> Laure Bataillon (Traducteur)

ISBN : 207042314X
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Un écrivain accompagne la lente déchéance d'un saxophoniste de génie, détruit par l'alcool et la drogue, Johnny Carter.

Des studios d'enregistrement de Baltimore avec Miles Davis au Saint-Germain-des-Près dans les années 50, des hôtels miteux aux nuits da... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigetoun, le 18 septembre 2011

    brigetoun
    Une écriture de l'urgence, un peu comme dans les meilleurs Hemingway, faite de détails, réflexions, récits, dialogues compressés et mêlés, formant un courant qui fermement, sans autorité apparente, va à l'essentiel qui en fait est un questionnement
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 05 novembre 2011

    Les gars se sont arrêtés nets, eux aussi (deux ou trois ont continué de jouer pendant quelques mesures, comme un train qui freine avant de s’immobiliser). Johnny se frappait le front et répétait : « ça, je suis en train de le jouer demain, c’est horrible, Miles, ça, je l’ai déjà joué demain. » On ne pouvait pas le sortir de là. La séance était fichue. Johnny se remit à jouer sans entrain, il avait envie de s’en aller (se droguer, dit l’ingénieur du son, mort de rage) et quand je le vis partir, vacillant, le visage cendreux, je me demandais si cela pouvait continuer encore longtemps.
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  • Par brigetoun, le 18 septembre 2011

    et j'ai montré comment le renoncement à la satisfaction immédiate avait amené Johnny à l’élaboration d’un nouveau langage qu’il poussait aujourd’hui, avec d’autres musiciens, jusque dans ses derniers retranchements. C’est un jazz qui rejette tout érotisme facile, tout wagnérisme, si je puis dire, et qui se situe sur un plan désincarné où la musique se meut enfin en toute liberté comme la peinture délivrée du représentatif peut enfin n’être que peinture.
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  • Par brigetoun, le 18 septembre 2011

    On attaque tous du mieux qu'on peut. Johnny se plante sur ses jambes écartées comme s'il était sur un bateau qui tangue et il se met à jouer comme je ne l'ai jamais entendu jouer de ma vie, je le jure. ça a duré trois minutes après quoi il nous a lâché un de ces couacs à faire frémir Dieu le père et il est allé s'asseoir dans un coin en nous laissant nous démerder tous seuls.
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  • Par brigetoun, le 18 septembre 2011

    Je souris de mon mieux, comprenant vaguent qu'il a raison. Mais ce qu'il pressent et ce que je devine de son pressentiment va s'effacer, comme toujours, dès que je serai dans la rue et que j'aurai repris contact avec ma vie de tous es jours.
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Vidéo de Julio Cortázar

Cristina, étudiante, lit "Les Ménades" de Julio Cortázar (in "Fin d'un jeu", éditions Gallimard, coll. L'Imaginaire, 2005) Dans le cadre de "A vous de lire !" © Des auteurs aux lecteurs, 2010











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