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ISBN : 2253023116
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.94/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Vermilion Sands, a écrit J. G. Ballard, c'est la banlieue exotique de mon esprit.
Désert, mer de sable, lacs fossiles, récifs de quartz. Paysage abstrait semblable à ceux peints par Dali ou Max Ernst.
Vermilion Sands est une bizarre station baln... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Charybde7, le 26 avril 2013

    Charybde7
    On pourrait facilement se perdre, définitivement, dans cet intervalle temporel, dans la station balnéaire de Vermilion Sands, villégiature au milieu des dunes plongée en léthargie, autrefois fréquentée par des cinéastes d'avant-garde et des excentriques cosmopolites, séjournant dans des résidences désertées qui s'affaissent aujourd'hui dans les sables.
    Dans ces récits hypnotiques, des femmes passent comme des comètes, des femmes aux noms hollywoodiens bizarrement désuets, à la chevelure bleue, cerise ou corail, silhouettes dorées ou spectrales mais toujours fatales, visages mangés par des yeux de diamant, femmes aperçues au creux de la banquette d'une Rolls ou d'une grande Cadillac, êtres dévorés par l'ennui, le narcissisme et la culpabilité, endeuillés par des traumatismes en suspens, tandis que des troupes de raies des sables tournoient dans le ciel comme des nuages menaçants.
    Il n'y a plus de livres ou de poèmes à écrire, plus de tableaux à peindre, plus de musique à composer, tout est désormais mécanisé. Mais les œuvres, les objets, tout comme les animaux, les plantes, les maisons, portent en germe la rébellion contre le façonnement, la marchandisation, la répétition imposée par la mécanisation, contre le trop plein d'émotions et les névroses.
    Dans ce décor désaffecté aux couchers de soleil crépusculaires, on assiste, fasciné, à la collision du futur avec le passé. Lire Vermilion Sands, c'est comme voir un rêve et entendre sa musique, c'est un envoûtement.
    « La plupart d'entre nous souffraient, à des degrés divers, de lassitude balnéaire, malaise chronique qui exile ses victimes dans un trouble nirvâna de bains de soleil interminables, de lunettes noires et d'après-midi sur les terrasses. » (Numéro 5, Les Étoiles)
    « La femme allait et venait dans son salon, changeant les meubles de place, presque nue à l'exception d'un grand chapeau en métal. Même dans la pénombre, les lignes sinueuses de ses cuisses et de ses épaules avaient un reflet doré scintillant. C'était la lumière incarnée des galaxies. Vermilion Sands n'avait jamais rien vu de pareil. » (Prima Belladonna)
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    • Livres 4.00/5
    Par Athouni, le 05 juin 2013

    Athouni
    Un recueil centré sur Vermilion Sands, une station balnéaire, pendant l'Intercalaire, un temps suspendu, chômé, où seul les loisirs comptent. Une sorte d'utopie où les raies des sables volent dans le ciel et où l'on peut sculpter les nuages. Toutes les nouvelles fonctionnent à l'identique : le héros est amené à rencontré une femme dont il s'éprend le plus souvent. C'est à travers cette rencontre que naissent les distorsions et que grandit l'angoisse. Ces femmes fatales sont dangereuses, sans être pour autant animées de mauvaises intentions. Elles sont simplement comme ça, à l'image des prédatrices (le vocabulaire animalier et plus précisément le monde des insectes est souvent convié). On ne reproche pas aux mantes religieuses de manger le mâle qui les féconde... Ce recueil regorge d'idées, très stimulantes et intéressantes. La construction des nouvelles, qui donne son unité au recueil, crée peut-être une sensation de redondance lorsqu'on lit le livre d'une traite.
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    • Livres 5.00/5
    Par Charybde2, le 15 juin 2014

    Charybde2
    Utopie désenchantée ou parenthèse ironique, la mythique cité des arts, de la plage et du désert de J.G. Ballard.
    Désormais sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2014/06/15/note-de-lecture-vermilion-sands-j-g-ballard/

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Critiques presse (1)


  • Bibliobs , le 04 août 2014
    Chef d’œuvre de la science-fiction, ce recueil de nouvelles est aussi une méditation prophétique sur ce que l’art devient à l’âge des machines et de la production de masse: une marotte pour mabouls. [...] On y trouve surtout le génie sans fond de Ballard.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par Charybde2, le 15 juin 2014

