AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Les heures souterraines (368)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
Limelox
  15 septembre 2016
Oulala!
Ce roman est absolument complétement dé-pri-mant!

Mais c'est sans doute là l'exploit de Delphine de Vigan : l'auteur arrive à nous plonger avec réalisme et perspicacité dans le quotidien de Thibault, et surtout celui de Mathilde qui m'a bouleversée.
Je n'en pouvais plus d'accompagner Mathilde dans l'engrenage crescendo du harcèlement sournois sur son lieu de travail...

En définitive, un joli coup d'écriture de Delphine de Vigan, mais à éviter dans un moment de blues :)
Commenter  J’apprécie          10
Nyx
  10 septembre 2016
Ce roman est tout petit, tout fin, mais c'est une claque en un sens.
Ce roman, c'est l'épuisement. L'érodement, l'usure insidieuse qui marque le corps et l'esprit. C'est la fatigue brutale et perverse. C'est la manipulation des gens autour de nous. A ne pas lire si vous n'êtes pas vous même en forme !

Nous suivons deux personnages.
Mathilde d'abord. Une femme mère célibataire, très capable dans son travail, qui s'en sort bien. Jusqu'au jour où...jusqu'au jour où tout bascule. Cela part d'un petit rien et progressivement la machine s'enraille. La dégringolade. Pour un homme, un petit chef, sa vie va devenir un enfer quotidien. Mais Mathilde va s'accrocher. Malgré son mal, sa détresse, son isolement elle va tenir bon. Elle a un côté pitoyable et en même temps une force, un courage qui peut forcer l'admiration. Elle tient bon.
Thibault ensuite. Médecin, dévoué à sa mission, il a choisit l'itinérance à une structure plus figée comme l'hôpital ou le cabinet. Sa vie c'est son métier, sa seule oasis, une femme. Mais une femme qui ne s'implique pas. Qui l'utilise autant qu'il l'utilise. Jusqu'au point de rupture. Jusqu'au moment où il veut plus, où il a besoin de plus. Il erre dans la ville au gré de ses missions, usés par la fatigue, physique ou morale, par la détresse, la misère et la cruauté de la vie et de la ville.

Ces deux personnages ne sont, contrairement à ce que je croyais, pas voués à se rencontrer. Je pensais que l'auteur allait provoquer une rencontre, infléchir son récit l'un vers l'autre. Mais non. Ils évoluent chacun de leur côté jusqu'à la fin du roman.
Fin qui, du coup, me laisse un goût d'inachevé. Un peu comme la vie. L'autrice nous a offert un extrait de la vie de ces deux personnages, mais la vie continue, et l'autrice ne les a pas suivi. du coup, je me sens un peu frustrée. J'ai envie de crier "tout ça pour ça ??".
Certes, de cette manière on évite les poncifs, ou les fin un peu trop commode. Les gentils contes de fées ou la cruauté gratuite. le roman reste totalement ouvert, sans apporter de réponse à l'un ou à l'autre.
C'est au lecteur de se construire sa fin. de tirer des leçons, d'adapter ce roman à son monde, sa vision ou sa vie.

Un roman frustrant et difficile en ce sens. Pourtant, pourtant, si on réussit à s'en dégager, on peut en tirer une réflexion profonde et troublante sur son rapport à la ville, au monde, au travail.
Ne pas se laisser phagocyter, exister en dehors de ce qui nous arrive. Il faut avancer, il faut tenir, trouver la force de voir le soleil derrière les nuages.
Lien : http://www.nyx-shadow.com/20..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Olloix
  14 août 2016
C'est le troisième livre de D. de Vigan que je lis et cela a encore été un plaisir de retrouver son style précis, qui décrit bien les subtilités des pensées de personnages ancrés dans la vie moderne.
Commenter  J’apprécie          20
pasiondelalectura
  17 juillet 2016
C'est un livre écrit dans le style de Mme de Vigan, c'est à dire un style vif et direct, assez électrique par moments ce qui correspond assez bien au cadre de l'action : la mégapole parisienne. Le sujet du roman est très urbain et terriblement crédible car ancré dans une triste réalité : l'histoire de deux solitudes au sein de la grande ville qui est Paris, avec ses dix millions d'habitants et un fort taux sociétal de souffrance par solitude au sein de la masse anonyme.

