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ISBN : 2070315290
Éditeur : Gallimard (2004)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Quatre aventures d'un même personnage, Antoine. Parfois double romanesque de l'auteur, parfois pure fiction, souvent plus italien qu'il ne le voudrait, il balade son humour cinglant, sa teigneuse pugnacité et son sens profond de l'amitié dans des histoires qu'il n'a pas cherchées mais qui ne le lâchent plus.
Quatre romans noirs réunis pour la première fois en un seul volume, pour en découvrir toute la cohérence et savourer le grand talent de Tonino Benacquis... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
joedi
joedi17 août 2016
  • Livres 3.00/5
La maldonne des sleepings ****
Antoine est couchettiste sur la ligne de train Paris - Venise. Au début du voyage il est, comme à son habitude, parfois déplaisant avec les autres, il en fait le moins possible, attend impatiemment le moment où il pourra dormir. C'est sans compter avec les événements, tous plus abracadabrants les uns que les autres, qui vont le surprendre et bouleverser son train-train habituel.
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Les morsures de l'aube **
Antoine et son ami Mister Laurence vivent la nuit, la nuit des Parisiens noctambules, la nuit des boîtes et des fêtes privées , ils sont les parasites des soirées cocktails. Les nuits de débauches se succèdent jusqu'à ce que pour être admis dans une soirée très privée, carton d'invitation requis, Antoine mentionne le nom de Jordan, sésame qui leur accorde l'entrée, l'accès au buffet et champagne ... c'est là que commencent les ennuis. Une plongée dans un monde interlope, des bagarres, des passages à tabac, des crimes.
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Trois carrés rouges sur fond noir ****
Antoine est l'arpète d'un accrocheur de tableaux dans une galerie d'art parisienne. Ils ont trente-cinq tableaux à accrocher, trente-quatre grandes toiles très sombres et une petite avec une dominante de jaune vif ; pour celle-ci, ils trouvent un coin discret où la pendre sans savoir qu'elle sera la source de tous les malheurs d'Antoine.
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La commedia des ratés ****
Dans ce dernier opus, Antoine vit à Paris et rend visite, de temps à autre, à ses parents, immigrés italiens, qui habitent en banlieue. Lors d'une de ses visites dominicales, à la sortie de chez ses parents, l'attend un ancien camarade de classe dont la mère est originaire du même village italien que ses parents ; Dario lui demande d'écrire une lettre. Sa rencontre avec Dario se révélera plus tard l'élément déclencheur de terribles aventures pour Antoine.
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Sur la 4e de couverture, il est spécifié que ce sont quatre aventures avec Antoine comme personnage principal. Je m'attendais donc à une série avec un ordre chronologique. Ici, il n'en est rien : ce qui relie ces romans, c'est la personnalité d'Antoine, son âge plus ou moins défini et le fait qu'il habite Paris ; là s'arrêtent les points communs, ses parents, sa condition sociale et son entourage sont autres dans chaque roman.
Sa source d'inspiration Tonino Benacquista l'a trouvée dans des petits boulots qu'il a exercé ; il donne vie à des personnages savoureux et dépeint avec férocité une société qu'il a côtoyée.
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absolu
absolu31 juillet 2012
  • Livres 3.00/5
Je n'avais jamais lu de Benacquista avant, c'est un ami qui m'a demandé il y a peu si je connaissais.. Comme je lui répondis non, il m'a dit que ça devrait me plaire et qu'il me fallait essayer.. J'ai essayé..
Quatre, ehhh oui... c'est pas rien à lire, quatre histoires différentes, même si l'on y retrouve le même personnage principal. Les éditions Folio ont décidé de réunir quatre romans de Benacquista car il leur semblait que les quatre histoires avaient un lien qui les unissait entre elles.. Je l'avoue, sans qu'aucune ne soit la suite d'une autre, elles se lisent aisément l'une à la suite de l'autre.
"Silence. Poncepilatique chez moi, crispé chez lui. Mais comment interdire à un type mort de trouille de pisser ? Je ne peux pas me permettre de le faire sortir même une petite seconde de sa planque, et après tout il s'y est mis tout seul. D'un autre côté, ça peut virer à l'aquarium d'un instant à l'autre, et mes draps du retour sont foutus, sans parler de l'odeur."
