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> Fred Le Berre (Traducteur)

ISBN : 2352942373
Éditeur : Bragelonne (2008)


Note moyenne : 4.43/5 (sur 93 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Phèdre nó Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant.
Habitant désormais la demeure d’un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais su... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par boudicca, le 01 août 2012

    boudicca
    « La Marque » constitue le premier tome de la trilogie de J. Carey consacrée au personnage de Phèdre no Delaunay, jeune fille destinée à servir en tant que courtisane et, officieusement, espionne au service de la couronne. Si la première partie du roman consacrée à l'apprentissage de notre héroïne comprend finalement assez peu d'action, l'auteur se contentant de poser les bases de son univers, le rythme s'accélère considérablement par la suite. Complots machiavéliques, amours, trahisons, duels épiques... tout est là et tout est traité avec beaucoup de talent et de subtilité. J. Carey nous plonge dans un univers extrêmement riche et dépaysant dont on pressent déjà qu'il nous réservera beaucoup de surprises (et ce malgré un cadre géographique plus ou moins similaire au notre). Difficile en effet de résister à l'attraction exercée par ce monde bourrée d'originalité et présenté avec beaucoup de minutie par l'auteur.
    Ajoutons à cela un protagoniste extrêmement attachant et très complexe. On s'identifie très vite à cette forte femme, déterminée et plus que compétente dans son domaine mais pourtant pas exempte de faiblesses que l'auteur nous dévoile peu à peu avec beaucoup de subtilité. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, qu'il s'agisse de la reine Ysandre, du protecteur et tuteur de Phèdre Anafiel Delonay et de sa pupille Alcuin, ou bien sûr de Jocelyn, l'impassible guerrier cassilin dont la rigueur morale n'a pas fini de souffrir au côté de Phèdre. Il faut également ajouter au crédit de l'auteur que si les scènes de sexe sont certes assez récurrentes et plutôt crues, J. Carey ne fait jamais dans la provocation ou la vulgarité et les scènes en question se révèlent toujours, d'une façon ou d'une autre, nécessaires à l'intrigue. Une excellente découverte donc, tant pour le cycle de « Kushiel » que pour l'auteur lui-même.
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    • Livres 5.00/5
    Par frankgth, le 07 avril 2013

    frankgth
    Premier tome de la trilogie Kushiel, nous découvrons un monde proche de notre Europe de la renaissance, à commencer par cette terre d'Ange qui représente notre vieille France. Et c'est dans la capitale de cette terre d'Ange que l'on va d'abord suivre une toute jeune fille prénommée Phèdre, vendue par ses parent à une des grandes maisons du monde de la nuit, et dont l'avenir tout tracé est celui de courtisane. Mais son destin va prendre une tournure décisive lorsque son contrat sera racheté par le mystérieux Delaunay, personnage manifestement influent mais aux activités et aux motivations bien floues, qui sans interrompre sa formation de courtisane va lui donner une éducation bien plus large.
    Ces bases habilement posées, le roman va rapidement nous entraîner dans un tourbillon d'aventures qui va bien au-delà de l'étiquette d'érotique qui lui a été accolée et qui m'a littéralement captivé. D'abord parce que l'univers est riche et original, ensuite parce que les personnages sont crédibles et intéressants, et enfin parce que la plume de Jacqueline Carey est très bien maîtrisée, aussi bien au niveau du style que du rythme. Inutile de préciser qu'une fois ce tome terminé, je me suis jeté sur le suivant pour prolonger le plaisir que j'ai eu à suivre les aventures de notre séduisante héroïne.
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    • Livres 5.00/5
    Par vilvirt, le 24 mai 2012

