolescents (tes) et des femmes.
La découverte d'un tel manuscrit sert "de prétexte" à l'histoire essentielle de ce roman policier, mais du coup, tout ce qui se passe de nos jours perd grandement de son intérêt, et les quelques soubressauts d'écriture ou de situation -dispute entre le découvreur du manuscrit et son épouse, sa fille qui va le lui traduire, la relation de sa fille avec un nouveau compagnon que le père sent mais dont cette dernière ne veut pas parler, puis la présentation du compagnon, dont le prénom est le même que celui de l'inspecteur de Scotland Yard qui mène l'enquête- sont presque de trop et fond perdre de sa saveur à l'histoire principale.
Certes, l'auteur écrit comme il veut et monte "son" scénario", mais comme l"art échappe à son créateur", c'est le lecteur qui apprécie...ou pas. Dans le cas présent, ce serait "ou pas".
Par contre l'histoire et l'enquête dans ce Londres du 19ème est prenante, les dialogues sont emprunts de réalisme et de véracité -on s'y croirait- et génèrent la représentation et visualisation des personnages, des décors et autres.
Le sujet est sensible, la prostitution des jeunes et des femmes, et renvoie à de nombreux évènements récents d'une triste actualité, les réseaux sociaux et les mouvements ayant cependant pu faire avancer les choses et dénoncer certains abus, contrairement à l' histoire de ce "La loi des hommes", où de puissants protagonistes arrivent à étouffer le (les) scandale (s).
J'ai également repensé à "Né d'aucune femme" de Franck Bouysse, en lisant ce livre, cet auteur évoquant lui, la "vente" d'une adolescente par sa famille au riche propriétaire du coin, qui va abuser d'elle à sa guise.

Bon, il me faudra lire un autre polar ce ce monsieur Utroi.
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J ai continue la decouverte de Wendal Utroi
J ai aime cette lecture malgré quelques scènes un peu violente à mon goût.
Difficile d imaginer que cela est pu existe
Il y des gens vraiment marqués par leur destinée
Ce n est pas mon genre de lecture favorite mais ce livre se lit facilement tant on veut vite connaitre le dénuement.
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Jacques cantonnier trouve des pages rédigées en anglais dans une tombe.
c'est les mémoire d'un inspecteur de scotland yard à la fin du 19 eme siècle qui enquête sur un possible scandale pouvant touché un membre proche de la famille royale.
Nous suivons l'enquête qui nous mène dans les bas fond de Londres avec sa misère, la prostitution institutionnalisée (avec élevage de ferme de jeunes filles).
une enquête qui tient en haleine mais qui comporte des aller retour à notre époque pour permettre au cantonnier de faire traduire les pages par sa fille cela n'apporte pas grand intérêt (mis à part une lecture en diagonale)
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Le fossoyeur d'un petit village français, en déplaçant une tombe, trouve une mallette avec dedans un manuscrit anglais datant du XIXe siècle. Et à partir de là, on veut tout savoir, notre curiosité est attisée. Il demande à sa fille de lui traduire ces feuillets et ça nous plonge dans les bas fonds de Londres, dans la vie des plus démunis, des lupanars et de sa main d'oeuvre. On y suivra un inspecteur de Scotland Yard nommé sur une enquête afin d'éviter un scandale qui impliquerait les plus grands du royaume. Il n'y a pas grand chose de joli dans ce récit. le clivage social, la grande pauvreté, le travail des enfants et surtout le trafic des petites filles ...C'est tout au long des interrogatoires de suspects que nous découvrirons ce monde sombre, de discrimination et de privilèges où certains se croient, non sont au-dessus de tout . Mais surtout , ce récit nous fait le portrait du sort épouvantable, insupportable des femmes de cette époque et c'est d'une tristesse...
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A l'occasion d'une réduction de tombe, un employé municipal découvre un carnet d'un ancien enquêteur ...commence alors le récit d'une enquête particulière qui toucherait de près la famille royale anglaise... L'enquêteur marche donc sur des oeufs et doit maintenir une confidentialité sur son enquête.
Je vous laisse découvrir cette enquête très intéressante ...vrai bémol pour ma part pour la fin qui m'a paru inappropriée.
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La loi des hommes est un roman polyphonique, nous suivons le quotidien de Jacques, cantonnier dans le nord. Au cours d'une exhumation de tombe dont la concession était dépassé, il trouve une boîte en fer contenant un manuscrit. Les pages sont en anglais langue que Jacques ne connait pas mais sur une impulsion il décide de garder ce manuscrit. Il demande à sa fille Aude de le traduire. le lecteur découvre en même temps que lui une histoire qui s'est déroulé en Angleterre au siècle précédent. La famille royale a été impliqué dans un scandale et l'auteur, enquêteur sur cette affaire a soigneusement retranscrit tous les interrogatoires.Dans un Londres glauque et nauséabond, la vie des misérables est particulièrement bien restituer, celle des nantis également profiteurs des plus démunis pour assouvir leurs moeurs sordides...
A travers ce livre l'auteur interroge la société et ses lois en matière de sexualité et de consentement. le parallèle avec notre actualité est très intéressant mais je suis moins convaincue du procédé littéraire choisi.En effet les retours entre les deux époques suivent un chemin déjà emprunté et le personnage de Jacques m'a paru un peu insipide.Peut-être que j'aurai tout simplement préféré un "polar historique". Par contre son analyse de la vie et es coutumes à l'époque victorienne est très bien documentée.
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