ISBN : 226402383X
Éditeur : Editions 10/18 (1996)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 184 notes) Ajouter à mes livres
Sous le vernis d'un genre, chacune des phrases de Jane Austen attaque les conventions, traque les ridicules, et finit avec une grâce exquise par pulvériser la morale bourgeoise, sans avoir l'air d'y toucher. Les héroïnes de Jane Austen lui ressemblent, elles aiment les ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par 100choses, le 25 janvier 2012

    100choses
    Ce billet voit enfin le jour, alors qu'il y a plusieurs mois qu'il aurait pu être publié… En fait, j'ai un peu tout fait à l'envers avec ce récit. J'ai commencé par visionner deux adaptations, dont je vous parle dans de futurs billets, puis j'ai lu le roman, en juillet dernier, mais débordée par les événements, je n'ai pas pris le temps de rédiger de billet…Depuis, j'ai revisionné les films un certain nombre de fois, et je suis finalement revenue au roman, grâce à un audiobook offert par Amazon.co.uk (je suis une fidèle cliente de leurs period dramas, et productions BBC en tous genres, mais comprenez que vu les prix pratiqués, ce serait dommage de se priver) . J'ai donc pu redécouvrir ce récit, porté par la voix de Juliet Stevenson. Et je crois que je l'ai encore plus savouré que lors de ma première découverte. Cette dernière donne une véritable identité à chaque personnage, et puis forcément son accent anglais est parfait, alors c'est un plaisir de l'écouter (j'aime d'amour les sonorités de la langue anglaise; deux mots d'anglais, des cheveux longs ou de jolies bouclettes, un soupçon d'esprit, un peu de culture et je suis une fille perdue -_-'). J'ai écouté les 8 heures du fichier pratiquement d'une traite, sortant de dessous ma couette, uniquement pour aller me réapprovisionner en thé et en biscuits. Expérience délicieuse…
    Quant au roman en lui-même, je suis assez embêtée au moment d'en parler, parce que je l'ai aimé, beaucoup, mais pas tant que j'aurais voulu. du coup, je ne sais pas bien où le placer dans mon top austenien… Ce billet m'aidera peut-être à y voir plus clair. Voyons cela en détail, même si je crains d'être un peu brouillonne par moments.
    Très clairement, j'ai largement préféré l'intrigue, les personnages, leur histoire à ceux d' Orgueil et Préjugés ou de Lady Susan. Ils m'ont semblé plus proches de moi et plus touchants, bouleversants même. Je me suis par exemple, bien plus reconnue en Anne, qu'en Elizabeth, même si cette dernière est adorable. Anne et ses 27 ans, sa solitude, sa discrétion, ses renoncements… Avec de tels ingrédients, je devais adorer ce roman. Et c'est finalement de là que viendra ma légère déception.
    J'ai aussi beaucoup aimé le ton plus grave, amer presque, de cette histoire. L'humour est largement aussi présent que dans O&P par exemple (il suffit de lire le premier paragraphe pour s'en convaincre), mais aussi plus piquant. J'ai trouvé ici Jane Austen beaucoup moins tendre et indulgente qu'avec ses autres personnages (du moins ceux que je connais), mais cela encore m'a beaucoup plu.
    Puisqu'il est question des personnages, j'ai bien sûr été, je l'ai dit au début, douloureusement touchée par Anne et le capitaine; et puis quel bonheur de les voir enfin réunis ! Mais le couple Croft m'a énormément plu aussi, la tendresse qui les unit fait plaisir à voir et puis Sophia est une femme extraordinaire ! Harville et Benwick m'ont bien plu aussi ; ils sont très attachants. Les autres membres de la famille Elliot m'ont tous horripilée, mais en même temps, c'était assez jouissif et drôle de soupirer d'agacement contre eux, tant l'humour est présent à chacune de leurs apparitions. Lady Russell me laisse plus indécise… tout comme Anne, je n'arrive pas vraiment à la blâmer, parce qu'on sent vraiment qu'elle aime et estime Anne, et qu'elle n'a pas agi par mesquinerie. Elle pensait vraiment agir pour le mieux. Alors oui, son influence est regrettable , mais c'est au final un personnage que je n'ai pas réussi à détester. Enfin, j'ai aimé la douceur, la joie de vivre et la force de caractère de Mrs Smith. Au milieu de tous ses malheurs, c'est un personnage que j'ai trouvé rayonnant.
    Enfin, comme toute lectrice normalement constitué, j'ai succombé à la lettre du capitaine Wentworth. Bien que j'en connaisse déjà la teneur, pour avoir vu les adaptations, en découvrir les mots couchés sur le papier, puis les entendre lus m'a bouleversée comme si je les découvrais pour la première fois. Cette lettre me file à chaque fois des frissons. Moi aussi, je veux qu'un damoiseau m'écrive une telle lettre !
    Mais en même temps, il y a tout un tas de petites chose dans la narration qui m'ont chagrinée… Je sais bien que le roman a été publié à titre posthume et que donc Jane Austen ne l'a sans aucun doute pas autant peaufiné qu'elle l'aurait voulu, et c'est justement ce qui me rend malheureuse. Trop de choses à peine survolées, alors que j'aurais aimé plus de détails, trop de passages un peu « bancals » (particulièrement au début) qui sonnent plus comme des notes de l'auteur pour elle-même, des pistes de développement que comme de réels paragraphes du roman. C'est dommage, et triste, une fois de plus. Avec une si belle trame, ce roman aurait pu être absolument parfait…
    Mais malgré tout, au terme de ce billet, je me rends compte qu'il y a beaucoup plus de points positifs que de négatifs et je crois pouvoir dire que pour l'instant ce roman est mon préféré de mes 3 lectures Austeniennes. le contenu magnifique rattrape sans aucun doute les petits défauts sur le plan de la forme.

