> Roger Caillois (Autre)
> René L. F. Durand (Autre)

ISBN : 2070296660
Éditeur : Gallimard (1977)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 88 notes) Ajouter à mes livres
« L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, s... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb, le 10 mai 2012

    meyeleb
    Voici une lecture dont il faut mériter le plaisir. Je veux dire par là qu'elle n'est pas des plus simples, qu'elle requiert parfois quelque support culturel philosophique ou théologique. Ces nouvelles, en tout cas, permettent d'entrer dans l'univers littéraire de Borgès. Ainsi nous retrouvons-nous comme Ariane dans un dédale dont il nous faut trouver l'issue. Dédale de mots, de référérences mythologiques et de légendes sud-américaines. La nouvelle dont je me souviens après 20 ans, et qui remplit parfois encore mes songes tant elle m'a frappée, c'est "L'écriture du Dieu". Tzicacan est emprisonné depuis des années à côté d'une cage où se tient un jaguar. Il voue tout son temps à la recherche du symbole que Dieu a choisi pour divulguer la formule magique qui sauvera les hommes de la fin des temps. Il comprend alors que ce symbole se trouve dans les taches du pelage des jaguars. Nous oscillons entre le rêve et la réalité, la conscience de soi et la perte de l'identité. C'est un texte à la fois simple et puissant, qui ouvre de multiples perspectives de réflexion, à l'instar de ces autres nouvelles "La demeure d'Astérion", "L'Aleph" ou encore "L'immortel". Cette lecture nous enrichit, véritablement!
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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 15 novembre 2008

    chartel
    Ce recueil de contes m'a permis de découvrir JL Borges. Pourquoi ai-je choisi ce livre-ci? Peut-être parce que cette collection "L'Imaginaire" est particulièrement belle et abordable, la couverture blanche et brillante laissant justement place à l'imagination. Seules les couleurs du titre, ocre, rouge et turquoise donnent une idée du voyage vers un ailleurs rêvé: une ruelle de Buenos-Aires ou une lande de Cornouaille balayée par les vents.
    Un beau voyage donc, mais surtout, Borges réussit à transmettre le plaisir qu'il a pu avoir à chercher, se documenter, à lire, à noter, recopier et emprunter de nombreux textes enfouis dans un recoin de bibliothèque pour nous submerger de fabuleux noms évoquant toutes les grandes aventures de l'humanité.
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    • Livres 3.00/5
    Par medsine, le 30 janvier 2012

    medsine
    Coïncidences incroyable, je viens de terminer ce recueil de fiction de Borges et j'en fait une note le jour de son 112e anniversaire (et accessoirement également mon jour d'anniversaire) !Même pas fait exprès ! Je viens de le découvrir sur la page d'accueil de Google.Une coïncidence, une forme de destin qui donne un goût de fantastique, très Borgien en somme.Tous les récits de l'Aleph tournent sans fin autour du thème du Labyrinthe et des jeux de miroirs. Les personnages ont souvent un double réel et un double imaginaire. Le narrateur, le plus souvent Borges lui même, nous perd dans des micro-fictions sans autre lien apparent. Pas facile à suivre et un peu déroutant.24 août 2011
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    • Livres 3.00/5
    Par cicou45, le 04 mai 2011

    cicou45
    Recueil de nouvelles où, une fois de plus, l'auteur s'amuse à jouer avec le lecteur notamment en faisant des références littéraires qui sont la plupart du temps fantaisistes ou imaginatives. L'auteur aborde ici des thèmes très variés tels que la mythologie greco-latine, la mort, l'infini et plus particulièrement l'image du labyrinthe, une sorte d'histoire à répétition. J'ai eu plus de mal avec ce livre qu'avec "Fictions" du même auteur car cet ouvrage est beaucoup plus tourné vers l'irrationnel et j'ai eu plus de mal à m'imprégner dedans.
    A découvrir néanmoins !
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    • Livres 5.00/5
    Par sheperdvibration, le 25 mars 2012

    sheperdvibration
    A lire!
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 01 septembre 2007