    vilvirt
    Attention : coup de coeur !
    En ouvrant ce livre, je ne m'attendais certainement pas à plonger dans une fresque aussi passionnante et originale, pleine d'aventure, de rebondissements et de manigances politiques. le premier tome de cette trilogie nous emporte au coeur d'un continent imaginaire, similaire à notre Europe médiévale, dans lequel chaque pays est facilement reconnaissable en fonction de sa culture et de ses peuples. Et c'est au royaume de Terre d'Ange que débute l'histoire, contrée bénie entre toutes puisque c'est là qu'Elua le Béni, un demi-dieu, se serait fixé voilà des siècles avec ses compagnons. Elua, qui après avoir arpenté la Terre avec ses huit compagnons à la recherche d'une patrie idéale, a finalement jeté son dévolu en Terre d'Ange, séduit par sa prospérité et la beauté de ses habitants à qui lui et ses anges se seraient mêlés... Elua est donc une sorte de divinité que chacun des d'Angelins révère et son précepte majeur - aime comme tu l'entend - est d'ailleurs scrupuleusement respecté par tous les hommes de Terre d'Ange, peu importe leur position ou leur influence. Elua a fait un don merveilleux à l'humanité : celui de l'amour et de la volupté poussés à leur paroxysme et vécus dans la plus complète liberté, et ce don est étudié et exploité par les serviteurs de Naamah, autrement dit des prostituées de luxe qui servent les treize maisons de plaisirs existants en Terre d'Ange. Des maisons dont les thèmes de prédilection ont de quoi satisfaire jusqu'aux plus exigeants...
    (Je ne vous ai pas perdu en route ? Bon, on continue...)
    De chacun des compagnons d'Elua le Béni est issue une famille influente du Royaume, que Jacqueline Carey se propose de nous faire connaître au travers des aventures de son héroïne : Phèdre.
    Et Phèdre est un personnage peu banal ! Vendue dès son plus jeune âge à l'une des plus prestigieuses maisons des plaisirs - celle du Cereus - et destinée à devenir une courtisane, sa différence - la marque de Kushiel, autrement dit le don de prendre plaisir dans la souffrance et qui se traduit, dans son cas, par une marque rouge dans l'oeil - est très vite remarquée par un personnage étrange dont elle va devenir la protégée : Delaunay. Sous l'influence de cet homme remarquable, poète et ami des puissants, Phèdre va nourrir son intelligence, étendre sa culture, maîtriser des langues étrangères. Mais elle va surtout verser dans l'espionnage sensuel en usant d'un érotisme inné pour soumettre ses clients. Sensualité et volupté sont donc au rendez-vous avec cette histoire qui se situe entre la fresque historique et l'épopée.
    Le début est certes difficile à suivre, le monde de Jacqueline Carey est subtil, fouillé, peuplé d'une incroyable variété de personnages tous différents les uns des autres, traîtres, aristocrates et héros confondus, avec lesquels le lecteur doit se familiariser sous peine d'être très vite submergé. La complexité de la situation politique du pays et les intrigues de la cour pourront même en rebuter plus d'un au départ, mais si le lecteur fait preuve de patience et prend le temps de laisser les évènements s'installer progressivement, il profitera pleinement du plaisir de sa lecture par la suite ! Parce que passés les débuts du récit où l'auteur s'étend sur la généalogie des familles et le mode de fonctionnement du royaume, les évènements se précipitent complètement et l'action est vraiment au rendez-vous !
    De Terre d'Ange en Skaldie, puis jusqu'aux rivages d'Alba, Phèdre nous fait voyager à travers des contrées où cultures diverses et personnages charismatiques se succèdent pour notre plus grand plaisir. A travers l'art sensuel qu'elle maîtrise à la perfection et un incroyable don pour les langues, sans parler de l'appui de ses fidèles compagnons - dont le Cassilin Joffrey (ahhh... Joffrey) et le tsigane Hyacinthe - Phèdre déjoue les complots et les machinations des pires personnages du royaume, et se découvre un destin hors du commun, bien éloigné des rêves d'une simple courtisane qui n'était destinée au départ qu'aux plaisirs de ses pairs.
    Dans une langue délicate parfois pleine de poésie, Jacqueline Carey décrit l'épopée d'une jeune femme extraordinaire, victime de son intelligence et engluée dans une toile dont elle n'a malheureusement pas perçue dès le départ touts les tenants et les aboutissants. Heureusement, Phèdre est secondée par des amitiés fortes et indestructibles, des personnalités hors du commun auxquelles on s'attache de plus en plus au fil du récit. Sans jamais tomber dans la vulgarité ou la facilité - ce qui aurait pu être le cas quand on découvre la nature des penchants de Phèdre - l'auteur use au contraire d'une pudeur appréciable lorsqu'elle aborde les scènes les plus brûlantes. L'atmosphère de la première partie du livre est bien rendue, j'ai notamment beaucoup aprécié les jeunes années de Phèdre avec ses doutes, ses questionnements, le passage à la puberté et l'inconscience de la jeunesse. Et même si les appétits sexuels de la dame peuvent en choquer plus d'un, j'ai trouvé pour ma part que Jacqueline Carey avait évité les écueils avec beaucoup de subtilité, rendant hommage à la sexualité débridée de son personnage sans en faire une caricature SM, ce qui relève du succès !
    La nature de la jeune femme reste ainsi une réalité (et parfois même une malédiction) impossible à oublier, mais qui n'empiète jamais sur l'importance des évènements extérieurs. D'ailleurs, plus on avance dans le récit, plus sa nature tend à s'effacer au profit des aventures passionnantes qu'elle vit dans sa quête de la vérité. Elle rejaillit pourtant, cette nature voluptueuse, lors de brèves scènes torrides durant lesquelles les enjeux du royaume motivent principalement ses actes et la renvoient à son rôle d'espionne sensuelle, douée dans l'art de dispenser les plaisirs les plus subtils...
    C'est un billet peut-être un peu trop long, mais il y a tellement à dire sur ce livre qui n'est pourtant que le premier d'une trilogie ! J'espère vous avoir donné envie de le lire parce qu'il est rare de découvrir une oeuvre aussi achevée qui réunit autant d'ingrédient différents - histoire, aventure, fantastique, romance, et j'en passe... - couplés à un scénario cohérent avec une trame originale et des personnages complexes et flamboyants ! Vous l'aurez compris, ce premier tome est un coup de coeur, un vrai, et je pense qu'il restera dans les mémoires !
    La suite m'attend dans ma PAL. Je vais attendre un petit peu avant de m'y replonger, même si la fin de ce premier tome m'a laissée sur ma faim !

