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EAN : 9782253934288
192 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (19/08/2020)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.99/5 (sur 1789 notes)
Résumé :
« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences.
Et la peur de mourir.
Cela fait partie de mon métier.
Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me si... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (504) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  07 mars 2019
“Michka a largué les amarres “, elle part en maison de retraite avec sa petite bouteille de whisky cachée sous ses pulls. L'attend une nouvelle vie rétrécie mais parfaitement réglée.
Elle a heureusement Marie, qui l'aime, la regarde, l'écoute. Mais la jeune femme est impuissante face à cette femme cultivée, intelligente, réduite par un âge qu'elle peine à accepter.
"Mais je t'ai apporté des livres en gros caractères, tu as essayé ?
-Lesquels ?
-Les livres que je t'ai apportés la dernière fois. Écrits en gros.
-En gros ? C'est pour les vieux ça… Je les ai prêtés au type."
Et puis arrive Jérôme , l'orthophoniste. Il vient aider Michka, car les mots "s'enfouillent... s'enfuitent", elle les perd la nuit, elle en réinvente le jour. Jérôme lutte pour les récupèrer , car "sans le langage, que reste-t-il ?"
Et il y a les gratitudes.....aux personnes qui nous ont vraiment aidés à vivre, à survivre, au prix de sacrifices.....
De Vigan trouve à nouveau un sujet lourd, délicat et émouvant, avec des touches autobiographiques, qu'elle traite avec subtilité et légèreté, agrémenté d'un zeste d'humour, juste ce qu'il faut. J'ai lu les derniers chapitres la gorge nouée, que vous dire de plus. J'aime ce qu'elle écrit.
Je terminerais sur une note personnelle que je partage avec De Vigan ( et sûrement avec beaucoup d'entre vous), puisque les citations ci-dessous sont du livre.
Je trouve injuste qu'on termine nos vies de la sorte, réduite, dépendante, une décrépitude qui fait mal, très mal à l'intéressé, mais tout autant à ses proches. le pire c'est la lucidité......et je sais malheureusement de quoi je parle.
"Comment est-ce possible ?
Est-ce vraiment ce qui nous attend tous sans exception ?
N'y a-t-il pas une déviation, un embranchement,un itinéraire bis qui permettrait d'échapper au désastre ? "
J'espère toujours, et je doute que nos enfants prendront autant soin de nous que nous en avons pris de nos grand-parents, et prenons encore actuellement de nos parents......
"Vieillir, c'est apprendre à perdre".
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La_Bibliotheque_de_Juju
  07 mars 2019
D'abord, « merci » Delphine de Vigan d'avoir écrit ce livre.
Il y avait déjà LES LOYAUTES. Et cette première page gravée en moi.
Delphine de Vigan continue l'exploration de ces sentiments intimes et peu évoqués en littérature. Ici les gratitudes, celles qui nous construisent, celles qui restent intacte tout au long d'une vie. J'étais déjà déjà conquis par cette idée mais je ne m'attendais pas à ce déferlement d'émotions qui m'ont traversé à la lecture de cette pépite.
Michka est une vieille dame qui ne peut plus rester seule. Elle doit quitter sa vie et s'installer là où on va vivre lorsque la vieillesse frappe trop fort à la porte et entre dans nos vies par effraction. Avec pertes et fracas.
Auprès d'elle, il y a Marie, la petite voisine devenue femme, toujours présente, tellement précieuse. Et Jérôme, orthophoniste qui va tenter de l'aider à retrouver ses mots qui peu à peu se font la malle.
Je me suis fait cueillir. Je me suis senti trébucher. Je me suis fait toucher en plein coeur. Au beau milieu de ces choses que l'on ne dit pas. Ces choses qui en général ne se racontent pas. Sur la vieillesse. Sur le grand âge. Sur ce drôle de naufrage.
Les mots de Delphine de Vigan. Sincères et cruels comme l'existence. Cette écriture sans effets de manche, sans artifices. Précise, émotionnelle et universelle. Et tellement émouvante. Tellement forte.

