ISBN : 2205061321
Éditeur : Dargaud (2010)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 89 notes) Ajouter à mes livres
Le jeune Arthur Vlaminck est embauché en tant que chargé du "langage" par le ministre des Affaires étrangères Alexandre Taillard de Worms. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il se faire une place entre le directeur du cabinet et les con... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ph_hugot, le 25 avril 2011

    ph_hugot
    Même si je n'avais pas su, avant d'ouvrir les premières pages de cette BD, que son scénariste, Abel Lanzac, avait travaillé comme conseiller pour Dominique de Villepin, à l'époque ministre des affaires étrangères sous Chirac, j'aurais quand même deviné quel éminent homme politique se cachait derrière Alexandre Taillard de Worms tant tout, de son allure générale de bellatre un peu azimuté à ses envolées lyriques et enflammées, nous fait penser au "meilleur ennemi" de Sarkozy....
    De même, le fait que Lanzac ait occupé un poste de conseiller ministériel auprès de de Villepin relève de l'évidence tant tout, des anecdotes racontées ( la crise de l'anhois, à pleurer de rire), les termes employés et les échanges sont absolument saisissants d'autenticité .quai
    Dans quai d'Orsay l'entourage du ministre passent comme les seuls véritables qui font avancer la machine ,pendant que leur patron semble toujours à côté de la plaque. Pour résoudre les problèmes d'un pays d'Asie ou d'Afrique au bord de la guerre comme pour déjeuner avec un prix Nobel de littérature, quelques phrases tirées au hasart dans les Fragments d'Héraclite peuvent donner le change... Et pendant ce temps, les conseillers et colaborateurs abîment leur santé mentale et s'épuisent à faire le travail. Mais les coups d'éclat à la tribune de l'ONU, qui peut les faire sinon cet homme dont on se demande sans cesse s'il rel^ve de la folie ou du génie.Le grand mérite de Quai D'orsay, dont la fin laisse entrevoir un second tome qu'on attend avec impatience, est de ne jamais répondre à la question et de nous laisser avec nos propres interprétations.
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    • Livres 5.00/5
    Par yokai, le 14 juillet 2011

    yokai
    Ce n'est pas si fréquent, voici une BD qui nous parle de politique. Nous sommes donc plongés dans les méandres et les intrigues des cabinets ministériels. le ministre en question a l'esprit chevaleresque et est épris de littérature et de bons mots. Je donne un dernier indice physique, il est grand et porte des cheveux blancs mi-longs rejetés en arrière. Ca y est vous avez trouvé, il s'agit de Dominique de Villepin. Quai dOrsay donne une vision imagée de cet homme dont l'un des hauts faits est le désormais célèbre discours à l'ONU. C'est vraiment cet esprit qui est souligné (au Stabilo ceux qui lirons la BD comprendront): la culture en politique, le courage, le droit a être différent, noble et à s'opposer à la pensée unique par une approche singulière pour servir la paix. Mais c'est aussi les rivalités entre les divers conseillers, les coups bas, le pouvoir du chef qui, d'un geste d'humeur, d'un coup de tête, sans justification peut balayer le travail de plusieurs jours qui sont ici magistralement rendus. le ministre pense et agit plus vite que les autres, jette quelques idées, esquisse quelques phrases inspirées par son livre fétiche Fragments d'Héraclite. de quoi a être complètement perdu lorsque l'on est un jeune homme sans expérience et que l'on se voit confier la charge de rédiger les discours d'un tel personnage.
    Cet homme est doté d'un charisme hors du commun qui est superbement souligné par le dessin de Christophe Blain. La prestance et la gestuelle du ministre sont parfaitement rendus, le personnage est imposant - parfois deux fois plus grand que les autres - ses gestes sont soulignés et amplifiés. le tout est frappant. le dessin ne se contente pas de servir l'histoire, de la raconter, il met en avant des traits de caractère, une personnalité qui seraient difficiles à restituer par des mots. C'est donc que le courant est passé entre le dessinateur de Isaac le pirate et Abel Lanzac ancien conseiller du ministre. Ai-je besoin d'en rajouter pour vous faire comprendre que c'est une BD à ne pas rater. Elle est à la fois originale, drôle - voir le ministre en X-OR ou Dark Vador vaut le détour - , divertissante et instructive, que demander de plus ?

