ISBN : 2070421996
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Écrites pendant la guerre et publiées clandestinement dans le recueil Servitude et grandeur des Français, ces trois nouvelles donnent la parole à « l'adversaire », qu'il soit un journaliste hostile à la Résistance et aux communistes, réparateur de radios et collaborateu... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Avalon, le 04 novembre 2009

    Avalon
    Les rencontres : Il s'agit de ma nouvelle préférée. On entre tout de suite dans l'histoire car on veut savoir si le narrateur va changer d'opinion sur la résistance. D'autant plus qu'ils l'ont aidé à s'évader de prison. La fin tombe un peu sous le sens mais le plaisir de la découvrir n'en est pas gâché.
    Le collaborateur : C'est ma deuxième préférée. le début est un peu long et pas très accrocheur mais petit à petit, j'ai vraiment commencé à accrocher à l'histoire. La chute est surprenante mais je ne dirais rien dessus pour ne pas tout vous dévoiler. Disons juste qu'elle est ironique et même cynique.
    Le droit romain n'existe plus : C'est la nouvelle que j'ai le moins apprécié. En effet, je n'ai pas du tout accroché à l'histoire et, du coup; je ne l'ai pas fini.
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    • Livres 5.00/5
    Par amartia, le 25 août 2011

    amartia
    Publiées clandestinement pendant la guerre dans le recueil "Servitudes et grandeurs des Français", Aragon choisit de donner la parole a ceux qui ne sont pas du bon côté.
    Ce qui est remarquable, justement, c'est que ces trois nouvelles prennent le contre-pied du "politiquement correct" de l'époque. Aragon n'hésite pas à montrer à quel point, de quelque bord qu'il soit, l'homme pris dans l'engrenage de la guerre est d'abord une victime. Il refuse de le juger et reste "sans haine pour le peuple allemand" et pour le collaborateur ou le simple suiveur.
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    Lien : http://meslecturesintantanees.blogspot.com/2011/08/louis-aragon-le-c..
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    • Livres 4.00/5
    Par Nanne, le 31 janvier 2009

    Nanne
    Pas évident de laisser la parole aux perdants, aux hésitants, aux salauds, à tous ceux qui ont le mauvais rôle, à ceux qui ont choisi le mauvais camp. Aragon - dont l'implication dans la résistance n'a jamais fait l'ombre d'un doute -, leur a prêté sa délicieuse plume pour dire, ou se raconter.
    Dans "Les rencontres", Pierre Vandermeulen - alias Julep -, est journaliste dans un quotidien parisien. En attendant gloire et reconnaissance, il couvre les courses cyclistes, dont les Six Jours du Vel' d'Hiv'. C'est dans ce haut lieu Parisien que Julep a croisé Yvonne, sténo de presse au journal, venue avec Émile - son frère -, et Rosette, sa femme. Pas méchant, Émile. Plutôt gentil garçon, grand amateur de la Petite Reine.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2008/12/parole-laccuse.html
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 31 janvier 2009

    C'était vrai que, dans le quartier, des tas de gens avaient varié d'opinion, depuis le 11 novembre. Grégoire Picot n'était pas comme ça, lui : il ne tournait pas sa veste toutes les cinq minutes. Une occupation, c'est une occupation, ça ne peut pas aller sans inconvénients, il fallait s'y attendre.
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  • Par amartia, le 25 août 2011

    "C'est terrible... aussi est-ce raisonnable de faire grève ?" Emile d'abord ne répondit pas. Puis il me regarda bien : "Monsieur Julep, dit, on est pas des Boches.... Raisonnable ? S'agit pas d''etre raisonnable... Faut chasser les Boches... vous vous souvenez de 36 ? Alors, vous m'avez demandé puirquoi je faisais grève... Eh bien ! aujourd'hui non plus on ne peut pas trahir les copains... Et quand un tombe, il faut qu'il y en ait dix autres qui se lèvent". C'était un énorme feldwebel qui passait entre nous, sentant cette odeur paticulière de la soldatesque allemande, avec un de ces visages sans expression dont ils ont le secret. "Ils sont bien habillés", dit Emile, et il parla d'autre chose."
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  • Par Nanne, le 31 janvier 2009

    Il n'y a pas si longtemps, j'aurais considéré Émile comme un bandit. Aujourd'hui, et ce n'est pas à force de réfléchir, c'est tout simple, les choses ont changé de sens, de signification. Pas seulement pour moi. Le boucher, par exemple. Le curé. Et presque tous, ici, ces gens qui ont travaillé toute leur vie, dans le respect des lois, saluant le maire. Petitement.
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  • Par amartia, le 25 août 2011

    "Le Commandant n'est pas très drôle, mais on voit du monde au tribunal, des gens qu'on ne verrait pas sans ça. Des Français, des communistes, des assassins. Aussi des soldats à nous, qu'on a pris à faire ce qu'il ne faut pas, les déserteurs. C'est curieux, je déteste les déserteurs, mais ils m'intéressent".
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