Critiques de Jorge Luis Borges


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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 01/11/2011


    Le livre de sable Le livre de sable de Jorge Luis Borges

    Jim Morrison disait : « il y a le connu et il y a l’inconnu, entre les deux, il y a les Doors »…
    On pourrait bien appliquer cette belle phrase de Morrison à Jorge Luis Borges, tant il est vrai que son œuvre est comme une porte entre deux mondes, entre le rationnel et l’irrationnel, entre le rêve et le réel, entre le fantastique et le concret, entre le vrai et le faux.
    Passerelle étrange que l’on emprunte à pas prudent - du moins au départ - presque inquiet de passer à côté de quelque chose d’essentiel que l’on aurait omis d’appréhender. L’érudition, la culture encyclopédique, le savoir du maître sont tels qu’ils peuvent faire craindre au lecteur de ne pas saisir toutes les variations esthétiques, les symboles, les recherches et les perspectives disséminés au détour d’ouvrages singuliers et troublants tels « L’Aleph » ou « Fictions ».
    Le lecteur qui pénètre l’univers original de Borges, doit finalement se résoudre à comprendre que, justement, il ne comprendra peut-être pas tout à l’œuvre insolite, curieuse, magique de l’écrivain argentin.
    Ce fait entendu, il ne reste plus qu’à se laisser aller, à franchir ce pont entre deux rives bâti savamment par l’auteur et menant à une réalité détournée, une fenêtre ouverte sur l’absolu.
    Ouverture vers un ailleurs que le lecteur peut alors expliciter à l’envie tant l’auteur laisse le champ libre à toutes les interprétations, toutes les interrogations, toutes les observations.
    Un jeu de l’esprit où Borges laisse le lecteur percevoir avant tout sa propre réalité, lui laisse inaugurer son propre imaginaire et élaborer sa propre part de rêve.
    L’écrivain est là pour semer des indices, nous mettre sur la voie pour mieux se retirer, laissant alors au lecteur le pouvoir d’apposer son propre mot de la fin sur des histoires qui s’entrelacent à l’infini.
    Avec une joie presque enfantine Borges s’amuse à nous perdre dans des histoires où la réalité repose toujours sur un terreau bien ferme, sur des faits tangibles, sur des évènements souvent autobiographiques ; une réalité stable qui sensiblement glisse et glisse encore, devient malléable, volatile, changeante puis si inconsistante qu’à l’instar d’Alice au travers du miroir, l’on bascule alors vers un autre univers, fantastique, démesuré, hyperbolique…borgésien.

    Les treize contes fantastiques qui composent le « Livre de sable » sont des portes ouvertes sur cet ailleurs.
    Ecrits entre 1970 et 1975, ils abordent des thèmes variés, puisent dans les anecdotes historiques ou la mythologie, s’inscrivent également dans la référence et dans l’hommage à de grands noms de la littérature :
    Thème du double cher à Stevenson dans la nouvelle « L’Autre » ; récit fantasmagorique et sombre comme chez Edgar Allan Poe ou Lovecraft dans « There are more things »…
    C’est une bibliothèque aux nombre infini d’ouvrages, c’est un livre sans fin, c’est un poème comportant un seul mot, un amour vécu de façon étrange ou bien un disque qui ne comporte qu’une seule face…
    C’est un recueil nuancé et extravagant dans lequel, comme dans un labyrinthe, l’on déambule au gré de nouvelles souvent brèves et condensées à l’extrême.
    L’écriture y est sobre, mûrie, maîtrisée, sans emphase ni effet de style, dans un dessein de brièveté soulignant l’aspect étrange et l’instabilité du réel.
    Comme le livre de sable, les contes de Borges s’écoulent à l’infini avec cette farouche volonté que « les rêves qu’ils contiennent continuent à se propager dans l’hospitalière imagination de ceux qui, en cet instant les referment ».

