AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2709648520
Éditeur : J.-C. Lattès (26/08/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.86/5 (sur 2242 notes)
Résumé :
"Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu'un écrivain ne devrait jamais croiser."

Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s'aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d'une époque fascinée par le Vrai.

PRIX RENAUDOT 2015
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (552) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
  04 novembre 2015
C'est parti. Calée devant mon PC.
Une clope. Un thé.
Critique du jour : D'après une histoire vraie.


… …


… … …

Hem…

Euh…

… …


Pfff…

… …
Beuuuh…
Pas inspirée…
La panne dis donc.
Manquait plus que ça.
… …

D'abord c'est la faute à Delphine.
D'après une histoire vraie qu'elle dit.
OK. Mais « vraie » jusqu'à quel point ?
Et puis comment ça « D'après »... Hein ??
Parce que tu vois Delphine, j'ai terminé la lecture de ton dernier roman là, et maintenant… je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue – hommage fugace à Michel F, je m'égare décidément.
Tu vois Delphine, j'ai peur de n'avoir rien compris. J'ai peur de comprendre. Il se peut que je n'ai pas tout compris. Je ne sais pas si comprendre c'est important, et si c'est important dois-je savoir à quel point c'est important de comprendre ? Faut-il que je réfléchisse encore pour comprendre ? Faut-il tout relire pour comprendre ? Et si j'ai bien compris ce que je crois comprendre j'ai peur de ne plus savoir qui je suis tu vois ? Et puis de toute façon qui suis-je pour comprendre ? Tu comprends ?
Tu vois Delphine, c'est pas bien joli d'embrouiller la tête des gens. J'ai aimé ta prose harmonieuse, tes indiscrétions sur ta soi-disant vie privée, tes digressions séduisantes sur l'amitié, les enfants, la vie à deux, la féminité, l'inspiration de l'écrivain tout ça, mais n'empêche, c'est moche de manipuler comme ça tes contemporains Delphine.
Faut que je te laisse voilà l'ambulance.
Ils ont l'air bien gentil les petits hommes en blanc.
Quand même hein, tu l'as pas complètement volé ton Renaudot Delphine.
L.


Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          24858
Bookycooky
  28 août 2015
C'est le quatrième livre de De Vigan que je viens de lire,les précédents étaient tous excellents, mais là, celui-là,en un seul mot est Génial.
L'histoire elle-même, est simple.L'écrivaine ,aprés le succès fulgurant de son dernier livre,"Rien ne s'oppose à la nuit",basé sur l'histoire "vraie " de sa mère, est assaillie par le doute,face aux questions du public et de son entourage sur ce qu'elle va bien pouvoir écrire, après un tel succès? Creuser plus encore dans son intimité ou pure fiction?
C'est là,qu'elle fait la rencontre d'une femme étrange,L.,d'à peu près son âge,qui travaille comme négre,dans la vie.Une femme, qui rappelle un personnage de Misery de Stephen King (l'auteur y emprunte notamment des exergues de chapitres qui enflamment d'autant plus l'histoire), qui va s'immiscer dans sa vie comme une sang-sue,à l'insu de toute sa famille et de son entourage, et va vite l'entraîner en panne d'écriture,voire la dépression.Je ne vais pas vous en dire plus,car c'est là le tour de force de l'histoire ,que De Vigan réussit à cent pour cent....
Un livre qui se lit d'un trait,bien que près de cinq cents pages,la tension monte peu à peu,super ambiance Hitchcockienne.Mais au fond il ne s'agit pas d'un roman de suspens,l'enjeu est tout autre, un enjeu intellectuelle et psychologique passionnant.
"Où est la vérité ? Où est la fiction?N'y avait-il pas toujours,dans la fiction une part de nous-mêmes ,de notre mémoire,de notre intimité ?"....
C'est superbement bien écrit dans le fond et la forme,à lire absolument!
Pour ne pas gâcher le plaisir de la lecture mieux vaut éviter les critiques de presse qui dévoilent l'enjeu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          19717
marina53
  14 septembre 2015
Après l'immense succès de son dernier roman consacré à sa mère, succès auquel elle ne s'y attendait pas, Delphine, en plein désarroi et quelque peu perdue, est confrontée à la page blanche. Qu'écrire après cela? L'imagination s'est envolée, l'envie avec. Pour rassurer ses proches, elle feint un projet de livre et leur cache ces lettres de menaces qu'elle reçoit. Pour avoir écrit sur ses proches, notamment sur sa mère, on l'accuse d'avoir sali son nom et semé la haine. C'est dans cette période un peu confuse, alors qu'elle est malléable et fragile, qu'elle fait la rencontre de L. lors d'une soirée chez une amie. de suite, L. s'est approchée d'elle, lui a parlé, l'a mise à l'aise et a semblé déjà la connaître. de suite, Delphine l'a admirée et l'a laissée entrer dans sa vie...
Quelle est la part du vrai et du faux dans ce roman psychologique? Jusqu'où Delphine de Vigan s'est-elle mise en scène et à la fois mise à nu? Toujours est-il que le lecteur curieux s'immisce dans cette relation d'abord amicale puis exclusive, presque vampirique et s'introduit dans les coulisses. Se mettant elle-même en scène, parlant de son compagnon François [Busnel], citant quelques auteurs connus ou encore parlant de son dernier roman "Rien ne s'oppose à la nuit", l'on a du mal à bien discerner la frontière entre la vérité et la fiction. La tension va crescendo et l'ambiance devient oppressante. Dans ce thriller psychologique, l'auteur offre de belles réflexions sur les rapports entre l'auteur et le lecteur, sur le travail d'écriture, sur ce que l'auteur donne de lui-même, les attentes des lecteurs mais aussi sur la folie et le doute. L'intrigue est impeccablement menée et l'écriture constructive. Les trois citations de Stephen King donnent le ton quant aux trois grandes parties de ce roman.

D'après une histoire vraie... FIN*
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1481
Kittiwake
  05 septembre 2015
« Que le roman soit certifié réel ou non ne le rend pas meilleur. »
Si Delphine de Vigan a un message à faire passer, c'est bien celui-là! de multiples situations l'amène à en débattre au cours du récit. Et fort à propos puisque la narratrice Delphine, en couple avec François, est une auteure célèbre, qui se heurte fréquemment à son auditoire de fans à propos de cette question : avez-vous dit ou non la vérité? Et le roman lui-même est une sorte de démonstration de ce débat : entre le réel est l'imaginaire, est-ce à l'auteur de faire le choix, ou plutôt au lecteur de décider à sa guise?
Le coeur du récit est fascinant : j'aime particulièrement les histoires de harcèlement, d'emprise, avec cette lente transformation de la relation dans le couple bourreau-victime, dont l'un manipule l'autre, dans une relation duelle mortifère. C'est, à un autre niveau, mais avec les mêmes mécanismes, le même phénomène que l'hameçonnage par une secte, dont le gourou joue ce jeu pervers qui enferme la victime dans une logique fermée et implacable.
Delphine, donc, un peu déstabilisée par les retombées médiatiques de son dernier roman, trop intime, trop réel, trop impudique, lasse de s'en expliquer en boucle, doit faire face à ses vieux démons : la crainte de ne pas être à la hauteur, de laisser transparaître ses failles, de ne pas être la personne parfaite pour tenir le rôle social éprouvant que confère le succès médiatique. Avec ses angoisses surgit une peur de la page blanche. C'est pour cela que l'irruption dans sa vie d'une jeune femme qui incarne le personnage idéal que voudrait être Delphine, arrive à point nommé. Une amie, une vraie, disponible, à l'écoute, aux petits soins, qui semble deviner ses pensées, et avec qui elle se découvre tant de points communs.
Sauf que l'effet escompté se fait attendre, Delphine finit pas ne plus pouvoir écrire ne serait-ce qu'une liste de courses…
Qui est L.? C'est toute la question, et c'est ce qui rend l'histoire captivante. le lecteur se retrouve comme un funambule, oscillant sur une corde au dessus d'un gouffre avec un balancier qui hésite entre réel et fiction. Pris en otage aussi.
Quant à l'écriture, c'est encore une fois un régal. Elle incarne parfaitement le doute, la colère, l'épuisement, et tant d'autres sur la gamme des émotions et des sentiments. C'est ce qui avait sauvé, pour moi « Rien ne s'oppose à la nuit » dont l'impudeur m'avait perturbée.
C'est donc un excellent moment de lecture en cette rentrée 2015