    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.fr/2012/05/la-marque-kushiel-1-jacq..
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    • Livres 5.00/5
    Par Anju, le 08 mai 2013

    Anju
    [Attention, spoil, si vous n'avez pas encore lu le livre, ne lisez pas cette critique.]
    Kushiel, ah Kushiel…
    Depuis le temps que j'en entendais parler par deux de mes amies, j'ai fini par acheter le premier tome et à me plonger dedans. Je dois avouer que je ne savais même pas de quoi ça parlait, si ce n'est d'une courtisane. Et je n'ai pas été déçue du tout.
    L'auteur nous transporte dans un monde semblable à notre Moyen-Age, bien que différent. Par sa carte, nous ne sommes pas vraiment dépaysés. Après tout, la carte de l'Europe comme base d'un monde fictif, moi j'aime. Même si j'ai eu un peu de mal à tout comprendre, j'ai beaucoup aimé l'histoire d'Elua et de ses Compagnons qui est la base de ce monde. Chaque compagnon amène à des vœux et des pratiques différentes. C'était intéressant.
    Je me suis très vite attachée à l'héroïne, malgré le fait que le début fut un peu long à démarré. L'enfance de Phèdre s'est un peu étalée en longueur, mais finalement, une fois entrée dans l'histoire, je me suis laissée transportée par cette jeune fille aux mœurs bien étranges. Alors qu'au début, ce n'est qu'une servante de Naamah qui ne pense qu'à servir, et qui ignore un peu ce qui se trame autour d'elle, la pauvre se retrouve totalement embarquée dans quelque chose qu'elle n'aurait même pas imaginé avant.
    Au fur et à mesure que Phèdre obtient des renseignements pour Delaunay, on se demande quand même à quoi cela va lui servir, tout comme l'héroïne qui en ignore les fondements. Je bénis l'auteur de nous avoir fourni une liste des personnages, car je ne compte plus le nombre de fois où je m'y suis référée. Bon en même temps, j'ai une mémoire de poisson rouge, et j'oublie très vite les liens entre chaque personnage, donc ça n'aide pas…
    Pour moi l'histoire commence réellement à la mort de Delaunay et d'Alcuin, même si beaucoup d'éléments se mettent en place bien avant. C'est à ce moment là que Phèdre va se retrouver au cœur d'un complot bien trop vaste pour ses frêles épaules. Mais cela ne durera pas longtemps, car, comme l'a dit Hyacinthe à Melisande : « Qui se soumet n'est pas toujours faible. » Et Phèdre est loin de l'être, faible. Mais ça on le découvre au fur et à mesure des aventures qu'elle va vivre. Notamment après son passage chez les Skaldiques (qui me font penser à des vikings d'ailleurs), puis à sa fuite dans les montagnes en plein hiver. Une fois revenue à Elua pour tout raconter à la nouvelle reine de Terre d'Ange, on se demande bien ce qui va pouvoir se passer dans l'autre moitié du livre… Après tout, à part la guerre, que peut-il se passer… ? On pense que le rôle de Phèdre est terminé, mais non ! La voilà repartie à l'autre bout du pays pour traverser le détroit et se rendre dans le pays voisins chez les « barbares ».
    Des barbares qui, au final, ne le sont pas tout à fait. On découvre un peuple chaleureux, accueillant et drôle ! Puis voilà qu'il faut partir à la guerre pour récupérer le trône d'Alba. Ce que j'ai adoré, c'est que l'auteur a réussit à décrire des batailles sans que cela soit ennuyeux. Autant avouer que j'avais un peu peur de ça, mais finalement, on se prend dans les combats, décrits avec une certaine poésie qui nous emporte.
    Bref après ça, voilà qu'il faut retourner en Terre d'Ange. Mais c'est loin d'être fini. Les pauvres se retrouvent sur l'île du Maître du Détroit, et là… Là… Devoir abandonner Hyacinthe en plein océan, sur île isolée… Raaaah, j'ai cru que mon cœur allait se déchirer en même temps que celui de Phèdre !!!! Hyacinthe qui reste un personnage des plus emblématiques de ce livre, le premier ami de Phèdre, son confident et son amour, en quelque sorte. Et voilà que la pauvre est obligée de l'abandonner, même si c'est le choix du Tsingano…
    Après cette mésaventure, les voilà de retour en Terre d'Ange, enfin ! Mais c'est loin d'être fini, et l'auteur nous entraine dans de nouvelles batailles à l'assaut des Skaldiques. Ca ne sert à rien que je raconte en détail tout ça, après tout vous l'avez surement lu si vous lisez cette critique. Mais la façon que J. Carrey a de décrire tout ça est tellement intéressante, que j'ai adoré. Une fois la guerre finie et gagnée grâce à des jeux de pouvoirs, on se dit ouf. Enfin. Je dois avouer que j'ai trouvé ça tout de même un peu long vers la fin, mais le combat final est tellement rapide que ça rattrape. Suite à ça, le fait que Melisande échappe à la potence, nous promet des rebondissements dans la suite de cette histoire.
    Enfin bon, pour conclure, car je ne vais pas m'attarder trois plombes. J'ai adoré ce roman rempli de complots, de trahisons, de manipulations, d'alliances, d'amour et d'amitié… le fait qu'une simple courtisane soit embarquée là dedans et devienne un point essentiel d'une politique qui lui échappe sur certains points… Ca change des héros quoi !
    Ah ! Je vous laisse, le deuxième tome m'attend !!!!
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    • Livres 5.00/5
    Par Laeti1304, le 01 avril 2013