    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2012/01/25/austen-jane-persuas..
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    • Livres 5.00/5
    Par Elphie, le 13 avril 2011

    Elphie
    Persuasion est mon roman préféré de Jane Austen pour plusieurs raisons : son histoire, ses personnages, son "atmosphère", la vision qu'on a de l'époque, son intemporalité ...
    Je trouve que l'histoire d'Anne et Frederick est - avec celle d'Elinor et Edward - l'une de ses plus belles histoires. Ils se sont rencontrés, il se sont aimés, ils se sont séparés. En lisant le résumé, et en conaissant Jane Austen on devine d'avance que tout se finira bien. Mais on doute quand même. 8 ans après, Frederick Wentworth en veut encore à Anne Elliot de l'avoir rejeté comme elle l'a fait. Il l'aimait énormément, et avoir ainsi rompût leurs fiançailles pour la simple raison qu'il n'était pas assez gradé pour elle lui brisa littéralement le coeur. Pendant ces 8 années il n'a vécu que pour la mer et l'oublier. Cela aura au moins eu le mérite de l'avoir fait monter en grade et devenir un Capitaine fortuné. Pour autant, il se sent encore trahi par elle, à tel point que lorsqu'ils se retrouvent enfin, Wentworth l'évite le plus possible et commence même à s'intéresser de très près à la jeune Louisa Musgrove. Anne de son côté, se sent toujours aussi coupable que 8 ans auparavant et angoisse à l'idée de revoir son cher Frederick Wentworth, et le fait qu'il l'évite ne l'aide pas à se sentir mieux.
    Donc oui, on doute. le Capitaine se sent beaucoup trop trahi et Anne beaucoup trop coupable pour faire comme si de rien n'était. Aussi, ils s'en tiennent aux politesses d'usage. L'orgueil et la fierté vont même pousser le Capitaine à faire souffrir Anne inconsciemment. Comment alors vont-ils faire pour nous offrir notre happy end? C'est là toute la beauté du roman !
    Mais Persuasion ne se contente pas de nous narrer l'histoire tragique au dénouement heureux de Anne et Frederick - Jane Austen en profite aussi pour critiquer la société de l'époque où tout n'est que réputation, fortune, rang social, apparence et faux-semblants. Ses personnages secondaires, surtout le père et les soeurs de Anne, sont le miroir parfait de la société de l'époque. Tout en finesse et sous-entendus habiles, Jane Austen attaque les conventions de l'époque et nous offre l'un de ses romans les plus "matures".
    Anne Elliot avait 19 ans lorsqu'elle a rencontré Frederick, elle en a 27 lorsqu'ils se revoient. Elle est toujours célibataire et la tristesse lui a fait perdre de sa beauté - Frederick avoue même ne pas l'avoir reconnu. Mais il avoue aussi que pour ce qui est de l'esprit, elle est toujours la Anne dont il est tombé amoureux 8 ans plus tôt. Car oui, Anne sous ses airs de "vieille fille" fragile est en fait quelqu'un de fort et qui ne fait jamais deux fois les mêmes erreurs. Elle se moque des statuts sociaux, elle se comportera aussi dignement avec une personne de haut rang que de bas rang. Elle sait garder la tête sur les épaules dans les moments graves et c'est toujours vers elle que les gens se tournent quand ils ont un problème. Entre un père et une soeur ainée qui la dénigrent et une autre soeur hypocondriaque qui aime être le centre de l'attention, Anne n'a pas eu une vie facile, mais sa gentilllesse, sa force et sa bonté en font une personne exceptionnelle.
    Frederick Wentworth est quant à lui un capitaine fortuné, qui cherche maintenant à s'établir. Il a ses qualités bien sûr, mais il a aussi ses défauts et n'a pas peur de les montrer. Il ne rejette pas la faute sur les autres et prend ses responsabilités. Il ose même dire en arrivant qu'un mariage de convenance lui suffirait ! Frederick Wentworth c'est un homme d'action, il a lutté contre Napoléon et a gagné son rang à la sueur de son front (donc le Darcy qui ne fait que monter à cheval et se baigner dans le lac, il sert pas à grand chose en fait :P). Mais c'est aussi un homme tout court, et qui perd tous ses moyens face à la femme qu'il aime. (Oooh cette lettre. Je la connais par coeur, mais je ne m'en lasse jamais.)
    Beaucoup trouvent Persuasion inférieur à ses autres romans, car un rythme trop lent, trop peu de dialogues, des personnages passifs, une intrigue longue à démarrer, pas assez d'humour.... Possible oui. Mais cela va aussi avec son histoire. Nous ne sommes pas ici dans un roman aux mille aventures, avec pléthore de personnages. Non, ici c'est juste Anne, Frederick et comment 8 ans après ils se rencontrent à nouveau et retombent amoureux. Ce n'est pas niais, ce n'est pas guimauvesque, c'est juste... beau.
    Je me suis concentrée sur Anne et Frederick car ce sont les personnages principaux et leur histoire est la principale chose que les gens retiennent, mais Persuasion c'est bien plus qu'une simple histoire de seconde chance. C'est surtout un roman bien trop riche pour juste en "parler".
    Il faut le lire, au moins une fois. On peut aimer ou ne pas aimer Persuasion, mais il faut le lire, tout simplement.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 24 décembre 2007

