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Citations de Pearl Buck (96)

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  • Par Gwen21, le 16/03/2013

    Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    - [...] Ce sont des jours cruels pour les vieux ; aucun compromis n'est possible entre eux et les jeunes ; ils sont aussi divisés que si un couperet neuf avait tranché la branche d'un arbre.
    - C'est très mal, murmurai-je.
    - Non, ce n'est pas mal, répondit-elle, mais seulement inévitable. La chose la plus triste du monde.

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  • Par Under_The_Moon, le 08/01/2013

    La Mère de Pearl Buck

    Sa mère, debout, la regardait partir, le coeur souffrant d'une douleur impossible à concevoir ; les pleurs coulaient de ses yeux et cependant elle ne voyait pas de quelle autre manière elle aurait pu agir. Elle demeura immobile jusqu'à ce que la montagne s'élevât entre sa fille et elle, la cachant à ses yeux.

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  • Par KATE92, le 25/05/2012

    La Mère de Pearl Buck

    Elle savourait sa vie : enfanter, travailler la terre, manger, boire et dormir, balayer et mettre un peu d'ordre dans sa maison, s' entendre louer par les autres femmes pour son adresse au travail, ses talents de couture, et même se quereller avec son mari, ce qui aiguisait leur amour, autant de jouissances pour elle ; c'est pourquoi, chaque matin, elle se réveillait avec entrain.

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  • Par zazimuth, le 20/10/2010

    Un coeur fier de Pearl Buck

    Quand on est bon, on est toujours simple. (p.297)

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  • Par Gwen21, le 15/03/2013

    Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Qui peut comprendre cette puissance [l'amour] chez un homme et une jeune fille? Cela commence par hasard : une rencontre des yeux, un regard timide qui s'attarde, et qui, brusquement s'enflamme, devient fixe et brûlant. Les doigts se touchent et se retirent hâtivement, puis les coeurs se précipitent l'un vers l'autre.

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  • Par Nanne, le 04/08/2009

    Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Je suis assez belle alors, et prête pour lui. Mais dès l'instant où son regard s'abaisse sur moi, je m'aperçois qu'il ne remarque rien, ni lèvres ni sourcils. Ses pensés voguent ailleurs, par terre et par mer, partout où je ne suis pas à l'attendre.

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  • Par zazimuth, le 20/10/2010

    Un coeur fier de Pearl Buck

    Il lui fallait vivre, non dans le monde qui passe, mais dans les profondeurs de son être. (p.210)

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  • Par zazimuth, le 20/10/2010

    Un coeur fier de Pearl Buck

    Elle avait une nature faite pour le bonheur, aisément absorbée par chaque chose qui passe. (p.129)

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  • Par Under_The_Moon, le 09/01/2013

    La Mère de Pearl Buck

    (...) la mère attendait que sa douleur vint en montée de larmes, soulager son coeur brisé. Elle repassa sa vie, elle songea à ses morts et au peu de joie dont elle pouvait se souvenir après tant d'années, et son chagrin monta en elle ; elle s'y abandonna, sans colère, sans lutte, elle permit à la douleur de l'envahir à sa guise et elle en prit sa pleine mesure. Elle se laissa broyer contre la terre même, elle se sentit inondée par cette douleur qu'elle acceptait, et, tournant sa face contre le ciel, elle cria dans son agonie : "Ai-je enfin expié ? Ne suis-je pas assez punie ? "

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  • Par Myrtle, le 15/01/2012

    La Mère de Pearl Buck

    Ils se contemplèrent dans ce crépuscule. Deux êtres en plein songe, désespérément acculés à ce qu'il n'était plus dans leur pouvoir d'éviter ; ils se préparèrent à ce qui devait arriver.
    Cependant la femme hésita un instant. Elle sortir de son rêve et aperçut les trois dieux dans le sanctuaire ; le plus grand, un grave vieillard, regardait droit devant lui, et à côté se trouvaient ses deux acolytes, d'honnêtes petits dieux au bord de la route, placés là pour ceux qui s'arrêtent dans leur chemin afin d'adorer ou de s'abriter. Elle prit le vêtement qu'elle venait de retirer et le lança sur leurs têtes, voilant leurs yeux fixes.

