ISBN : 2266136070
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 71 notes) Ajouter à mes livres
Voilà un roman aux atmosphères chaloupées et torrides de Tenessee Williams. En septembre et dans la chaleur sucrée d'un soir, à l'intérieur d'un café. De pales ventilateurs tournent au-dessus des banquettes de moleskine, des rangé... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 08 septembre 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    L'idée de départ est originale : partir d'un tableau et en faire une histoire. Dommage que les mots qui suivent ne sont pas à la hauteur de cette idée.
    Pourtant, Philippe Besson est un auteur que j'aime beaucoup mais comme souvent, on a tendance à être plus exigeant avec les auteurs que l'on apprécie.
    Pour être franche, j'ai terminé ce livre car je n'aime pas les abandonner. Si j'avais le courage de laisser un livre après quelques pages, j'aurais abandonné celui-là. La preuve, j'y ai même pensé fortement.
    Je me suis rarement autant ennuyée avec un livre. Et il faut avouer que je boude très peu souvent un roman. D'habitude, je leur trouve toujours un petit truc.
    Dans ce roman, Philippe Besson nous offre l'histoire d'un trio amoureux. Thème vu et revu. Là n'est pas vraiment le problème car un thème peut être traité de milliers de façons différentes. Et ici, ce n'est pas tant le style, la façon de faire qui dérange. C'est plutôt un tout.
    Tout d'abord, les personnages ne sont absolument pas attachants, ils ont d'une monotonie affligeante.
    Louise attend Norman dans un bar que tient Ben. Ben ne parle quasiment pas. Louise passe une grande partie du livre à boire des Martini tout en échangeant deux ou trois mots avec Ben. Rien de grandiose. Norman est en fait marié et ce soir, il doit annoncer à sa femme qu'il la quitte pour Louise. Et en attendant le coup de fil de Norman pour lui annoncer que tout est arrangé, Louise voit débarquer Stephen, son grand amour d'il y a cinq années. Avant qu'il ne parte avec une de leurs meilleures amies.
    Avec ce que je viens de vous raconter, vous pouvez croire que ce livre est plein de rebondissements mais je vous assure que ce n'est pas vraiment le cas. Tout est prévisible du début à la fin. Un roman avec des personnages égoïstes, ressassant leur passé, sans tendresse et surtout sans aucune vitalité.
    Pour conclure, ce roman est une véritable déception pour ma part. D'autant plus que j'apprécie l'auteur. Mais quand on n'aime pas, on n'aime pas.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par BlueGrey, le 27 août 2009

    BlueGrey
    « Donc, au début, elle sourit.
    C'est un sourire discret, presque imperceptible, de ceux qui se forment sur le visage parfois, sans qu'on le décide, qui surgissent sans qu'on le commande, qui ne semblent reliés à rien en particulier, qu'on ne saurait pas forcément expliquer.
    Voilà : c'est un sourire de presque rien, qui pourrait être le signal du bonheur. »
    Donc, au début, elle sourit Louise. En robe rouge, belle, sûre d'elle, elle attend Norman, son amant, dans un café où elle a ses habitudes. Elle attend en échangeant quelques mots avec Ben, l'ami barman. Mais quand la clochette de la porte grelotte, ce n'est pas Norman qui entre, mais Stephen, l'homme qui l'a quitté pour une autre voici 5 ans de cela... Retrouvailles non préméditées bien délicates...
    Philippe Besson a pris pour point de départ à son histoire un tableau d'Edward Hopper, Nighthawks (Les Rôdeurs de la nuit, 1942). Sur la toile : un bar, un barman en tenue, une femme en robe rouge accoudée au comptoir, l'air pensive, le regard dans le vide, un homme a ses côtés. Plus loin, dans l'ombre, un autre client. Temps suspendu.
    De ce tableau, Philippe Besson a extrait le décor et les personnages de son roman. À chacun il a donné un nom, un caractère, une histoire. Il a imaginé ce qu'ils pensent et se disent. Il a brodé sur leurs amours et leurs souffrances. La narration passe d'un personnage à l'autre. Méfiance, espoir, crainte, maladresse, fébrilité, pudeur, doute, amertume, confidences : à mesure que la nuit tombe, les mots se font plus denses. Philippe Besson rend palpable le poids de l'incertitude et des malentendus, le poids de ces silences dont sont tissées nos vies. Il sait dire ce temps où l'amour de l'un n'est plus celui de l'autre, où les cœurs sont désaccordés : « Il leur faudra du temps pour se réapprivoiser, pour se reconquérir peut-être, ou pour décider que leur histoire commune est bien révolue. »
    L'exercice de style était périlleux, Philippe Besson l'a réussi avec subtilité. Car si le sujet peut paraître ordinaire, le traitement est remarquable. le style et l'écriture de Philippe Besson subliment cette thématique a priori banale, ce huis-clos un soir d'orage, en Arrière-saison. Son écriture si évocatrice nous donne à voir (à vivre) la scène, littéralement. Il se dégage de son récit, tout en retenu et profondeur, une mélancolie douce et captivante, un certain désenchantement, une amertume presque sereine, presque tendre. Cette histoire n'est qu'un instant, un fragment de temps arrêté, dans lequel se dévoilent des sentiments pudiques.
    « Stephen extrait d'une de ses poches les clés de sa voiture. Il tend son bras gauche pour indiquer à Louise que le passage est ouvert devant elle. Ben les observe : il leur trouve l'assurance des couples les plus établis en même temps que la nervosité des débutants. C'est quelque chose de presque imperceptible, comme un tremblement, un frisson à la surface de la peau, une timidité autour des yeux, une très légère hésitation à l'instant d'emboîter le pas de l'autre. Ben les observe et il a le cœur serré. »