    Critique de qualité ? (27 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 29/11/2011


    Six problèmes pour don Isidro Parodi Six problèmes pour don Isidro Parodi de Jorge Luis Borges

    C’est dans les années 1940 que les écrivains et amis Jorge Luis Borges et Adolfo Bioy Casares, tous deux grands amateurs d’énigmes policières, unirent leurs talents et écrivirent à quatre mains, sous le pseudonyme de H. Bustos Domecq, le recueil d’histoires « Six problèmes pour Don Isidro Parodi ».
    Le personnage principal, l’enquêteur Isidro Parodi, injustement accusé de meurtre et emprisonné depuis plus de vingt ans, a développé dans la solitude de sa cellule un sens aigu de la réflexion et de la déduction, si bien que son discernement et son flair implacables ont acquis une grande renommée dans tout Buenos-Aires.
    Il n’est donc pas rare que les visiteurs se bousculent à la porte de la cellule 273 pour solliciter l’aide de Don Parodi afin de démêler l’écheveau complexe des fils emmêlés dans lesquels ils se sont retrouvés entortillés…
    Posé, réfléchi, buvant son maté dans son petit bol bleu, Isidro Parodi écoutent les histoires criminelles et embrouillées des uns et des autres, pour, quelques jours plus tard, délivrer un diagnostic aussi brillant qu’imparable.

    Borges et Casares semblent s’être infiniment amusés à la réalisation de ce recueil d’histoires policières qui se lit avant tout comme une gourmandise littéraire, un jeu de l’esprit dont on savoure les longues et belles phrases très construites, piquantes, réjouissantes et impeccablement maîtrisées.
    Les auteurs nous montrent toute la maîtrise qu’ils ont de la langue et en jouent avec délectation : répliques, échanges, expressions, formules, jeux de mots…l’ensemble prenant une tournure très théâtrale avec de longues tirades déclamées de façon excessive, exubérante, qui font naître un comique de situation d’un bel effet, avec des personnages outranciers dignes de la Commedia Dell’ Arte.

    Ces personnages pittoresques, folkloriques, issus des diverses couches sociales de l’Argentine du début du siècle, sont volontairement caricaturés à l’extrême.
    Les uns poseurs, guindés, affétés comme à la parade, les autres pontifiants, doctoraux, rengorgés comme des coqs en pattes, certains impétueux, charmeurs, badins, d’autres coquins, roués ou filous, mais tous férocement bavards, d’une loquacité à déprimer un orateur grec.
    Tous ces personnages qu’on dirait tout droit sortis d’un vaudeville, ne se rendent bien évidemment pas compte de leur ridicule, et créent sans le vouloir une ambiance comique qui prête souvent à sourire.
    De tous ces individus hauts en couleur, finalement seul Don Parodi semble être sain d’esprit. Le seul à être emprisonné, semble être aussi le seul à garder la tête sur les épaules !

    Davantage que les enquêtes en elles-mêmes, c’est surtout la drôlerie des personnages et l’humour satirique qui s’en dégage qui font vraiment la saveur de ce recueil d’histoires. Recueil qui permet aux auteurs de se moquer sans en avoir l’air de leurs compatriotes argentins.
    L’amateur d’énigmes policières n’y trouvera sans doute pas son compte mais l’amoureux des mots lui, pourra se délecter d’un style rétro, au charme délicieusement suranné.
    Ce sera également l’occasion de découvrir les deux grands écrivains dans un autre registre, d’explorer une autre facette de leur personnalité, des hommes malicieux, plaisantins, qui jouent avec les mots et se jouent du politiquement correct tout en finesse et en délicatesse.
    Borges et Casarès ont même poussé la plaisanterie jusqu’à inventer une biographie à leur auteur fictif H. Bustos Domesq et faire signer un « avant propos » du nom de l’un des éminents personnages qui vont voir le prisonnier-détective Parodi ! Avouons qu’on a rarement vu en littérature, un personnage du livre écrire et signer une introduction vantant les mérites d’un auteur lui aussi fictif !
    S’ils ne nous donnent pas une grande leçon d’enquêtes policières, les auteurs nous donnent en tous cas une belle leçon de style !