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  • Par Nanne, le 04/08/2009

    Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Je puis vous raconter ces choses, à vous, ma sœur. Je ne saurais en parler avec l'un des miens, car il ne se ferait aucune idée de ces contrées lointaines où mon mari a passé douze ans, et je ne me sentirais pas libre non plus auprès de ces étrangères qui ne connaissent ni mon peuple ni notre manière de vivre depuis l'Ancien Empire. Mais vous ? Vous avez passé votre existence entière parmi nous. Même si vous appartenez au pays où mon mari a étudié dans ses livres occidentaux, vous comprendrez, je ne vous cacherai rien. Je vous ai appelée ma sœur, je vous dirai tout.

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  • Par Gwen21, le 17/03/2013

    Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    C'est très bien de ne pas croire aux dieux lorsque nul danger ne menace, mais à l'heure où le chagrin pèse sur nous, vers qui donc irions-nous ?

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  • Par KATE92, le 18/05/2012

    Pivoine de Pearl Buck

    "Lorsque Pivoine eut quitté Leah dans le jardin, elle aperçut David qui venait de la cour d'entrée et elle le suivit chez lui pour savoir s'il avait mangé et s'il avait besoin de quelque chose. C'était son devoir et elle n'irait pas au-delà".

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  • Par KATE92, le 18/04/2012

