ISBN : 225300622X
Éditeur : Le Livre de Poche (1971)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 53 notes) Ajouter à mes livres
La vie quotidienne d'une paysanne chinoise avant la Révolution.
Avec les mots du coeur, et un sens aigu du détail, Pearl Buck nous retrace cette existence pathétique où s'affirme à travers la souffrance et le désespoir la noblesse secrète des pauvres et des humil... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par KATE92, le 27 mai 2012

    KATE92
    Magnifique roman. Difficile de faire un résumé tant j'ai été émue. Une histoire touchante dont La Mère est le pilier : paysanne chinoise, ni belle ni laide, au corps vigoureux et qui aime enfanter. Pour elle, donner la vie, il n'y a rien de plus beau au monde. Cependant son jeune mari est trop beau et trop avide des belles choses de la ville pour rester prisonnier de cette existence morne. Il choisit donc de fuir sa famille. Elle reste seule et doit travailler la terre et se charger de tous les travaux que son mari accomplissait.
    Je ne révélerai pas toute l'histoire mais les thèmes tournent autour de la vie paysanne, de l'ignorance, la superstition, l'avènement du communisme et la joie de mettre au monde une nouvelle vie qui vient réconforter de la perte d'êtres chers.
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    • Livres 4.00/5
    Par Myrtle, le 15 janvier 2012

    Myrtle
    Un magnifique livre qui nous dévoile le quotidien d'une paysanne chinoise juste avant la Révolution qui doit, tout au long de sa vie, surmonter la misère, les deuils et toujours garder la tête haute face à son entourage. Difficile d'en dire plus, il faut lire "La Mère" (jamais nommée, comme si son rôle avait dévoré son individualité de femme) pour se rendre compte de l'ampleur de son courage face à l'ingratitude du sort. Un classique qui va me rester en tête longtemps. J'ai hâte de lire les autres ouvrages de Pearl Buck.
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Citations et extraits

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  • Par KATE92, le 27 mai 2012

    "Toutefois, lorsqu'elle eut travaillé la terre un moment, la douce brise d'automne souffla dans son coeur agité et le rafraîchit a son insu. Les feuilles qui tombaient, le flanc brun des montagnes, dépouillé de la verdure de l'été, le ciel gris et le cri lointain des oies sauvages volant vers le sud, le pays paisible, toute la tranquille mélancolie de l'année finissante pénétrèrent son âme sans qu'elle s'en doutât et la rendirent de nouveau bonne. Et pendant que sa main éparpillait le blé d'hiver dans la terre molle et bien cultivée, elle redevint sereine et se souvint qu'elle aimait cet homme, dont le visage rieur lui apparut et l'émut."
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  • Par KATE92, le 25 mai 2012

    Elle savourait sa vie : enfanter, travailler la terre, manger, boire et dormir, balayer et mettre un peu d'ordre dans sa maison, s' entendre louer par les autres femmes pour son adresse au travail, ses talents de couture, et même se quereller avec son mari, ce qui aiguisait leur amour, autant de jouissances pour elle ; c'est pourquoi, chaque matin, elle se réveillait avec entrain.
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  • Par Myrtle, le 15 janvier 2012

    Ils se contemplèrent dans ce crépuscule. Deux êtres en plein songe, désespérément acculés à ce qu'il n'était plus dans leur pouvoir d'éviter ; ils se préparèrent à ce qui devait arriver.
    Cependant la femme hésita un instant. Elle sortir de son rêve et aperçut les trois dieux dans le sanctuaire ; le plus grand, un grave vieillard, regardait droit devant lui, et à côté se trouvaient ses deux acolytes, d'honnêtes petits dieux au bord de la route, placés là pour ceux qui s'arrêtent dans leur chemin afin d'adorer ou de s'abriter. Elle prit le vêtement qu'elle venait de retirer et le lança sur leurs têtes, voilant leurs yeux fixes.
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  • Par Myrtle, le 15 janvier 2012

    La vieille revenait de si loin que ses enfants lui avaient acheté le meilleur cercueil possible et le tenaient tout prêt. Mais elle était si résistante qu'elle avait usé deux costumes destinés à son ensevelissement. La mère en était heureuse. Dans le bourg cette longue vie qui ne voulait pas finir devenait sujet à plaisanterie. Selon la coutume de la contrée, l'aïeule portait, sous sa veste bleue, une casaque rouge, que sa bru lui avait faite pour l'enterrer. La vieille était parvenue à user la première, à la réduire en loques, si bien qu'incommodée elle avait dû se plaindre à la mère afin d'en obtenir une neuve, qu'elle revêtit joyeusement. Si on lui criait à présent : "Êtes-vous encore de ce monde, bonne vieille?" Elle répondait de sa petite voix flûtée : "Oui, je suis dans mes beaux vêtements mortuaires. Je les use, et qui sait combien j'en userai encore!"
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  • Par Myrtle, le 15 janvier 2012

    Depuis sa jeunesse, cette femme enfermait en elle-même de silencieuses ardeurs. Elle ne s'empressait pas, comme certaines, pour regarder les jeunes garçons, et examiner tous les hommes qui passaient. Elle avait un cœur profond dont elle n'osait explorer les abîmes.
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André Bay
- André BAY : ses goûts, ses croyances, son livre "Des mouches et des hommes" ; sa carrière de directeur littéraire aux Editions STOCK et HACHETTE, son travail de directeur littéraire ; sa rencontre avec Pearl BUCK, sa découverte d'Anaïs NIN ; ses écrivains préférés ; ses traductions ; le rôle de l'éditeur et du directeur littéraire ; anecdote sur Isaac Bashevis SINGER et sur Roger...








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