    Laeti1304
    J'ai acheté ce livre totalement par hasard, sans jamais en avoir entendu parler, sans savoir non plus à quoi m'attendre. Et je n'ai pas été déçue de mon acquisition ! Kushiel est réellement une perle du genre ! Ce récit est tout simplement sublime ! Une histoire épique, des personnages merveilleusement bien travaillés, une héroïne absolument hors norme, une intrigue trépidante, une plume superbe et très recherchée, bref, un livre qui a tout pour plaire !
    L'univers imaginé par Jacqueline Carey est génial : une mythologie complète, un monde et des peuples très différents les uns des autres, une histoire et des traditions riches... Elle s'est largement inspirée de notre Histoire pour créer son monde tout en réussissant à se l'approprier à sa façon en y ajoutant ses touches personnelles. En effet, lors de la lecture, on reconnait aisément l'Europe Médiévale ! Les intrigues politiques sont palpitantes : trahisons, complots, assassinats et autres réjouissances de ce genre...
    Phèdre est marquée par le signe de Kushiel : une petite tache rouge sur son oeil. Son don/malédiction (oui, ça dépend du point de vue) consiste à ressentir du plaisir dans la souffrance : elle est une anguisette. Depuis que sa mère l'a abandonnée, Phèdre est destinée au service de Naamah et chaque serviteur de Naamah donne son corps selon des caractéristiques propres à chaque maison différente. Chaque client offre des présents aux serviteurs de Naamah que ces derniers utilisent afin de terminer leur "marque", un tatouage qui va de leurs reins jusqu'à la nuque. Lorsque leur marque est achevée, les serviteurs de Namaah ont gagné leur liberté ! Anafiel Delauney va reconnaître ce signe et va racheter la marque de Phèdre à maison de Cereus. Delaunay lui apprend à voir et à écouter : c'est ainsi que Phèdre devient une espionne redoutable et sera entraînée malgré elle dans un complot politique de grande ampleur.
    Le récit commence tranquillement sur l'enfance de Phèdre pour se compliquer peu à peu. Ce début un peu lent manque d'action et ma lecture a été un peu difficile : je me demandais un peu où l'auteure voulait en venir et j'espérais vraiment que les choses sérieuses commencent rapidement ! Les choses sérieuses ont mis du temps à arriver mais l'auteure pose de nombreux mystères assez rapidement ce qui a su titiller ma curiosité et me pousser à continuer !
    Grâce à Phèdre, notre héroïne principale, nous allons passer par une palette de sentiments très vaste ! L'auteure a su créer un personnage original, très loin de tout ce que j'ai lu jusqu'à présent mais auquel on s'attache énormément ! Mais Phèdre a fait naître chez moi un autre sentiment un peu plus mitigé. C'est assez difficile de se mettre à sa place à certains moment, et ce, malgré l'emploi du "je". Je parle bien entendu des scènes de sexe. Car comme je l'ai dit précédemment, Phèdre prend son pied quand ça fait mal. Très difficile de comprendre ce penchant pour moi... Et j'avoue sincèrement que j'appréhendais ces scènes de sexe car j'avais peur que ce soit trop cru. Mais malgré des scènes de sexe qui, dans les faits, sont tout de même assez violentes pour certaines, Jacqueline Carey a su les rendre très sensuelles. Oui, dans ce livre, une goutte de sang qui coule le long du dos jusqu'au creux des reins c'est sensuel ! Qui l'eût cru ? Sûrement pas moi !
    Jacqueline Carey a su allier avec brio plusieurs trames. On a d'un côté l'histoire de Phèdre et de l'autre, on a tous les enjeux politiques. J'ai beaucoup apprécié l'écriture de ce livre qui est très recherchée et très poétique. J'ai apprécié qu'il y ait certaines ellipses au niveau de la narration car cela nous permet de nous donner certaines informations, sans que l'on soit forcé de revenir sur les faits dans le détail. Par contre, régulièrement, Phèdre décide de ce que nous devons savoir ou pas. Combien de fois j'ai eu envie de l'immoler par le feu lorsque je lisais "si j'avais su à ce moment-là" ! Car Phèdre nous raconte son histoire avec du recul. Ces 8 petits mots ont été une torture pour ma curiosité ! Mais ils poussent à continuer la lecture !
    Bref, cette lecture est un coup de coeur ! J'ai tout simplement adoré ! J'ai hâte de découvrir la suite des aventures de Phèdre !

