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ISBN : 2264067292
Éditeur : 10-18 (2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.03/5 (sur 5425 notes)
Résumé :
"Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey ? Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal... "

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui f... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (833) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
Eric7509 avril 2012
  • Livres 5.00/5
My goodness ! était-il indispensable de poster cette 318ème critique sur Babelio ? On peut s'interroger vu l'engouement babélien et blogosphérique à propos de ce livre, car on peut supposer la messe dite, le calice bu jusqu'à la lie et la tourte aux épluchures depuis longtemps refroidie. Mais mon challenge ABC, de connivence avec ma PAL, m'infligeait ce choix cruel : à la lettre S, il me fallait décider entre La couleur des sentiments de Kathryn Stockett et le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer (deux achats en dehors de mes sujets de prédilection habituels et dictés par une curiosité mal… une grande ouverture d'esprit !). Après abandon par KO dès le second chapitre du Kathryn Stockett (mais la partie n'est que remise), j'ai vaillamment attaqué le Mary Ann Shaffer en passant outre l'appréciation d'Anna Gavalda venue en renfort, ce qui me faisait craindre le pire.
Finalement, quelle belle surprise !
Il y a en effet de quoi être conquis, et je ne reviens pas sur la délicatesse, la confusion des sentiments et l'insoutenable légèreté de l'être (j'ajoute ça pour tester les étiquettes automatiques de Babelio) qui ponctuent toute romance digne de ce nom : on taquine ici le top niveau.
On peut trouver à ce roman bien d'autres sujets d'intérêt : le contexte historique de l'occupation allemande des îles anglo-normandes (l'évacuation des enfants, la position de Churchill et le rôle du SS Vega…), la réaction des habitants face à l'occupant, mais aussi le prosélytisme littéraire visant une population a priori peu encline à lire Catulle et Marc Aurèle, avec effet comique assuré, et surtout, le pari osé d'un édifice utilisant à 100% le matériau épistolaire.
Les lettres se suivent et ne se ressemblent pas, les sujets se répondent et rebondissent les uns sur les autres, pour former peu à peu une construction extrêmement cohérente. Par ailleurs, le regard externe et désynchronisé sur les événements, la variété des points de vue, les ellipses, la concision et la brièveté des anecdotes racontées dans ces lettres, d'une grande force évocatrice, laissent une place importante à l'imaginaire du lecteur. On reste surpris devant l'efficacité d'un tel procédé.
Malgré certains sujets graves (disparition de proches, traumatisme des camps, bombardements et villes transformées en champs de ruines…) l'optimisme et la solidarité sont de mise pour faire face aux pires des situations, et l'ensemble reste croustillant et léger, à l'image des épluchures de patates frites, finalement pas si indigestes, car on a évité le navet.
A consommer sans modération !
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Epictete
Epictete20 avril 2014
  • Livres 5.00/5
584 critiques du sujet sur Babelio au moment où j'attaque la rédaction de ce commentaire. Cela vous rend tout petit, voire un peu inutile.
Soit on écrit pour :
• Exister parmi ces avis.
• Dire vraiment quelque chose d'original.
• Dire simplement que l'on a lu un livre qui mérite que l'on parle de lui, même si l'on est sûr que d'autres l'on fait auparavant et certainement de façon plus talentueuse.
Personnellement je choisirai la troisième option, n'ayant aucune prétention quant aux commentaires précédents, mais souhaitant partager ma lecture avec ceux qui pourront me lire.
On se trouve ici face à un roman épistolaire mais dont la structure dépasse l'échange de lettres. On est plus proche du « Dossier 51 » de Gilles Perrault que j'avais beaucoup aimé lors de sa lecture.
Plutôt que de raconter simplement une histoire, l'auteur nous livre un certain nombre de données, de pièces qu'il faut assembler pour comprendre la totalité de l'histoire.
