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ISBN : 2352876516
Éditeur : Archipoche (2014)


Note moyenne : 4.13/5 (sur 780 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sous le vernis d'un genre, chacune des phrases de Jane Austen attaque les conventions, traque les ridicules, et finit avec une grâce exquise par pulvériser la morale bourgeoise, sans avoir l'air d'y toucher. Les héroïnes de Jane Austen lui ressemblent, elles aiment les ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 16 juillet 2015

    Marple
    Persuasion m'a semblé assez différent des autres livres de Jane Austen que j'ai lus, Orgueil et préjugés, Lady Susan ou Northanger Abbey. Dans ceux-là, on se régale certes de la finesse de l'analyse psychologique et de l'ironie piquante, mais on a aussi un plaisir de midinette devant la belle histoire d'amour romantique...
    Point de ça dans celui-ci, qui est d'une autre trempe et d'un autre genre. Bien entendu, il y est question d'amour, de mariage, de condition sociale et de relations humaines, car ce sont les sujets de prédilection de Jane Austen, auxquels elle s'est vraisemblablement intéressée toute sa vie.
    Mais ce livre est plus mûr, plus sage, plus réfléchi, à l'image de son héroïne Ann, femme douce et posée de déjà 27 ans. L'ironie est toujours là, la famille d'Ann s'y prête à merveille, mais elle n'est plus gratuite, elle vise à montrer la différence entre Ann et les siens. De même, Ann n'est pas une jeune fille toute en vivacité et en joie de vivre, mais une femme qui par le passé s'est trompée et laissée influencer, qui en a payé le prix et qui y a réfléchi.
    D'où des remarques très intéressantes sur la prudence, l'influence et la persuasion, ou encore sur la différence entre fermeté d'esprit et obstination opiniâtre bornée... Evidemment, on est chez Jane Austen et ces considérations ne prennent pas la forme d'un pensum moralisateur indigeste, mais plutôt d'une fable amoureuse tendre et profonde.
    A certains moments, j'ai regretté la passion romanesque d'Orgueil et préjugés et les torrents de larmes qu'elle m'a fait verser. A d'autres au contraire, je me suis réjouie de trouver matière à réflexion, ainsi qu'un récit plus vraisemblable et plus fin. En tout état de cause, je n'ai pas épuisé le sujet et Persuasion m'a persuadée que je devrais le relire un jour...
    J'ai beau voir ses explications sur les mariages arrangés, les dots et les situations exprimées sous forme de titre ou de rente, je ne comprends toujours pas comment une femme aussi manifestement brillante et intuitive en matière de relations humaines que Jane Austen a pu rester célibataire... alors que des bécasses comme Mary épousent des hommes riches et gentils comme Charles.
    Challenge XIXeme siècle 3/xx et challenge Variétés.
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    • Livres 5.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 09 juin 2015

    Eve-Yeshe
    Veuf et père de trois filles, le baronnet Walter Eliot est ruiné. Il doit laisser sa propriété en location pour se retirer à Bath. Sa fille Elisabeth le suit tandis que ses deux autres filles restent dans la région, Ann toujours célibataire à 28 ans trouvant refuge chez sa soeur Mary.
    Les nouveaux locataires de la propriété arrivent, il s'agit de l'amiral Croft et de sa femme. Celle-ci a un frère, le Capitaine Wentworth, qui a été fiancé il y a quelques années avec Ann. Celle-ci n'avait pas donné suite à cette liaison, suivant l'avis de son amie, Lady Russell, qui trouvait le capitaine d'un rang inférieur indigne d'Ann.
    Mais les années ont passé, le capitaine rend visite à sa soeur, il a réussi et s'est enrichi, il cherche à se marier. Anna n'a pas oublié Wentworth...