Chacun d'entre nous porte en lui cette fameuse gratitude. Chacun d'entre nous ne s'est pas senti à la hauteur de ce qui lui a été offert. Chacun d'entre nous est éternellement reconnaissant à quelqu'un ou quelque chose.
Ce livre. Oh, ce livre. Ce livre est un immense coup de coeur. Un beau. Un vrai. Quel bonheur de lecture. Je vous parle souvent de livres que j'ai aimé. Celui-ci m'a bouleversé.
Car je porte, moi aussi dans mon coeur une Michka et cette gratitude infinie. Vous me pardonnerez Delphine de mêler quelques mots personnels à ce modeste billet.
Parceque parler d'un livre que l'on a aimé profondément peut mener à un peu parler de soi. Sans pudeur aucune.
Avec tellement de pudeur.
Car Michka, c'est peut être un peu aussi ma Janine. Là sur la photo. Je veux ici lui dédier ma liberté. Je lui dédie ma folie douce et mes éclats de vivre. Ce courage insensé de n'être que soi. Qu'elle soit écrit quelque part. Je lui dédie mes mots, ici et à venir. Qu'elle ne lira pas. Mais qu'elle inspirera.
Et surtout je dépose ici un peu de tout cet amour. Pour qu'il m'en reste encore un peu. Pour qu'il s'envole un peu plus haut. A la hauteur de ce qu'elle fut, de ce qu'elle reste. Pour moi et pour toujours.
Avec toutes mes gratitudes.

Merci mamie de la ferme.

Lien : https://labibliothequedejuju..
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Ladybirdy
  20 mars 2019
On devrait pouvoir dire merci à tous ces gens qui ont compté, traversé notre route, ceux qui passent pour nous faire contourner le talus épineux et nous offrent des roses comme un bouquet de sourires.
On devrait recevoir un sms qui nous avertirait, demain ton père, il va mourir. Pour pas te dire ah c'est dommage.
Michka c'est une vieille dame, non, pas une personne âgée, elle préfère faire partie des vieux Michka, c'est plus fier. Elle est tendre, intelligente, sensible, un peu maladroite parce qu'elle fait tomber les mots dans le trou. Elle n'en peut rien, elle souffre d'aphasie, les mots se perdent en chemin, ils se carambolent l'un contre l'autre, ils rigolent entre eux les coquins, tiens tu veux un merci et bien non, voilà merdi, tu veux un d'accord, nous on préfère d'abord, t'es en cloque non t'es en cloche, tu veux un fauteuil roulant, prends plutôt un fauteuil croulant mais si tu me parles d'un film qui s'appelle la merditude des choses, on t'offre la mercitude, tu le mérites bien Michka.
La petite vieille avec tous ces trous dans la mémoire, toutes ces choses qu'elle perd et qu'elle ne retrouve plus, elle finit par avoir la frousse d'être toute seule chez elle. C'est Marie, une aide à la personne qui va lui trouver une place dans une maison de retraite. Avec Jérôme l'orthophoniste, ils vont être au petit soin pour Michka. Ils vont apprendre surtout à écouter l'aïeule car même si ses mots trébuchent, elle a le coeur au bout des lèvres Michka.
On n'a plus le temps pour les regrets, les rancoeurs, les histoires qui finissent mal. Michka elle veut du bonheur.
Et puis va pour la merditude, va pour la mercitude, va pour les gratitudes. le temps passe trop vite, faut pas les oublier nos vieux, faut tendre ses bras, faut sourire, faut pas pleurer surtout, non gamin reviens, tu lis Delphine de Vigan et tu en as plein la figure de cette tendresse toute dégoulinante, de cet amour moelleux comme un coeur au soleil. Et ça fait un bien fou. Tu donnes, tu reçois, c'est pas plus compliqué. On essaie les gratitudes ?
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Sebthocal
  09 mai 2019
Le dit-on vraiment ? Entre les convenances et les automatismes, quelle est la valeur du mot merci ? Delphine de Vigan examine ici nos échanges entre obligeance et bienveillance pour mieux sonder notre besoin de reconnaissance et examiner nos consciences
Après Les loyautés en 2018, qui auscultait ce sentiment étrange et pluriel, ces « fidélités silencieuses » qui nous lient aux autres et à nous-mêmes, Delphine de Vigan inspecte de nouveau dans Les gratitudes, nos fragilités intimes à travers notre sociabilité.