    Lien : http://www.aubonroman.com/2010/06/quai-dorsay-tome-1-par-christophe-..
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    • Livres 5.00/5
    Par MachaLoubrun, le 24 mars 2012

    MachaLoubrun
    Se glisser dans les bureaux du « Quai d'Orsay », écouter sans faire de bruit les conversations, c'est tentant n'est-ce pas ?
    Alors suivons le jeune Arthur Vlaminck, nouvellement chargé d'écrire les discours du ministre des Affaires Etrangères, Alexandre Taillard de Worms…
    Vous pensez que cela risque d'être rébarbatif ? Absolument pas ! C'est passionnant de visiter les coulisses du pouvoir et d'en comprendre les rouages… La guerre des services fait rage alors que des tensions internationales mettent les nerfs et les ambitions à rude épreuve !!!
    Une BD, ce n'est pas très sérieux ? Détrompez-vous, car l'auteur, Abel Lanzac est un ancien conseiller dans un ministère.
    Vous pensez que tout cela est loin d'être drôle Vous allez rire ! Les situations savoureuses se succèdent à un rythme effréné.
    Cette ambiance électrique est magistralement mise en scène par Christophe Blain et soudain devant nos yeux médusés, le ministre se lance dans une envolée lyrique, Arthur est écrasé par la tâche qui l'attend, un avion décolle pour l'ONU.
    Ne boudez pas votre plaisir, lisez de toute urgence cette BD qui n'a qu'un défaut, on la trouve trop courte !
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    • Livres 4.00/5
    Par yvantilleuil, le 27 février 2011

    yvantilleuil
    Étant grand fan de la série télévisée The West Wing, j'ai été véritablement happé par cet album d'Abel Lanzac et Christophe Blain.
    C'est en suivant les pas d'Arthur Vlaminck, fraîchement engagé par le Quai d'Orsay pour servir de scribe au ministre des affaires étrangères, que le lecteur se retrouve au cœur d'une machine politique lancée à toute vitesse. Un univers bouillonnant et impitoyable, dont on découvre enfin les coulisses. Au commande de cette locomotive diplomatique, on découvre le ministre Alexandre Taillard de Worms, personnage visiblement inspiré de Dominique de Villepin. Croisement entre un moulin à paroles et un véritable courant d'air, l'homme, épris de belles phrases, vit au rythme de l'urgence politique et inonde ses interlocuteurs d'envolées lyriques. Dans son sillage, le cabinet ministériel tente désespérément de rester accroché au bon wagon, retravaillant les discours après chaque virage du pilote, afin de plaire à certains sans froisser les autres. Un exercice périlleux ayant pour enjeu l'image du ministre … et de la France.
    Ayant travaillé dans plusieurs cabinets ministériels, Abel Lanzac nous emmène dans la frénésie des coulisses de l'univers politique et invite à découvrir le fonctionnement des organisations qui gravitent autour des hommes d'Etat. Si l'ambiance qui y règne est parfaitement rendue, les dialogues ciselés du scénariste sont également emplis d'humour et de cynisme.
    Graphiquement le trait nerveux de Blain se place au diapason de la tension qui règne au sein du cabinet ministériel. Sa représentation légèrement burlesque du ministre est magistrale et fait ressortir le dynamisme et le côté théâtral de ce personnage qui, gesticulant à l'image d'un chef d'orchestre, bat la mesure politique de toute une équipe. Et pour couronner ce graphisme plein de panache, l'auteur ajoute des allusions à Darth Vador et à X-Or qui sont assez désopilantes.
    Qui a dit que la politique était soporifique ?

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2010/06/15/blain-quai-dorsay/
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    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 28 juillet 2011

