Willy G. Christmas, vagabond professionnel et bouffon rimailleur, erre dans Baltimore en compagnie de Mr Bones, son fidèle chien. Son but : retrouver Bea Swanson, son ancienne muse et protectrice, et lui confier son compagnon ainsi que soixante-... > voir plus
J'ai pleuré ....ça me m'était jamais arrivé en lisant un livre ....Ce livre est d'une intensité ....d'une sensibilité.... et pour avoir presque tout lu d'Auster on y retrouve bien ses grandes angoisses ou intérrogations comme l'abandon, l'attachement, la reconnaissance, l'amour ...mais surtout surtout l'abandon, la fin, la séparation et donc la mort...qu'est ce que s'abandonner, être abandonné etc....Alors oui, ce n'est pas follement gai, il y a d'autres auteurs pour ça mais c'est très beau et comme toujours superbement bien écrit, articulé.
Auster a ce talent d'écrire des romans qui peuvent se lire à plusieurs niveaux: soit vous vous arrétez à cette belle histoire d'un chien en quête d'un maitre soit vous y lisez tout ce qui n'est pas dit et qui est bien là. Mais qq soit votre niveau de lecture vous serez attrappé par ce livre qui m'a littéralement écrasé le coeur.
Mister Bones vient de me laisser au détour d'une dernière page. J'avoue que sa compagnie était plaisante. Il avait de la conversation, de l'esprit. Il avait comme qui dirait... du chien!
Quand j'ai entamé ce roman, je me suis demandée combien de temps l'auteur réussirait à me garder auprès de lui en mettant un chien au centre de son histoire. Ce n'est pas que les animaux m'ennuient, mais vous avouerez avec moi que miser sur un héros à quatre pattes pour tout un roman est assez audacieux !
C'était oublier le talent de Paul Auster, dont je découvre l'écriture assez attachante. Un véritable héros de roman, ce Mr Bones, avec ses émotions, ses aventures, ses coups durs et ses ptits bonheurs.
Je ne songe qu'à une chose maintenant : retrouver Auster pour une nouvelle étreinte livresque !
J'ai enfin trouvé le courage de relire "Tombouctou" et... chose incroyable : j'aime bien o_O
Si je ne me retenais pas je lui collerais 4 étoiles parce qu'en définitive, il n'est pas si nul que ça ce bouquin (en tout cas, je le lirai une 3ème fois sans problème). Une fois Willy mort, on n'a plus à subir de longs monologues tortueux (mais pas complètement idiots non plus) et la découverte du monde par Mr Bones sans son maître est en vérité fort intéressante, entre des réflexions fines et justes, l'air de ne pas y toucher et l'usage d'un chien pour nous faire voir nos univers c'est pas mal fait du tout ! (je n'aurais jamais cru écrire cela de "Tombouctou" un jour mais ça fait toujours plaisir de sortir un livre du purgatoire - et dieu sait que celui-ci a fait son temps !)
Livre qui m'avait déplu en première lecture et qui a su me convaincre à la relecture. Si je ne me retenais pas je lui collerais 4 étoiles parce qu'en définitive, il n'est pas si nul que ça ce bouquin (je le lirai une 3ème fois sans pb).
Une fois Willy mort, on n'a plus à subir de longs monologues tortueux (mais pas complètement idiots non plus) et la découverte du monde par Mr Bones sans son maître est en vérité fort intéressante, entre des réflexions fines et justes, l'air de ne pas y toucher et l'usage d'un chien pour nous faire voir nos univers c'est pas mal fait du tout ! (je n'aurais jamais cru écrire cela de "Tombouctou" un jour mais ça fait toujours plaisir de sortir un livre du purgatoire - et dieu sait que celui-ci avait fait son temps)
Willy et Mr Bones forment un drôle de tandem. Ils sont inséparables, et pour cause, Mr Bones est le chien de Willy ! Ils vivent tous les deux dans la rue. Mais, Willy sent sa fin arriver, tout comme Mr Bones qui se demande de quoi son avenir sera fait quand son fidèle compagnon bipère sera à "Tombouctou", là où on va après la mort. Je suis toujours avide de romans qui traitent de l'animal, et de la relation qui unit l'animal et l'homme (et pour cause dans la vraie vie, je suis vétérinaire :) ). Certains m'ont boulversée, Cabot-Caboche de Daniel Pennac par exemple - j'avais il est vrai, bien 15 ans de moins. Ce ne fut pas le cas de Tombouctou. La lecture est agréable, on sourit parfois, le point de vue de Mr Bones est sympathique à suivre... mais tout ça manque d'émotion à mon goût. Je suis un peu restée sur ma faim, j'aurai aimé verser quelques larmes !
Rendre le monde meilleur.Apporter un peu de beauté dans les coins ternes et monotones des âmes.. On peut faire ça avec un grille-pain, on peut le faire avec un poème, on peut le faire en tendant la main à un inconnu. Peut importe la forme que ça prend. Laisser le monde un peu meilleur qu'on ne l'a trouvé. C'est ce qu'un homme peut faire de mieux.
Mr Bones savait que Willy n'en avait plus pour longtemps ici-bas. Ça faisait bien six mois que cette toux s'était installée, et il ne restait plus désormais à Willy l'ombre d'une chance de s'en débarrasser. Lentement, inexorablement, sans la moindre amorce d'un changement favorable, le mal s'était mis à vivre sa vie, depuis le premier bourdonnement glaireux au fond des poumons le 3 février jusqu'aux volées de crachats asthmatiques et d'expectorations convulsives du plein été. Comme si tout cela n'était pas assez moche, une tonalité nouvelle s'était glissée depuis deux semaines dans le concert bronchique - quelque chose de contracté, de dur, de percutant - et la fréquence des crises était telle qu'elles paraissaient à présent quasi continues. Chaque fois que l'une d'elles commençait, Mr Bones s'attendait plus ou moins à ce que les fusées sous pression qui éclataient contre la cage thoracique de Willy fissent exploser son corps. Il se disait qu'à la prochaine étape il y aurait du sang, et quand advint l'instant fatal, ce samedi après-midi, ce fut comme si tous les anges du ciel s'étaient soudain mis à chanter à pleine gorge.
Les carnets de route de François Busnel, France 5 Paul Auster parle de New York et de ses romans François Busnel rencontre des écrivains new-yorkais, d'origine ou de coeur, qui puisent dans l'âme de la métropole la matière de leurs romans. Paul Auster, Colum McCann, Toni Morrison, Jay McInerney et Jonathan Franzen dressent le portrait d'une ville où se concentrent les rêves et les doutes de l'Amérique. François Busnel propose de découvrir les Etats-Unis à travers le regard de ses écrivains. Il débute son périple par New York, ville la plus européenne du continent, qui n'en est pas moins un reflet de l'Amérique. Reflet de son immensité, de ses contrastes et de sa mixité. C'est aussi le lieu où s'épanouit une scène artistique foisonnante. François Busnel rencontre certains de ces New-yorkais d'origine ou de coeur, qui puisent dans l'âme de la métropole la matière de leurs romans. Paul Auster, Colum McCann, Toni Morrison, Jay McInerney et Jonathan Franzen dressent le portrait d'une ville où se concentrent les rêves et les doutes de l'Amérique.