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Note moyenne 4.14 /5 (sur 250 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Auteur français d'un premier roman à suspense "Un genou à terre", puis "Le dompteur de pluie", "L'enjeu", "Wanda" et "Comme un phare dans la tourmente".

Facebook :https://www.facebook.com/profile.php?id=100011604967805

Site: www.wendallutroi.fr

Twitter : @WendallUtroi

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Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
Chrichrilecture   30 mai 2016
Un genou à terre de Wendall Utroi
Je cligne des yeux plus souvent, tentant ainsi de me dissimuler un peu. Quinze secondes, je ne tiens plus, je voudrais regarder ailleurs, mais je me doute qu’il me testes mes joues chauffent, une bouffée de chaleur, que j’identifie, il me juge, ou tente de m’en donner l’impression.
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Wendall Utroi
lalyM   11 décembre 2017
Wendall Utroi
Il était un fils de rien, un homme de bas étage, du genre à pisser le plus loin, et à cracher sur les tombes.

Il avait rencontré une fille bien, de celles qui rêvent à un homme simple, pas un normalien, de poupons, et de vols de colombes.

Il avait des muscles, même presque trop, et puis aussi, il connaissait de jolis mots. Alors, il lui a dit je t’aime.

Elle était joie, bulles de savon, champagne dans les yeux.

Ses paroles, c’était presque des poèmes.

Il était gentil, lui offrait des fleurs, elle était son trophée, un jour, il lui avait même dit son âme sœur.

Elle aimait son humour, ses manières de vaurien.

Et puis, une fois, sa jupe trop courte et de trop regarder les hommes, il lui reprocha.

Désormais, la règle c’était le genou, et à lui seul elle référerait de ses achats.

Son amour pour elle grandissait, elle devait le comprendre, c’était toujours dans son intérêt qu’il agissait.

Alors elle obéit, pas par soumission, mais plutôt comme une offrande, elle se donnait à lui quitte à baisser l’ourlet.

Un soir de beuverie, il rentra ivre de mousse, inquiète, elle lui reprocha l’heure tardive, et de colère il gifla sa frimousse.

Sa tête cogna le bois de la porte, elle cria, chose qu’il insupporte, alors il cogna, cette fois du poing.

Le sang de sa lèvre gicla, et vint éclabousser la chemise du sagouin.

Elle eut beau s’excuser, et pleurer à ses genoux, tel un chien, lui s’époumonait et la traitait comme une moins que rien. Ce fut de coups de pieds qu’il la frappa dans les reins

...

Le lendemain l’œil gonflé, et la mine d’outre-tombe, elle rasa les murs, pendant que l’autre ronflait.

Vers midi, il se leva, et s’excusa... après tout, il n’avait pas de compte à lui rendre, c’est sur elle que la faute retombe.

Elle savait l’agacer, lui manquer de respect, l’asticoter alors qu’il n’avait rien fait.

De ce jour-là, la femme amoureuse ne connut plus jamais le bonheur, des coups, elle en reçut plus souvent qu’à son heure.

Cela dura un temps, peut-être dix ans.

Elle s’en alla un soir d’été, dans sa tête c’était décidé, plus jamais elle ne souffrirait, elle se sentait enfin libre, c’était fini l’allégeance.

C’était un soir d’été, elle avait le cœur léger, elle ferma les yeux, et sentit son cœur s’arrêter une fois dans l’ambulance
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FleurDuBien   22 mai 2018
La tête du lapin bleu de Wendall Utroi
Tu sais, ma belle, les plaies finissent toujours par se refermer, même celles qui t'arrachent le coeur. Au bout de quelque temps, tu te retrouves avec des cicatrices plus ou moins profondes. Souvent, pour les autres, tu sembles guérie... mais, elles ne cessent jamais de te mordre la couenne, crois-moi. En fait, elles font moins mal et on s'habitue. Une cicatrice, ça ne s'efface pas, au mieux, ça se camoufle. On vit tous avec nos fantômes...
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Julitlesmots   03 février 2017
Wanda de Wendall Utroi
"ce n'est pas ça la vie ! Je l'ai compris tardivement, mais profiter de l'existence, c'est oser, c'est faire des choix, quitte à se tromper. Maintenant que je suis à l'aube de mon déclin, je veux maîtriser mes choix, je veux être responsable, seul, sans contraintes."
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Leoniee   02 février 2020
Mama Finger de Wendall Utroi
- Ti été presque morte ! J'ai prié le Bondyé, j'ai attendi le jour et la nuit, veillé sur toi, donné des remèdes et ti as survécu. J'y tè aimé kom ma fille, [ ]. Ti étè le bébé qu'on m'avait volé, le Seigneur il a voulu ça. Le jour où j'y tè trouvé, j'ai trouvé la joie de viv.

