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ISBN : 270731773X
Éditeur : Editions de Minuit (2001)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 189 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Les rechutes en général ne sont pas bénéfiques pour la santé, à l'inverse de celle que connaît Simon Nardis. Cet ancien pianiste de jazz avait renoncé à chauffer l'ambiance des clubs pour se recycler dans le chauffage industr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par isabelleisapure, le 21 novembre 2014

    isabelleisapure

    Simon était jazzman. Pas n'importe quel jazzman : un grand, avec un style reconnaissable entre tous. Mais le jazz, c'était aussi l'alcool et la drogue. Alors Suzanne n'a pas accepté, il a dû choisir. Il est devenu un bon mari et un bon père de famille.
    Simon est devenu ingénieur chauffagiste et a oublié tout le reste.
    Lors d'un déplacement professionnel dans une station balnéaire sur la Côte Normande, à cause d'un train raté, il rentre par hasard dans un club de jazz et pendant la pause des musiciens il s'assied devant le piano et se met à jouer.
    "Il faut imaginer ces mains, au-dessus du clavier, qui tremblent, et Simon qui, toutes les quinze secondes environ, les cache derrière son dos, puis les montre à nouveau, les offre au piano, les lui propose, L'Air de lui dire : Je t'ai abandonné mais je reviens »
    Une femme a pris le micro pour mêler sa voix à la musique.
    « le micro sur les lèvres, reprenant au vol la mélodie, elle chanta tout près de lui : Vous n'avez pas changé. Simon leva le nez, regarda Debbie, puis, sans cesser de jouer, répondit : Vous non plus. Simon ne l'avait jamais vue. »
    Le texte de Christian Gailly est magnifique, l'écriture est somptueuse, d'une grande musicalité.
    Un texte court mais un grand roman sur le thème de l'éternel retour de la passion et de l'amour.

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    • Livres 4.00/5
    Par Philippe67, le 02 novembre 2012

    Philippe67
    Un style bref, syncopé et jazzy.
    Le narrateur nous raconte une histoire sur un mode oral avec des retour en arrière des évocations du futur... C'est très particulier mais totalement prenant.
    L'histoire pourrait être simple : un ancien pianiste de jazz qui est revenu à son ancien métier (chauffagiste) après avoir risqué la mort (alcool, drogue, femmes, jazz) et n'écoute plus que du classique va rentrer dans une boite de jazz parce qu'il a une heure à perdre.... et là tout le passé va revenir.
    C'est "un singe en hiver" à la mode jazzy.
    Je vous en recommande la lecture surtout si comme moi vous ne connaissez pas cet auteur, c'est un très bo moyen de la découvrir.
    Bonne lecture!
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 19 mai 2012

    carre
    Quand le destin vous fait un clin d'oeil. Simon Nardis, alors qu'il effectue un dépannage dans une usine en province, rate le train qui doit le ramener vers sa petite vie étriquée auprès de Suzanne. Ancien jazzman, mais aussi ex-alcoolique, Simon pénêtre dans un Club, un petit verre, un seul, et puis une double rencontre, celle de trois jeunes musiciens de jazz et celle d'une femme idéalisée qui reconnait Simon.
    Il ne faut pas en savoir plus, nous suivont Nardis, et comme lui une fois la porte de cette boite entrouverte, nous sommes happés, sous le charme de cette ambiance feutrée. le style de Gailly est inimitable, incroyablement musical, chaque mot semble pensé comme une note sur une partition d'une musique qu'il aime et qu'il a pratiqué. Il n'a pas son pareil pour amener l'émotion, à travers un geste, un regard, un silence. Et cet homme qui a remisé sa vie d'avant, va renaitre le temps de cette soirée et redécouvrir les palpitations musicales et affectives qu'il avait abandonné. Un bouquin envoutant qui se lit d'une traite. Gailly travaille comme un artisan, pas d'aspérités, tout est clean, pas de fausses notes. Un vrai coup de coeur.
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    • Livres 3.00/5
    Par Rodin_Marcel, le 18 mars 2015

    Rodin_Marcel
    Gailly Christian "Un soir au club", éditions de Minuit, 2001 (ISBN 2.7073.1884.1)

    Simon Nardis, qui fut un jazzman de premier plan mais sombra dans l'alcool, vit depuis une dizaine d'années avec son épouse Suzanne après avoir renoncé tant à la musique qu'à l'alcool et être devenu ingénieur en installation de chauffage industriel. Au cours d'un déplacement professionnel, il est amené par hasard à entrer dans un club de jazz où se produit un groupe de qualité. La tentation est trop forte : pendant la pause, Simon monte sur la scène et se remet au piano. La propriétaire du club, une américaine nommée Debbie, reconnaît ce style et vient l'accompagner en chantant.
    le couple se forme, Simon rate tous les trains qui remontent vers Paris. Son épouse Suzanne s'inquiète de lui, comprend ce qui se passe, et décide d'aller rechercher son mari en voiture. Sur la route, elle se tue dans un accident.
    L'histoire est racontée par un narrateur en position d'ami connaissant bien les trois protagonistes : par anticipation, il nous informe du mariage ultérieur de Simon et Debbie.

