> Jean Esch (Traducteur)

ISBN : 2020345676
Éditeur : Seuil (2004)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 250 notes) Ajouter à mes livres
Le policier Sean McEvoy est retrouvé mort dans sa voiture. Chargé d'une affaire de meurtre abominable, son enquête n'avançait pas. Lorsqu'il apprend le suicide de son frère, Jack, son jumeau, journaliste de faits divers, refuse d'y croire. En cherchant à comprendre, il ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 14 mars 2011

    lehane-fan
    Du tres bon Connelly !!
    Le probleme lorsque l'on se fie aux critiques , c'est que l'on s'attend ( moi en tout cas , perso , en ce qui me concerne..) à etre pris du debut à la fin par telle ou telle histoire ainsi portée aux nues...L'on imagine pas un seul instant qu'il faille patienter un chouilla avant de donner la chasse , de commencer la traque ne pouvant que déboucher sur l'arrestation , voire l'éradication pure et simple de ce nouvel ennemi n°1 ! Je vais relativiser un peu en avouant avoir mis quelques chapitres avant d'etre embarqué par ce poete maudit .
    Sean Mc Avoy est découvert mort dans sa voiture . Un flic en arrivant à de telles extrémités n'est pas des plus étonnant . C'est pourquoi cette affaire sera tres vite classée , la these du suicide étant immanquablement retenue . Jack , frere jumeau de la victime , se refusant à croire que son frangin ai pu en arriver là décide alors de fourrer son nez de journaleux dans ce sordide fait divers afin de n'avoir aucun doute à ce sujet . Commence alors , en partenariat avec le FBI , une trépidante enquete révelant au grand jour l'existence d'un serial killer doublé d'un redoutable tueur de flics ! Comme énoncé précédemment (renvoi à la ligne 7 , bat. A , esc. C ) , je n'ai pas été happé immédiatement par cette histoire que j'ai trouvé sensiblement longue à démarrrer ( pour calmer les fans , je m'infligerai 5 secondesde Céline Dion , cochon qui s'en dédit et c'est cher payé !! ) . Mais force est de constater qu'une fois la trame posée et les protagonistes assimilés , l'histoire déroule à un train d'enfer pour déboucher sur un final des plus étonnant , de par son inventivité , mais également des plus frustrant...Puisque l'auteur nous délivre un large pan de cette partie d'echec sans véritablement faire echec et mat !
    Les personnages sont des plus classiques et des plus convenus ! Jack est journaliste et s'emmerde prodigieusement dans ce boulot dont il a fait le tour ! Son acharnement doublé d'un sens certain d'enqueteur l'amenera logiquement a collaborer avec le FBI et ses agents forcément peu enclins a travailler avec ce gratte-papier qui vient marcher sur leurs plates bandes ! Parmi eux , l'on retrouve la brute épaisse de service, Thorson , qui se révelera au fil des pages comme beaucoup plus sensé et professionnel que prévu ! Pour corser l'affaire , Rachel , ex de Thorson , est également de la partie et l'on sent a des km venir son inévitable rapprochement avec Jack...Originalité , quand tu me tiens...Rachel , personnage troublant soufflant le chaud et le froid et dont le passé recele quantité de zones d'ombres...Le personnage le plus interessant et sans lequel ce livre serait juste un polar de plus est , et de loin , le Poete . Son caractere , son histoire personnelle , ses deviances font que l'on s'immerge volontiers dans ce récit afin d'en découvrir toujours plus sur cet esprit dérangé et ses motivations si particulieres .
    Ce qui en fait un excellent polar , c'est l'ossature de cette enquete , la trame complexe et totalement maitrisée que l'on découvre au fil des pages et qui est d'une éfficacité redoutable ! Petit bémol sur ce journaliste qui fait la nique aux G-men , découvrant beaucoup trop facilement certains indices jusqu'alors ignorés par ces enqueteurs professionnels mais bon , on va pas chercher la petite bete , l'interet est ailleurs , tout comme la vérité Scully !
    Encore une fois , un polar incroyablement bien construit avec son lot inhérent de rebondissements , son enquete au cordeau et surtout sa conclusion qui vous laisse sur le cul tout en faisant naitre en vous un leger sentiment de frustration...
    Le Poete , un vrai récital !!
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Suhani, le 23 octobre 2010