C'est comme ça dans La maldonne des sleepings. le héros narrateur est un paradoxe d'égoïsme calculé, nécessaire, et d'altruisme qui tend au pragmatisme. Cynique, amer, il n'hésite pas à se défouler sur celui qu'il aide. Car il aide malgré lui, il semble s'accommoder de l'imprévu, ne se dépare jamais d'une sacrée répartie. Il a beau donner l'impression de peser le pour et le contre de chaque action, le lecteur n'est pas dupe de son bon fond. Un huis-clos "chemindeferrique", où tout tourne autour de ce personnage qu'Antoine va prendre sous son aile, ou plutôt dans sa cabine, enfreignant toutes les lois possibles régissant le code des couchettistes.. Et puis, entremêlée à l'intrigue, une poésie, l'art de tourner une phrase, de manier le verbe.. Benacquista, par-delà sa verve incroyable et l'humour cinglant dont il ne se départit dans aucun des quatre romans, nous fait vibrer : " Il est triste le Venise de 19h32, l'hiver, parce que le quai est froid et noir. Je tire sur la portière. C'est bouclé. Un voyageur agite la main par la fenêtre, sans aucun vis-à-vis. Un poète... Les passagers me regardent du couloir. Ils s'en remettent déjà à moi. Au loin on entend le coup du sifflet, le tam-tam du train cherche lentement son rythme et les cuivres entament l'adagio. Je ne ferai pas ce boulot toute ma vie. j'aurais tellement voulu rester à quai."
Mais ça n'est pas le plus troublant des quatre.
Les morsures de l'aube, après le monde des trains couchettes, celui de Paris la nuit, avec ses piqu'assiettes, ses sans abris.. Antoine se retrouve impliqué dans une chasse à l'homme parce qu'il est un oiseau de nuit sans nid fixe. Parce qu'avec son acolyte ils naviguent entre plusieurs buffets mondains nocturnes, ruse, audace, manières et langages leur ouvrent bien des portes, qui elles s'ouvrent sur ce qui leur fait le plus défaut, la nourriture. Pris au piège ils n'ont pas le choix. Et c'est Antoine qui s'y colle. On découvre au fil des pages un monde dur, froid, sans concessions, un univers qu'on retrouvera dans Trois carrés rouges sur fond noir... Une histoire où le méchant n'est pas forcément celui qu'on croit..
Des Quatre c'est celle qui m'a le plus interpellée... Je vous laisserai découvrir pourquoi..
Enfin voilà, le propre de Benacquista est de nous plonger dans un univers bien spécifique, bien délimité, très précis.. Qu'on aime ou pas, on est obligé d'y adhérer, tellement c'est vrai. le train, la nuit, la peinture, L'italie et ses vignobles.. chaque histoire est différente, la mécanique est la même, subtile, personnelle, tout en subjectivité.. à la limite de l'invraisemblable, et pourtant, tout est plausible. A chaque histoire on s'instruit, sans en avoir l'air, sans vraiment le savoir. Tout un art..
Lien : http://www.listesratures.fr/..
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MarianneRichard
MarianneRichard27 août 2013
  • Livres 4.00/5
Recueil de quatre ouvrages de Benacquista donc ma deuxième préféré (après Saga), Trois carré rouges sur fond noir. Toujours de très bonnes histoires qui nous amène toujours le même type de personnage un peu bête qui n'est pas apte à sortir du lot et à s'imposer. Comme toujours, j'adore!
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Clochettes
Clochettes08 mai 2016
  • Livres 5.00/5
Quatre romans aussi bons les uns que les autres qui prouvent tout le talent de Tonino Benacquista. J'adore !
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
joedijoedi16 août 2016
Au passage je jette un œil vers le Colisée puis vers le monument de Victor-Emmanuel. Les Romains appellent le premier «le camembert» et le second «la machine à écrire».
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SZRAMOWOSZRAMOWO13 février 2016
Qu'il est triste le Venise de 19 h 32, l'hiver.
A 19 h 28, les derniers voyageurs courent sur le quai, je les attends au pied de ma voiture, la 96, l'un d’eux me tend sa réservation couchette.
- Lei parla Italiano ?
Ah vérole...l'accent milanais ! Il va me demander de le réveiller à Milano Centrale, un coup de quatre heures du mat'. mes trente-huit autres clients descendaient presque tous au terminus, un coup de bol, et ça me faisait une bonne nuit de huit heures.
Tant pis.
"...et desservira les gares de Brescia, Vérone, Vincenza, Padoue, Venise Mestre et Venise Santa Lucia. La S.N.C.F. vous souhaite un agréable voyage."
Nous sommes tous un peu amoureux de la femme du haut-parleur mais chacun s'en fait une image différente. Pour moi elle a dans les trente ans, très brune aux cheveux courts, avec un rouge à lèvres très cru mais impeccablement appliqué. Tous ceux qui partent ce soir ont rencard avec elle après-demain matin, vendredi, à huit heures trente pile. A croire qu'elle dort à côté de son micro. Elle nous annoncera une "Bienvenue en Gare de Lyon" et ça voudra dire :
"C'est fini pour vous les gars, allez vous coucher, on est chez nous." Et on l'aimera d'autant plus.
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joedijoedi02 août 2016
Comme disent les Italiens : « A cavallo donato non si guard' in bocca. » À cheval donné on ne regarde pas la bouche. Sagesse populaire.
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