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ISBN : 2264067292
Éditeur : 10-18 (2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.03/5 (sur 5189 notes)
Résumé :
"Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey ? Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal... "

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui f... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (797) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
Eric7509 avril 2012
  • Livres 5.00/5
My goodness ! était-il indispensable de poster cette 318ème critique sur Babelio ? On peut s'interroger vu l'engouement babélien et blogosphérique à propos de ce livre, car on peut supposer la messe dite, le calice bu jusqu'à la lie et la tourte aux épluchures depuis longtemps refroidie. Mais mon challenge ABC, de connivence avec ma PAL, m'infligeait ce choix cruel : à la lettre S, il me fallait décider entre La couleur des sentiments de Kathryn Stockett et le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer (deux achats en dehors de mes sujets de prédilection habituels et dictés par une curiosité mal… une grande ouverture d'esprit !). Après abandon par KO dès le second chapitre du Kathryn Stockett (mais la partie n'est que remise), j'ai vaillamment attaqué le Mary Ann Shaffer en passant outre l'appréciation d'Anna Gavalda venue en renfort, ce qui me faisait craindre le pire.
Finalement, quelle belle surprise !
Il y a en effet de quoi être conquis, et je ne reviens pas sur la délicatesse, la confusion des sentiments et l'insoutenable légèreté de l'être (j'ajoute ça pour tester les étiquettes automatiques de Babelio) qui ponctuent toute romance digne de ce nom : on taquine ici le top niveau.
On peut trouver à ce roman bien d'autres sujets d'intérêt : le contexte historique de l'occupation allemande des îles anglo-normandes (l'évacuation des enfants, la position de Churchill et le rôle du SS Vega…), la réaction des habitants face à l'occupant, mais aussi le prosélytisme littéraire visant une population a priori peu encline à lire Catulle et Marc Aurèle, avec effet comique assuré, et surtout, le pari osé d'un édifice utilisant à 100% le matériau épistolaire.
Les lettres se suivent et ne se ressemblent pas, les sujets se répondent et rebondissent les uns sur les autres, pour former peu à peu une construction extrêmement cohérente. Par ailleurs, le regard externe et désynchronisé sur les événements, la variété des points de vue, les ellipses, la concision et la brièveté des anecdotes racontées dans ces lettres, d'une grande force évocatrice, laissent une place importante à l'imaginaire du lecteur. On reste surpris devant l'efficacité d'un tel procédé.
Malgré certains sujets graves (disparition de proches, traumatisme des camps, bombardements et villes transformées en champs de ruines…) l'optimisme et la solidarité sont de mise pour faire face aux pires des situations, et l'ensemble reste croustillant et léger, à l'image des épluchures de patates frites, finalement pas si indigestes, car on a évité le navet.
A consommer sans modération !
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Epictete
Epictete20 avril 2014
  • Livres 5.00/5
584 critiques du sujet sur Babelio au moment où j'attaque la rédaction de ce commentaire. Cela vous rend tout petit, voire un peu inutile.
Soit on écrit pour :
• Exister parmi ces avis.
• Dire vraiment quelque chose d'original.
• Dire simplement que l'on a lu un livre qui mérite que l'on parle de lui, même si l'on est sûr que d'autres l'on fait auparavant et certainement de façon plus talentueuse.
Personnellement je choisirai la troisième option, n'ayant aucune prétention quant aux commentaires précédents, mais souhaitant partager ma lecture avec ceux qui pourront me lire.
On se trouve ici face à un roman épistolaire mais dont la structure dépasse l'échange de lettres. On est plus proche du « Dossier 51 » de Gilles Perrault que j'avais beaucoup aimé lors de sa lecture.
Plutôt que de raconter simplement une histoire, l'auteur nous livre un certain nombre de données, de pièces qu'il faut assembler pour comprendre la totalité de l'histoire.
A partir d'un titre pour le moins farfelu, on s'attend à des situations un peu « So British », concernant de vieilles dames plus ou moins indignes, trempant des scones dans du thé avec un nuage de lait, et on dévie doucement vers une description de la situation de Guernesey en temps de guerre, pendant l'occupation Allemande.
Chaque lettre a le charme d'une écriture à l'Anglaise qui rappelle certaines ambiances du type Agatha Christie. Il y a un côté « Demoiselle innocente » dans une ambiance un peu surannée, avec une pointe d'ingénuité permanente et qui amène le sourire.
Le caractère de chacun s'affine au fil des lettres. L'analyse des sentiments est très Anglaise, épurée, pudique, mais lucide.
C'est aussi une analyse de la relation virtuelle qui se noue entre le biographe et son sujet : amour, addiction, détestation, envie.
Et on termine par la concrétisation d'une histoire d'amour qui était latente depuis le début du livre.
Une belle réussite littéraire.
