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ISBN : 2070363430
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 489 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Comme le loup protestait de ses bonnes intentions, elle lui jeta par le nez : - Et l'agneau, alors ?... Oui, l'agneau que vous avez mangé ? Le loup n'en fut pas démonté. - L'agneau que j'ai mangé, dit-il. Lequel ? - Comment ? vous en avez donc malgré plusieurs ! s'écria... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 15 novembre 2012

    LydiaB
    "Ces contes ont été écrits pour les enfants âgés de quatre à soixante-quinze ans. Il va sans dire que par cet avis, je ne songe pas à décourager les lecteurs qui se flatteraient d'avoir un peu de plomb dans la tête. Au contraire, tout le monde est invité. Je ne veux que prévenir et émousser, dans la mesure du possible, les reproches que pourraient m'adresser, touchant les règles de la vraisemblance, certaines personnes raisonnables et bilieuses." Voici un extrait de la préface de ce livre, sorte d'avertissement au lecteur. Car ce livre peut se lire à divers degrés. Ainsi, je l'ai découvert lorsque j'étais à l'école primaire, en CE1 ou CE2. Je me souviens que lorsque l'institutrice prenait le bouquin, c'était alors une bonne heure de lecture. Oui, j'ai eu la chance d'avoir une enseignante qui nous lisait, plusieurs fois par semaine, en fin de journée, lorsque les cerveaux étaient fatigués, des livres passionnants. Et j'attendais ce moment avec impatience. Les histoires de Delphine et Marinette me transportaient dans un autre monde...

    Avec du recul, et avec quelques années de plus (oh, juste quelques-unes, hein !), je me rends compte que finalement, les histoires des deux fillettes ne sont pas si idylliques que ça. Leurs parents sont des monstres qui maltraitent les animaux et considèrent que leur progéniture n'est pas des plus intelligentes. On comprend dès lors que l'innocence de Delphine et Marinette leur permet de pouvoir converser avec leurs animaux, êtres également purs et innocents au demeurant. D'ailleurs, c'est toujours auprès d'eux qu'elles trouveront du réconfort.

    Lorsqu'on réfléchit sur les contes et les récits imaginaires s'adressant aux enfants, il en ressort souvent le même constat : les contes ne sont pas vraiment faits pour les enfants. Ils sont plus là pour éduquer les parents et leur faire passer un message. Comment ? Les auteurs avaient tout compris : n'est-ce pas, le plus souvent, les parents qui lisent les contes aux enfants ?

    Bien évidemment, il ne faudra pas se méprendre sur le titre. le chat Alphonse n'est pas, à proprement parler, le personnage principal. Ceci dit, il ouvre les contes puisqu'on découvre d'entrée de jeu qu'il est un allié de poids pour les fillettes : ces dernières, pour avoir cassé un plat, se retrouvent punies et doivent aller chez leur affreuse tante. Alphonse, qui a le pouvoir de faire pleuvoir en se passant la patte derrière l'oreille déclenche un véritable déluge afin que les petites puissent rester chez elles. Mais toute cette eau abîme les récoltes et les parents veulent le noyer. Il sera sauvé par tous les animaux de la ferme. Ainsi débutent les contes. Je vous laisse à présent les découvrir et passer un bon moment en leur compagnie.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    • Livres 2.00/5
    Par Davalian, le 29 août 2013

    Davalian
    Les contes sont-ils faits pour les enfants ? Tout lecteur aguerri sait que non et Les Contes Du Chat Perché en sont un bon exemple. Les récits sont empreints d'un côté "Vieille France" difficile à accepter aujourd'hui. Un effort de distanciation est d'autant plus nécessaire que les valeurs d'autorité (parents, mais surtout l'éducation), le côté traditionnaliste, l'éloge de la terre ne sont plus aujourd'hui sans rappeler un régime honni. le choix de noircir certains personnages (gens du voyage, coq, cochon) dérange.
    Il n'est pas question ici de magie, de fées, de rois et princes, d'elfes, d'ogres, ou de nains. L'imaginaire conserve une certaine place (les animaux qui parlent, "l'âne et le cheval", "la buse et le cochon en sont de bons exemples). Les méchants ici sont les parents, durs et injustice, parfois ridiculisés ("Le mouton") mais toujours respectés par les deux "têtes folles" que sont ("la plus blonde des deux") Marinette et Delphine. Tout un programme !
    "Le chien", "Les cygnes" et "le petit coq noir" sont des récits tout simplement captivants et fascinants. Certains récits, tels que "La Patte du chat", "les vaches" ou "Les boites de peinture" sont de véritables leçons de morale. "Les bœufs", "Le problème" sont de vibrants plaidoyers pour l'éducation. D'autres sont plus émouvants : "le cerf et le chien", "le canard et la panthère". "Le paon", "Le Loup", "Le Mauvais Jars" sont des fables qui utilisent des animaux pour inviter les enfants à la prudence. "L'éléphant" met en garde contre le mensonge avec une intrigue bâtie sur un récit pour enfant.
    Un recueil empreint de valeurs traditionnelles, à réserver aujourd'hui aux adultes. A moins de vouloir partager mais à condition de faire un grand travail d'explication.
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 17 novembre 2012

