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ISBN : 2246713013
Éditeur : Grasset (2010)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

"Depuis 1979, j'ai interrogé soixante-dix tueurs en série à travers le monde et consacré quatre ouvrages à ce phénomène : Serial Killers, Le Livre rouge de Jack l'Eventreur, Le Livre noir des serial killers et Profileuse.Ave... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 24 janvier 2015

    Woland
    ISBN : 9782757828106

    Tout le monde connaît Stéphane Bourgoin, qui eut le malheur de perdre sa fiancée, assassinée dans les années soixante-dix par un tueur en série. le drame le marqua si fort qu'il allait consacrer sa vie entière à l'étude de cette espèce de tueurs. Bourgoin a donc écrit une foule de livres sur la question, souvent excellents. On recommandera en particulier "Le Livre Noir des Serial Killers", dont je ferai la fiche un de ses prochains jours - et, pour les cinéphiles, car Bourgoin est grand amateur de films, dont des Séries B, ses ouvrages sur Roger Corman et Terence Fisher.
    "Tueurs" : nous savons, dès le titre, à qui nous avons affaire. Mais, après avoir traité des tueurs les plus célèbres - dont Edmund Kemper, avec qui il s'est d'ailleurs entretenu en prison, ou encore l'ignoble Gerard Schaefer - Bourgoin évoque ici quelques cas moins connus même si certains, comme "Le Boucher de Cleveland", dans les années trente, sont restés impunis. Ce fut Eliott Ness qui traita l'affaire : des corps démembrés dont on découvrait des parties, ici et là, toujours des gens qui vivaient dans la rue ou alors se prostituaient. La police reçut une lettre anonyme où l'assassin affirmait qu'il tuait "pour améliorer la science." (Pourquoi pas ? Il y en a bien qui tuent tous les jours en affirmant que Dieu le leur prescrit ! En ce sens, le "Boucher de Cleveland", si infernal qu'il fût, avait au moins le courage de ne pas se déresponsabiliser.) A la fin des années quarante, certains lui imputèrent même la mort d'Elizabeth Short, mieux connue, la pauvre fille, sous le nom du "Dahlia Noir." Mais rien ne fut jamais prouvé et, s'il y eut beaucoup de suspects, aucun ne fut jamais réellement accusé.
    Dans ce livre, on n'oubliera pas non plus le saisissant portrait du tueur pédophile et probablement cannibale, David Brown, qui, en prison, dans un groupe religieux, se rebaptisa Nathaniel Lévy Bar-Jonah et réussit, après une première incarcération, à quitter l'institution de Bridgewater et à reprendre pied très légalement dans la vie quotidienne. Nous ne nous attarderons pas ici sur les détails de sa sinistre "carrière". Bourgoin l'accompagne jusqu'à son dernier procès mais comme Bar-Jonah eut une crise cardiaque avant la fin des débats, il ne put être, et pour cause, jamais condamné. Ergo, la loi le veut ainsi et malgré les preuves accumulées contre lui, David Brown est mort non-coupable, en tous cas officiellement.
    L'une des parties les plus intéressantes du livre est celle où Bourgoin évoque des tueurs en série français ayant sévi au début du XXème siècle, comme Peugnez ou encore Dumollard, surnommé "le Tueur de Bonnes." Ces personnalités retiennent l'attention parce que, très souvent, elles ont laissé des notes, certes des plus narcissiques, mais où, néanmoins, on perçoit (pour certains d'entre eux seulement) une interrogation véritable et même sincère sur les motivations qui les ont fait passer à l'acte.
    Quant à la troisième partie, elle évoque quelques tueuses en série anglo-saxonnes dont Belle Gunness, qui envoya ad patres un nombre incroyable de maris et d'amants sans oublier ses enfants et que l'on tient pour "la première tueuse en série des Etats-Unis" - c'était une immigrée d'origine scandinave. La mormonne Rachal David clôt une série aussi inquiétante que répugnante.
    En résumé, un livre qui apporte quelque chose au lecteur, fût-il très ferré en matière d'oeuvres sur les tueurs en série, puisque Bourgoin s'attache à des cas relativement peu connus - Gunness et Dumollard exceptés, peut-être. de plus, il est en format poche, chez Points. Alors, pourquoi vous priver ? ;o)
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    • Livres 2.00/5
    Par lagrandeval, le 14 septembre 2013

    lagrandeval
    Ce livre se décompose en trois parties. La première est très fouillis, mal hiérarchisée où l'auteur fait beaucoup de digressions. J'avais du mal à suivre le récit. La seconde est beaucoup mieux et traite des tueurs du XIXème siècle en France. Elle met à mal l'idée que « en France, c'est bien connu, les serials killers, ça n'existe pas ». Enfin, la dernière partie parle des femmes serial killers. J'avoue avoir été très touchée par le dernier cas et surtout par le moyen utilisé par une mère pour tuer ses enfants…
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    • Livres 3.00/5
    Par lulubook, le 24 février 2011

    lulubook
    un sujet qui me passionne,me fascine mais ce nouvel ouvrage m'a un peu déçu il est moins captivant que les précédents dommage

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  • Par brigitte22, le 20 avril 2012

    brigitte22
    Ma lecture en cours.. Ca n'est pas vraiment un roman, mais une enquête de Stéphane Bourgoin, sur les serial Killers à travers le monde. Des serials killers qui ne sont pas forcément célèbres, qui ne sont pas forcément "serial", et dont il analyse le portrait.. La préface est très humaine. Sa vie a croisé l'un de ces assassins.
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    • Livres 5.00/5
    Par HannibalLectrice, le 27 mars 2014

    HannibalLectrice
    No comment!