    Ce que j'en pense :
    C'est le deuxième roman de Jane Austen que je lis, et je l'ai beaucoup aimé.
    On retrouve une description précise de la société de l'époque, avec les nobles attachés à leurs privilèges, la nécessité pour les filles de se marier avec quelqu'un de leur rang, ou à défaut un homme qui a une belle situation donc beaucoup d'argent.
    Les personnages sont bien étudiés, leur fonctionnement psychologique, leurs qualités et leurs défauts, leur snobisme. L'auteure dépeint très bien les relations familiales, la fille aînée dominatrice qui forme pratiquement un couple avec son père, la deuxième soeur, Mary qui s'est « richement mariée » à Charles et qui est énervante au possible avec sa personnalité histrionique, (elle aurait beaucoup plu à Freud), toujours malade pour qu'on s'occupe d'elle, occupant le plus possible le devant de la scène) au détriment de notre héroïne, Ann.
    Ann est une personne posée, qui réfléchit, toujours dans l'empathie, prête à s'effacer pour les autres. Elle lit beaucoup, des poèmes, de la prose mais ne peut partager cela avec personne dans la famille. Elle est tellement différente.
    Jane Austen parle très bien de la persuasion : comment une personne peut faire taire ses sentiments sous l'influence de son entourage. Il y a la famille qui veut absolument pousser Ann à renoncer à son amour pour le capitaine uniquement au nom du prestige du titre, pour le père qui est baronnet, au nom de la mésalliance aussi pour Elisabeth, car ils sont, tous deux, très vaniteux. Il y a la persuasion dans l'intérêt d'Ann, par erreur de jugement comme le fait l'amie dévouée Lady Russel. « Elle se soumit en silence, mais profondément humiliée »
    Il y a aussi l'auto-persuasion : Ann essaie de modifier son propre raisonnement, ses sentiments parce qu'elle-même est convaincue qu'elle ne peut pas intéresser les autres, en particulier le capitaine. Parfois on se demande même si elle n'agit pas de façon sacrificielle.
    L'auteure nous livre aussi une réflexion sur la soumission par rapport au courage, la patience, la résignation, l'altruisme qui sauve.
    On voit les personnages évoluer, quand ils en sont capables, par touches successives, les mots échangés timidement, les mains qui se frôlent. Parfois, l'auteure ne fait que suggérer et on voit les choses changer. Parfois, Ann peut irriter le lecteur, car on pourrait la croire faible et immature, alors qu'elle est mal à l'aise dans sa famille bouffie d'orgueil, qui juge les gens selon leur rang.
    Jane Austen est en avance sur son époque, elle nous parle du pouvoir des livres sur l'esprit, comme on parle aujourd'hui de l'effet thérapeutique des livres, la préférence pour la prose à la poésie dans certains états émotionnels.
    On retrouve dans « Persuasion » le thème des deux prétendants, l'un sincère, vraiment amoureux, l'autre manipulateur qui intrigue pour arriver à ses fins : le bon et le méchant, face à la jeune fille timide. Ce n'est peut-être plus aussi caricatural dans la société moderne mais est-ce bien sûr ?
    Les descriptions des lieux, (notamment Lyme, Charmouth dans le chapitre 11) des personnages sont excellentes, et j'ai dévoré ce livre avec le même enthousiasme que « Raisons et sentiments » il y a quelques années. C'est une plume que j'ai eu du plaisir à retrouver. Je pense que je vais lire toute l'oeuvre de Jane Austen en gardant pour la fin « Orgueil et préjugés » qui est le meilleur semble-t-il. (En tout cas j'ai adoré le film). Ils sont tous téléchargés sur ma liseuse. Je viens de commencer: "Emma".
    Note : 9,2/10 Coup de coeur bien sûr!
    Challenge 19e siècle


    Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/archives/2015/06/09/32190785.html
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    • Livres 5.00/5
    Par angie22, le 10 juin 2014

    angie22
    Quel talent, quelle plume ! Combien d'auteurs contemporains seraient près à vendre leur âme au diable contre la moitié du talent de Jane Austen ?
    Si Elizabeth Bennett est piquante, sarcastique et pleine de charme, Anne Elliot est douce, sensible et sensée, sage et encore belle malgré ses 27 printemps (un âge où, à l'époque, une célibataire a tout lieu de croire qu'elle le restera). Comment une héroïne si parfaite peut-elle émouvoir le coeur du lecteur ? Tout simplement parce que ses doutes et sa modestie nous la rendent plus crédible, plus réelle. On s'attache à cette femme intelligente et profondément bonne comme à une amie fidèle et sincère. Elle mérite l'amour du capitaine Wentworth comme aucune autre.
    La plume toujours acérée de Jane Austen face à la société bourgeoise et aristocratique de l'époque est, là encore, bien présente; mais l'auteur semble avoir mis toute la sagesse de son « grand » âge dans le caractère de l'héroïne de « Persuasion ».
    Un seul reproche vis-à-vis de ce roman : je suis obligée de le rajouter à ma liste pour une île déserte !
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    • Livres 5.00/5
    Par PiertyM, le 24 mars 2014