    kathy
    Publiés entre 1934 et 1946 Les Contes du Chat Perché sont une série de contes écrits, comme le dit Marcel Aymé dans sa préface, pour les enfants âgés de quatre à soixante-quinze ans.
    Dans ces contes les deux héroïnes, Delphine et Marinette, deux petites filles âgées de presque dix ans, vivent dans une ferme avec leurs parents et côtoient des animaux dotés de la parole.
    D'entrée, l'auteur prend parti pour les deux fillettes qui entretiennent une complicité avec les animaux contre les adultes, leurs parents en particulier. Ces derniers, bien qu'aimant leurs filles, représentent des ruraux un peu frustrés qui n'hésitent pas à les traiter avec une certaine brusquerie et rigueur. de même qu'ils ne font guère de sentiment avec les animaux, qu'ils considèrent d'un point de vue utilitaire, à l'inverse des fillettes qui entretiennent avec eux une grande complicité.
    On appréciera les situations tantôt drôles, tantôt graves, dans lesquelles Delphine et Marinette se fourvoient, et la façon merveilleuse dont les animaux les aident à se tirer de ces mauvais pas. Toute une palette se sentiments s'en dégagent grâce à l'art de la description suggérée et cependant très vivante de Marcel Aymé qui, cependant, avec ces fables morales, laisse son lecteur tirer ses propres conclusions…
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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 24 septembre 2012

    missmolko1
    Je connaissais Les contes du chat perche par le dessin anime que je regardais quand j'étais petite dans les années 90. J'avais donc envie de découvrir le livre.
    Dans mon souvenir, les contes étaient plutôt mignons (ou alors ma mémoire me joue des tours) mais j'ai trouve ce recueil assez dur! les parents déjà sont complétement abominables avec leurs petites filles et aussi envers les animaux qu'ils font obéirent a coup de pied. Alors quand on lit des contes, il faut savoir lire entres les lignes pour en ressortir une morale ou comprendre le message qui s'y cache mais la pour moi, impossible de faire abstraction de ces horribles parents et de cette cruauté.
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    • Livres 2.00/5
    Par Aline1102, le 09 décembre 2011

    Aline1102
    Delphine et Marinette grandissent dans la ferme de leurs parents, entourées d'animaux avec lesquels elles s'entendent en général très bien.
    En plus d'aller à l'école, les petites filles doivent aussi aider leurs parents dans les tâches journalières à la ferme: elles gardent ainsi le troupeau de vaches, ramassent du trèfle pour les lapins,... Mais elles préfèrent s'amuser ou converser avec les animaux. Cela amène souvent des problèmes avec les parents, qui ne trouvent pas les fillettes assez sérieuses.
    Heureusement, nos amis les animaux n'hésitent pas à venir en aide à Delphine et Marinette: ils les remplacent dans leurs tâches, leur évitent d'être punies ou les aident à faire leurs devoirs.
    J'ai assez apprécié ce livre, même si j'ai regretté la cruauté souvent inutile dont les humains dont preuve envers les animaux.
    Malgré ce petit bémol, les contes sont très bien écrits et le fait que tous les intervenant puissent converser avec les animaux rend bien l'ambiance si particulière aux contes.
    Les animaux sont à peut près tous très intelligents et réfléchis, en particulier le canard, vrai sage de la ferme. Je n'ai pas vraiment compris, par contre, pourquoi le titre du recueil fait référence au chat, qui ne m'a pas vraiment semblé être le personnage principal: il a plutôt tendance à se faire oublier, ce qui provue que, si Marcel Aymé avait un chat qui lui a inspiré ce livre, il était bien plus discret que les deux félins qui vivent sous mon toit! Malgré tout, les scènes où Alphonse (le chat, donc) apparaît restent mes préférées!
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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 15 novembre 2012