    Woland
    Persuasion
    Traduction : André Bélamich
    Eclairons tout d'abord le titre. Quand Henry, le frère de Jane Austen, le fit publier peu après la mort de sa soeur, il choisit le mot anglais "Persuasion", par référence probable à "Orgueil et Préjugés" puisque, dans la langue de Shakespeare, "Persuasion" désigne surtout une idée préconçue, une conviction. Alors que notre "Persuasion" française n'a plus grand rapport avec cela. D'ailleurs, le titre provisoire que la romancière avait trouvé à son dernier manuscrit était : "Ann Elliott ou l'Ancienne inclination", ce qui est tout autre chose.
    Quoi qu'il en soit, ce dernier opus est d'une délicatesse achevée et l'on peut imaginer Henry James se pâmant en le lisant. L'héroïne, que sa créatrice jugeait parfois "trop bonne", est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. En apparence en effet, Ann est un personnage soumis, presque gris, qu'a toujours écrasée la volonté des autres. A commencer par celle de son père et de sa soeur aînée, la très brillante (et très snob) Elisabeth Elliott. Obsédés par le titre de baronnet de sir Elliott, ces deux-là jugent avec tant de hauteur les fortunes et les soupirants qui se présentent qu'il ne faut pas s'étonner de voir Miss Elliott encore fille à l'âge - pourtant respectable à cette époque - de 27 ans.
    C'est dans la même optique que, huit ans plus tôt, tous deux avaient fait pression sur Ann pour que celle-ci déclinât la proposition de mariage du capitaine Wentworth, jeune officier de marine qui n'avait pour lui que sa valeur morale. Ils avaient été aidés dans leur entreprise par lady Russell, la marraine d'Ann, femme pourtant sympathique et à dix mille lieues des prétentions de Sir John et de son aînée, mais qui avait elle aussi pensé à l'époque que sa préférée pouvait prétendre à mieux.
    Les années passant et Sir Elliott et son aînée se refusant à réduire leur train de vie, les voilà contraints de louer leur propriété et de s'exiler à Bath. le père et sa favorite s'exilent les premiers, laissant Ann chez Mary, troisième et dernière des soeurs Elliott et la seule à ce jour à avoir fait un relatif beau mariage.
    Bien entendu, de concours de circonstances en hasard plus ou moins heureux, Ann va retrouver le capitaine Wentworth sur sa route ...
    Si Austen revisite à sa façon le thème Cendrillon, elle ne s'en fait pas moins acerbe et dure dans la vision qu'elle donne d'une société où seule compte la sauvegarde des apparences - et de sa fortune. Peu importe par exemple que le cousin des Elliot, qui doit plus tard récupérer le titre de Sir John en raison d'une entente juridique nommée "entail", ait fait un premier mariage fortuné mais sans amour dans l'unique but de bien asseoir ses revenus personnels : bien que la chose soit de notoriété quasi publique, tout le monde s'attend bien à ce qu'Ann agrée sa demande. Soit, ce gentleman s'est vu forcé à un mariage de raison par les circonstances. Mais maintenant qu'il est veuf et riche, n'est-il pas logique qu'il choisisse sa deuxième épouse parmi les filles de l'homme dont la mort lui garantira un titre ? En un sens, c'est même très moral ...
    Comme on le voit, la caricature, ici, est très amère et Ann n'aura pas trop de sa douceur et de sa force d'âme pour parvenir sans trop de blessures à une fin que Jane Austen, en dépit de son expérience personnelle, a voulu heureuse. Il faut dire que, si elle tenait à venger son lecteur du comportement outrancier et presque vulgaire de Sir Elliott et d'Elizabeth tout au long du livre, la romancière n'avait pas d'autre choix. ;o)
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Evy, le 21 février 2011

