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ISBN : 2709663961
Éditeur : J.-C. Lattès (06/03/2019)

Note moyenne : 4.56/5 (sur 8 notes)
Résumé :
« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences.
Et la peur de mourir.
Cela fait partie de mon métier.
Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me si... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ZeroJanvier79
  13 février 2019
J'ai de la chance avec mes lectures en service de presse en ce moment : j'ai eu l'occasion de découvrir en avant-première tour à tour deux nouveaux romans d'auteurs bien connus : Mon Père de Grégoire Delacourt et Les gratitudes de Delphine de Vigan.
Ma rencontre littéraire avec Delphine de Vigan est tardive, puisque je l'avais découverte l'année dernière seulement en lisant son précédent roman, Les loyautés qui m'avait séduit. Je m'étais alors intéressé de plus près à son oeuvre et j'avais ensuite beaucoup aimé un de se grands succès, Rien ne s'oppose à la nuit. Je ne suis pas certain de rattraper tout mon retard en lisant tous ses romans déjà publiés, mais je sais déjà que certains me tentent plus que d'autres. Toujours est-il que voyant son dernier roman proposé en service de presse par son éditeur JC Lattès sur NetGalley.fr, j'ai sauté sur l'occasion.
Le résumé m'a intéressé, faisant confiance au talent d'écrivain de Delphine de Vigan pour donner de la richesse à un récit du quotidien :
" « Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l'absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d'un prénom, d'une image, d'un mot. Je travaille avec les douleurs d'hier et celles d'aujourd'hui. Les confidences.
Et la peur de mourir.
Cela fait partie de mon métier.
Mais ce qui continue de m'étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd'hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c'est la pérennité des douleurs d'enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s'efface pas. »
Michka est en train de perdre peu à peu l'usage de la parole. Autour d'elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l'orthophoniste chargé de la suivre. "
Les premières pages ne m'ont pas tout de suite emporté. le style de Delphine de Vigan est toujours irréprochable : fluide, délicat, plaisant ; mais j'avais du mal à plonger dans ce récit mettant en scène Michka, une vieille dame qui perd peu à peu l'usage de la parole, et Marie, la jeune femme qui semble comme une fille ou une petite-fille pour elle sans l'être vraiment. le roman m'a semblé décoller vraiment quand intervient Jérôme, l'orthophoniste qui tente d'aider Michka avec ses troubles du langage.
" Il faut lutter. Mot à mot. Pied à pied. Ne rien céder. Pas une syllabe, pas une consonne. Sans le langage, que reste-t-il ? "
Ce roman est de taille relativement moyenne (192 pages) et se lit aisément. Michka est un personnage attachant et on assiste avec tristesse à sa lente chute. Naguère correctrice dans un journal, elle bute désormais sur les mots et peine à s'exprimer. Chacun à leur façon, Marie et Jérôme sont présents et tentent de l'aider tandis que Michka lutte avec son passé, puisqu'elle décide de chercher le couple qui l'a accueillie et sauvée de la déportation pendant la guerre.
J'ai bien aimé ce roman qui parle joliment du langage, de solidarité, des gens qui nous aident, du passé, du temps qui passe, de la vieillesse et de gratitude comme l'indique le titre. Ce n'est pas forcément un récit joyeux, mais il porte une légèreté qui rend l'ensemble plus plaisant et optimiste qu'on pourrait le croire au début. C'est en tout cas un beau roman, que j'ai pris plaisir à lire.
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LesDemoisellesdeChatillon
  21 février 2019
Une claque !!!
Ah l'écriture de Delphine de Vigan... Je n'aime pas les romans de vie en général, mais Delphine de Vigan sait comment décrire l'humain, sans pathos, sans tirer sur la corde de la sensiblerie ou de l'humour à outrance. C'est plein de pudeur et d'élégance. C'est juste, tout simplement.
J'avoue j'ai versé une larme ou deux. J'ai pleuré parce que j'ai aimé tendrement Michka.
Michka perd les mots. Début d'aphasie diagnostique son médecin.
Michka est vieille. Elle a peur. Elle ne veut plus être seule.
Alors celle qui était correctrice, qui était si vive, qui est tellement intelligente, drôle et touchante se retrouve en maison de retraite.
Delphine de Vigan sait comment rendre ses personnages vraiment vivants.
Ce roman choral qui raconte Michka tantôt à travers la voix de Marie, une jeune fille qui a une histoire toute particulière avec la vieille dame, et tantôt par Jérôme, l'orthophoniste de la maison de retraite, est une merveille d'humanisme.
Michka, à l'histoire bouleversante qui n'apparaît qu'en filigrane, c'est notre mamie, celle qu'on a envie de serrer fort fort dans nos bras.
"Merdi", vraiment, pour ce magnifique roman.
+ Lire la suite
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stephalivres
  17 février 2019
C'est un livre court, un peu moins de 200 pages, dans la veine de « les loyautés » sorti l'an dernier. J'avais adoré « les loyautés », alors j'avoue que forcément, la barre était très haute, et j'ai été un peu déçue par le début de ce nouveau roman. Je me disais « bah, c'est facile, prendre une vieille qui va mourrir et lui avoir fait vivre des trucs du genre, tout le temps la même chose pour tirer l'émotion hein! ». Mais une fois que j'ai disputé ma petite voix critique, je me suis rendue compte que j'adorais. Un peu moins que « les loyautés », soit. Mais pourquoi comparer?
J'aime cette écriture simple, ces petits moments où tu te dis « c'est ça, exactement ça, elle a tout compris à ce qu'on peut vivre et ressentir ». Je crois que Delphine de Vigan est une femme avec un grand sens de l'empathie, qui lui permet de comprendre et de retranscrire ces moments qu'on croit être les seuls à vivre. Par exemple les quelques mots qui abordent le fait que Mischka arrive dans le dernier endroit qu'elle connaîtra, à la maison de retraite. On y pense pas quand on a 30 ans, mais là, en lisant ce minuscule paragraphe, j'ai eu l'impression d'y être, et de vivre ce moment définitif.
Alors c'est vrai, certains moments sont simples, déjà lu, déjà vu. Mais raconté de façon tellement émouvante et claire que tant pis, j'ai passé un excellent moment avec Mischka, j'ai souffert avec elle quand les mots s'en allaient, et j'ai été heureuse avec elle à d'autres moments que je ne raconterai pas, lisez le livre!
Je garde quand même une dernière réserve, sur la fin. Si vous avez lu « les loyautés », vous avez remarquez que la fin donnait l'impression d'être inaboutie, et beaucoup le lui ont reproché. Ici, c'est une autre forme d'inaboutissement, mais il y a une fin. Seulement, elle est… facile? Après ces moments très émouvants, j'aurai aimé beaucoup plus. Mais comme je dis souvent, si les auteurs n'écrivaient que ce que j'attend, autant que j'arrête de lire, ça manquerait de surprises…
Lien : https://stephalivres.wordpre..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
LesDemoisellesdeChatillonLesDemoisellesdeChatillon   21 février 2019
Parfois il faut assumer le vide laissé par la perte.
Renoncer à faire diversion. Accepter qu’il n’y a plus rien à dire.
Me tenir assis, près d’elle.
Lui prendre la main.
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