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Citations et extraits

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  • Par Woland, le 24 janvier 2015

    [...] ... Malgré son prénom, Belle Gunness n'est pas une beauté. Dotée d'un visage ingrat, au nez épaté, elle pèse largement plus de cent kilos. Mais cela ne l'empêche pas de se marier à plusieurs reprises ni de collectionner les riches amants - plus d'une quarantaine ! Et Belle fait fortune dans les assurances, par le biais d'une méthode pour le moins expéditive.

    A l'instar de tant d'immigrants pauvres qui s'installent aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle, la jeune femme anglicise son nom. Née Brynhild Paulsdatter Storsetgjerde, le 11 novembre 1859, dans le petit village de Selbu, sur la côte Ouest de la Norvège, elle connaît une enfance très misérable. Plus tard, elle prétend que son père est avaleur de sabres et contorsionniste dans un cirque, où elle-même travaille comme équilibriste. En fait, son père, Paul Pendersen Storsetgjerde, est fermier et il parvient à peine à joindre les deux bouts, en compagnie de son épouse Berit, connue aussi sous le prénom d'Arabella. Pour améliorer l'ordinaire, il effectue des travaux de maçonnerie. Parfois, cela n'est pas suffisant et la famille doit solliciter un jour l'aide de l'Etat pour simplement survivre.

    Dès l'âge de quatorze ans, Brynhild, qui aime à se faire appeler Bella, suivant l'exemple de sa mère, se fait engager comme bonne à tout faire ou fille de ferme par d'autres fermiers. Cela dura jusqu'à ses 24 ans. Certains des villageois de Selbu évoquent son souvenir comme celui de quelqu'un de dur au mal et d'un caractère exemplaire. D'autres, moins tolérants, interrogés par un journaliste norvégien en 1908, la caractérisent ainsi : "Ici, à Selbu, c'était une personne très mauvaise, capricieuse et extrêmement malveillante. Elle est toujours de méchante humeur, elle aime faire de sales coups. Elle est peu loquace et elle a le mensonge chevillé au corps depuis sa plus tendre enfance. ... [...]
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  • Par Woland, le 24 janvier 2015

    [...] ... Lorsque David Paul Brown naît en 1958 dans une ville ouvrière du Massachusetts, son frère et sa soeur ont 9 et 8 ans de plus que lui, et ils ne s'intéressent pas du tout à lui. La famille Brown doit lutter constamment pour survivre. C'est un enfant solitaire qui a peu d'amis proches. On le considère comme une bête curieuse et cette impression est encore accentuée par le fait qu'il a des yeux de couleurs différentes, l'un est marron, l'autre bleu. Grassouillet, il est loin de partager la passion pour le sport de ses camarades d'école, d'autant plus qu'un accident de traîneau lui a ouvert la jambe droite, au point de l'endommager à tout jamais.

    Des témoins de l'époque affirment que sa mère, Tyra Brown, se montre très protectrice vis à vis de David qu'elle tente d'épargner face à la stricte discipline du père. Elle représente un point d'ancrage dans l'existence de David qui ne veut jamais rien faire qui puisse faire honte à sa mère. En même temps, leur relation est ambivalente, faite d'un mélange de haine et d'amour réciproques. Vingt ans plus tard, une amie de David, Sherri Deitrich, raconte : "Il ne s'est jamais rendu compte de tout ce que sa mère a pu faire pour lui. Il a toujours eu l'impression que ses parents ne l'ont jamais soutenu, à cause de tous les événements qui lui sont arrivés durant son enfance."

    Son père, Phil Brown, mécanicien et vétéran de la Seconde guerre mondiale, prend sa retraite à 49 ans, suite à des problèmes cardiaques. Il passe les sept années suivantes presque confiné à son domicile, avant de décéder en 1974.

    L'année suivante, David Brown est arrêté pour la première fois.

    Une fois adulte, Brown raconte à des psychiatres qu'il est âgé de 7 ans lorsqu'un esprit contacté lors d'une séance de spiritisme lui ordonne d'aller chez un voisin pour y étrangler leur fille. Selon ses dires, il suit l'ordre et agresse la fillette, et il ne s'arrête que lorsque la mère de la victime le surprend. ... [...]
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  • Par lulubook, le 23 mars 2011

    En France, c'est bien connu,les serial killers,ça n'existe pas!Ce refrain,je l'ai maintes fois entendu,mais lorsqu'on sait que dans notre pays,au cours de la dernière décennie,on a arrêté,identifié et jugé plus de 90 récidivistes de l'assassinat,il n'a plus lieu d'être.

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Stéphane Bourgoin - Qui a tué le Dahlia Noir ? .
Stéphane Bourgoin vous présente son ouvrage "Qui a tué le Dahlia Noir ? l'énigme enfin résolue" aux éditions Ring. http://www.mollat.com/livres/bourgoin-stephane-qui-tue-dahlia-noir-9791091447256.html Notes de Musique : ?Darker as? (by Slipper). Free Music Archive.








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