    Critique de qualité ? (19 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par 270778, le 20/08/2010


    Fictions Fictions de Jorge Luis Borges

    Il est des livres à part, qui n’appartiennent à aucune catégorie, prennent un malin plaisir à sortir du cadre, à repousser les limites, celles de la classification Dewey et bien d’autres… « Fictions » est de ceux-là.
    la suite ici :
    http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2010/08/fictions-de-jorge-luis-borges-folio.html


    Lien : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2010/08/fictions-de-jorge-luis-bo...

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    • Livres 4.00/5
    Par 270778, le 16/01/2012


    Chroniques de Bustos Domecq Chroniques de Bustos Domecq de Jorge Luis Borges

    Voici un succulent petit livre publié en 1967 sous le pseudonyme de Bustos Domecq, en réalité personnage fictif créé par deux grands écrivains argentins : Jorge Luis Borges (auteur du génial recueil de nouvelles "Fictions") et Adolfo Bioy Casares (auteur du très beau roman "L'invention de Morel").
    Le livre se présente comme une succession de chroniques d'un certain Bustos Domecq qui se met en scène de façon très prétentieuse, éclipsant ainsi les artistes, peintres, écrivains, architectes dont il critique les oeuvres.

    La suite sur le blog : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2012/01/chroniques-de-bustos-domecq-de-jorge.html


    Lien : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2012/01/chroniques-de-bustos-dome...

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    • Livres 3.00/5
    Par zohar, le 08/04/2011


    Fictions Fictions de Jorge Luis Borges

    L’écrivain est comme un médium dont le rôle (à travers le langage) est de rendre compte de la complexité du monde dans lequel il vit, et d’essayer de permettre sa lecture…
    Dès lors, les nouvelles qui sont dans ce recueil s’y prêtent tout naturellement : à la fois fantastiques et philosophiques et débordant de thèmes qui sont chers à l’écrivain argentin.
    La dimension politique et sociale est à peu près totalement absente de son œuvre, y compris dans ce livre.
    Bien au contraire, Borges évoque, ici, sa soif inextinguible de savoir.
    Cette quête se trouve dans la nouvelle intitulée « La Bibliothèque de Babel », où il évoque une bibliothèque où sont conservés les livres de tous les temps et de tous les pays.
    C’est là l’expression d’un désir absolu de connaissance, d’une recherche de la globalité qui se trouve confirmée dans l’idée de l’existence du livre des livres, synthèse de la totalité des livres. Cet engouement prend symboliquement corps dans un mythe qui lui est propre, celui de l’univers-bibliothèque.
    Mais, cette soif d’unité et de savoir n’est pas sans peine !
    Une autre image est fréquemment utilisée par Borges pour rendre compte des difficultés qui découlent de cette recherche : c’est celle du labyrinthe.
    On retrouve ce thème là dans « Les Ruines circulaires » et « Le Jardin aux sentiers qui bifurquent ». Le concept symbolise un espace fermé et indéchiffrable qui contient la destinée humaine, le labyrinthe révèle au lecteur la complexité du monde sur laquelle bute inexorablement la connaissance (dès lors, et comme nous l’avons dit plus haut, Borges conçoit l’écrivain comme appelé à tenter de rendre compte de cet univers complexe, à essayer de permettre sa lecture).
    Le problème du Temps, revers de l’éternité, revêt également une grande importance dans ce recueil : on retrouve ce thème, par exemple, dans « l’Approche d’Almotassim » et « Le Miracle secret ».
    Enfin, « Tlön Uqbar, Orbis Tertius » est une nouvelle particulièrement frappante qui est à souligner : si le langage est le miroir du monde. Pour Borges, il en est tout autre chose : le langage se doit être au-delà, il doit déborder le réel. Ici, ce n’est pas le réel qui exerce une influence sur le langage mais l’inverse : c’est parce que Borges parle d’un pays, que celui-ci se met à exister ! Le langage crée la fiction : Borges ne narre pas le monde tel qu’il est, mais le recréer, et c’est à l’intersection de ce remaniement que se niche la fiction.