    Evy
    Malheureusement je me suis profondément ennuyée avec ce roman. Vraiment je suis déçue, par moi (je voulais tellement aimé ce roman dont je n'avais entendu que des bonnes choses), par Jane Austen (j'attendais qu'elle me surprenne après Orgueil et Préjugés, ce ne fut malheureusement pas le cas), par l'histoire, les personnages, etc.
    Ce ne fut pas une lecture coup de coeur loin de là. Pour autant, je ne dirais pas que ce fut une lecture que je n'ai pas aimé non. Ce fut juste long, trèèèèèèèèèèès long et peu intéressant à mon goût. (Ouille, je sens déjà que mon billet ne va pas plaire aux Janéistes pures et dures).

    Persuasion nous conte l'histoire d'Anne, 29 ans, qui vit avec son père et une de ses soeurs dans la maison familiale. Son père, expérimentant d'importants soucis financiers, se voit contraint de louer sa demeure et de partir s'installer à Bath. Ses nouveaux locataires ne sont autres que la soeur (et son mari) du capitaine Wentworth, le premier amour d'Anne, qu'elle a repoussé quelques années plus tôt sur les conseils de sa famille et d'une amie. Anne est terrifiée à l'idée de revoir Wentworth qu'elle n'a jamais pu oublier. Quand son père et sa soeur partent s'installer à Bath, Anne part en visite chez son autre soeur, qui est mariée et va faire la connaissance de la famille de son beau-frère. Elle va également y retrouver son amour de jeunesse qui semble l'avoir oublié.

    L'histoire, donc, ne m'a pas passionné. D'une part car je la trouvais très lente et très longue à démarrer. le roman est divisé en deux parties et j'ai vraiment eu du mal à aller au bout de la première. La seconde est beaucoup plus intéressante, mais qu'est-ce que c'est long avant d'arriver jusque là ! D'autre part, j'ai trouvé l'ensemble relativement poussif (mais je reviendrais sur ce point plus tard.). Je dirais que ce qui m'a le plus déçue dans ce roman c'est vraiment son histoire et en particulier la romance. J'aime la passion, les amours contrariés, le fait que les sentiments soit bien développés or là je n'ai eu le droit qu'à une bluette timide et terne. Certes la lettre de Wentworth est très belle (bien que trop courte à mon goût) mais ça ne suffit pas à relever l'ensemble.