    Pivoine de Pearl Buck

    Extrait :
    C'était le début du printemps dans la cité de K'Aifeng. Printemps tardif pour cette province de Honan, au nord de la Chine. Derrière les hautes murailles, à l'intérieur des cours, les pêchers fleurissaient plus tôt que ceux des fermes éparpillées sur les plaines unies qui s'étendent autour des fossés de la ville. Mais, malgré cet abri, les pêchers ne montraient encore à la pâque que leurs boutons rosés.
    Dans les cours de la maison d'Ezra ben Israël, des branches avaient été coupées plusieurs jours à l'avance, ce qui permettait aux boutons de fleurir pour la fête. Chaque printemps, Pivoine, la petite esclave chinoise, tapissait de ces rameaux fleuris les murs du grand hall. Et, chaque année, Ezra, son maître, et Mme Ezra, sa maîtresse, ne manquaient pas de prêter attention à ce qu'elle avait fait. Ce jour-là, songeant au printemps si froid et aux vents poussiéreux du nord qui avaient soufflé sur la ville, ils félicitèrent tout spécialement la jeune fille.
    « Voyez quel miracle a accompli notre petite Pivoine », dit Ezra, en montrant les fleurs d'un geste de sa main dodue.
    Mme Ezra s'arrêta pour admirer ; son expression tendue s'adoucit.
    « Très joli, mon enfant », fit-elle.
    Pivoine gardait le silence, comme il se doit, ses petites mains jointes au-dessus de ses manches flottantes. Elle rencontra le regard de David et détourna le sien, mais elle répondit avec un léger frémissement des lèvres au sourire chaleureux de Leah. Le vieux rabbin restait immobile car il était complètement aveugle ; quant à son fils Aaron, Pivoine ne le regarda même pas.
    Ils prirent place autour de la vaste table ronde, au centre du hall, et Pivoine dirigea le service, à sa manière, silencieuse et pleine de grâce. Quatre serviteurs étaient sous ses ordres, et Wang Ma, la plus âgée des servantes, versait le thé.
    Aussi loin que remontaient ses souvenirs, Pivoine avait toujours assisté à ce festin d'un soir, dans la demeure d'Ezra. C'est elle qui surveillait la disposition du couvert, et les domestiques lui obéissaient car elle connaissait la place de chaque objet comme si elle était la fille de la maison. On gardait, soigneusement rangés, toute l'année, les plats qui ne servaient qu'à ce repas donné tous les ans la veille de la pâque. Les cuillers d'argent et les baguettes, les grands chandeliers à sept branches brillaient à la lueur des lanternes suspendues aux hautes solives rouges. Sur un large plateau d'argent, Pivoine avait posé, comme chaque année, les symboles dont elle ignorait le sens : un œuf dur, des herbes amères, des pommes, des noix et du vin. Curieux symboles d'une religion étrangère !
    Au milieu de l'indifférence de la ville chinoise, toute cette journée-là semblait bizarre. Et quoique familiarisée avec les rites, Pivoine s'en étonnait à chaque printemps. Tout d'abord, la recherche, dans la maison, des morceaux de pain pétri avec la levure ! Ce matin-là, Ezra, le maître, avait fouillé dans tous les coins, en riant, comme d'habitude, étourdiment. Autrefois, Mme Ezra cachait les restes de pain, mais depuis plusieurs années, elle avait confié ce soin à Pivoine, et Ezra demandait à la petite servante de compter les morceaux pour savoir quand il en aurait fini. Il tournait cela un peu en plaisanterie, assez gêné devant les domestiques. Lorsqu'ils étaient enfants, David et Pivoine riaient de tout leur cœur et se joignaient gaiement aux recherches, montrant du doigt chaque miette du pain défendu. Mais Pivoine ignorait alors qu'elle n'était qu'une esclave.
    À présent, elle savait. Elle se tenait tranquille, attentive, pendant que le festin se déroulait. Elle connaissait plus ou moins chaque convive. Surtout David ! C'était à cause de lui qu'on l'avait achetée, une année de famine, lorsque le fleuve Jaune avait rompu ses digues et inondé les terres basses. Elle était si jeune alors ! Et malgré ses efforts pour retrouver le passé, elle ne se rappelait aucun visage avant celui de David. C'était son premier souvenir : le visage d'un garçon, de deux ans son aîné, toujours plus grand, plus fort qu'elle, si bien qu'instinctivement elle se tournait vers lui et se mettait sous sa protection. Autrefois, elle lui confiait ses pensées, ses chagrins et il avait été dur de rompre cette habitude. Mais elle savait que c'était nécessaire. L'intimité entre deux enfants ne doit pas continuer au-delà de l'enfance, lorsque l'un est le maître et l'autre l'esclave.
