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ISBN : 270731773X
Éditeur : Editions de Minuit (2001)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 165 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Les rechutes en général ne sont pas bénéfiques pour la santé, à l'inverse de celle que connaît Simon Nardis. Cet ancien pianiste de jazz avait renoncé à chauffer l'ambiance des clubs pour se recycler dans le chauffage industr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Philippe67, le 02 novembre 2012

    Philippe67
    Un style bref, syncopé et jazzy.
    Le narrateur nous raconte une histoire sur un mode oral avec des retour en arrière des évocations du futur... C'est très particulier mais totalement prenant.
    L'histoire pourrait être simple : un ancien pianiste de jazz qui est revenu à son ancien métier (chauffagiste) après avoir risqué la mort (alcool, drogue, femmes, jazz) et n'écoute plus que du classique va rentrer dans une boite de jazz parce qu'il a une heure à perdre.... et là tout le passé va revenir.
    C'est "un singe en hiver" à la mode jazzy.
    Je vous en recommande la lecture surtout si comme moi vous ne connaissez pas cet auteur, c'est un très bo moyen de la découvrir.
    Bonne lecture!
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 19 mai 2012

    carre
    Quand le destin vous fait un clin d'oeil. Simon Nardis, alors qu'il effectue un dépannage dans une usine en province, rate le train qui doit le ramener vers sa petite vie étriquée auprès de Suzanne. Ancien jazzman, mais aussi ex-alcoolique, Simon pénêtre dans un Club, un petit verre, un seul, et puis une double rencontre, celle de trois jeunes musiciens de jazz et celle d'une femme idéalisée qui reconnait Simon.
    Il ne faut pas en savoir plus, nous suivont Nardis, et comme lui une fois la porte de cette boite entrouverte, nous sommes happés, sous le charme de cette ambiance feutrée. le style de Gailly est inimitable, incroyablement musical, chaque mot semble pensé comme une note sur une partition d'une musique qu'il aime et qu'il a pratiqué. Il n'a pas son pareil pour amener l'émotion, à travers un geste, un regard, un silence. Et cet homme qui a remisé sa vie d'avant, va renaitre le temps de cette soirée et redécouvrir les palpitations musicales et affectives qu'il avait abandonné. Un bouquin envoutant qui se lit d'une traite. Gailly travaille comme un artisan, pas d'aspérités, tout est clean, pas de fausses notes. Un vrai coup de coeur.
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    • Livres 5.00/5
    Par willymjg, le 09 décembre 2012

    willymjg
    Un technicien au travail !
    Un client satisfait du dépannage.
    Un dernier verre au bistrot de la gare.
    Là, les habituels musiciens prennent un temps de pose au foyer.
    Dès son entrée, notre technicien quitte son hôte. Voyant un piano, il sent renaître en lui le musicien qui sommeille et monte sur la scène.
    Dans les coulisses, la patronne s'étonne et redescend dans la salle.
    Rejoint le pianiste, prend le micro et commence alors…
    Reconnu grâce à son phrasé musical, notre homme se retrouve sous les projecteurs en compagnie de la patronne.
    Sous les dessous de cette banale histoire commence alors une bien curieuse histoire qui nous fait découvrir le déchirement d'un être en reconstruction.
    Mais l'ambiance aidant, le temps s'invite à des prolongations et là…
    Un vrai bonheur plein d'émotions.
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    • Livres 4.00/5
    Par bibliothequegries, le 04 avril 2012

    bibliothequegries
    Un couple, rentré dans les habitudes de couple, après que le mari ait arrêté sa vie de pianiste de jazz, vivant la nuit, dormant le jour, et buvant beaucoup, pour devenir un mari, un père et un chauffagiste exemplaire.
    Mais un soir, au bar où l'ont amené contre son gré des circonstances professionnelles, la musique de jazz l'assaille à nouveau et il va d'un coup replonger avec délices dans tout ce qu'il a renié pour son couple, musique, alcool, amour délices et …. Jazz…
    Un livre sentimentalement incorrect puisqu'il va jusqu'à désirer la mort de son épouse à laquelle il n'a absolument rien à reprocher, sauf qu'elle ne fait tout simplement pas partie de sa vie à lui dans ce qu'elle a de plus impétueux et incontournable. Ses sentiments les plus forts, les plus irrépressibles, qui l'habitent et qui le résument, longtemps niés, l'ont également poussé à vivre une vie qui n'est pas la sienne, qu'il a cru pouvoir habiter, mais qu'il rejette d'un bloc et presque sans pathos lorsqu'en vient par hasard l'occasion……
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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 17 mai 2012