    Suhani
    Des suicides sordides, des meurtres immondes, de dangereux malades, des journalistes prêts à tout pour leurs articles, des agents du FBI aguerris, une enquête à démêler, rebondissements et retournements de situation. Tous les bons éléments pour une recette efficace sont mis en place, certes, mais surtout pour restituer une tambouille à laquelle on a déjà que trop gouté. C'est peut-être cette impression, d'avoir affaire à ces procédés qu'on retrouve comme une tradition dans les séries américaines ressassées sur toutes les chaines par exemple, qui est gênante : une telle rumination qui ne fait que mettre en évidence la superficialité d'un genre dont je n'arrive décidément pas à m'accoutumer. Cette manière de procréer comme une industrie de l'horreur et de l'héroïsme pour tenir un lecteur, c'est peut-être ceci qui m'exaspéra le plus à la lecture de ce polar américain, même s'il me procura suffisamment de plaisir (coupable) pour en venir à bout.
    J'ai été agacée par le prétexte décevant consistant à présenter Edgar Poe comme élément principal de l'intrigue, alors qu'il est finalement relégué, dans l'enquête comme dans la narration, à un statut très secondaire.
    J'ai été agacée par l'ambivalence du personnage principal naviguant entre figure de l'héroïsme et ridicule dévalorisant.
    J'ai été agacée par la mise en valeur récurrente de "technologies", désormais obsolètes ou du moins d'un ordinaire exaspérant (les débuts des ordinateurs portables, des réseaux internet, des appareils photo numérique...), et pourtant constamment mises au centre des révélations, sur lesquelles on insiste lourdement et rendant un roman ayant finalement mal vieilli.
    J'ai été encore plus agacée par le flottement des points de vue narratifs. En effet, deux narrations semblent au départ se dérouler en parallèle, notre héros en focalisation interne avec une première personne du singulier d'un côté, et le coupable n°1 à la troisième personne de l'autre côté. A la toute fin, cette narration à la troisième personne vient présenter la situation d'un autre personnage encore, ce qui plonge le lecteur dans une confusion malvenue (voulue ?)... le déséquilibre entre les deux points de vue et l'alternance des deux formes grammaticales se veulent plus dérangeants qu'astucieux.
    Habilement mené du reste, le roman propose un panel plutôt complexe de personnages prenant place autour de l'intrigue et des évènements, dans une suite de révélations qui s'articulent à un rythme volontiers soutenu. Un rythme fort bienvenu d'ailleurs car il pousse le lecteur jusqu'au bout, malgré les écueils détaillés ci-dessus, pour profiter un tant soit peu d'une révélation finale opportune.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Hugo, le 11 janvier 2011

    Hugo
    Connelly c'est le mec qui a un pur physique d'armerloque...Genre tu le croises dans la rue bah tu te dis : Ah tiens un Yankee (en tout cas moi je me le dis) :
    Il te répondra certainement (si il t'a entendu pensé) :
    - Yes we Can ! (Tous les yankee disent ça ...Non ?)
    N'empêche que quand tu lis ses bouquins, t'es heureux... C'est du Polar Hollywoodien pur malt :
    ça sent le whisky et le tabac, il fait toujours nuit la-bas mais pour savoir ou tu marches il y aura toujours un lampadaire sur le bord de la route pour t'éclairer, une vielle Ford qui longe le trottoir à la recherche d'une "pute" (un chat est un chat)... Et toi le héros t'es tellement beurré que tu te retrouves dans cette ruelle sombre à poursuivre ton ombre et devant cette vielle grille au fond du cul de sac, tu rumines ton glock à la main, que la mort de ta femme (ou ta fille) il n'y a rien de pire dans cette chienne de vie...Mais tu sais que tu vas l'arrêter l'enfoiré qui les a butés...parce que t'es le meilleur dans ton boulot et c'est pas ton coéquipier ou ton ex-femme siliconé qui diront le contraire...Bordel il faut que ça saigne...
    -Laissez moi l'affaire chef...
    - Non tu es trop impliqué, prends quelques jours Harry...
    Voilà c'est ça le polar américain... très classique avec tous ses codes mais quand on aime ces codes...
    "Le poète" est certainement son meilleur roman...
    PS : le petit délire plus haut n'a absolument rien à voir avec le roman, c'était juste histoire de planter le décor... vous donner une idée du style très imagé d'un "pur Polar Hollywoodien"
    A plus les copains
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Lostinmypal
    J'ai hésité à lui mettre deux étoiles mais, franchement, un bouquin qui vous tanne 80% du temps ne mérite pas mieux qu'une étoile en définitive ... Je l'ai lu jusqu'au bout parce que je ne pouvais croire que le bouquin était si médiocre. Je voulais lui laisser une chance de me bluffer. J'ai été trop brave.Les ficelles sont tellement grosses qu'on a peine à y croire mais notre "héros" ne les voit pas ! Pire, il commet des bourdes énormissimes qui fait perdre toute crédibilité à son personnage supposé être un journaliste fûté. Enfin, l'auteur prend visiblement ses lecteurs pour des idiots finis puisqu'il se sent régulièrement obligé de nous faire une explication de texte sur le comment du pourquoi des agissements de Jack (le fameux "héros"), comme si le lecteur n'était pas capable de comprendre par lui-même... et je n'ai lu ce livre qu'avec un à deux neurones allumés (ce qui était largement suffisant). A noter également que, technologiquement parlant, le roman vieillit mal. Les couinements de modem, la sous-utilisation d'Internet, les téléphones filaires, la "découverte" des APN, etc. tout cela donne au roman un côté ringard qui ne fait que l'enfoncer aux yeux de la lectrice déjà dégoûtée par tout le reste.Il paraît que c'est un des meilleurs livre de l'auteur. Je ne veux même pas imaginer le reste de son oeuvre.
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    • Livres 1.00/5
    Par purplevelvet, le 28 mai 2011