Mathilde Debord a la quarantaine, elle a perdu son mari dans un accident de voiture depuis 8 ans; elle a eu du mal à s'en sortir avec des enfants à charge mais elle a trouvé du travail où elle s'est beaucoup investie. Puis un jour, sans raison ni explication très logique, son boss, Jacques, lui a déclaré la guerre en la harcelant de façon éhontée jusqu'à son anéantissement complet. Qui pourrait résister à une telle pression?

Thibault est médecin urgentiste, il a 43 ans et vit immergé dans le stress de la ville; il passe un tiers de son temps en voiture. C'est un bobologue qui soigne autant l'âme des gens que leur corps. Il n'est pas heureux de sa vie et de la relation qu'il a avec une partenaire sexuelle assez distante, Lila, avec qui il n'arrive pas à échanger de l'affection, mais seulement du sexe; il se sent très frustré; il sait cependant qu'une rupture avec Lila provoquerait un grand vide dans sa vie; malgré cela, il décide de rompre avec elle.

Le sentiment de solitude au sein de la foule est très bien dépeint, avec des mots justes et qui font mouche. Le lecteur se sent étouffer par moments et voudrait crier sur les toits que Mathilde et Thibault sont faits pour se rencontrer et qu'ils ont droit au bonheur.



Lien : https://pasiondelalectura.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Clochettes
  09 juillet 2016
Voilà.... ça c'est fait...
Je n'avais pas aimé "D'après une histoire vraie" de l'auteur et j'avais alors décidé de ne pas rester sur cet échec en prévoyant d'en lire un deuxième.
Voilà... ça c'est fait...

Pendant toute ma lecture j'ai attendu, qu'enfin, l'histoire démarre...
Lisant les derniers mots de ce roman ma pensée fut "Tout ça pour ça ???!!!"

Je n'ai rien aimé. Ni l'écriture, ni le sujet....

Je passe peut-être à côté ? Il y a-t-il une "dimension" dans les oeuvres de Delphine de Vigan que je ne parviens pas à percevoir ?

J'ai beaucoup hésité mais j'ai décidé de lire un troisième roman de l'auteure. J'ai choisi de prochainement lire "Rien ne s'oppose à la nuit". Si cette troisième tentative échoue, je laisserais définitivement tomber.
A suivre...
Commenter  J’apprécie          41
LiliLee
  05 juillet 2016
Le premier livre de Delphine de Vigan que j'ai lu et qui m'a fait découvrir un écrivain que j'adore depuis. J'ai complètement plongé dans son univers et son écriture. Je mettrais juste un petit bémol pour la fin, qui m'a scotchée et que je n'avais pas du tout imaginée comme ça. Mais c'est vraiment un roman que j'ai beaucoup aimé.
Commenter  J’apprécie          90
Nimuegon
  05 juillet 2016
Un livre magnifique. Qui m'a autant dérangée que bouleversée. Parce qu'en le lisant, j'y ai retrouvé un bout de ma vie.
Delphine de Vigan sait remarquablement bien mettre des mots sur l'impuissance que l'on ressent. Encore et encore, malgré les épreuves passées (ou non).
Finalement, je dirais que ce livre est un cri d'espoir.
Commenter  J’apprécie          21
vendee
  01 juillet 2016
2 personnes en détresse, un univers quotidien oppressant, des infirmes de l amour.Elle, à perdu son amour, lui n arrive pas à vivre son amour. Ils pourraient se croiser,s aimer, ils n y parviennent pas, ils tombent, ils se relèvent etils avancent!! La vie en fait!!! J aime tj autant les romans de Delphine le Vigan
Commenter  J’apprécie          00
LaRousseBouquine
  08 juin 2016
Ce livre retrace peut-être même plus l'histoire des habitants de Paris que des personnages en eux-mêmes. On suit tout d'abord Mathilde, jeune femme, maman de trois garçons, qui accomplit tout les jours le même chemin dans les transports en commun (ligne 9, puis ligne 1, puis RER D…) pour aller à son travail. Elle appartient au monde de l'entreprise, qui pour Delphine de Vigan (comme elle le dit dans une interview organisée par Hachette autour du livre) est le monde de l'abus de pouvoir. En effet, Mathilde, depuis plusieurs mois, est mise à l'écart, silencieusement. Elle accuse des violences muettes, qui tous les jours la rejettent. Mais un jour c'en est trop. En parallèle, on suit également le personnage de Thibault, jeune médecin pour les Urgences de Paris. Il voulait être chirurgien, mais son rêve n'était plus réalisable. Alors tous les jours, il sillonne la capitale en voiture, et va à la rencontre de personnes malades, de tous types, comme de personnes âgées qui prétextent une maladie pour recevoir une quelconque visite.