    LiliGalipette
    Dernier amour - Paul Cédrat va mourir. C'est une question de jours. A Zürich, son oeuvre est huée, entre cette de Haynd et de Beethoven. A la veille de s'éteindre, il rencontre une femme mystérieuse, celle qui sera son Dernier amour.
    Un soir au club - Simon Nardis a arrêté de jouer du jazz en cessant de boire. Il mène une vie rangée d'époux fidèle, et écoute de la musique classique. Mais il suffit de si peu, d'un peu de hasard, pour que la fièvre du jazz le reprenne. Et la fièvre de l'amour aussi, avec Debbie. Une soirée et une journée suffisent pour que tout s'enchaîne, trop vite, comme un swing endiablé.
    Comme avec tous les textes de Christian Gailly, il est toujours criminel et dangereux d'en dire trop. Il y a toujours de la musique, des femmes, des clubs de jazz et des destinées sublimées. J'ai lu les deux romans l'un à la suite de l'autre, et j'y ai trouvé une cohérence narrative très intéressante, comme une mélodie qui s'enchaîne...
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 22 février 2012

    Debbie n'était pas à six minutes près. Elle le lui dit. Simon si. C'est important, dit-il, six minutes, on manque son train pour moins que ça, si je vous écoutais je le raterais.

    Et puis après ? dit Debbie. Après, après, dit Simon. Ce serait si grave que ça ? dit Debbie. Grave, grave, non, dit Simon, mais. Mais, mais, dit Debbie. Oui, oui, dit Simon. Eh oui, dit Debbie. Bah oui, dit Simon. Eh oui, refit Debbie. Bah oui, refit Simon. Et chacun refit ça un certain nombre de fois, Debbie son ehoui, Simon son bahoui.

    Et cet “ ehoui-bahoui ” se révélant swin­guant ils improvisèrent un petit blues. Debbie claquait des doigts pour scander son “ ehoui ”. Simon lui répondait par son “ bahoui ”. Simon me disait qu'ils avaient improvisé comme ça pendant au moins 96 mesures en si bémol. Puis tous deux à bout de souffle ils ont éclaté de rire.
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  • Par carre, le 19 mai 2012

    Le piano n'était pas le violon d'Ingres de Simon Nardis.C'était bien plus qu'un violon d'Ingres.Le piano était pour lui ce que la peinture était pour Ingres.

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  • Par mandarine43, le 28 avril 2011

    Etait-ce le commencement de quelque chose ? N'était-ce pas plutôt la fin de quelque chose ? Ni l'un ni l'autre. C'était l'un et l'autre. Quelque chose d'autre. D'entre les deux. D'où cette dépression de l'attente dans un temps arrêté, un vide où quelque chose devait se décider.

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  • Par Marti94, le 24 juin 2014

    Après sa désertion, il reprit son ancien métier. Le prétexte était de se nourrir. Se loger, se blanchir. Au sens de blanchiment. Il s'agissait surtout de bien se tenir. Le jazz n'incite guère à bien se tenir. Simon Nardis était pianiste de jazz..

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  • Par michelekastner, le 18 août 2013

    Simon brûlait de toucher à ce piano pour faire entendre ce qu'un style a d'inimitable. Autrement dit et j'en aurai fini avec Simon et la question du style, il voulait croire qu'après dix ans de silence total il pouvait encore jouer comme personne jamais ne jouera.
    La vodka circulait dans son cerveau. La vodka faisait fonctionner son cerveau. Son cerveau fonctionnait comme il n'avait pas fonctionné depuis au moins dix ans. Pas mieux ni plus mal, autrement. Plus librement peut-être. Son coeur aussi battait différemment.
    Il soupira, frissonna puis se mit à trembler. Sa décision était prise. Il sut qu'il allait y aller, y toucher à ce piano, s'en emparer. Il était 22h30.
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