    Qui était Aurora Day ? Je me le demande souvent à présent. Traversant comme une comète d’été la voûte placide d’un ciel hors saison, elle semble être apparue dans des rôles différents à chacun des membres de notre petite colonie aux Étoiles. Je la pris d’abord pour une belle névrosée jouant les femmes fatales, mais Raymond Mayo voyait en elle une des madones explosives de Salvador Dali, une énigme capable de chevaucher sereinement l’Apocalypse. Pour Tony Sapphire, comme pour le reste de ses admirateurs d’un bout à l’autre de la plage, elle était la réincarnation d’Astarté elle-même, une fille du temps aux yeux de diamant, vieille de trente siècles.
    Je me rappelle très bien comment je découvris le premier de ses poèmes. Un soir, après dîner, je me reposais sur la terrasse – ma principale occupation à Vermilion Sands -, lorsque je remarquai une sorte de banderole traînant sur le sable en contrebas de la balustrade. À quelques mètres de là, il s’en trouvait plusieurs autres et, pendant une demi-heure, je les observai qui volaient çà et là, légèrement, parmi les dunes. Les phares d’une voiture brillèrent dans l’allée menant à l’atelier n°5 et j’en conclus qu’un nouveau locataire s’était installé dans la villa, inoccupée depuis plusieurs mois.
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  • Par psycheinhell, le 30 janvier 2013

    Tous les soirs de l'été à Vermilion Sands, les poèmes insensés de ma belle voisine traversaient le désert depuis l'atelier n°5, Les Étoiles, jusqu'à ma villa, écheveaux brisés de rubans colorés qui se dénouaient dans le sable comme les fils d'une toile d'araignée mise en pièces. Toute la nuit, ils voletaient autour des piliers sous la terrasse, s'entrelaçaient à la grille du balcon et, au matin, avant que je les balaie, il s'en trouvait déjà d'accrochés à la façade sud de la villa comme une bougainvillée d'un éclatant rouge cerise.
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  • Par psycheinhell, le 30 janvier 2013

    La nuit dernière encore, tandis que, venu de Lagoon West, le vent du crépuscule soufflait sur le désert, j'ai entendu des fragments de musique portés par les rouleaux thermiques ; fugaces et lointains, c'étaient des échos du chant d'amour de Lunora Goalen. Mes pieds foulaient le sable cuivré vers les récilfs où poussent les sculptures soniques. J'errais dans l'ombre parmi les jardins métalliques, en quête de la voix de Lunora. Personne n'entretient les sculptures, de nos jours, et la plupart d'entre elles se sont flétries. Néanmoins, suivant l'inspiration du moment, j'ai coupé une spirale et l'ai rapportée jusqu'à ma villa pour la planter dans le lit de quartz, sous le balcon. Toute la nuit, elle a chanté pour moi, m'a parlé de Lunora et de l'étrange musique qu'elle jouait pour elle seule...
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  • Par Charybde2, le 15 juin 2014

    La femme allait et venait dans son salon, changeant les meubles de place, presque nue à l’exception d’un grand chapeau en métal. Même dans la pénombre, les lignes sinueuses de ses cuisses et de ses épaules avaient un reflet doré scintillant. C’était la lumière incarnée des galaxies. Vermilion Sands n’avait jamais rien vu de pareil.
    "Les travaux d’approche doivent être subtilement équivoques, poursuivit Harry en contemplant son verre de bière. Il faut de la timidité, une attitude presque mystique. Rien de précipité, rien de vorace."
    La femme se pencha pour défaire une valise, et les ailettes métalliques de son chapeau palpitèrent, masquant son visage. Elle vit que nous l’observions, regarda un instant autour d’elle puis baissa les stores.
    Nous nous renfonçâmes dans nos fauteuils et nous regardâmes pensivement comme trois triumvirs réfléchissant à la meilleure façon de diviser un empire, sans dire un mot de trop, chacun guettant la moindre chance de doubler les autres.
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  • Par Charybde2, le 15 juin 2014

    "Robert, puis-je faire votre portrait ? me demanda-t-elle un matin. Je vous vois sous les traits du Vieux Marin, avec une raie blanche enroulée autour du cou."
    Je couvris mes pieds bandés avec une robe de chambre à dragons d’or – oubliée chez elle, supposais-je, par un de ses amants. "Hope, vous voyez en moi un personnage de légende. Je suis navré d’avoir tué l’une de vos raies, mais croyez-moi, je l’ai fait sans réfléchir.
    – Tout comme le Vieux Marin quand il a tué l’albatros."
    Elle tourna autour de moi, une main sur la hanche, l’autre me palpant les lèvres et le menton, comme si elle étudiait les linéaments d’une statue antique. "Je vais vous peindre en train de lire Les Chants de Maldoror."
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Vidéo de James Graham Ballard

ames Graham Ballard was a British novelist and short story writer who was born 15 November, 1930 and raised in the Shanghai International Settlement..His experiences during that time formed the basis of his novel Empire of the Sun which was later turned into a movie by Steven Spielberg starring 13-year-old Christian Bale, as well as John Malkovich and Miranda Richardson. J G Ballard died on April 19 2009, aged 78 after a lengthy battle with cancer








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