    Pivoine ne se plaignait pas ; elle se sentait heureuse dans cette bonne maison juive. Ezra ben Israël, le chef de famille, était un commerçant corpulent et enjoué. Sans sa barbe touffue, se disait Pivoine, il eût ressemblé à un Chinois, car sa mère était chinoise. Personne n'y faisait jamais allusion et Mme Ezra en souffrait, mais elle se consolait en voyant que David, son fils, lui ressemblait, à elle, plus qu'à son père, et encore davantage au grand-père maternel dont il portait le nom. Chacun craignait Mme Ezra tout en lui devant quelque bienfait personnel, car sa bonté risquait à tout instant de disparaître dans ses sautes d'humeur. Elle approchait de la cinquantaine ; c'était une femme grande, forte, et belle pour celui qui ne dédaigne pas un nez busqué et un teint coloré. Sa foi rigide, ses habitudes immuables se mêlaient bizarrement à la générosité de son cœur. Chaque année, elle invitait le rabbin et ses deux enfants, Leah et Aaron, à la fête de la pâque. Aaron, pâle et dissimulé, avait dix-sept ans ; Pivoine le méprisait à cause de son visage blême et barbouillé, et de sa corruption. Elle se demandait si le rabbin ou la famille d'Ezra connaissait les méfaits de ce garçon, mais il ne lui appartenait pas de questionner les autres à ce sujet. Peut-être que les Sept Surnoms et les Huit Familles, comme on appelait les Juifs à K'Aifeng, ignoraient les agissements du fils du rabbin, et les Chinois étaient trop délicats pour le leur apprendre.
    Leah ne ressemblait pas à son frère. Elle était bonne : c'était une de ces créatures exceptionnelles, nées à la fois bonnes et belles. De sa place de servante, près de la table, Pivoine la regardait avec un plaisir mêlé d'une tristesse qui ne deviendrait pourtant jamais de la jalousie. Ce soir-là dans sa robe rouge couleur de vin et avec sa ceinture d'or, Leah était parfaitement belle malgré sa haute taille. Les Chinois n'aimaient pas les femmes grandes, mais la peau laiteuse, les yeux sombres qui luisaient entre les cils compensaient ce défaut. Quant au nez, moins fort cependant que celui de Mme Ezra, il était, lui aussi, trop busqué pour le goût chinois.
    Leah était plus que belle. Il y avait en elle une spiritualité, une élévation que Pivoine admirait sans comprendre. Les Chinois disaient de la jeune Juive : « Elle possède la bonté du Ciel. » Et cela signifiait que cette bonté lui était naturelle, et jaillissait d'une source intérieure. Assise à côté de son père, prompte à lui venir en aide au moindre signe, elle éclairait le festin de sa joie, bien qu'elle parlât rarement.
    Peut-être avait-elle hérité cela de son père ; long et maigre, le rabbin était revêtu de sainteté comme d'une robe de lumière. Des années auparavant, il avait contracté une maladie des yeux dont souffrent beaucoup de Chinois. À ce mal il n'existait aucun remède connu, et le rabbin devint aveugle, d'autant plus rapidement qu'étant étranger il n'était pas immunisé. Sa femme, qu'il devait perdre plus tard, avait trente ans lorsqu'il la vit pour la dernière fois et ses enfants étaient encore tout petits. Il semblait n'être qu'esprit dépouillé de la chair. Peut-être l'impossibilité de voir des visages humains l'obligeait-il à ne contempler que la face de Dieu, ou n'était-ce qu'un effet de sa bonté naturelle ? Ses cheveux, qui avaient blanchi peu après sa cécité, encadraient son noble visage ; ses yeux enfoncés, au-dessus de sa barbe blanche, lui donnaient un air calme et altier.
    Pivoine ne perdait aucun geste, aucun sourire de ces convives autour de la table du festin. Elle vit David regarder Leah en face de lui, puis détourner les yeux, et elle dut réprimer le choc qu'elle en ressentit. Par la taille, David était l'égal de Leah, et plus beau aux yeux de Pivoine. À dix-neuf ans, David ben Ezra approchait de la plénitude de sa jeunesse d'homme. Ses vêtements juifs, qui ne plaisaient pas à Pivoine car ils mettaient entre eux une note étrangère, étaient très seyants. En général, il portait les robes chinoises, plus confortables ; mais, ce soir-là, il avait revêtu une tunique bleu et or, et le bonnet de soie bleue des Juifs s'enfonçait sur ses courtes boucles noires. Pivoine ne pouvait s'empêcher de garder les yeux fixés sur lui ; il rencontra ce regard et sourit à la jeune servante. Aussitôt elle courba la tête et se retourna pour demander à Vieux Wang, le plus âgé des serviteurs, d'apporter le pichet qui contenait le vin de la pâque.
    « Donnez-le au maître, fit-elle.
    — Je sais bien, cria le domestique d'une voix sifflante. Inutile de me le répéter après toutes ces années ! Vous êtes aussi terrible que ma vieille. »
    Au même instant, Wang Ma, sa femme, entra suivie de plusieurs serviteurs chargés de coupes, de cruches d'eau et de serviettes pour la cérémonie de l'ablution des mains. Ezra avait quitté son siège garni de coussins mais, au lieu de bénir le vin, il emplit le verre du rabbin.
    « Bénissez le vin pour nous, père », dit-il.
    Le rabbin, debout, leva son verre, bénit le vin, puis tous se levèrent et burent. Dès qu'ils furent de nouveau assis, Wang Ma fit entrer les serviteurs qui versèrent l'eau dans les coupes, et chaque convive se lava et s'essuya les mains puis, prenant une herbe amère, la trempa dans le sel et la mangea.
    Ces rites, familiers aux domestiques chinois, leur semblaient cependant toujours étranges. Ils se tenaient dans la salle, silencieux, leurs yeux noirs fascinés, pleins d'étonnement et de respect. Sous leurs regards, Ezra ne se sentait pas très à l'aise, tout en procédant au cérémonial.
    « David, mon fils, dit-il, Leah est plus jeune que to