Ma chronique :
Lien : https://www.fnac.com/Les-Gra..
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babounette
  21 novembre 2020
Les gratitudes - Delphine de Vigan - Éditions le Livre de Poche - Roman - lu d'une traite ce 21 novembre 2020.
Peut-on écrire une chronique qui ne parle que d'émotions ?
Parce que ce livre de Delphine de Vigan n'est qu'émotions.
J'ai été emportée, elles se sont déversées en moi en rafales, elles m'ont mise au bord des sanglots tout au long de ma lecture et je n'ai pas honte de l'avouer.
Et cependant, je l'ai lu d'une seule traite cet après-midi l'histoire de la vie de Michka, de son entrée en Ehpad, chez moi en Belgique on dit maison de repos et de soins.
Michka, jusqu'à ce jour d'automne était autonome, elle sentait bien que quelque chose clochait, elle s'est mise à tomber, à chercher parfois ses mots,,pas très souvent mais quand même. "Ben alors Michk', qu'est-ce qui se passe ? - Je ne sais pas. J'ai peur" - "A partir de ce jour, Michka n'a plus été capable de rester seule" pge 18-19.
Au fil des pages, j'ai vécu la descente en enfer de la perte de la mémoire des mots de Michka, entourée par Marie, jeune femme qu'elle a élevée comme sa fille, par Jérôme l'orthophoniste qui tente de retarder ce moment où tout bascule, Jérôme à qui Michka se confiait, lui racontant se dont elle se souvenait de sa petite enfance, laissée chez des inconnus cachée durant trois ans de guerre par sa maman qui fut déportée et qui ne revint jamais chercher sa fille. Ses deux parents sont morts en captivité.
Michka n'avait qu'une idée, retrouver Nicole et Henri, ce tout jeune couple dont elle ne se souvient que des prénoms et du nom du village : La Ferté-sous-Jouarre. Plus qu'un merci, elle voulait exprimer sa gratitude à ces personnes qui avaient risqué leur vie pour elle. Des annonces dans le Monde et Le Figaro postées par Marie n'ont rien donné.
Marie aussi voulait exprimer ses sentiments envers cette maman de remplacement qu'était Michka et qu'elle sentait s'en aller irrémédiablement.
Et Jérôme, qui a tant appris de Michka.
Les gratitudes est une histoire qui m'a chamboulée, qui m'a profondément touchée, qui m'a humblement remis à ma condition d'être humain imparfait et vulnérable.
Je me suis questionnée sur les gratitudes que j'ai eues ou que j'aurais dû avoir envers ceux qui sont partis et ceux qui sont encore présents. Passer outre sa pudeur et exprimer sa reconnaissance. Avant qu'il soit trop tard.
Un livre bouleversant, une leçon de vie, un livre qui touche au plus profond de l'humain.
Madame de Vigan, je vous dis merci d'avoir écrit ce splendide livre que je garderai en mémoire aussi longtemps qu'elle me sera fidèle.


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critiques presse (11)
LeJournaldeQuebec   27 juin 2019
Bouleversant, réaliste, Les gratitudes est à la fois un exercice de style et une invitation à dire merci, en mots et en gestes, avant qu’il ne soit trop tard.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   26 avril 2019
Un roman doux comme un baume qui parle d'humanisme et de ce que l'on doit aux autres
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaCroix   09 avril 2019
Delphine de Vigan relate dans une fiction solaire la reconnaissance d’une jeune femme pour une voisine entrée dans le grand âge.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Liberation   01 avril 2019
Y a-t-il une intrigue plus rebattue que l’inéluctable destin de vieilles personnes obligées de s’installer dans une maison de retraite ? Oui. Il y a encore plus tendance. C’est d’imaginer une histoire de petite fille juive confiée pendant la guerre à des Français inconnus par sa maman qui n’est jamais revenue la chercher, et elle n’aura de cesse de les retrouver plus tard pour les remercier.