    Certains éléments m'ont clairement fait penser à O & P, du coup j'avais un peu une impression de "déjà-lu" (je pense notamment à la relation au début du roman entre Anne et Wentworth, basée sur la fierté du jeune homme, ou bien encore au cousin d'Anne qui m'a fait étrangement pensé à Whickam). De plus, si l'histoire est simple, elle est à mon goût peu captivante. Je n'étais pas, comme je l'ai déjà dis, passionnée par l'histoire, je n'avais pas hâte de connaître la suite, je n'ai rien éprouvé de spécial envers les personnages, bref, je me suis ennuyée.

    J'ai un peu plus aimé les personnages que l'histoire. Comme toujours, Austen nous offre une belle palette de personnalités (bien que j'ai trouvé les personnages moins travaillés que dans son autre roman que j'ai lu). Contrairement à ce que l'on pourrait penser, je n'ai pas beaucoup aimé Anne, trop douce, trop fade, trop gentille (je n'aime pas les personnages passifs et c'est clairement ce que Anne est). En revanche, j'ai beaucoup aimé les deux soeurs Henrietta et Louisa, elles sont pétillantes, pleines de vie, souriantes, tout ce que j'aime. La personnalité de Wentworth m'a plu aussi mais j'aurai aimé qu'il soit plus présent dans le roman. Petit point négatif là encore, beaucoup de personnages ressemblent à ceux d'Orgueil et Préjugés dans leur caractères (les parents déficitaires d'Anne et ceux de Lizzie, la mère insupportable de Lizzie et la soeur Mary insupportable d'Anne, etc) et c'est bien dommage.

    Venons en au dernier point de ce billet, le style. Si je n'avais pas vraiment aimé l'histoire d'Orgueil et Préjugés, force était de constater que la plume de Jane Austen était exceptionnelle, pleine d'ironie, de légèreté, de sous-entendue, bref un régal. Or je n'ai pas retrouvé du tout ce côté magique d'Austen dans Persuasion (mais je pense aussi que ce roman, publié à titre posthume, n'a pas pu être vraiment retravaillé donc...). Il y a très très très peu de dialogues, mais beaucoup de style indirect libre (et un tel dit que...et Germaine répond que...). Je dois avouer que j'ai beaucoup de mal avec ce style. Un ou deux paragraphes de ce genre me va mais un roman entier....En outre, je n'ai pas retrouvé ce côté ironique que j'avais tant apprécié dans O&P. Certes, Persuasion est plus mature, plus dense, mais il reste pour moi bien en dessous du seul roman de cette auteure que j'ai lu.

    Tout ça pour dire : que j'ai été déçue. J'attendais de ce roman qu'il me réconcilie avec Jane Austen et ce ne fut malheureusement pas le cas. En effet, sans avoir été une lecture pénible, ce ne fut pas une lecture agréable non plus. Je reste mitigée, il y a de bonnes choses mais pas assez pour me plaire. Il me reste deux ouvrages de cette auteure dans ma PAL, à voir si je les apprécierai plus.

    Lien : http://l-odyssee-litteraire-d-evy.over-blog.com/article-persuasion-d..
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    • Livres 4.00/5
    Par yoshi73, le 31 décembre 2011

    yoshi73
    Depuis la mort de sa mère et le mariage de sa petite soeur, Marie, Anna vit seule avec son père et sa soeur aînée, Elizabeth. Elle n'a rien en commun avec ceux-ci qui ne se soucient jamais d'elle. Seul son caractère bien fait lui permet de survivre dans cet univers. Elle peut ausi compter sur la meilleure amie de sa mère, lady Russel, qui est la seule à s'intéresser à elle et à vouloir son bien. Anna a déjà 26 ans et n'est toujours pas mariée. Cela ne semble pas inquiéter son père qui n'a d'yeux que pour sa fille aînée à qui il aimerait trouver un bon parti. Anna n'a jamais oublié Frédérick dont elle a refusé la demande en mariage 8 ans plus tôt sur les conseils de lady Russel, celui-ci n'étant pas un assez bon parti pour elle. Aussi, quant elle recroise cet homme qui a finalement bien réussi sa vie et qui est à la tête d'un bon pécule, Anna espère que Frédérick ne l'a pas oubliée ...
    Dans "Persuasion", Jane Austen nous raconte l'histoire de deux personnes, Anna et Frédéric, unies par un amour sincère et pur auquel ils ne peuvent pas donner suite en raison des conventions. Toutefois, la situation a évolué avec le temps mais l'amour sera-t-il toujours au rendez-vous après 8 ans? le personnage d'Anna est très attachant. Cette jeune femme évolue dans une famille très fade qui ne pense qu'à l'argent, à l'apparence et au rang. Elle apparaît comme le vilain petit canard avec son esprit, sa gentillesse et sa bonté. Comme souvent avec les personnages de Jane Austen, j'ai eu envie de la secouer un peu car elle accepte tout avec fatalité même ce qui est inacceptable. J'ai néanmoins apprécié cette lecture et je crois bien que "Persuasion" est pour le moment, l'un de mes Jane Austen favoris.
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 06 juillet 2011
    Les amours empêchées d'une héroïne tout sauf résignée.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par SheepCeline, le 13 septembre 2011