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  • Par lisa3, le 12/02/2011

    Fils de dragon de Pearl Buck

    Mais Jade avait fait le voyage de retour à contrecœur et, maintenant, pour la première fois, elle sentit qu'elle faisait partie de la famille de son mari. Elle comprenait soudain qu'un enfant ne vient pas au monde uniquement pour sa mère, mais pour toute une famille. Elle n'eut donc pas le geste qu'une autre mère aurait peut-être eu à sa place, de reprendre jalousement son enfant. Elle laissa Ling Sao le contempler tout à son aise, heureuse de sentir monter vers l'enfant cette adoration qu'elle éprouvait elle-même.

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  • Par zazimuth, le 20/10/2010

    Un coeur fier de Pearl Buck

    Quand on sacrifie la moitié de sa vie pour une raison quelconque, dit-il d'une voix calme et nette, on change de personnalité. On ne devient pas seulement la moitié de ce qu'on était destiné à être, mais une créature tout autre, tordue et déformée par le sacrifice. (p.182)

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  • Par Aline1102, le 26/04/2013

    Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Même à présent, je lis clairement dans le coeur de ma mère, et si j'étais seule, je trouverais qu'elle a raison, selon les traditions de notre peuple.

    C'est mon mari qui a opéré en moi ce changement (...)

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  • Par KATE92, le 11/04/2012

    La Terre chinoise de Pearl Buck

    « C'était le dernier matin qu'il lui faudrait allumer du feu. Il l'avait allumé depuis six ans que sa mère était morte. Il avait allumé le feu, fait bouillir et versé l'eau dans un bol qu'il portait dans la chambre où son père, assis sur son lit, toussait et cherchait à tâtons ses chaussures sur le plancher. Chaque matin depuis six ans, le vieillard avait attendu que son fils lui portât de l'eau chaude. Désormais le père et le fils pourraient se reposer. Il allait venir une femme à la maison. Jamais plus Wang Lung devrait se lever hiver comme été à l'aube, pour allumer le feu. Il resterait tranquillement dans son lit, et à lui aussi on apporterait un bol d'eau, et si la terre était féconde, il y aurait des feuilles de thé dans l'eau… »

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  • Par LiliGalipette, le 16/08/2012

    La Mère de Pearl Buck

    « Je suis une pauvre femme bien malheureuse, car je n’ai, en fait d’homme, que celui que je me forge avec des mots et des tromperies. » (p. 102)

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  • Par Myrtle, le 15/01/2012

    La Mère de Pearl Buck

    La vieille revenait de si loin que ses enfants lui avaient acheté le meilleur cercueil possible et le tenaient tout prêt. Mais elle était si résistante qu'elle avait usé deux costumes destinés à son ensevelissement. La mère en était heureuse. Dans le bourg cette longue vie qui ne voulait pas finir devenait sujet à plaisanterie. Selon la coutume de la contrée, l'aïeule portait, sous sa veste bleue, une casaque rouge, que sa bru lui avait faite pour l'enterrer. La vieille était parvenue à user la première, à la réduire en loques, si bien qu'incommodée elle avait dû se plaindre à la mère afin d'en obtenir une neuve, qu'elle revêtit joyeusement. Si on lui criait à présent : "Êtes-vous encore de ce monde, bonne vieille?" Elle répondait de sa petite voix flûtée : "Oui, je suis dans mes beaux vêtements mortuaires. Je les use, et qui sait combien j'en userai encore!"

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