A partir d'un titre pour le moins farfelu, on s'attend à des situations un peu « So British », concernant de vieilles dames plus ou moins indignes, trempant des scones dans du thé avec un nuage de lait, et on dévie doucement vers une description de la situation de Guernesey en temps de guerre, pendant l'occupation Allemande.
Chaque lettre a le charme d'une écriture à l'Anglaise qui rappelle certaines ambiances du type Agatha Christie. Il y a un côté « Demoiselle innocente » dans une ambiance un peu surannée, avec une pointe d'ingénuité permanente et qui amène le sourire.
Le caractère de chacun s'affine au fil des lettres. L'analyse des sentiments est très Anglaise, épurée, pudique, mais lucide.
C'est aussi une analyse de la relation virtuelle qui se noue entre le biographe et son sujet : amour, addiction, détestation, envie.
Et on termine par la concrétisation d'une histoire d'amour qui était latente depuis le début du livre.
Une belle réussite littéraire.
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juliette2a
juliette2a21 juillet 2013
  • Livres 5.00/5
Coup de coeur !
Je suis une adepte des romans épistolaires, et celui-ci ne m'a pas du tout déçue !
Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates est bien plus qu'un roman, c'est un monde fabuleux qui évolue à Guernesey et dont on découvre, au fil de chaque lettre, les secrets les mieux gardés...Parallèlement, Juliet Ashton est une journaliste/écrivain londonienne à la recherche d'un sujet pour son prochain livre, avec l'aide de ses amis Sidney et Sophie Stark. Par une heureuse coïncidence, elle reçoit une lettre de Dawsey Adams, habitant de l'île de Guernesey, à propos de Charles Lamb, et décide donc de lui répondre. S'ensuit alors un échange de lettres entre Juliet et Dawsey, puis entre Juliet et Isola Pribby ou entre Juliet et Amelia Maugery, deux membres du Cercle...
Mais ce roman épistolaire contient également des éléments essentiels sur l'Occupation allemande durant la Seconde Guerre Mondiale, comme le départ de nombreux enfants de l'île pour l'Angleterre ou encore le traitement réservé aux femmes détenues dans les camps de travail (à l'image d'Elizabeth McKenna, LA fondatrice du Cercle).
Enfin, l'amour est également un élément important de cette histoire, surtout du côté de Juliet : si les prétendants sont nombreux, Juliet devra auparavant écouter son coeur et se montrer courageuse pour séduire celui qu'elle aime -Sidney ? Dawsey ? Mark ?, c'est ce que l'on découvre enfin dans la dernière lettre !
Les personnages sont merveilleux, l'histoire est passionnante, la plume de Mary Ann Shaffer est fantastique, bref, je suis véritablement charmée par ce roman, qui intègre désormais la liste des livres que je préfère...
A lire absolument !!
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Lorraine47
Lorraine4715 novembre 2014
  • Livres 5.00/5
Je vais ajouter ma toute petite pierre au cairn de critiques qui s'est formé autour de cet ouvrage au titre insolite! Sans Babelio, je n'aurais sûrement jamais lu "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", et j'avoue que je serais passée à côté d'une belle rencontre.
Ce roman épistolaire ayant pour toile de fond la belle île de Guernesey de l'immédiat après- guerre révèle des trésors. L'héroïne tout d'abord, la pétillante et lumineuse Juliet Ashton, écrivain en panne qui retrouvera l'inspiration grâce aux membres du cercle littéraire. Il y a aussi ce style si précieux où l'on sent pointer la préciosité anglaise avec ce charme suranné du temps où écrire était le premier moyen de communiquer. Et surtout une armada de personnages secondaires truculents et attachants auxquels on pense longtemps après avoir refermé le livre, comme s'ils faisaient partie de nos intimes!
Enfin, je suis tout particulièrement sensible aux évocations de l'occupation allemande et de cette période d'extrême souffrance où la solidarité seule permettait de survivre.
Un roman profondément humain, merci les copains pour cette découverte!
Une babeliote qui s'extasie encore trois heures après la bataille...