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    • Livres 0.00/5
    Par gaillard1, le 01/10/2010


    Fictions Fictions de Jorge Luis Borges

    Une des écoles de Tlön en arrive à nier le temps; elle raisonne ainsi: le présent est indéfini, le futur n'a de réalité qu'en tant qu'espoir présent, le passé n'a de réalité qu'en tant que souvenir du présent.

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 04/05/2011


    Fictions Fictions de Jorge Luis Borges

    Ce livre est assez complexe tout es étant fascinant.Dans les 17 nouvelles qui se trouvent recueillies ici, Borges s'amuse à faire douter le lecteur. Auteur et narrateur se confondent, meurtrier et la victime également, le chasseur et la proie tout autant... L'auteur nous emmène ici dans un monde imaginaire tout en nous faisant croire que celui-ci est concert. Il analyse par exemple le livre Don Quichotte mais dans un monde irréel. Aloes que nous savons parfaitement sue le livre est concert, comment peut-on en arriver à faire entièrement confiance en l'auteur sur le reste de ses propos ? Livre un peu difficile d'accès mais fascinant à la fois.
    Dans la nouvelle "La bibliothèque de Babel", qui est incontestablement ma préférée, l'auteur compare le monde à une bibliothèque où sur chaque étagère se trouveraient des milliers de livres écrits dans toutes les langues possibles et imaginables et dont tous ne peuvent pas avoir accès en raison de l'incompréhension de la langue. Est-ce que cela ne serait-il pas une métaphore du monde d'aujourd'hui ? Nous vivons tous les uns à côté des autres mais pourtant, nous continuons à nous détruire, à nous faire la guerre...
    Le problème ne serait-il pas en partie un manque de compréhension ?
    A découvrir !

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    • Livres 5.00/5
    Par Darwin, le 07/05/2010


    Fictions Fictions de Jorge Luis Borges

    Ce livre, à chaque lecture, repousse les limites de notre propre intelligence, force, de manière pernicieuse, la réflexion à la limite de notre compréhension.
    Borges, toujours dans le doute et dans les vapeurs de la mémoire, fixe une réalité intangible, voire intimidante, et contraint le lecteur à s'accrocher.

    Le plus grand de tous les livres porte parfaitement son nom ,car tout y est fiction.

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    • Livres 0.00/5
    Par keisha, le 04/01/2009


    Six problèmes pour don Isidro Parodi Six problèmes pour don Isidro Parodi de Jorge Luis Borges

    Borges et Casares dans cette collection Grands détectives ? Très intrigant, non ?

    Les deux écrivains ont publié cet ouvrage sous le nom de Honorio Bustos Domecq, personnage fictif dont la vie et l'oeuvre sont cependant présentés par une Mlle Adelma Badoglio. Et comme le dit un personnage de l'une des nouvelles de ce livre :

    "Souviens-toi de Bustos Domecq, de Santa Fe, celui dont on publia une nouvelle et dont on s'aperçut ensuite qu'elle avait été déjà écrite par Villiers de l'Isle-Adam."


    De même on doit l'avant-propos à un autre personnage, Gervasio Montenegro.


    "D'un air souverainement las, Gervasio Montenegro - grand, distingué, évanescent, le profil romantique, portant de larges moustaches teintes - monta dans le fourgon cellulaire et se laissa voiturer jusqu'au pénitencier. Il se trouvait dans une situation paradoxale : ou bien les nombreus lecteurs des journaux du soir s'indignaient (...) qu'un acteur aussi connu fût accusé de vol et d'assassinat ; ou bien les nombreux lecteurs des journaux du soir apprenaient que Gervasio Montenegro était un acteur connu, grâce à cette accusation de vol et d'assassinat."


    Déjà se profile l'idée qu'il ne s'agit pas d'un simple recueil de nouvelles policières...


    Le schéma de chaque histoire reste le même : un ou plusieurs personnages très bavards, confus et loufoques viennent trouver dans la cellule 273 Don Isidro Parodi, détenu pour un crime dont il est innocent. Ils lui présentent une affaire embrouillée dont Isidro Parodi dénouera les fils sans problème !