    Dommage que l'auteur ait cru utile de rajouter cette histoire d'épouse qui se tue en voiture, dommage aussi qu'il se croit obligé, pendant deux ou trois pages, de détailler en long en large et en travers l'origine de la tache sur le pantalon... mais nos auteurs contemporains se sentiraient floués s'ils omettaient l'un ou l'autre de ces détails scabreux.

    Chose remarquable : l'auteur parvient, par moment, à restituer littérairement la musique, qu'il évoque sans que cela devienne ennuyeux, pompier, sentencieux ou bête, comme c'est hélas très souvent le cas. Il montre, sans emphase, comment le couple se forme à travers la reconnaissance de cette musique particulière qu'est le jazz, surtout quand on la fait, quand on la fabrique : le héros joue du piano, la femme chante.
    L'inlassable thématique de la rencontre amoureuse est ici plutôt bien traitée…
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    • Livres 3.00/5
    Par Drych, le 13 décembre 2014

    Drych
    Un petit texte sentimental et musical, un personnage principal un peu inconséquent, une histoire bien construite mais traitée superficiellement, et une écriture banale. le tout se déguste rapidement, juste le temps d'un bonbon qui fond ou d'une chanson de jazz. Il en reste un petit goût sucré pas désagréable mais peu persistant.
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 22 février 2012

    Debbie n'était pas à six minutes près. Elle le lui dit. Simon si. C'est important, dit-il, six minutes, on manque son train pour moins que ça, si je vous écoutais je le raterais.

    Et puis après ? dit Debbie. Après, après, dit Simon. Ce serait si grave que ça ? dit Debbie. Grave, grave, non, dit Simon, mais. Mais, mais, dit Debbie. Oui, oui, dit Simon. Eh oui, dit Debbie. Bah oui, dit Simon. Eh oui, refit Debbie. Bah oui, refit Simon. Et chacun refit ça un certain nombre de fois, Debbie son ehoui, Simon son bahoui.

    Et cet “ ehoui-bahoui ” se révélant swin­guant ils improvisèrent un petit blues. Debbie claquait des doigts pour scander son “ ehoui ”. Simon lui répondait par son “ bahoui ”. Simon me disait qu'ils avaient improvisé comme ça pendant au moins 96 mesures en si bémol. Puis tous deux à bout de souffle ils ont éclaté de rire.
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  • Par carre, le 19 mai 2012

    Le piano n'était pas le violon d'Ingres de Simon Nardis.C'était bien plus qu'un violon d'Ingres.Le piano était pour lui ce que la peinture était pour Ingres.

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  • Par mandarine43, le 28 avril 2011

    Etait-ce le commencement de quelque chose ? N'était-ce pas plutôt la fin de quelque chose ? Ni l'un ni l'autre. C'était l'un et l'autre. Quelque chose d'autre. D'entre les deux. D'où cette dépression de l'attente dans un temps arrêté, un vide où quelque chose devait se décider.

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  • Par Marti94, le 24 juin 2014

    Après sa désertion, il reprit son ancien métier. Le prétexte était de se nourrir. Se loger, se blanchir. Au sens de blanchiment. Il s'agissait surtout de bien se tenir. Le jazz n'incite guère à bien se tenir. Simon Nardis était pianiste de jazz..

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  • Par michelekastner, le 18 août 2013

    Simon brûlait de toucher à ce piano pour faire entendre ce qu'un style a d'inimitable. Autrement dit et j'en aurai fini avec Simon et la question du style, il voulait croire qu'après dix ans de silence total il pouvait encore jouer comme personne jamais ne jouera.
    La vodka circulait dans son cerveau. La vodka faisait fonctionner son cerveau. Son cerveau fonctionnait comme il n'avait pas fonctionné depuis au moins dix ans. Pas mieux ni plus mal, autrement. Plus librement peut-être. Son coeur aussi battait différemment.
    Il soupira, frissonna puis se mit à trembler. Sa décision était prise. Il sut qu'il allait y aller, y toucher à ce piano, s'en emparer. Il était 22h30.
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