    Parmi les commentaires que suscita la publication du texte qui précède, le plus curieux, sinon le plus aimable, est intitulé bibliquement "A coat of many colours" (Manchester, 1948). C'est l'oeuvre de la plume très obstinée du docteur Nahum Cordovero. Il s'étend sur une centaine de pages. Il parle de centons grecs, de centons de la basse latinité, de Ben Johnson, qui définissait ses contemporains avec des extraits de Sénèque, du "Virgilius Evangelizans" d'Alexander Ross, des artifices de George Moore et d'Eliot, et, finalement, de "la narration attribuée à l'antiquaire Joseph Cartaphilus". Il dénonce, dans le premier chapitre, de courtes interpolations de Pline (Historia Naturalis, V, 8); dans le second, de Thomas de Quincey (Writings, III, 439); dans le troisième, d'une lettre de Descartes à l'ambassadeur Pierre Chanut; dans le quatrième, de Bernard Shaw (Back to Methuselah, V). Il infère de ces intrusions, ou de ces larcins, que le texte entier est apocryphe.
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  • Par lanard, le 20 février 2012

    La veille, deux mots douteux l'avaient arrêté au seuil de la Poétique. Ces mots étaient tragoedia et comoedia. Il les avait déjà rencontré, des années auparavant, au livre troisième de la Rhétorique; personne dans l'Islam n'entrevoyait ce qu'ils voulaient dire. En vain, il avait fatigué les traités d'Alexandre d'Aphrodisie. En vain, compulsé les versions du nestorien Hunain ibn-Ishaq et Abu Basher Meta. Les deux mots arcanes pullulaient dans le texte de la Poétique; impossible de les éluder.
    Averroës laissa la plume. Il se dit (sans trop y croire) que ce que nous cherchons est souvent à notre portée, rangean le manuscrit de Tahafut et se dirigea vers le rayon où étaient alignés, copiés par des calligraphes persans, les nombreux volumes de Mohkam de l'aveugle Abensida. C'était ridicule d'imaginer qu'il ne les avait pas consulté, mais il était tenté par le vain plaisir d'en tourner les pages. Il fut tiré de cette distraction studieuse par une espèce de mélodie. Il regarda à travers les grilles du balcon: des enfants demi-nus s'amusaient en bas, dans l'étroite cour de terre. L'un, debout sur les épaules de l'autre, jouait évidemment le rôle du muezzin. Les yeux bien fermés, il psalmodiait; "Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu". Celui qui le portait, immobile, représentait le minaret; un autre, prosterné dans la poussière et agenouillé, l'assemblé des fidèles. Le jeu s'interrompit vite; tous voulaient être le muezzin, personne la tour ou les fidèles. Averroës les entendit discuter en dialecte grossier, c'est-à-dire dans l'espagnol naissant de la plèbe musulmane de la Péninsule.
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  • Par hermineg, le 17 juillet 2011

    L'ECRITURE DU DIEU

    La prison est profonde. Elle est en pierre. Sa forme est celle d'une demi-sphère presque parfaite ; le sol, qui est aussi en pierre, l'arrête un peu avant le plus grand cercle, ce qui accentue de quelque manière les sentiments d'oppression et d'espace. Un mur la coupe en son milieu. Il est très haut, mais n'atteint pas la partie supérieure de la coupole. D'un côté, il y a moi, Tzinacan, mage de la pyramide de Qaholom, qui fut incendiée par Pedrode Alvaro ; de l'autre, il y a un jaguar qui mesure à pas égaux et invisibles le temps et l'espace de sa cellule.
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  • Par Grapheus, le 04 février 2009


    Quand s'approche la fin, il ne reste plus d'images du souvenir ; il ne reste plus que des mots. Il n'est pas étrange que le temps ait confondu ceux qui une fois me désignèrent avec ceux qui furent symboles du sort de l’homme qui m'accompagna tant de siècles. J'ai été Homère; bientôt, je serai Personne, comme Ulysse ; bientôt, je serai
    tout le monde : je serai mort.
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  • Par hermineg, le 17 juillet 2011

    LA DEMEURE D'ASTERION

    Il est clair que je ne manque pas de distractions. Semblable au mouton qui fonce, je me précipite dans les galeries de pierre jusqu'à tomber sur le sol, pris de vertige. Je me cache dans l'ombre d'une citerne ou au détour d'un couloir et j'imagine qu'on me poursuit. Il y a des terrasses d'où je me laisse tomber jusqu'à en rester ensanglanté. A toute heure, je joue à être endormi, fermant les yeux et respirant puissamment. (Parfois, j'ai dormi réellement, parfois la couleur du jour était changée quand j'ai ouvert les yeux.)
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Gilles Pellerin, conseiller littéraire pour le nouveau festival Québec en toutes lettres, parle de Jorge Luis Borges, auteur choisi pour la première thématique du festival du 14 au 24 octobre 2010 dans la ville de Québec.











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