[ ] frotta son visage sur sa manche, renifla à grand bruit, cala en tête dans le cou de Mama :

- Je t'aime maman.
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rkhettaoui   17 janvier 2017
Wanda de Wendall Utroi
Je ne suis pourtant pas si différente, j’ai mal, ce n’est pas pareil. Mal quand ma mère me repousse et m’accuse de tous ses malheurs, mal que mon père soit toujours absent, et que lorsqu’il rentre il me parle à peine. Marre qu’aucun garçon ne s’intéresse à moi et qu’aucune fille ne me trouve digne d’amitié. Une pestiférée, c’est ce que je suis... Une pestiférée, solitaire au-dedans, et ignorée au-dehors.

C’est vrai que je ne suis pas comme eux, et c’est tant mieux ! Ils me gavent tous. Ils sont débiles avec leurs téléphones portables, à crâner avec leurs fringues de marque, à se vautrer devant des émissions au QI d’une moule. Ils ont des chaussures à bandes, à bandes de crétins ignares, oui !
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lenoir_emilie_72   25 février 2017
Wanda de Wendall Utroi
la mort, il la souhaite presque, comme on aspire à la délivrance.

La prudence n'est plus de mise quand le cœur et l'esprit, tous deux impuissants, ne sont que le siège de tourments qui rongent chaque seconde de votre vie.
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rkhettaoui   26 décembre 2017
Comme un phare dans la tourmente de Wendall Utroi
Quand l’enfant observait son grand-père, ses yeux brillaient d’étonnement, il se transformait tour à tour en un magicien savant, un ami des animaux qui savait leur parler, un génie du bricolage, ou parfois un ours mal léché au grand cœur. Ces deux êtres étaient devenus inséparables, le plus petit suivait le plus grand, qui lui, sans cesse, regardait derrière lui, une chaîne d’amour concentré.
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lenoir_emilie_72   24 février 2017
Wanda de Wendall Utroi
Aujourd'hui, alors que ma treizième année se profile, la douleur et la peine font partie de moi. Je les trimbales comme des amies maudites. Elles m'ont endurcie à force de mordiller mon âme, je me demande si je n'apprécie pas leur présence.

En ce moment, la semaine, ma mère est plutôt calme, elle passe des heures sur sa tablette à jouer, un verre à la main, ou devant la télé. De temps à autre, elle m'adresse un sourire ou un mot gentil, comme pour gommer les méchancetés débitées les heures précédentes.

C'est sa technique; elle noircit mon cœur en gravant ses horreurs au burin et elle tente de les effacer avec une éponge comme on lave une ardoise. Mille fois elle y a sculpté ses reproches infâmes. A force, l'ardoise s'encrasse, et laisse en filigrane des marques inaltérables.
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rkhettaoui   17 janvier 2017
Wanda de Wendall Utroi
Il est des matins où l’on a dormi si profondément que l’on doute de l’endroit où l’on se trouve. Les yeux toujours clos, on hésite, on tâtonne, déboussolé, perdu dans cet inconnu cotonneux. On se réveille, comme amputé de la réalité qui nous tend les bras. Il est des matins, plus rares, où le rayon de soleil qui lèche notre visage éclaire un sourire, signe que la nuit fut douce et réparatrice. Puis, il y a ceux, plus fréquents, où l’on s’engouffre sous la couette, refusant la cruelle lumière du jour. Ce matin, le réveil ne ressemble à aucun de ceux-là ; la tête me tourne sans que j’aie entrouvert les paupières. Une sensation de vide abyssal dans la poitrine en est le prélude. Je frissonne, la brume d’un matin d’automne nappe mon esprit engourdi, je ne parviens pas à me lever. Je prends une inspiration profonde, j’expire lentement, cherchant à reprendre contact avec la réalité...
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