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1434
Sando
  29 août 2015
Que peut-on écrire après un livre aussi personnel et intimiste que « Rien ne s'oppose à la nuit », précédent roman de Delphine de Vigan largement plébiscité par la presse et par les lecteurs ? Pour l'auteur qui n'y était pas préparé, le succès a un effet dévastateur. Atteinte du « syndrome de la page blanche », même tenir un crayon ou envoyer un mail représentent alors une épreuve. Jusqu'au jour où elle fait la connaissance de L., une femme charismatique à la beauté envoûtante dont le métier de « ghost writer » consiste à écrire pour les autres, célébrités et artistes en tous genres…

Très vite, une complicité et une confiance s'installent entre les deux femmes. L. s'avère être un soutien indispensable à Delphine de Vigan pour affronter cette épreuve. L'amitié qui les lie va jusqu'à les voir partager leur quotidien. L'emprise de L. sur l'écrivain se fait de plus en plus forte et pernicieuse. Et si derrière cette apparente prévenance se cachaient des intentions beaucoup moins louables ?

Déjà séduite lors de ma lecture de « Rien ne s'oppose à la nuit », j'ai cette fois encore été conquise en découvrant le nouveau roman de Delphine de Vigan. L'auteur démontre une nouvelle fois son talent de romancière mêlant avec la plus grande habileté le réel à la fiction et nous entraînant où elle le souhaite, sans rien dévoiler de la toile qui se tisse progressivement autour du lecteur… En dire plus sur l'intrigue gâcherait le plaisir de la découverte mais attendez-vous à être angoissés, surpris et peut-être même dupés par cette histoire de manipulation, aux airs de thriller psychologique, qui offre de nombreux niveaux de lecture…

Construit en trois parties : « Séduction », « Dépression » et « Trahison », le roman nous plonge dans une réflexion passionnante sur le travail d'écriture, l'inspiration, tout en touchant à des sujets plus sensibles, plus intimistes, tels que la folie ou les relations nocives et destructrices. L'écriture quant à elle est toujours aussi agréable et maîtrisée et rend la lecture particulièrement addictive. Pari réussi pour cet auteur qui n'a pas fini de se dévoiler et de nous surprendre ! Un roman brillant à côté duquel il serait vraiment dommage de passer !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1114