    Je ne puis écouter davantage en silence. Il faut que je vous parle, avec les moyens dont je dispose. Vous transpercez mon âme. Je suis partagé entre l'angoisse et l'espoir. Non, ne me dites pas qu'il est trop tard, que ces précieux sentiments ont disparu à jamais. Je vous offre de nouveau un coeur qui vous appartient encore plus totalement que lorsque vous l'avez brisé il y a huit ans et demi. Ne prétendez pas que l'homme oublie plus vite que la femme, que son amour meurt plus tôt. Je n'ai jamais aimé que vous. Injuste, j'ai pu l'être, faible et rancunier, je l'ai été... mais inconstant, jamais. C'est vous seule qui m'avez fait venir à Bath. C'est pour vous seule que je pense, que je fais des projets... Ne l'avez-vous pas senti? N'avez-vous pas compris mes souhaits?... Je n'aurais même pas attendu ces dix jours si j'avais pu lire vos sentiments comme je pense que vous avez dû pénétrer les miens. J'arrive à peine à vous écrire. J'entends à tout moment quelque chose qui me bouleverse. Vous baissez la voix, mais je puis distinguer les inflexions de cette voix, quand même elles échapperaient à d'autres... O parfaite, excellente créature ! Vous nous rendez bien justice. Vous êtes sûre que l'attachement et le constance véritables existent parmi les hommes. Soyez assurée de les trouver infiniment fervents, infiniment fidèles chez F.W.
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  • Par wictoria, le 31 mars 2010

    Henriette lui a demandé ce qu’il pensait de vous, lorsqu’ils sont partis, et il a dit que vous étiez si changée qu’il ne vous aurait pas reconnue.
    Mary n’avait pas assez de sensibilité pour respecter, d’ordinaire, celle de sa sœur ; mais elle ne se douta pas le moins du monde qu’elle venait de lui faire une blessure particulière.
    « Méconnaissable ! » Anne acquiesça totalement, en proie à une silencieuse et profonde mortification. Sans aucun doute, il en était ainsi et elle ne pouvait pas prendre sa revanche, car lui n’avait pas changé, pas enlaidi en tout cas.
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  • Par Morgouille, le 14 février 2011

    La vérité sur cette page pathétique d’histoire familiale était que les Musgrove avaient eu la mauvaise fortune d’avoir un fils insupportable et désespérant et la bonne fortune de le perdre avant qu’il eût atteint ses vingt ans ; qu’on l’avait envoyé en mer parce qu’il n’y avait rien à tirer de sa stupidité à terre ; qu’il avait toujours donné très peu de souci à sa famille, ce qu’il méritait d’ailleurs ; peu de nouvelles et presque aucun regret, lorsque le bruit de sa mort lointaine eut cheminé jusqu’à Uppercross, deux ans plus tôt.
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  • Par Sly, le 18 février 2011

    Vous transpercez mon âme. je suis partagé entre l'angoisse et l'espoir. Non, ne me dites pas qu'il est trop tard, que ces précieux sentiments ont disparu à jamais. Je vous offre de nouveau un coeur qui vous appartient encore plus totalement que lorsque vous l'avez brisé, il y a huit ans et demi.
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  • Par Morgouille, le 14 février 2011

    Combien éloquente aurait pu être Anne Elliot… combien éloquents, au moins, étaient ses souhaits en faveur des puissants attachements de la jeunesse et de la confiance hardie en l’avenir – contre ces excessives inquiétudes de la prudence qui semblent insulter à l’effort et douter de la Providence ! On l’avait contrainte à la prudence dans sa jeunesse ; elle apprenait le romanesque avec l’âge – suite naturelle d’un début artificiel.
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