    Lien : http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2008/12/06/l-..
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    • Livres 2.00/5
    Par yo, le 05 octobre 2008

    yo
    Au bar Chez Phillies, un vieux barman, Ben, passe son dimanche soir avec une habituée, Louise. Elle attend Norman, qui doit le rejoindre après avoir rompu avec sa femme. Mais c'est finalement Stephen qui pénètre dans le bar. Soit l'ancien amant de Louise, qu'elle n'a pas vu depuis cinq ans. Plus que de retrouver l'homme qu'elle a aimé, elle craint la confrontation entre son passé et son présent amoureux. Mais les intrigues amoureuses sont souvent plus surprenantes que prévues…
    L'idée de ce roman est originale : alors que certains racontent la création d'un tableau, Philippe Besson est ici parti d'un tableau existant, et il a voulu parler des personnages qui le composent. Ce tableau, c'est Nighthawks, de Edward Hopper. On suit donc l'histoire de ce barman et des trois personnages présents.
    Il y a tout d'abord un élément qui m'a gêné : la temporalité. Hopper a peint son tableau en 1942, ce qui est visible par les vêtements, la décoration du bar. Besson décide de transposer l'action aujourd'hui, avec utilisation des téléphones portables, qui joueront d'ailleurs un rôle déterminant dans l'intrigue. De plus, il installe le café en bord de mer, ce qui ne me saute pas aux yeux quand je vois cette œuvre. Ces réserves sont malheureusement inhérentes à l'idée de départ, chaque lecteur arrivant avec sa vision de la situation, et le romancier avec la sienne. Un peu comme pour l'adaptation d'un livre au cinéma.
    Le problème, c'est que Philippe Besson n'a pas réussi à me faire perdre ma vision pour adopter la sienne. Si la lecture est agréable, elle est sans vraie surprise. L'histoire de Louise, maîtresse qui attend son amant, est traitée assez souvent en littérature. Elle m'a d'ailleurs très vite fait penser à une chanson de Jeanne Cherhal, Un couple normal.


    Lien : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-22821143.html
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    • Livres 3.00/5
    Par belledeschamps, le 21 mai 2008

    belledeschamps
    A partir du tableau d'Edward Hopper (la scène dans le bar, la femme et l'homme accoudés, le serveur derrière le bar), l'auteur image un passé possible pour ces trois personnages. Elle et lui ont été amoureux autrefois et ont connu une histoire forte de 10 ans. Il l'a quittée pour une autre mais aujourd'hui se retrouve seul. Elle a poursuivi sa vie tant bien que mal ; elle attend aujourd'hui que son amant marié lui annonce qu'il quitte définitivement sa femme. Ce qui ne sera pas le cas. le barman est témoin de ces retrouvailles, lui qui a côtoyé et envié le couple à son époque de bonheur.
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    • Livres 3.00/5
    Par clarinette, le 30 juin 2008

    clarinette
    A partir du tableau d'Edward Hopper Nighthawks Philippe Besson a imaginé une histoire d'amour de séparation et de retrouvailles. Dans un bar, quatre personnages se retrouvent. Un sorte de huis-clos au centre duquel se trouve la femme en rouge, Louise Cooper. C'est elle qui se trouve au coeur de cette histoire.
    Philippe Besson possède une plume incomparable pour décrypter les liens qui se tissent entre les gens et les sentiments humains...
    la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-5166848.html
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Citations et extraits

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  • Par some-books, le 03 juin 2010

    Les premiers temps ont été merveilleux pour elle. Si elle accomplit un effort de mémoire, elle ne pourra se souvenir que du bonheur, un bonheur éclatant, qui la décontenançait par son naturel et sa simplicité. C'est comme s'il s'était produit dans sa vie ce qu'elle avait toujours attendu, mais sans jamais le formuler car elle n'était pas de ces jeunes filles qui se projettent dans l'avenir, qui spéculent très tôt à propos de celui qui les accompagnera. Elle, elle avait pensé, dès l'adolescence, que ça se produirait un jour, mais elle n'avait rien fait pour ça, elle n'avait pas cherché à être particulièrement séduisante ni vigilante, elle s'était convaincue qu'il suffisait d'attendre et elle n'avait rien imaginé, elle ignorait ce à quoi ça ressemblait. Elle savait juste qu'après les passades, les liaisons d'une nuit, les amourettes sans lendemain, les histoires de quelques semaines, et les célibats de quelques mois, il viendrait, le temps du grand amour, celui qui dure, celui qu'on veut garder avec soi, qu'on a peur de perdre, qu'on tâche de consolider à chaque instant. Cet amour-là, qui aide à comprendre pourquoi on est vivant, voilà qu'il lui était donné, dans l'année de ses vingt-cinq ans. Ni trop tôt, ni trop tard : c'est-ce qu'elle avait estimé, de façon un peu absurde. Et il lui était donné après une période d'abstinence, ce qui lui conférait une saveur supplémentaire. Il ne lui avait fallu que quelques mois pour finir par croire que ça durerait toujours.
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  • Par some-books, le 03 juin 2010