    PiertyM
    Un merveilleux livre que j'ai savouré avec délicatesse car chaque mot, chaque phrase dans ce livre m'est apparu comme une boule d'oeuf qui faisait rebondir mon coeur à chaque minute. Mon attention a été emprisonnée en quelque sorte, que j'y suis allée aussi doucement, lentement et surement, mon seul souhait: ne laisser échapper aucun détail. On sent bien que tout détail a sa raison d'être, autrement dit j'avais peu peur de briser l'oeuf....oooooooohhhhhh
    Au début, comme c'est dans mes habitude de ne jamais lire un livre car cela m'ennuie énormément, je lis trois ou plus de livres à la fois. Alors ce jour là Persuasion était mon troisième livre choisit, et je me rappelle qu'à chaque fois que j'essayais de le lire je m'arrêtais à la deuxième page sans jamais la finir non plus. Mais ce jour là je me suis dit que j'allais juste lire 50 pages, ensuite retrouvé les deux autres livres déjà entamés. A ma grande surprise, mon attention s'est détournée du livre que quand j'ai fini de le lire ...aaahhh...je l'ai lu, je l'ai dégusté d'un seul trait en dépit du ralentissement de mon rythme...
    Un livre où chaque moment est précieux tant pour l'auteure que pour le lecteur. Un livre calme, paisible, agréable et sans prise de tête, on s'agite moins, les personnages sont présents à leur juste valeur. le plus fascinant est le cheminement, on avance tout doucement comme si on participait à l'évolution de l'intrigue dans le cerveau de l'auteure, la plantation du décor au début nous emmène doucement à découvrir une histoire d'amor qui subit des remontrances de la sociétés, de la bourgeoisie, des âmes perverses attachées aux matériels, aux titres et aux noms influents de l'époque.
    Mais comme les deux âmes amoureuses, par leur perspicacité et leur bon sens, ont su garder leur amour pur, après huit ans de séparation (persuasion de la société qui condamnait à l'époque le déséquilibre de fortune dans un mariage), malgré la rancune du passé qui leur insinue une indifférence extérieure, elles n'ont pas hésité de craquer l'un pour l'autre lors de leurs retrouvailles et de laisser parler leur coeur...
    Dans ce livre, on lit beaucoup plus les points de vue de l'auteure que l'imagination que peut produire dans une intrigue. Jane Austen nous ouvre ici une fenêtre d'un moment lointain où la quête des fortune justifie le mariage, la position de la femme est limitée à tout point de vue, la quête de l'héritage peut entraîner à une chasse à l'homme, et encore, et encore plus, l'auteure critique toujours sa société sur ce point: Fortune et titres ne garantissent pas l'intelligence de l'homme si bien ses héroïnes ne cherchent pas de princes charmants qui font battre leur coeur sans raison valable plutôt elles cherchent des hommes intérieurement suffisants à eux même.
    C'est comme on le voit avec le capitaine wenvorth qui se voit refuser la main d'Anna parce qu'il ne présente aucune garantie de fortune. Parce qu'il est aussi un homme de grand esprit, cet échec attisera sa flamme de travailleur déterminé. Il accède enfin à une grande fortune au prix de son dur labeur. A ce moment, quand il revient huit ans après, personne ne pourra lui refuser la main cette fois-ci...
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 31 mars 2012