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livrevie
livrevie13 juillet 2014
  • Livres 5.00/5
"C'était bien", voilà ce que me dit ma mère de ce petit livre, acheté sur un coup de tête peu après le décès de mon père. Ce jour-là, elle ne me le rendit pas, elle l'avait prêté à une de ses amies, qui elle-même le prêta à une autre. Petit livre voyageur, il ne me revint qu'un an après, écorné, un peu usé, et porteur des "C'était bien' de ma mère et de ses amies, et de ce sourire que je ne lui avais pas vu depuis longtemps.
Voilà, peu de mots finalement pour le décrire... Pas de la grande littérature, mais un jeu habile pour ce roman épistolaire. Et un "C'était bien" plus que suffisant. Sa mission est remplie, il a illuminé des coeurs... le mien aussi...
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Les critiques presse (1)
LaLibreBelgique07 décembre 2015
Dans la dynamique d’une forme épistolaire qui permet à chaque personne de s’incarner pleinement, le roman mêle subtilement humour et souvenirs douloureux de l’occupation de l’île.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (401) Voir plus Ajouter une citation
coluccirosy57coluccirosy5726 août 2016
Nous aurions pu nous aimer en silence éternellement. Cette obsession de la dignité peut ruiner ta vie si tu n'y prends pas garde. [...]Tout ma vie, j'ai cru que l'histoire se terminait quand le héros et l'héroïne annonçaient leur mariage. [...] Mais c'est faux, l'histoire est sur le point de commencer et chaque jour sera un nouvel élément de l'intrigue.
Commenter  J’apprécie          70
coluccirosy57coluccirosy5726 août 2016
Quand mon fils Ian est mort aux côtés de son père, à El-Alamein, les gens qui me présentaient leurs condoléances ajoutaient souvent : la vie continue, pour me réconforter. Quelle bêtise, me disais-je. Bien sûr que non elle ne continue pas. C'est la mort qui continue. Ian est mort et il sera encore mort demain, l'année prochaine, à jamais. La mort est sans fin. Mais peut être y aura-t-il une fin à la tristesse. La tristesse a englouti le monde comme les eaux du Déluge, il faudra du temps pour qu'elle reflue. Mais, déjà, on peut distinguer des îlots...D'espoir ? De bonheur ?
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coluccirosy57coluccirosy5726 août 2016
Dawsey parle très peu, mais me fait découvrir des merveilles - comme cette petite église. Il se tient toujours à l'écart pour le maisser savourer le moment tranquillement. C'est l'être le plus paisible que j'aie jamais rencontré.
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coluccirosy57coluccirosy5726 août 2016
Le Times m'a commandé un article pour son supplément littéraire. Ils veulent présenter les vertus pratiques, morales et philosophiques de la lecture, dans trois numéros successifs, en faisant appel à trois auteurs différents. Je suis supposées couvrir l'aspect philosophique de la question, et jusqu'ici mon unique argument est que la lecture vous empêche de devenir gaga. Vous voyez comme j'ai besoin d'aide.
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coluccirosy57coluccirosy5726 août 2016
J'adore faire les librairies et rencontrer les libraires. C'est vraiment une espèce à part. Aucun être doué de raison ne deviendrait vendeur en librairie pour l'argent et aucun commerçant doué de raison ne voudrait en posséder une, la marge de profit est trop faible. Il ne reste donc plus que l'amour des lecteurs et de la lecture pour les y pousser. Et l'idée d'avoir la primeur des nouveaux livres.
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Vidéo de Annie Barrows
Annie Barrows vous présente son dernier roman !
Ce n'était pas le projet estival dont Layla avait rêvé. Rédiger l'histoire d'une petite ville de Virginie-Occidentale et de sa manufacture de chaussettes, Les Inusables Américaines. Et pourtant...
Eté 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d'une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville. L'été s'annonce mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a... La fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l'enfance... La tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu'elle aimait... Et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville. De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l'existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.
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