    purplevelvet
    apparemment, tout le monde semble avoir adoré, je serai donc la note discordante. Une amie me l'a prêté en me disant " il est génial", mais voilà...
    Il arrive mal: après que j'ai lu - et pas vraiment aimé - 2 titres de Patricia Cornwell où justement il était aussi question de: enquête, FBI, VICAP et serial Killer.
    Il arrive mal aussi dans ma vie: à une période où je n'ai justement pas envie d'entendre parler de cadavres bien décomposés ( la copine a un peu oublié de me prévenir). Ok, une histoire de serial killer, on se doute que la route va être jonchée de macchabées, mais je trouve que l'auteur en fait justement trop dans le glauque, avec une fascination malsaine pour les détails bien macabres, au prétexte que ha oui, Gladden est un monstre, donc il faut en faire des caisses.
    Sans compter le côté assez peu crédible du journaliste qui arrive limite à mener l'enquête du FBI dans la direction qu'il veut. Et une histoire d'amour qu'on voit arriver à des kilomètres, avec le gros poncif du polar américain" ils se détestent, donc ils vont finir au plumard ensemble".
    D'autant que 500 et quelque pages, il y a forcément des longueurs, le héros voyage beaucoup, mais paradoxalement, le côté enquête pure piétine...Du coup je m'interroge, arrivée au 33° chapitre: est-ce que je classe l'affaire, ou est-ce que j'attends d'être en meilleures dispositions pour le finir? Mais bon, même si globalement je trouve l'écriture meilleure que chez Cornwell, ça sent trop le réchauffé à mon goût, et même un jour d'optimisme forcené, je ne pense pas avoir le courage de me cogner les plus de 200 pages restantes.
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Citations et extraits

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  • Par wictoria, le 24 novembre 2009

    La nuit, le fantôme qui me hante le plus est le mal enfoui en moi qui me conduisit un jour à douter de la chose dont j'avais le plus envie.
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  • Par lehane-fan, le 11 mars 2011

    Une chance que personne ne puisse connaitre nos pensées les plus secretes . Nous apparaitrions tels que nous sommes , à savoir des imbeciles manipulateurs et pretentieux .
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  • Par Spilett, le 26 juin 2010

    Je n'étais jamais très à l'aise devant les flics (...). J'avais toujours le sentiment d'avoir quelque chose à me reprocher.
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  • Par C-Liner, le 28 juin 2011

    Le sourire sur le visage de Riley dura environ 3 secondes avant d’être immédiatement remplacé par une expression de terreur sortie du tableau de Munch. Le cerveau est un ordinateur étonnant : 3 secondes pour regarder 3 visages à la porte et on sait que son mari ne rentrera jamais : IBM ne pourra jamais rivaliser.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par line70, le 19 mars 2011

    Tout a une cause. Parfois, la cause est plus haïssable que la conséquence, pourtant, c'est souvent la conséquence qu'on abomine.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






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