    Un matin, de bonne heure, on était au huitième jour de pluie, et les parents se préparaient à aller à la gare, malgré le mauvais temps, expédier des sacs de pommes de terre à la ville. En se levant, Delphine et Marinette les trouvèrent dans la cuisine occupés à coudre un sac. Sur la table, il y avait une grosse pierre qui pesait au moins trois livres. Aux questions que firent les petites, ils répondirent, avec un air un peu embarrassé, qu'il s'agissait d'un envoi à joindre aux sacs de pommes de terre. Là-dessus, le chat fit son entrée dans la cuisine et salua tout le monde poliment.
    — Alphonse, lui dirent les parents, tu as un bon bol de lait frais qui t'attend près du fourneau.
    — Je vous remercie, parents, vous êtes bien aimables, dit le chat, un peu surpris de ces bons procédés auxquels il n'était plus habitué.
    Pendant qu'il buvait son bol de lait frais, les parents le saisirent chacun par deux pattes, le firent entrer dans le sac la tête la première et, après y avoir introduit la grosse pierre de trois livres, fermèrent l'ouverture avec une forte ficelle.
    — Qu'est-ce qui vous prend? criait le chat en se débattant à l'intérieur du sac. Vous perdez la tête, parents !
    — Il nous prend, dirent les parents, qu'on ne veut plus d'un chat qui passe sa patte derrière son oreille tous les soirs. Assez de pluie comme ça. Puisque tu aimes tant l'eau, mon garçon, tu vas en avoir tout ton saoul. Dans cinq minutes, tu feras ta toilette au fond de la rivière.
    Delphine et Marinette se mirent à crier qu'elles ne laisseraient pas jeter Alphonse à la rivière. Les parents criaient que rien ne saurait les empêcher de noyer une sale bête qui faisait pleuvoir. Alphonse miaulait et se démenait dans sa prison comme un furieux. Marinette l'embrassait à travers la toile du sac et Delphine suppliait à genoux qu'on laissât la vie à leur chat. « Non, non ! répondaient les parents avec des voix d'ogres, pas de pitié pour les mauvais chats ! » Soudain, ils s'avisèrent qu'il était presque huit heures et qu'ils allaient arriver en retard à la gare. En hâte, ils agrafèrent leurs pèlerines, relevèrent leurs capuchons et dirent aux petites avant de quitter la cuisine :
    — On n'a plus le temps d'aller à la rivière maintenant. Ce sera pour midi, à notre retour. D'ici là, ne vous avisez pas d'ouvrir le sac. Si jamais Alphonse n'était pas là à midi, vous partiriez aussitôt chez la tante Mélina pour six mois et peut-être pour la vie.
    Les parents ne furent pas plus tôt sur la route que Delphine et Marinette dénouèrent la ficelle du sac. Le chat passa la tête par l'ouverture et leur dit :
    — Petites, j'ai toujours pensé que vous aviez un coeur d'or. Mais je serais un bien triste chat si j'acceptais, pour me sauver, de vous voir passer six mois et peut-être plus chez la tante Mélina. A ce prix-là, j'aime cent fois mieux être jeté à la rivière.
    — La tante Mélina n'est pas si méchante qu'on le dit et six mois seront vite passés.
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  • Par gill, le 07 décembre 2012

    A plat ventre dans le pré, Delphine et marinette étudiaient leur géographie dans le même livre, et il y avait un canard qui allongeait le cou entre leurs deux têtes pour regarder les cartes et les images.
    C'était un joli canard.
    Il avait la tête et le col bleus, le jabot couleur de rouille et les ailes rayées bleu et blanc.
    Comme il ne savait pas lire, les petites lui expliquaient les images et lui parlaient des pays dont le nom était marqué sur les cartes.
    - Voilà la Chine, dit Marinette. C'est un pays où tout le monde a la tête jaune et les yeux bridés.
    - Les canards aussi ? demanda le canard
    - Bien sûr. Le livre n'en parle pas, mais ça va de soi.
    - Ah ! La géographie est quand même une belle chose...Mais ce qui doit être plus beau encore, c'est de voyager.
    Moi, je me sens une envie de voyager, si vous saviez...
    (extrait de "Le canard et la panthère", nouvelle du recueil paru chez "Folio" en 1985))
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  • Par jcmarvillet, le 19 mai 2012

    Le soir de ce même jour - le plus chaud qu'on eût jamais vu - Delphine, Marinette, les parents et toutes les bêtes de la ferme formèrent un grand cercle dans la cour. Au milieu du cercle, Alphonse était assis sur un tabouret. Sans se presser, il fit d'abord sa toilette et, le moment venu, passa plus de cinquante fois sa patte derrière l'oreille. Le lendemain matin, après vingt-cinq jours de sécheresse, il tombait une bonne pluie, rafraîchissant bêtes et gens.
    Extrait de "La patte du chat".
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  • Par marina53, le 23 mai 2012

    Il nous prend, dirent les parents, qu’on ne veut plus d’un chat qui passe sa patte derrière son oreille tous les soirs. Assez de pluie comme ça. Puisque tu aimes tant l’eau, mon garçon, tu vas en avoir tout ton saoul. Dans cinq minutes, tu feras ta toilette au fond de la rivière.

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  • Par Davalian, le 28 août 2013

    Quand les poules auront des dents, vous regretterez peut-être de les avoir maltraitées autrefois.

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