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Critiques sur La nuit de l'oracle (18)


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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura le 12/08/2011


    L'écrivain new-yorkais Sydney Orr se souvient d'une période étrange et difficile de sa vie où fiction et réel semblent s'être confondus pour l'entraîner aux frontières du fantastique.
    A l'époque, Sydney sort d'une grave maladie.
    Bien qu'affaibli, il tente de se remettre à l'écriture mais l'inspiration se fait attendre.
    Jusqu'au jour où il fait l'acquisition d'un carnet bleu dans une petite papeterie.
    Au contact du carnet et dans une sorte d'état second, il entame alors la rédaction d'une histoire géniale...

    Dès les premières lignes, la puissance narrative est là, présente, palpable, prodigieuse, à laquelle s'ajoutent intelligence et ingéniosité.
    Dans ce roman sous forme de "poupée russe", où les récits dans le récit, les mises en abyme et les notes de bas de pages alternent sans jamais aucune lourdeur, l'auteur s'interroge sur le pouvoir prophétique et prémonitoire des mots.
    "L'écriture comme acte prophétique", une énigme insoluble et captivante dans laquelle l'auteur nous entraîne irrésistiblement.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe le 13/10/2011


    Sydney Orr,suite à un accident, revient de loin.
    Convalescent,sa route croise Chang,un papetier chinois de Brooklyn,dont le carnet bleu portugais lui redonne l'inspiration.
    Un chassé croisé s'en suit entre réalité et imaginaire.
    Réalité du quotidien auprès de son épouse Grace(qu'il adore) mais qui semble parfois triste, de son ami John, écrivain aussi,plus âgé, un peu trop généreux, dont le rôle est trouble vis à vis de "Graccie", dont le fils agressif se drogue, qui se bat contre deux caillots invalidants et enfin réalité des aléas de la vie(dettes,boulot peu fiable,santé précaire...)
    Imaginaire du manuscrit de Sydney,dont l'histoire se base sur le fait que "le monde est régi par le hasard", à deux secondes près une poutre tombée d'un toit peut vous tuer et dont les personnages(Nick Bowen et Rosa Leightman) s'inspirent de son entourage.
    Beaucoup de questionnements dans ce roman qui tient en haleine et dont la psychologie des personnages est très fine: Qu'est-ce que l'inspiration?Comment se monte une histoire?Qu'est-ce que la panne d'écriture?La vie s'enclenche-telle sur des hasards?Connait-on vraiment l'autre? Se connait-on vraiment soi même?L'imaginaire peut-il influer sur la réalité?
    Un roman très intéressant de Paul Auster écrivain américain connu et reconnu toujours publié chez Actes sud éditions.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par saphoo le 06/04/2009


    c'est mon premier d'Auster que je lis, et ma fois je suis conquise par cet univers. Les histoires qui s'enchevêtrent sans vraiment se mêler finissent par s'éclaicir en chute vertigineuse sur la fin du roman. un peu déçue par cette fin qui m'a laissée sur ma faim, peut être que je m'attendais à un autre dénouement qui se laissait dessiner tout le long du récit...


    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par zabeth55 le 16/05/2012


    La naissance d'un roman, les questionnements de l'auteur pour rendre les personnages et la narration authentiques.
    Un écrivain suite à une maladie entreprend d'écrire sur un carnet bleu qui lui rend l'inspiration.
    Sa vie, celle de ses personnages, un manuscrit qui lui est confié… tout cela s'entrecroise
    Ces vies se découvrent, telle une matriochka, une histoire en contenant une autre.
    En utilisant des faits vécus, des personnages proches, pour construire son roman, fiction et réalité se mêlent, et une sensation de dédoublement s'empare de l'auteur.
    C'est bien écrit, intéressant, mais parfois compliqué pour s'y retrouver. D'autant que des notes, parfois sur plusieurs pages, imbriquent la vie de Sidney et celle de ses personnages, ce qui complique un peu la lecture.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par patouche le 28/03/2012


    Encore une fois avec Paul Auster (après la "cité de verre") je n'ai pas compris ou l'auteur voulait en venir ...
    Plusieurs histoires entre mêlées, des "notes" qui deviennent d'interminables parenthèses . Si bien qu'il faille revenir plusieurs pages en arrière pour reprendre le cours du récit .Enfin pour moi , c'est une nouvelle déception .