Ce livre, c'est donc l'histoire de deux fourmis dans une énorme cité, qui avancent à leur rythme, et qui souffrent en silence. C'est un livre sur les maux de la ville, silencieux. La ville est le lieu de l'adversité, de la communauté, et pourtant. On se rend compte à travers ce roman que si tout le monde est entouré, beaucoup de gens se sentent véritablement seuls. J'ai énormément apprécié le ton adopté dans ce livre, notamment parce que, comme à son habitude, Delphine de Vigan parvient à créer des personnages complexes. Ce n'est pas un procès de Paris qui est fait ici, bien au contraire. On s'attache juste à montrer des revers de la ville, et les douleurs sourdes qu'elle peut entraîner. Ce livre, un peu comme Jours sans Faim, m'a énormément bouleversée. Sur l'instant, je me sentais juste complètement absorbée par le récit, je ne pouvais m'arrêter. En terminant ma lecture, j'étais satisfaite, mais je ne savais pas trop comment la considérer. C'est en y repensant quelques jours plus tard que je me suis rendue compte qu'il s'agissait là encore d'un coup de coeur.

Je suis très contente en ce moment car j'enchaîne les coups de coeur, mais à chaque fois pour des raisons différentes. Une chose est sûre, ce livre rentre dans la catégorie pour son aspect poignant et pour l'incroyable regard qu'il nous offre sur un milieu, ici la ville.
Lien : http://laroussebouquine.fr/i..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
allard95
  08 juin 2016
Ce petit livre n'a pas une énorme ambition, mais il est l'occasion pour D.de Vigan de montrer ses talents d'observation et de description minutieuses des choses simples du quotidien. L'histoire est celle d'une femme ayant plutôt réussi dans le marketing, mais qui va se trouver subitement écartée et négligée par son chef de service. Ce sera l'occasion pour l'auteur de remarquer toutes les petitesses, les lâchetés, la brutalité silencieuse qui accompagnent ces situations dans les entreprises. Parallèlement, on suivra un médecin urgentiste, accaparé et un peu écrasé par son travail quotidien, au point de ne plus vivre autrement que par celui-ci. Jusqu'à la lassitude, le découragement. Ces deux destins presque ordinaires nous montrent combien la grande ville d'une part et le travail d'autre part, porteurs de tant de satisfactions quand tout va bien pour soi, peuvent être oppressants et destructeurs quand la machine se dérègle: fragilité des situations et des êtres, même bien dotés au départ. Tout cela ne nous rend pas très optimistes.... Ce roman n'est pas porteur d'une "histoire", d'un scénario solide ou original, mais il vaut par la justesse et la précision de ses observations. Nous sommes vulnérables et fragiles, le monde est dur et cynique. C'est un fait. Tant qu'on ne subit pas cette implacable logique, a-t'on le droit de l'oublier, et de la nier?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Delphine de Vigan

Delphine de Vigan a écrit son premier roman "Jours sans faim" sous un pseudonyme. Quel est-il ?

Agnès Dantzig
Lou Delvig
Sara Dliping
Mia Dumrig

10 questions
212 lecteurs ont répondu
Thème : Delphine de ViganCréer un quiz sur ce livre