    Le côté pastiche m'a bien amusée, et certains personnages sont vraiment bien campés. Les histoires ne sont pas forcément très crédibles, je me suis un peu perdue dans les noms et les événements, mais c'est enlevé avec énergie et brio et je me suis laissée entraîner par le style des deux auteurs. A part cela, six problèmes, c'est suffisant !


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-25140083.html

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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 15/11/2008


    L'Aleph L'Aleph de Jorge Luis Borges

    Ce recueil de contes m'a permis de découvrir JL Borges. Pourquoi ai-je choisi ce livre-ci? Peut-être parce que cette collection "L'Imaginaire" est particulièrement belle et abordable, la couverture blanche et brillante laissant justement place à l'imagination. Seules les couleurs du titre, ocre, rouge et turquoise donnent une idée du voyage vers un ailleurs rêvé: une ruelle de Buenos-Aires ou une lande de Cornouaille balayée par les vents.
    Un beau voyage donc, mais surtout, Borges réussit à transmettre le plaisir qu'il a pu avoir à chercher, se documenter, à lire, à noter, recopier et emprunter de nombreux textes enfouis dans un recoin de bibliothèque pour nous submerger de fabuleux noms évoquant toutes les grandes aventures de l'humanité.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 2.00/5
    Par Yantchik, le 15/05/2011


    Fictions Fictions de Jorge Luis Borges

    Fictions est un recueil de dix-sept nouvelles de Jorge Luis Borges.

    Personnellement je trouve ces écrits de Borges un peu surévalués dans le sens où ils sont trop facilement "mathématiques", la veine fantastique se résume pour la plupart d’entre elles à l’utilisation de la mise en abyme ou de la notion d’infini, ce qui est un peu répétitif à la longue, d’autant plus qu’il n’a pas vraiment inventé ces procédés (on retrouve d’ailleurs le même défaut chez le scénariste Charlie Kaufman).

    L’autre facette qui me plaît moins est le côté auteur "érudit" de Jorge Luis Borges. Comme chez Umberto Eco il y a un peu d’esbroufe dans sa manière d’aborder le monde littéraire, ce qui me paraît plus nuisible qu’autre chose. Pour ma part je n’ai jamais aimé la notion ou la revendication du mot "érudit", lui préférant simplement l’adjectif "cultivé" qui lui n’a pas la connotation de prétention (ça marche aussi avec "intellectuel" et "intelligent"). Bref, je n’irai pas jusqu’à dire que Borges est un charlatan mais il y a, il me semble, des auteurs notamment dans le domaine du fantastique, beaucoup plus méritants que lui.

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par medsine, le 30/01/2012


    L'Aleph L'Aleph de Jorge Luis Borges

    Coïncidences incroyable, je viens de terminer ce recueil de fiction de Borges et j'en fait une note le jour de son 112e anniversaire (et accessoirement également mon jour d'anniversaire) !Même pas fait exprès ! Je viens de le découvrir sur la page d'accueil de Google.Une coïncidence, une forme de destin qui donne un goût de fantastique, très Borgien en somme.Tous les récits de l'Aleph tournent sans fin autour du thème du Labyrinthe et des jeux de miroirs. Les personnages ont souvent un double réel et un double imaginaire. Le narrateur, le plus souvent Borges lui même, nous perd dans des micro-fictions sans autre lien apparent. Pas facile à suivre et un peu déroutant.24 août 2011

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    • Livres 3.00/5
    Par cicou45, le 04/05/2011


    L'Aleph L'Aleph de Jorge Luis Borges

    Recueil de nouvelles où, une fois de plus, l'auteur s'amuse à jouer avec le lecteur notamment en faisant des références littéraires qui sont la plupart du temps fantaisistes ou imaginatives. L'auteur aborde ici des thèmes très variés tels que la mythologie greco-latine, la mort, l'infini et plus particulièrement l'image du labyrinthe, une sorte d'histoire à répétition. J'ai eu plus de mal avec ce livre qu'avec "Fictions" du même auteur car cet ouvrage est beaucoup plus tourné vers l'irrationnel et j'ai eu plus de mal à m'imprégner dedans.
    A découvrir néanmoins !