    Lien : http://deslivresenpagaille.e-monsite.com/pages/roman/fantasy/kushiel..
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Citations et extraits

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  • Par Pamw, le 14 février 2009

    4ème de couverture:
    Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu'elle n'était qu'une enfant. Habitant désormais la demeure d'un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l'histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout... les arts du plaisir. Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d'elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes. Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque. Or, lorsqu'elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d'Ange, elle n'a d'autre choix que de passer à l'action. Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d'embûches, qu'il lui faudra mener jusqu'au bout pour sauver son peuple.
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  • Par Dadafolie, le 10 mai 2012

    Nous sommes dans l'erreur, nous qui nous querellons, nous qui avons fragmenté le désir de Naamah en treize morceaux - treize morceaux.
    Les pans de la vérité sont nombreux, c'est sûr, mais tous peuvent être assemblés pour former un tout unique, comme un manteau de Mendacant.
    Le réconfort et l'expiation, le chagrin et la gaieté - unis dans un même élan sur une verte colline d'Alba. La mort engendre une immense soif de vie; voilà autre chose que les poètes ne chantent pas. Moi qui savais comment recevoir la douleur, je pris celle de Hyacinthe. La douleur et le plaisir - je pris les deux chez lui, et je les lui rendis; jusqu'à ce que chacun d'entre nous comprît combien ils sont inextricablement mêlés, comment l'un ne peut venir sans l'autre.
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  • Par Nepenthes, le 23 janvier 2013

    La frontière est ténue en chacun de nous entre la civilisation et la sauvagerie. A tous ceux qui pensent qu'ils ne la franchiront jamais, je dis ceci : si vous n'avez jamais touché du doigt ce que c'est d'être trahi et abandonné, alors vous ne pouvez pas savoir combien la barbarie est proche.

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  • Par frankgth, le 05 janvier 2013

    Ce n’étaient pas des histoires, mais l’Histoire. J’appris ainsi que l’histoire d’un conteur peut s’arrêter un jour ; l’Histoire, elle, n’a pas de fin. Tous ces évènements devenus des légendes contribuent à façonner les faits et les gestes des gens que nous voyons chaque jour autour de nous.

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  • Par boudicca, le 05 novembre 2011

    Comme ils sont dans l'erreur ceux qui voient en Elua un dieu bien délicat, fait uniquement pour être adoré par les amants aux yeux tournés vers les étoiles. Mais que les guerriers clament donc leur foi dans des dieux de sang et de tonnerre, l'amour est dur, plus dur que l'acier et trois fois plus cruel. Il est inexorable comme la marée, et la vie et la mort marchent sur ses brisées

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