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EAN : 9782749813523
Éditeur : L'Avant-scène (06/07/2016)
3.88/5   4 notes
Résumé :
Pour protéger leurs intérêts, les Essenbeck, maîtres de la sidérurgie, ne voient d’autre alternative que de s’allier au régime nazi et assassinent leur patriarche, le vieux baron Joachim, que cette idée répugne. D’intrigues en manipulations, de trahisons en meurtres, la désignation du nouveau patron des aciéries génère un véritable rituel de célébration du mal, où la perversion des rapports entre les individus fait écho à la cruauté et à la brutalité du contexte pol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Jipi
  09 juillet 2021
"Il y aura des élections dans les jours qui viennent, nous devrons à tout prix les gagner pour qu'il n'y en ai plus jamais d'autres".
Une civilisation peut-elle se sauver si elle adopte les préceptes de ses bourreaux ?
A quoi sert la morale quand tout est permis si cela n'empêche pas malgré la liberté d'inhaler le parfum de tous les interdits de pouvoir se débarrasser de toutes ses contradictions.
Ceci entrainant en relation avec l'air du temps que la refonte inévitable d'une aristocratie affairiste, de plus en plus vulnérable, émiettée par la rudesse de ses contacts et la redondance de ses conflits.
Pour sauver ce qui peut encore l'être il lui suffit simplement d'appliquer un processus identique à celui de futurs tortionnaires dont il faut adopter intra muros les méthodes de toute urgence.
Un fascisme pernicieux afin d'affermir un pouvoir décrépi empêchant un corps bien entamé de se décomposer davantage.
Un microcosme hologramme de son macrocosme instaurant sur ses terres les méthodes radicales d'une nouvelle pensée en pleine essor prête à conquérir le monde.
Tourner casaque en implantant pour cela de nouvelles Macbeths dans l'histoire persuadant méthodiquement dans la plus grande froideur quelques irréductibles comme étant les maitres d'oeuvres nécessaires à la réalisation des plus grandes mutations de notre monde n'étant que des tragédies répétitives.
Un recadrage ne pouvant s'opérer que par un assainissement brutal de tout un organigramme déviant, sédentaire, autoritaire et vieillot jugé inutile et décadent par un nouveau concept recadrant par la violence et le crime toutes formes de résistances.
Le mariage de raison d'un pays dans l'obligation d'épouser un destin qu'il n'a plus la force ni la volonté de combattre.
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Lagagne
  19 juillet 2016
La lecture de ce texte théâtral n'est pas évidente. (Je précise que je ne connais pas le film de Visconti, duquel est adaptée la pièce. Ceux qui connaissent le film ont certainement un avantage).
D'abord, je m'embrouillais dans les personnages : qui est le fils de qui? le frère? le père? qui a quelle place dans l'entreprise?
Et puis, différentes scènes ont l'air de se jouer quasi en même temps. J'étais curieuse de voir comment cela se goupillait sur scène. Et la : chance! France2 proposait en replay la pièce jouée au festival d'Avignon!
La mise en scène m'a éclairé sur certains aspects, mais pas vraiment sur les liens de parentés... L'âge de certains acteurs ne devait pas coller avec leur rôle, du moins c'est mon impression, ou alors je me suis encore embrouillée dans les liens!
Sinon, retour à la pièce. J'ai trouvé ça intéressant de voir les luttes internes dans une entreprise familiale, à la veille de la seconde guerre mondiale. Les tensions, les conflits, les oppositions de point de vue, de stratégie... le tout dans une ambiance plutôt malsaine, glauque, qui met mal à l'aise. Mais là est justement le but je pense : nous mettre mal à l'aise face à cette coïncidence d'intérêt entre hommes d'affaire et fascisme.
Et pour une fois, j'ai préféré la lecture au jeu sur scène. Parce qu'être mal à l'aise à la lecture, je gère. Mais être mal à l'aise face aux images, j'ai plus de mal, surtout quand il s'agit de spectacle vivant.
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Vidéo de Luchino Visconti
Les combats héroïques de Garibaldi pour unifier l?Italie, le sacrifice exalté des légionnaires de Mussolini dans le désert de Libye, la vie quotidienne à Florence au temps de Dante? Mais aussi l?érotisme sulfureux des "Amants diaboliques", les caprices des divas ou les crimes d?honneur napolitains. le cinéma italien a fait preuve entre 1922 et 1945 d?une vivacité et d?une créativité qui n?ont rien à envier à ses homologues européens.
Que l?on songe aux exploits du colosse Maciste, star mondiale des années 1920, aux superproductions comme "Scipion l?Africain" et sa troupe d?éléphants, à "La Couronne de fer", étonnant film précurseur de l?heroic fantasy, et c?est un tout un continent oublié et poétique de l?histoire du septième art qui apparaît. Un cinéma de propagande aussi, mais non dénué de subversion, où la réalité et l?invention sont souvent bien plus fortes que tous les discours officiels.
En plusieurs centaines d?entrées, ce dictionnaire propose pour la première fois au public français de découvrir une période fondatrice qui, de Luchino Visconti à Totò, en passant par Vittorio de Sica, Roberto Rossellini, ainsi que la création de Cinecittà et celle de la Mostra de Venise, porte en germe ce qui fera la gloire du cinéma italien d?après-guerre.
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