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juliette2a
juliette2a21 juillet 2013
  • Livres 5.00/5
Coup de coeur !
Je suis une adepte des romans épistolaires, et celui-ci ne m'a pas du tout déçue !
Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates est bien plus qu'un roman, c'est un monde fabuleux qui évolue à Guernesey et dont on découvre, au fil de chaque lettre, les secrets les mieux gardés...Parallèlement, Juliet Ashton est une journaliste/écrivain londonienne à la recherche d'un sujet pour son prochain livre, avec l'aide de ses amis Sidney et Sophie Stark. Par une heureuse coïncidence, elle reçoit une lettre de Dawsey Adams, habitant de l'île de Guernesey, à propos de Charles Lamb, et décide donc de lui répondre. S'ensuit alors un échange de lettres entre Juliet et Dawsey, puis entre Juliet et Isola Pribby ou entre Juliet et Amelia Maugery, deux membres du Cercle...
Mais ce roman épistolaire contient également des éléments essentiels sur l'Occupation allemande durant la Seconde Guerre Mondiale, comme le départ de nombreux enfants de l'île pour l'Angleterre ou encore le traitement réservé aux femmes détenues dans les camps de travail (à l'image d'Elizabeth McKenna, LA fondatrice du Cercle).
Enfin, l'amour est également un élément important de cette histoire, surtout du côté de Juliet : si les prétendants sont nombreux, Juliet devra auparavant écouter son coeur et se montrer courageuse pour séduire celui qu'elle aime -Sidney ? Dawsey ? Mark ?, c'est ce que l'on découvre enfin dans la dernière lettre !
Les personnages sont merveilleux, l'histoire est passionnante, la plume de Mary Ann Shaffer est fantastique, bref, je suis véritablement charmée par ce roman, qui intègre désormais la liste des livres que je préfère...
A lire absolument !!
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Lorraine47
Lorraine4715 novembre 2014
  • Livres 5.00/5
Je vais ajouter ma toute petite pierre au cairn de critiques qui s'est formé autour de cet ouvrage au titre insolite! Sans Babelio, je n'aurais sûrement jamais lu "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", et j'avoue que je serais passée à côté d'une belle rencontre.
Ce roman épistolaire ayant pour toile de fond la belle île de Guernesey de l'immédiat après- guerre révèle des trésors. L'héroïne tout d'abord, la pétillante et lumineuse Juliet Ashton, écrivain en panne qui retrouvera l'inspiration grâce aux membres du cercle littéraire. Il y a aussi ce style si précieux où l'on sent pointer la préciosité anglaise avec ce charme suranné du temps où écrire était le premier moyen de communiquer. Et surtout une armada de personnages secondaires truculents et attachants auxquels on pense longtemps après avoir refermé le livre, comme s'ils faisaient partie de nos intimes!
Enfin, je suis tout particulièrement sensible aux évocations de l'occupation allemande et de cette période d'extrême souffrance où la solidarité seule permettait de survivre.
Un roman profondément humain, merci les copains pour cette découverte!
Une babeliote qui s'extasie encore trois heures après la bataille...
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livrevie
livrevie13 juillet 2014
  • Livres 5.00/5
"C'était bien", voilà ce que me dit ma mère de ce petit livre, acheté sur un coup de tête peu après le décès de mon père. Ce jour-là, elle ne me le rendit pas, elle l'avait prêté à une de ses amies, qui elle-même le prêta à une autre. Petit livre voyageur, il ne me revint qu'un an après, écorné, un peu usé, et porteur des "C'était bien' de ma mère et de ses amies, et de ce sourire que je ne lui avais pas vu depuis longtemps.
Voilà, peu de mots finalement pour le décrire... Pas de la grande littérature, mais un jeu habile pour ce roman épistolaire. Et un "C'était bien" plus que suffisant. Sa mission est remplie, il a illuminé des coeurs... le mien aussi...
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Les critiques presse (1)
LaLibreBelgique07 décembre 2015
Dans la dynamique d’une forme épistolaire qui permet à chaque personne de s’incarner pleinement, le roman mêle subtilement humour et souvenirs douloureux de l’occupation de l’île.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (384) Voir plus Ajouter une citation
bladelorbladelor05 juillet 2009
C'est ce que j'aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous mène à un autre livre, dans lequel vous trouverez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l'infini, et c'est du plaisir pur.

J'ai tiré une table près de la plus grande fenêtre du salon pour écrire. Le seul problème, c'est que je suis sans cesse tentée d'aller me promener au bord de la falaise. Le mer et les nuages sont en perpétuelle métamorphose, j'ai peur de manquer quelque chose en restant à l'intérieur. Quand je me suis levée ce matin, la mer semblait pleine de piécettes d'or. Et maintenant, on la croirait recouverte de dépôts de citron. Les écrivains ont intérêt à vivre au coeur des terres ou près d'une décharge publique, s'ils veulent réussir à travailler un peu. Ou à se montrer plus persévérants que moi.