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    • Livres 3.00/5
    Par neophyte332, le 13/06/2010


    Borges : Oeuvres complètes, tome 1 Borges : Oeuvres complètes, tome 1 de Jorge Luis Borges

    Les deux tomes sont à nouveau disponibles!!!

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    • Livres 0.00/5
    Par Grapheus, le 06/02/2009


    Borges : Oeuvres complètes, tome 1 Borges : Oeuvres complètes, tome 1 de Jorge Luis Borges

    Pas de tome II, dans ma librairie.
    La veuve abusive qu'est madame Maria Kodama refuse la réédition !

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    • Livres 3.00/5
    Par Adraste, le 23/08/2011


    Evaristo carriego Evaristo carriego de Jorge Luis Borges

    Premier pas dans l’œuvre de Borges. Un professeur m'avait conseillé de lire cet auteur pour son style et comme la bibliothèque ne disposait que de "Evaristo Carriego", je l'ais lue.

    Contrairement à ce qui est écrit sur la quatrième de couverture, ce livre ne raconte pas vraiment la vie de Carriego mais plutôt le Buenos Aires qui l'a vue naître et grandir; aussi aurons droit à plus de pages sur l'histoire du tango et des batailles au couteau que les différentes étapes de la vie de Carriego.

    N'ayant jamais lus un Borges avant et ne connaisant Evaristo Carriego ni n'Eve ni d'Adam, je le déconseillerais au gens se trouvant dans la même situation où je me trouvais: pas que le style et l'histoire ne soit intéressant mais parce que l'on se perd vite sans la moindre notion préalable.

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    • Livres 3.00/5
    Par argali, le 25/12/2010


    Le livre de sable Le livre de sable de Jorge Luis Borges

    « Le livre de sable » est un recueil de treize nouvelles écrites entre 1970 et 1975, où l'on retrouve les thèmes essentiels de l'œuvre de Jorge Luis Borges, comme la thématique du double, le fantastique, le doute, la reconstruction du monde à partir des valeurs de Borges...

    ‘Le livre de sable’ est un conte ironique et assez pessimiste sur l’espère humaine. Un colporteur vient frapper chez monsieur Borges et lui propose quelques livres anciens. Parmi ceux-ci, un étrange volume écrit en caractères illisibles, le livre sacré, explique-t-il, d'un lointain peuple d'Asie. On l'appelle le Livre de Sable parce que, comme le sable, il n'a pas de fin. Piqué par la curiosité, Borges accepte de céder une Bible ancienne en échange du livre, qu'il se met en devoir d'étudier. Comme il sent que cette étude l'entraîne peu à peu vers la folie, il décide de se débarrasser du volume en allant le poser sur un obscur rayon de la bibliothèque de Buenos Aires où, pense-t-il, il ne pourra jamais le retrouver.
    L’écriture est fine, riche et agréable.
    A lire pour se faire une idée personnelle.

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    • Livres 0.00/5
    Par Grapheus, le 31/03/2010


    Les conjurés Les conjurés de Jorge Luis Borges

    L'ivresse des listes dans Borgès

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    • Livres 5.00/5
    Par AliceBell, le 06/02/2012


    Le livre des êtres imaginaires Le livre des êtres imaginaires de Jorge Luis Borges

    Une source intarissable d'inspiration. Poètique et encyclopédique. A mon avis très utile à quiconque s'interesse au folklore et légendes du monde entier.


    Lien : http://amourmagiechocolat.blogspot.com/

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    • Livres 0.00/5
    Par AmandineMM, le 28/01/2012


    Fictions Fictions de Jorge Luis Borges

    Un recueil de nouvelles assez hermétique : trop à mon goût. J'ai l'impression d'être passée à côté de la plupart des nouvelles et de n'avoir pas compris le projet de l'auteur. Je préfère donc ne pas noter cette lecture réalisée dans le cadre d'un cours et manquée.

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