    Bigmammy
    "Ce machin manque de souffle", "je ne vais pas vous mâcher le travail", "ce truc est à chier", quel talentueux "porte-plume" n'a pas entendu ce verdict sur un projet de discours que son destinataire n'a même pas pris le temps de parcourir ?
    Au-delà de la charge d'un Ministre autrefois emblématique qui se prend pour Napoléon ou Chateaubriand selon les jours, c'est le caractère hautement mégalomane d'un patron sans boussole qui transparaît dans cette bande dessinée terriblement documentée.
    Une bande dessinée politique, ce n'est pas la première. Mais celle-ci est particulièrement réussie : le fonctionnement d'un cabinet ministériel y est disséqué, avec une tendresse particulière pour le Dircab, homme de réflexion et de mesure, chargé de tous les risques, affublé d'une série de collaborateurs passant leur temps à se tacler les uns (ou unes) les autres, histoire de marquer leur territoire...C'est drôle, caustique, mené tambour battant, incisif, bien dessiné, efficacement construit.
    Une scène est proprement délicieuse : le déjeuner avec la lauréate du prix Nobel de littérature, à laquelle le Ministre ne laisse pas placer un mot. Hyperactivité, courage physique insensé, grossièreté et flamboyance, logorrhée verbale et florilège de concepts fumeux extensibles à tout type de situation, gestuelle rendue avec toutes les astuces de la bande dessinée : Tchac, tchac, tchac, tchac......on perçoit le sifflement du souffle produit par le déplacement du Ministre à la carrure démesurée / VLON !
    J'ajoute que la qualité graphique confine à l'oeuvre d'art (hors texte P. 92).
    Je me suis positivement régalée à cette lecture et je dois avouer qu'en me faisant rire, son héros involontaire (?) m'est presque devenu sympathique. Hélas, j'ai trop rencontré de tels personnages complètement autocentrés et autistes pour ne pas reconnaitre les stigmates d'une personnalité pratiquant sans retenue le harcèlement professionnel. Mais, me direz-vous, être l'objet d'un tel ouvrage, pour un homme politique, c'est déjà un succès !
    On nous promet un deuxième tome. J'espère pour bientôt ?

    Lien : http://www.bigmammy.fr
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 02 décembre 2011
    Avec ce second tome, Christophe Blain (dessin) et Abel Lanzac (scénario) ont réussi le pari de réaliser une suite au moins aussi piquante que le tome 1. Le scénario est d'autant plus prenant qu'il s'inspire de l'expérience bien réelle d'Abel Lanzac, haut fonctionnaire, longtemps immergé dans l'entourage de Dominique de Villepin alors à la tête du Quai d'Orsay.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par Virginia, le 31 janvier 2012

    J'ai toujours pas eu le temps de pisser depuis ce matin.
    Heureusement que personne n'a pris la peine de me donner un verre de flotte non plus.
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  • Par lunch, le 30 décembre 2010

    Un bon discours, c'est un discours dont on se souvient.
    C'est comme "Tintin".
    Vous avez lu "Tintin" ? Vous vous en souvenez ?
    Pourquoi vous vous en souvenez à votre avis ?
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  • Par toto, le 06 avril 2011

    Taillard, c'est X-OR. Il emmène des ennemis dans un monde parallèle pour les vaincre. Un monde dans lequel il est le plus fort, là où personne ne comprend les règles.
    Tu te pointes devant lui, tu lui parles du budget, par exemple, il te répond :"Ce n'est pas le sujet. Le sujet c'est l'avenir du monde."
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  • Par colimasson, le 05 avril 2011

    Regardez par exemple ce livre. Vous voyez tout de suite qu’il est nul. Y a rien qu’est stabilossé. Alors que ça, là, j’ai tout stabilossé. Ca, c’est un bon livre.
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  • Par colimasson, le 05 avril 2011

    Il se plante parce qu’il fait comme une chauve-souris qui aurait un problème de réglage avec sa fréquence d’ultrasons. T’ouvres la fenêtre pour qu’elle puisse sortir, elle se prend quand même la porte.
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deblogueursmars2012
Notre déblogueur-journaliste David Medioni nous livre régulièrement ici-même sa sélection de livres qu'il a apprécié ou non. Aujourd'hui, il nous présente trois ouvrages qu'il a particulièrement aimés... Regardez... La présentation du livre "Chroniques de Jérusalem" de Guy Delisle aux éditions Delcourt : Guy Delisle et sa famille s'installent pour une année à Jérusalem. Pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4000 ans. Au détour d'une ruelle, à la sortie d'un lieu saint, à la terrasse d'un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l'a jamais vu. La présentation du livre "Quai d'Orsay : Chroniques diplomatiques" de Christophe Blain et Abel Lanzac de aux éditions Dargaud : Arthur Vlaminck, le conseiller du ministre des Affaires étrangères en charge du langage, doit préparer les nouveaux discours du ministre. La crise du Lousdem est au coeur des préoccupations : les Américains menacent de déclencher une guerre à laquelle s opposerait le gouvernement français. le ministre, Taillard de Worms, s apprête justement à prendre la parole à ce sujet au siège de l'ONU, à New York. Mais toute cette agitation ne semble guère perturber un nouvel hôte du Quai d'Orsay : un chat qui s'est pris d affection pour le directeur de cabinet ! La présentation du livre "La petite fille sur la photo: La guerre d'Algérie à hauteur d'enfant" de Brigitte ...








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