critiques presse (8)
LePoint   03 décembre 2015
À la fois thriller psychologique et vertigineuse réflexion sur l'obsession actuelle de l'édition ou du cinéma pour les histoires inspirées de « faits réels », ce livre s'aventure sur les terres des diaboliques Lunar Park de Bret Easton Ellis et Misery de Stephen King.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeJournaldeQuebec   21 septembre 2015
Comme elle brouille habilement les cartes, on aura beaucoup de mal à discerner le vrai du faux. En revanche, une chose est sûre: on s’est ­régalé.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Liberation   14 septembre 2015
D’après une histoire vraie, devrait confirmer sa place parmi les auteurs français les plus populaires et bankable du moment.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress   31 août 2015
Un récit intime et déroutant dans lequel la fiction rattrape le réel ou peut-être l'inverse. Ils s'entremêlent, se confondent et se répondent au travers d'un troublant face-à-face.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos   25 août 2015
Delphine de Vigan fait tourner à merveille la boule à facettes des faux-semblants et du mentir vrai.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress   21 août 2015
Delphine de Vigan excelle à égarer le lecteur, instille sans cesse le doute, entretient le mystère à la manière de Stephen King. D'après une histoire vraie est l'histoire captivante d'une manipulation. Mais qui manipule qui, au juste?
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   20 août 2015
Le nouveau récit de la romancière, D'après une histoire vraie, s'apparente à un thriller psycholo­gique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   19 août 2015
L'auteur met en scène son double, secoué par le succès de son dernier roman et aux prises avec une amitié dangereuse. Une fiction qui donne le vertige.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (425) Voir plus Ajouter une citation
isabrootisabroot   22 janvier 2018
Je suis quelqu’un de maladroit. Je me cogne dans les murs, me prends les pieds dans les tapis, je fais tomber des objets, renverse l’eau, le vin, le thé, je glisse, je trébuche, je me laisse entraîner dans des dérapages incontrôlés, tout cela parfois au cours d’une même journée. Ce n’est pas nécessairement dû aux irrégularités de terrain ni à la présence d’obstacles camouflés. Il s’agit plutôt d’une grande distraction, ou d’une forme sournoise d’inadaptation au monde qui m’entoure. À cela s’ajoutent d’autres paramètres : la fatigue, le regard de l’autre. Encore aujourd’hui, si je me sais observée, il m’arrive de traverser une pièce ou de descendre un escalier avec pour unique préoccupation de parvenir au bout sans tomber. Encore aujourd’hui, si je suis intimidée, il m’arrive de passer un repas entier à suivre la conversation d’une oreille distraite parce que je m’applique à ne pas avaler de travers, à ne rien laisser choir, et que cela requiert toute mon attention.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
isabrootisabroot   22 janvier 2018
Selon elle, afin de ne pas solliciter toujours les mêmes organes, au fil du temps, nous changions de mode de somatisation, passant de la migraine aux brûlures d’estomac, puis des brûlures d’estomac aux ballonnements, puis des ballonnements aux douleurs intercostales. L’avais-je remarqué ? Chacun de nous, s’il y réfléchissait, avait connu différentes périodes de somatisation et avait mis à l’épreuve différents organes afin de ne pas épuiser toujours le même.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
isabrootisabroot   22 janvier 2018
J’avais accepté depuis longtemps l’idée que je n’étais pas l’une de ces femmes impeccables, incontestables, que j’avais rêvé d’être. Chez moi toujours quelque chose dépassait, rebiquait, ou s’effondrait.
Commenter  J’apprécie          70
isabrootisabroot   22 janvier 2018
Lorsque je lui ai retourné la question (avait-elle l’intention de refaire sa vie ?), elle s’est moquée de cette candide formulation. Refaire sa vie, qu’est-ce que ça voulait dire, s’agissait-il seulement de ça : faire, défaire, refaire ? Comme si nous n’avions qu’un seul fil à tricoter. Elle avait ri avant d’ajouter :
— Comme si nous étions des êtres univoques, construits d’une seule pièce, dans une seule matière. Comme si nous n’avions qu’une seule vie. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
isabrootisabroot   22 janvier 2018
Par quelle opération nous parvenons à assimiler certains événements, certains souvenirs, qui se mélangent à notre propre salive, se diffusent dans notre chair, quand d’autres restent comme des cailloux coupants au fond de nos chaussures. Comment déchiffrer les traces de l’enfant sur la peau des adultes que nous prétendons être devenus ? Qui peut lire ces tatouages invisibles ? Dans quelle langue sont-ils écrits ? Qui est capable de comprendre les cicatrices que nous avons appris à dissimuler ? 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Delphine de Vigan (73) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Delphine de Vigan
Vidéo de Delphine de Vigan
autres livres classés : écritureVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Delphine de Vigan

Delphine de Vigan a écrit son premier roman "Jours sans faim" sous un pseudonyme. Quel est-il ?

Agnès Dantzig
Lou Delvig
Sara Dliping
Mia Dumrig

10 questions
169 lecteurs ont répondu
Thème : Delphine de ViganCréer un quiz sur ce livre
. .