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Eric76Eric7619 février 2016
J'ai découvert Rob assis sur un tabouret bas, devant ma bibliothèque, entouré de cartons. Il scellait le dernier avec du ruban adhésif et de la corde. Il y avait huit cartons au total. Huit cartons entiers de mes livres, attachés, prêts à être descendus à la cave.
Il a levé la tête et s'est exclamé : " Bonjour, ma chérie. Ne t'inquiète pas pour le désordre, le portier m'a dit qu'il m'aiderait à tout descendre. " Il a désigné ma bibliothèque du menton et il a lancé : " Magnifique, n'est-ce pas ? "
J'avais le souffle coupé ! J'étais trop horrifiée pour parler. Toutes les étagères, Sidney, toutes mes étagères de livres étaient couvertes de trophées de sport : coupes d'argent, coupes d'or, rosettes bleues, rubans rouges. Des récompenses pour tous les sports qui se jouent avec un instrument en bois : batte de cricket, raquettes de squash, raquettes de tennis, rames, clubs de golf, raquettes de ping-pong, arcs et flèches, queues de billard, crosses de lacrosse, crosses de hoquet et maillets de polo. Il y avait des statuettes illustrant tout ce qu'un homme peut sauter, seul ou à cheval. Et, à côté, des certificats encadrés - a tué le plus grands nombre d'oiseaux tel et tel jour, vainqueur de diverses courses à pied, dernier homme à être resté debout dans un infâme corps à corps contre l'Ecosse.
Je n'ai pas pu m'empêcher de crier : " Comment oses-tu ! Qu'as-tu FAIT ?! Remets mes livres à leur place ! "
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Eric76Eric7623 février 2016
J'ai moi aussi le sentiment que la guerre n'est pas terminée, par moments. Quand mon fils Ian est mort aux côtés de son père, à El-Alamein, les gens qui me présentaient leurs condoléances ajoutaient souvent : "La vie continue", pour me réconforter. Quelle bêtise, me disais-je. Bien sûr que non elle ne continue pas. C'est la mort qui continue. Ian est mort, et il sera encore mort demain, l'année prochaine, à jamais. La mort est sans fin. Mais peut-être y aura t'il une fin à la tristesse. La tristesse a englouti le monde comme les eaux du Déluge. Il faudra du temps pour qu'elle reflue. Mais, déjà, on peut distinguer des ilots... D'espoir ? de bonheur ? d'une chose de cet ordre là, en tout-cas. J'aime vous imaginer debout sur votre chaise, tentant d'apercevoir le soleil tout en évitant de poser les yeux sur les monticules de gravats.
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marionlafontanmarionlafontan28 janvier 2013
Je trouvais incroyable à l'époque -et encore aujourd'hui- qu'une si grande partie de la clientèle qui traîne dans les librairies ne sache pas vraiment ce qu'elle cherche, mais vienne juste jeter un oeil aux étagères avec l'espoir de tomber sur un livre qui répondra à son attente. Puis, quand ils sont assez futés pour ne pas croire au baratin de l'éditeur, ils vous posent les fameuses trois questions : 1. De quoi ça parle ? 2. Vous l'avez lu ? 3. C'est bien ?
Les vendeurs bibliophiles pur jus -comme Sophie et moi l'étions -sont incapables de mentir. Nos visages nous trahissent immédiatement. Un sourcil arqué ou un coin de lèvre relevé suffit à trahir le livre honteux, et incite les clients futés à demander autre chose. Nous les conduisons alors de force vers un opus précis que nous leur ordonnons de lire. S'il leur déplaît, ils ne reviendront jamais ; mais, s'ils l'apprécient, ils seront clients à vie.
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Zazette97Zazette9710 novembre 2009
Quand mon fils Ian est mort aux côtés de son père, à El-Alamein, les gens qui me présentaient leurs condoléances ajoutaient souvent : "La vie continue", pour me réconforter.
Quelle bêtise me disais-je. Bien sûr que non elle ne continue pas. C'est la mort qui continue.
Ian est mort et il sera encore mort demain, l'année prochaine, à jamais. La mort est sans fin.
Mais peut-être y aura-t-il une fin à la tristesse. p.159
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Videos de Annie Barrows (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Annie Barrows
Annie Barrows vous présente son dernier roman !
Ce n'était pas le projet estival dont Layla avait rêvé. Rédiger l'histoire d'une petite ville de Virginie-Occidentale et de sa manufacture de chaussettes, Les Inusables Américaines. Et pourtant...
Eté 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d'une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville. L'été s'annonce mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a... La fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l'enfance... La tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu'elle aimait... Et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville. De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l'existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.
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