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Eska le 24/02/2012


    Une lecture facile malgrè une intrigue dans une intrigue et des bouts de vie enchevétrés les uns dans les autres. Une écriture claire pour amener la réflexion sur le travail de l'écrivain. Pourquoi pas.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par songtsen le 11/12/2011


    "La nuit de l'oracle" est un "livre-gigogne": un livre dont le héros, romancier, tente d'écrire un livre qui décrit un tournant dans la vie d'un éditeur recevant le manuscrit d'un livre retrouvé par hasard et dont le titre est..."La nuit de l'oracle". Vous me suivez? La boucle semble bouclée. En même temps, tout s'interpénètre, les faits, les personnages; bref un vrai tourbillon! Finalement, cela nous amène à nous poser des tas de questions: celle de la place de la réalité et de l'imaginaire. Qu'est-ce qui est vrai ? Qu'est-ce qui est imaginaire ? L'imaginaire interfère-t-il sur la réalité? le fait d'écrire peut-il changer le cours d'une vie ? Celle de l'auteur ? de son lecteur? N'est-ce pas dangereux?
    La magie de l'auteur (le vrai, Paul Auster; enfin si il existe vraiment :)...) réside dans sa démarche: d'abord nous dérouter, effacer nos repères et nous amener à nous poser les bonnes questions; une fois le livre refermé, nous laisser toute liberté soit d'essayer, à nos risques et périls, d'y répondre...ou de passer le livre à la broyeuse afin de conjurer le mauvais sort. Bonjour, les enjeux!...Ah, que la lecture est belle!
    PS: cette critique est-elle bien réelle?

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Anassete le 02/06/2010


    Je n'ai pas réussi à rentrer dans l'intrigue. Ce n'est pas à cause du jeu des histoires enchâssées, mais plutôt parce que je trouve aucune saveur dans l'écriture. La faute à la traduction ou simplement parce que passer de Nancy Huston à Paul Auster, le fossé est trop grand ?

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par estrella_oscura le 22/02/2012


    la nuit de l'oracle, ça commence avec une histoire des plus prometteuses : Sidney Orr se remet d'une longue maladie qui l'a laissé à demi inconscient et cloué à l'hôpital pendant plusieurs mois. Il est écrivain. Rentré chez lui et afin de reprendre progressivement la forme, il rythme ses journées de promenades de plus en plus longues pendant lesquelles il renoue avec Brooklyn et réfléchit à son travail. Il tombe un jour par hasard sur une papeterie et y déniche un carnet bleu importé du Portugal. C'est le coup de foudre, il l'achète et dès son retour chez lui, il écrit frénétiquement plusieurs heures l'ébauche d'un éventuel futur roman.
    Et là, la 4eme de couverture laisse planer le suspens sur les suites de cette écriture hypnotique dans ce carnet bleu, évoquant que cela va le conduire à de "dangereuses surprises"... le carnet aurait-il un pouvoir mystérieux ?

    Autant vous dire que ces mots m'ont immédiatement donné envie de lire ce bouquin, d'autant plus lorsque au début du roman, l'auteur commence à filer deux mises en abymes successives : Sidney Orr écrivant son ébauche de roman et y incluant un autre roman dont il relate également l'histoire. On plonge, on plonge avec grande délectation. Il faut reconnaître que Paul Auster a un don absolument étourdissant de narrateur : on est instantanément vissé à sa prose comme s'il s'agissait d'un polar.

    Sauf que - et c'est là que ça se gâte : systématiquement, je suis déçue. Je suis arponnée, je bois ses mots, et puis il commence à se barrer en cacahuètes en disperçant l'intrigue, en ébauchant des intrigues dans les intrigues, en distillant des mystères un peu partout, pour finir par une chute à la noix qui ne résoud absolument rien. Un peu comme dans La Musique du hasard, il tue un des personnages, comme si la mort était sensée apporter la clé alors que ça apporte quedalle, ça laisse juste en suspens pleins de pistes qu'il n'a fait qu'ébaucher, au milieu desquelles il a fini par perdre le propos et finalement, ne sachant pas comment démêler la chose, il nous plante lamentablement. Genre tadammmm, je savais pas comment finir alors je tue un gars. Heu ouais, génial. Et sinon ?!

    Bref, j'ai l'impression de m'être fait embarquée dans une vaste fumisterie, comme si je m'étais fait hypnotiser pour rien, au final. C'est quand même dommage. Il avait de l'or en barre avec son histoire, le père Auster, et encore plus avec son talent de conteur. Pourquoi il veut toujours trop en faire, pourquoi il s'éparpille au lieu de creuser, et pourquoi il chiade par un peu plus ses chutes ?! C'est trop injuste !


    Lien : http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/archive/2012/02/13/la..