    Aline1102
    Anne Elliot est la fille d'un baronnet désargenté, Sir Walter, contraint de louer la demeure familiale à un amiral de la marine et à son épouse.
    Quelle n'est pas la surprise d'Anne lorsqu'elle apprend que les nouveaux locataires de son père sont la soeur et le beau-frère du capitaine Frederick Wentworth, l'homme qu'Anne aimait follement huit ans plus tôt... Convaincue par son amie, Lady Russell, d'oublier le jeune homme, Anne s'est inclinée, au grand désespoir de Wentworth, qui en est venu à considérer le manque de caractère de la jeune fille comme l'un des plus grands défauts dont peut faire preuve une jeune fille.
    Lorsqu'ils se rencontrent à nouveau, Anne a vingt-sept ans et Wentworth n'est plus le jeune homme sans argent et sans carrière prometteuse. Tous deux ont évolué: le caractère d'Anne s'est affirmé et Frederick a fait fortune après être monté en grade. Pourront-ils se retrouver?

    "Persuasion" est un roman tout à fait étonnant, tout en étant très agréable à lire.
    La première surprise de l'histoire, c'est l'âge des jeunes femmes de l'histoire: Anne a donc vingt-sept ans, ce qui en fait certainement la plus âgées des héroïnes de Jane Austen, et sa soeur aînée, Elizabeth, en a vingt-neuf. Seconde surprise, aucune d'elle n'est encore mariée, alors que tout le monde se souvient de Charlotte Lucas qui, dans "Orgueil et Préjugés", se qualifiait elle-même de fardeau pour ses parents parce que, plus jeune qu'Elizabeth, elle n'était pas mariée. Et, ici, il n'est pas question de fardeau, puisque Sir Walter ne désespère pas, persuadé qu'il est de pouvoir pousser Elizabeth, sa favorite, à faire un beau mariage.
    Passés ces premiers éléments inhabituels, on se retrouve en terrain connu: Anne n'est pas appréciée à sa juste valeur par son père et ses deux soeurs, qui la considèrent un peu comme une idiote, trop laide et fanée pour se marier.
    Or, Anne est une jeune fille tout à fait délicieuse. Intelligente, réfléchie, généreuse, elle séduit dès les premières pages. Comme Fanny Price, dans "Mansfield Park", elle est traitée de façon révoltante par la plupart des personnes formant son petit entourage. Mais la comparaison s'arrête là, puisque Anne est beaucoup moins effacée et discrète que Fanny.
    Car, même si elle n'est absolument pas aussi orgueilleuse que son père et ses soeurs, très fiers de leur titre, Anne est néanmoins consciente de sa valeur et du rang qu'elle occupe dans la société. Ce trait de caractère est d'ailleurs très agréable, puisqu'il renforce en quelque sorte cette maturité qui se dégage du personnage d'Anne: on sent qu'elle en a fini avec les hésitations de sa jeunesse, celles qui lui ont fait abandonner sa relation avec Wentworth, et qu'à vingt-sept ans, elle sait enfin ce qu'elle veut. Ces traits de caractère, ajoutés à sa vitalité et à son esprit, rappellent légèrement Elizabeth Bennet, d'Orgueil et Préjugés.
    En ce qui concerne l'histoire d'amour entre Anne et Wentworth, le suspense n'est, bien entendu, pas très développé. On se doute bien que, comme d'habitude, l'héroïne va devoir choisir entre deux hommes et que, au moment où elle choisira l'un d'eux, elle apprendra des horreurs sur l'autre. Ici encore, c'est le cas: alors que M. Elliot, un cousin, est très attiré par Anne, qui le trouve elle-même sympathique, la jeune fille apprend de la bouche de l'une de ses amies, Mrs Smith, qu'Elliot est en fait un menteur et un manipulateur. Après cette révélation, on se doute bien de la tournure que prendront les événements. Mais, après tout, ce n'est pas désagréable de lire une charmante histoire où tout se termine bien pour tous les personnages que l'on trouve sympathiques!
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 06 juillet 2011
    Les amours empêchées d'une héroïne tout sauf résignée.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par regency, le 30 octobre 2013

