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ISBN : 2072706459
Éditeur : Gallimard (16/02/2017)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Il y a dans chaque livre de François Cheng un souffle de vie qui prend à la gorge. Sans doute parce que celui-ci provient d'une voix sans autre exemple. D'une voix qui éperonne la pensée, avec une acuité foudroyante et douce. D'un chant qui a depuis longtemps puisé sa force dans l'élan intérieur. D'une sagesse orientale qui transmue le fugace en élixir d'éternité. D'une écriture tremblée qui s'enracine à même la rosée. D'un exil qui dépayse jusqu'à la nostalgie. Ave... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
michfred
12 décembre 2016
★★★★★
★★★★★
Poésie de l'attente et de la fusion, comme ces aquarelles délicates et intenses de Zao Wu Ki.
Pivoines ouvertes sous la pluie, tortue prophétique dans un jardin, bleu des yeux , des mers et des rêves, galet lové dans une paume fraîche :François Cheng capte des images, en fait des signes qui s'impriment à l'encre de Chine sur le papier blanc de nos âmes.
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ATOS
26 mai 2016
★★★★★
★★★★★
« Point de retour sans aller 
Point d'aller sans retour ».
« Tu entends enfin ton chant
qui lui même est appel
à tous les vents venant vers toi,
à tous les vols partant de toi,
à la terre explosée en fleurs… »

« À la source du Long Fleuve », « Austères glaciers »,« Tendre filet d'eau… »
 « Voici que le fleuve retourne à sa source,
Que nous terminons notre grand périple. »
 « Tant de jours à longer le fleuve millénaire,
Toujours à contre-courant, à contretemps »
 « À sillonner l'aride haut-plateau,
Creusé de ravins, menacé de vautours,
 
À traquer chairs crues et fruits sauvages,
À dormir à même les herbes virginales,
 
À traverser le lac aux étoiles, poussant plus loin
Nos corps tatoués de gelures, de brûlures,
 
Minuscule caravane à bout d'endurance,
En ce point de l'ultime rendez-vous,
 
Austères glaciers, tendre filet d'eau,
Où toute fin est commencement. »
« Proche est le lointain,
Durable l'instant.
Quand le feu s'enfouit,
Quand se tait l'oiseau,
Tout tend vers son libre
Ou vers son repos. »
Stupéfiant silence...

Ici commence la rencontre , la joie de notre reconnaissance,
L'instant de l'échange.
« un oeil justifie la création
parce que l'oeil est regard et que le regard donne signe de vie »

« cendres-semences » , la «  brume va monter de la vallée l'in-fini cet inachevé « 
« Tout est signe » , alors « nous comprenons alors que nous aurons
à refaire le chemin parcouru »
« Le monde recommence »
Écoute !
« La nuit prépare le festin des jours »
Regarde !

«  cette lumière tremblotante
sur le rebord de la coupe »
« Nous avons trop vécu pour ne plus être »
« Encore un jour de gloire
Pour ceux d'ici qui voient.
 
Gloire des corps, gloire des fruits.
Mystère même des étoiles.
 
Pour ceux qui voient et louent,
Nulle possession, nulle proie.
 
Sol nu buvant la source,
Rien d'autre que cri de joie.
Encore un jour de gloire
En-deçà, au-delà. »
«  avant la tempête annoncée,
Il y a ce coin d'hiver,
ce coin perdu de l'univers,
où s'attarde un reste de soleil …. »
Lueur émise, flamme meneuse d'âmes,
«  en cet instant de l'éternelle donation,
Ici retourné par un regard étonné
en perpétuelle offrande ».
Ô
«  que toujours nos instants se fassent accueil »
«  Mais ce qui a été vécu
sera rêvé ;
Et ce qui a été rêvé
Revécu. »

transmutation de toutes « douleurs bues » en leur renaissante tendresse.
« car tout est à revoir, tous les rires, tous les pleurs, toute la gloire »
maintenir la flamme allumée, veilleuse éternelle , pour toutes nos âmes errantes 
«  au royaume de l'infini, la moindre lueur est diamant. »
La vrai gloire est bien ici, dans le vide médian que libère le souffle de la Poésie.
«  Vers son libre
vers son repos »…
source du renouveau.

Astrid Shriqui Garain

Lien : https://dutremblementdesarch..
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Commenter  J’apprécie          132
Ledraveur
09 février 2016
★★★★★
★★★★★
François Cheng dans ce recueil de poésies développe toute la richesse de sa langue d'adoption, le français. Nous avons été séduit par l'ensemble de ses poèmes, dont certains nous sont apparus comme “lumineux” .
Lecture agréable, raffinée et inspirante qui éveille en nous notre Humanité ; l'auteur entre deux cultures, la sienne et celle de son exil, trouve les allégories qui nous touchent au “cœur,” à “l'âme” et à “l'esprit”, en toute fraternité.
Commenter  J’apprécie          40
Dunadan
01 novembre 2016
★★★★★
★★★★★
Le premier recueil que je lis de lui, agréablement surpris.
François Cheng abolit les frontières entre l'intériorité et l'extérieur, entre l'universel et le singulier, entre le pérenne et l'éphémère et nous touche avec son souffle qui se mêle au cosmos.
La vraie poésie est ici, pour l'éternité.
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Citations & extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko11 mars 2017
Diamant fendu,
Jade brisé.

Au plus pur des attachements
Répond le plus dur des arrachements.

Mais cette irréductible dureté
Est l'unique mémoire qui dure.

Long rayonnement d'un astre
Au-travers de mille désastres.
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kuroinekokuroineko11 mars 2017
Il neige dans la nuit,
En secret, en sourdine.
En un instant, la terre
S'éclaircit, s'épaissit;
L'air froid cède le pas
À une douceur subite.
Longtemps privés de feuilles,
Les arbres se sentent pousser
Des ailes; de branche en branche
Ils suspendent des guirlandes,
Criant: "Demain la fête! "
À l'aube, tout est fin prêt,
Tous s'habillent de neuf.
Conviés au grand festin,
Intimidés, mésanges
Et merles osent à peine
Bouger leurs pattes, de peur
De salir la nappe blanche...
+ Lire la suite
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kuroinekokuroineko11 mars 2017
Sur le pré, l'énigmatique tortue,
à la démarche immémoriale,
En quête de quel secret tu?
de quel oracle inaugural?
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michfredmichfred22 novembre 2016
Viens te lover dans ma main, galet,
Tiens un instant compagnie
A l'anonyme passant. Toi , le pain cuit
au feu originel, nourris ce passant
de ta force tenace, de ta tendresse
lisse , au bord de cet océan
sans borne, où tout vivant, accorde
au mendiant sans voix les faveurs,
fais moi don de tes inépuisables
trésors : fête de l'aube, festins
du soir, farandoles sans fin des astres,
tant et tant de tes glorieux compagnons
réunis ici en toi, un instant lovés
dans le creux charnel de ta paume !
Toi qui survis à tout, garderas-tu
mémoire de cette singulière rencontre ?
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka08 novembre 2015
Soudain, nous viennent des flots
De larmes, nous plongeant dans
L'abîme du silence, larmes
De peine, larmes de joie,
Gouttes de pluie qui glissent
Leurs perles sur les feuilles
De lotus, que vient sécher
Un inattendu rayon
De soleil, déjà ardent,
Déjà irradiant, déjà nimbé
De poignante douceur, hors
De toutes voix, hors
De toutes voies, dans
L'innocence de l'instant,
Dans l'abîme de la désormais
Insondable souvenance.
+ Lire la suite
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