Lire la critique sur le site : Liberation
Culturebox   29 mars 2019
Avec Les gratitudes (JC Lattès), son neuvième roman, Delphine de Vigan poursuit un voyage littéraire commencé avec Les loyautés (JC Lattès 2018), dans lequel elle visite les sentiments et les relations intimes entre les êtres humains. Un roman bouleversant sur la fin de vie, qui met en scène une attachante vieille dame perdant l'usage des mots dans un moment où elle en a le plus besoin.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Culturebox   27 mars 2019
Dans son dernier roman Les Gratitudes, Delphine de Vigan met en scène Michka qui est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elle, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé de la suivre. Une des questions du roman c'est de savoir dire merci à temps.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Bibliobs   20 mars 2019
Dans les Gratitudes, Delphine de Vigan met en scène une émouvante vieille dame qui perd ses mots dans un Ehpad.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   15 mars 2019
Un roman d'une rare puissance sur les dettes morales et ces liens invisibles qui nous gouvernent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   15 mars 2019
Avec Les Gratitudes, l’écrivaine livre un roman solaire et délicat, aux allures de pièce de théâtre, sur la vieillesse, la fin de vie et son accompagnement.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeSoir   11 mars 2019
En refermant Les gratitudes, le nouveau roman de Delphine de Vigan, on quitte des personnages tous positifs et pourtant le livre est formidable.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Actualitte   08 mars 2019
J’aime la plume de Delphine de Vigan, j’aime sa façon de raconter des histoires et je trouve ce nouveau texte très réussi. Peut-on parler de fable ? Pourquoi pas, mais je crois vraiment aimer cette façon (subtile ou non, à vous de décider) de nous rappeler de dire merci.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (369) Voir plus Ajouter une citation
michfredmichfred   03 mai 2021
Vous savez, mon père n’a jamais vraiment cherché à me revoir. En fait, je crois que ma présence lui est insupportable. Il ne me connaît pas. Il ne connaît de moi qu’une image faussée, déformée, qu’il a figée à tout jamais. — Mais pourquoi ? — Je ne sais pas. Peut-être simplement parce que je ne suis pas le fils dont il a rêvé. Comme si quelque chose en moi lui faisait offense. Il me perçoit comme un ennemi. Il traque la preuve, la faille. Et puis il riposte, à sa manière. Mais les mots abîment, vous savez. Les insultes, les injures, le sarcasme, la critique, le reproche sont des empreintes. Ineffaçables. Et ce regard qui juge, qui cherche le point faible. Et puis les menaces. Cela laisse des traces, vous savez. C’est difficile ensuite d’avoir confiance. De s’aimer soi-même.
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michfredmichfred   03 mai 2021
Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un parfum. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences. Et la peur de mourir. Cela fait partie de mon métier. Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui – encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique – me coupe parfois le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas.
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michfredmichfred   03 mai 2021
Voilà donc ce qui t’attend, Michk’ : des petits pas, des petits sommes, des petits goûters, des petites sorties, des petites visites. Une vie amoindrie, rétrécie, mais parfaitement réglée.
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michfredmichfred   03 mai 2021
 Quand je m’imagine vieille, vraiment vieille, quand j’essaie de me projeter dans quarante ou cinquante ans, ce qui me paraît le plus douloureux, le plus insoutenable, c’est l’idée que plus personne ne me touche. La disparition progressive ou brutale du contact physique. Peut-être que le besoin n’est plus le même, que le corps se rétracte, se recroqueville, s’engourdit comme lors d’un long jeûne. Ou peut-être qu’au contraire il crie famine, un cri muet, insoutenable, que plus personne ne veut entendre. 
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michfredmichfred   03 mai 2021
Je pourrais proposer un jeu, ou bien sortir l’ordinateur portable de mon sac pour lui montrer quelques images ou lui faire écouter de la musique. Des chansons de variété, de l’époque où elle était jeune fille. Cela fonctionne très bien pour stimuler les souvenirs. Les résidents aiment beaucoup ça. Mais je me tais. Parfois il faut assumer le vide laissé par la perte. Renoncer à faire diversion. Accepter qu’il n’y a plus rien à dire. Me tenir assis, près d’elle. Lui prendre la main. 
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