    "I can listen no longer in silence. I must speak to you by such means as are within my reach. You pierce my soul. I am half agony, half hope. Tell me not that I am too late, that such precious feelings are gone for ever. I offer myself to you again with a heart even more your own than when you almost broke it, eight years and a half ago. Dare not say that man forgets sooner than woman, that his love has an earlier death. I have loved none but you. Unjust I may have been, weak and resentful I have been, but never inconstant. You alone have brought me to Bath. For you alone, I think and plan. Have you not seen this? Can you fail to have understood my wishes? I had not waited even these ten days, could I have read your feelings, as I think you must have penetrated mine. I can hardly write. I am every instant hearing something which overpowers me. You sink your voice, but I can distinguish the tones of that voice when they would be lost on others. Too good, too excellent creature! You do us justice, indeed. You do believe that there is true attachment and constancy among men. Believe it to be most fervent, most undeviating, in F. W.

    "I must go, uncertain of my fate; but I shall return hither, or follow your party, as soon as possible. A word, a look, will be enough to decide whether I enter your father's house this evening or never."
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  • Par Eve-Yeshe, le 12 juin 2015

    … Je mériterais le mépris si j’osais supposer que la véritable affection et la confiance appartiennent seulement aux femmes. Non, je vous crois capables dans le mariage de toutes les grandes et nobles choses. Je crois que vous pouvez supporter beaucoup tant que… (Permettez-moi de le dire), tant que vous avez un but. Je veux dire tant que la femme que vous aimez existe et vit pour vous. Le seul privilège que je réclame pour mon sexe (et il n’est pas très enviable, n’en soyez pas jaloux), c’est d’aimer plus longtemps quand il n’y a plus ni vie ni espoir »
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  • Par Gwen21, le 29 juin 2013

    Vous transpercez mon âme. Je suis partagé entre l'angoisse et l'espoir. Non, ne me dites pas qu'il est trop tard, que ces précieux sentiments ont disparu à jamais. Je vous offre de nouveau un cœur qui vous appartient encore plus totalement que lorsque vous l'avez brisé [...].

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  • Par mathilde08, le 26 août 2012

    Arrivés dans Union Street, un pas rapide et qui lui était familier se fit entendre derrière eux. Elle eut le temps de se préparer à voir Wentworth. Il les rejoignit, puis parut indécis sur ce qu'il devait faire ; il se tut et la regarda. Elle soutint ce regard en rougissant. Alors l'indécision de Wentworth cessa et il marcha à côté d'elle.
    Charles, frappé d'une pensée soudaine, dit tout à coup :
    -Capitaine, où allez-vous ? A Gay Street, ou plus loin ?
    -Je n'en sais rien, dit Wentworth, surpris.
    -Allez -vous près de Camden Place ? Parce qu'alors je n'ai aucun scrupule à vous prier de me remplacer, et de donner votre bras à Anne. Elle est un peu souffrante ce matin et ne doit pas aller seule si loin ; et il faut que j'aille chez mon armurier. Il m'a promis de me faire voir un superbe fusil qu'il va expédier, et si je n'y vais pas tout de suite il sera trop tard.
    Wentworth n'avait aucune objection à faire à cela, il s'empressa d'accepter, réprimant un sourire et une joie folle.
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  • Par schutschut, le 16 novembre 2014

    Oui...Le capitaine Wenworth avait fait cela. Anne était dans la voiture et se rendait compte qu'il l'y avait placée, qua sa volonté et ses mains avaient fait cela, qu'elle le devait à son attention qui avait remarqué sa fatigue et sa résolution de lui procurer du repos.

    Elle était très touchée de constater la disposition à son égard que tous ces faits manifestaient. Ce petit incident semblait être l'aboutissement de tout ce qui avait précédé.

    Elle le comprenait : il ne pouvait pas lui pardonner...mais il ne pouvait pas être insensible. Il avait beau la condamner à cause du passé et lui en garder une vive et injuste rancune, il avait beau se désintéresser parfaitement d'elle et s'attacher à une autre, il ne pouvait pas, pourtant, la voir souffrir sans éprouver l'envie de la soulager. C'était une survivance de sentiment ancien; même inavoué, c'était un élan de pure amitié; c'était une preuve de sa bonté de cœur, qu'elle ne pouvait considérer sans un tel mélange de plaisir et de souffrance qu'elle ne savait lequel de ces deux sentiments était le plus fort.
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