    Elle ne s'était jamais vraiment figuré que Stephen Townsend pourrait, un jour, réapparaître. Depuis des années, elle vit sans lui. Plus que cela, elle vit en dehors de lui. Son absence a même acquis une consistance, c'est une chose qu'elle voit, qu'elle considère comme on considère un objet, qu'elle a posée à part d'elle, à côté d'elle, qui a une forme, une essence, et qu'elle a travaillé à réduire, à éloigner d'elle chaque jour davantage. C'est devenu un point minuscule, qu'elle peut à peine distinguer, qui lui saute aux yeux certains soirs mais qu'elle est capable d'ignorer pendant des semaines. Elle a cherché, et presque réussi, à le restreindre, le contenir, le ramasser. Et voilà qu'il est là, devant elle, ce point minuscule, qui grossit, qui reprend sa taille initiale, voilà qu'il bouge comme un enfant dans le ventre d'une femme, qu'il acquiert une existence propre, voilà que l'absence, tel le monstre du docteur Frankenstein, échappe à son créateur et réclame de redevenir une présence, voilà que Stephen reprend sa place. Non, pour sûr, elle ne s'était pas préparé à ça.
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  • Par some-books, le 03 juin 2010

    Lui, il aurait aimé, bien sûr, qu'ils continuent à se voir, à se fréquenter. Il aurait été jusqu'à prétendre, s'il l'avait fallu, qu'on peut parfaitement être amis après avoir été amants, qu'on est capables d'inventer un nouveau lien après s'être appartenus. Louise, elle, n'était pas le genre de fille à croire ça. Elle affirme que, lorsqu'une histoire est terminée, elle est effectivement terminée, sans espoir de retour de flamme, sans possibilité de recommencement. Alors, à l'époque, elle est allée jusqu'au bout de sa logique : quitte à rompre, autant rompre tout à fait. Elle a refusé les arrangements, les entre-deux, les illusions. Elle a préféré une souffrance éclatante à une interminable agonie, un chagrin entier d'emblée à des étapes dans la tristesse.

    Le silence, c'était une façon, aussi, d'affronter la désolation, de la saisir à bras-le-corps, sans biaiser. Pas d'homéopathie, des doses de cheval. De la souffrance en perfusion plutôt qu'en comprimés. Elle pensait : puisque tout est détruit, puisque a disparu jusqu'au plus minime espoir, puisque je suis dans la solitude intégrale, la plus grande dépossession, il suffit désormais de regarder devant, seulement devant. Si elle avait consenti à continuer à le fréquenter, elle n'aurait pas abdiqué toute espérance, et elle aurait abominablement souffert de le savoir là, tout près d'elle, sans qu'il puisse être à elle, souffert de le laisser repartir vers une autre qu'elle, de mesurer chaque jour davantage ce qu'elle avait perdu sans être en état, qui plus est, de se rendre disponible pour un homme neuf. Le mutisme, cela a été sa façon à elle d'accomplir son deuil, d'en terminer une bonne fois avec le passé.
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  • Par Aurelilele, le 18 janvier 2009

    Louise se demande quel est le chemin parcouru par Stephen, et si on apprend de ses échecs. Son ancien amant est-il, selon l'expression qu'elle aime bien, "ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre"? Qu'a-t-il retenu des années passées avec elle, puis sans elle? Quelle leçon tire-t-il de l'échec de son mariage, s'il en tire? A-t-il perdu en frivolité et gagné en solidité? Est-il enfin capable d'assumer ses émotions, d'aller au bout de ses choix, de quitter la surface? Ses cornichons n'auraient pas le même piquant si elle disposait des réponses à ses questions.
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  • Par BlueGrey, le 27 août 2009

    Donc, au début, elle sourit.
    C'est un sourire discret, presque imperceptible, de ceux qui se forment sur le visage parfois, sans qu'on le décide, qui surgissent sans qu'on le commande, qui ne semblent reliés à rien en particulier, qu'on ne saurait pas forcément expliquer.
    Voilà : c'est un sourire de presque rien, qui pourrait être le signal du bonheur.
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La grande librairie 19/01/2012 sur France 5 de François Busnel, Philippe Besson parle de son nouveau livre "Une bonne raison de se tuer"








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