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Aaliz le 08/11/2011


    Après avoir été totalement conquise par La Trilogie new-yorkaise, j'avais hâte de renouer avec Paul Auster pour vérifier si je retrouvais mes sensations et mon plaisir à sa lecture.
    Eh bien ce fût le cas avec La nuit de l'oracle.
    Voilà encore un récit à la construction étonnante que je n'essaierai même pas de résumer.
    Paul Auster a ce don incroyable de balader son lecteur à sa convenance l'emmenant dans une direction pour mieux le bousculer et l'envoyer valdinguer dans une autre.
    Ici encore je me suis posée des tas de questions qui sont restées sans réponse. Auster parvient avec un talent fou à semer la zizanie dans l'esprit de son lecteur. Tout d'abord grâce à l'utilisation habile de la mise en abîme multiple. La nuit de l'oracle raconte l'histoire d'un écrivain qui nous raconte l'histoire d'un éditeur qui lit un livre, bref on se retrouve avec trois histoires imbriquées avec des similitudes volontaires entre les personnages au point qu'on en arrive à ne plus savoir dans quel récit on se trouve ! On retrouve là un procédé de Paul Auster qui, comme son narrateur, aime s'inspirer de lui-même pour créer ses personnages. (On retrouve d'ailleurs encore un anagramme de son nom …)
    Les récits sont truffés d'éléments étonnants qui éveillent la curiosité du lecteur créant ainsi une forme de suspense. Mais tout comme dans La Trilogie, pas d'issues, pas d'explications. le lecteur ne peut que se contenter des fruits de ses suppositions et de son imagination. Je pourrais vous exposer les miens ici mais je n'en ferai rien car d'une part ce serait vous dévoiler des tas d'éléments essentiels qui, ainsi sortis de leur contexte, n'auraient non seulement pour vous aucune signification mais vous gâcherait l'effet de surprise, et d'autre part pourraient influencer votre propre interprétation de ce livre.
    Je peux toutefois vous informer qu'on retrouve ici un thème cher à Auster qui est la notion de hasard. Selon lui, les évènements de la vie ne surviennent que par hasard et notre vie ne tient donc qu'à un fil. Je me demande aussi si Auster n'a pas vécu un accident sévère au cours de sa vie, peut-être est-il passé près de la mort car ce thème réapparaît assez souvent aussi. On ressent aussi beaucoup son côté humain à travers l'évocation des camps de la mort et d'un fait divers concernant un bébé qui amène le narrateur a versé des larmes. La mort d'un bébé revient souvent dans le récit ( à 3 reprises ) est-ce du vécu aussi ?
    Paul Auster décrit également très bien les questionnements relatifs au métier d'écrivain, l'inspiration subite qui permet à l'auteur d'écrire dans une totale frénésie jusqu'au blocage, la situation où l'écrivain se retrouve confronté à un obstacle qu'il ne sait pas comment résoudre. J'ai été intriguée aussi par cette notion de mots « qui tuent ». Lorsqu'un écrivain couche certaines pensées sur le papier, sont-elles amenées à se réaliser dans la réalité ? L'écrivain serait-il une sorte de medium ? J'ai lu que les horoscopes et autres prédictions de l'avenir pouvaient se révéler justes car ces prédictions conditionnent la personne et, par effet de suggestion, la pousse à agir de façon à ce que ces prédictions deviennent réalité. Serait-ce la même chose pour un écrivain ?
    En dehors de tout ceci, j'ai retrouvé aussi cet objet récurrent dans l'œuvre de Paul Auster qu'est le carnet. Rouge dans La Trilogie, il est bleu dans La nuit de l'oracle. Pourtant une scène m'a surprise (et peut-être qu'encore une fois c'est mon imagination qui s'emballe) : le narrateur se bagarre avec un libraire car il souhaite absolument acheter un carnet rouge ( le dernier en magasin) mais le libraire refuse obstinément prétextant que Le carnet rouge a déjà été réservé pour une autre personne. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que cette personne en question était le narrateur de La Trilogie …
    Ce n'était donc que ma deuxième rencontre avec Paul Auster mais à force de recherches sur lui je commence à mieux le saisir. Toujours est-il que je meurs d'envie de poursuivre ma découverte de son œuvre et qui sait … peut-être faire la connaissance d'un éventuel propriétaire de carnet vert ?
    A ce propos, j'ai l'impression qu'Auster attache beaucoup d'importance aux couleurs. Je pense aux carnets mais aussi aux noms de ses personnages dans la Trilogie. Serait-ce par effet de contraste avec la grisaille du béton new-yorkais ?
    Bref, comme vous voyez, cet auteur et son oeuvre m'intriguent énormément.
    Je crois que je vais aller faire un tour à la librairie moi …


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-la-nuit-de-l-oracle-paul..

    critique de qualité ? (4 votes positifs)






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