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ISBN : 220304778X
Éditeur : Casterman (2012)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans l'ombre menaçante d'une Première Guerre mondiale,
Vienne étale sa splendeur artistique. Un jeune homme ardent
et fébrile se jette à corps perdu dans la peinture, encouragé et
soutenu par Gustav Klimt. Egon Schiele pense pouvoir vivre
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 06 janvier 2014

    Eve-Yeshe
    Résumé
    Nous sommes à Vienne à l'académie des beaux-arts, au tout début du XXe siècle, c'est-à-dire au moment où l'empire austro-hongrois commence à battre de l'aile.
    Un jeune élève, voit son travail critiqué par le professeur qui lui reproche son manque de talent, son manque de rigueur, et cet élève qui n'est autre qu'Egon Schiele, part en claquant la porte après avoir insulter ledit professeur.
    Il va devoir apprendre à vivre de son art. Il est considéré comme décadent, voire obscène car il aime peindre des femmes nues, ce qui choque la société des bien pensants.
    Par bonheur, il suit les conseils de son maître Gustav Klimt. Seulement Egon est un libertin torturé, volage, qui courtise Wally, un de ses modèles avec qui il batifole dans les bois, après les séances de pose. Elle essuie ses colères, il la traite mal, dépensant en quelques heures une avance faite par un glaciériste. Il boit. Il voit également deux autres femmes Edith et Adèle qui sont sœurs. Il leur envoie des lettres similaires.
    Il se fait agresser par le frère de Wally, mais continue sa vie dissolue et finit par se faire arrêter, on parle de peinture érotique et même de pornographie….
    Ce que j'en pense :
    J'ai apprécié cette BD qui raconte l'histoire d'un jeune peintre, que je ne connaissais pas je l'avoue. J'ai aimé les dessins qui sont torturés comme le peintre lui-même. Il y a des camaïeux de différentes couleurs selon l'humeur de l'artiste. On est dans les tons marron parfois roux quand il y a une éclaircie, plus pâle quand Edith vient le voir En prison, puis on file sur les verts, les cheveux dans le vent, les visages plus anguleux quand il part se ressourcer loin de Vienne.
    Là, tout à coup apparaissent les tons rose, violets, il prend le temps de vivre, est moins obsédé par la peinture, comme s'il faisait la paix avec lui-même. Mais l'argent manque, le frère d'Edith ne paye plus de pension…
    A l'approche de la guerre on voit réapparaître les couleurs sombres, les visages torturés.
    Ce peintre meurt très jeune de la grippe espagnole en 1918 après une vie tourmentée où il a dû faire des choix par devoir (ne plus peindre de nus, faire un mariage de raison..) alors qu'il aspirait à une vie plus aventureuse.
    A la fin de la BD, Xavier Coste nous parle de la vie de Schiele plus en détails et de celle de Klimt et de leur relation forte.
    Une belle façon de faire connaissance avec ce peintre qui sera encensé après avoir été tant critiqué.
    Je ne suis pas très érudite en ce qui concerne la peinture donc j'ai parlé de la BD selon mon ressenti.


    Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/archives/2014/01/06/28879906.html
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  • Par Villoteau, le 09 juin 2012

    Villoteau
    Le récit de la vie d'adulte d'Egon Schiele à la Belle Époque sous l'empire austro-hongrois déclinant ; une trajectoire assez courte puisqu'il est né en 1890 et meurt le dernier jour d'octobre 1918 de la grippe espagnole, un mois avant qu'Apollinaire ne succombe du fait de la même épidémie. Pour se rendre compte des ravages causés par la grippe espagnole, on lira les deux tomes de la BD La Grippe coloniale. Un parcours agité, envoutant et parfois pervers d'un peintre d'art nouveau de nationalité autrichienne dont le maître fut l'artiste viennois Gustav Klimt. Sur soixante-douze pages le récit on a le temps de nous faire découvrir son œuvre tout en contrastes et excès ; la fluidité graphique de Xavier Coste y contribue. Les bouleversements qu'entraînent le conflit dans la vie du personnage principal sont importants. Bien que mobilisé, il ne connaît pas directement l'univers des combats (cet enfer est toutefois représenté ponctuellement dans l'album qui nous intéresse). La narration est conduite avec un évident talent. Il est obligé de ne recommander cet ouvrage que pour des lycéens et adultes.
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    • Livres 4.00/5
    Par som, le 19 octobre 2014

    som
    Biographie dessinée d'Egon Schiele, de ses premiers pas d'apprenti peintre dans l'ombre impressionnante, mais protectrice, du grand Gustav Klimt à sa fin dans la solitude d'une chambre viennoise aux premières heures de la grande guerre.
    Avec de beaux dessins, dans une gamme de bruns-rouges et de gris-jaunes au rendu mat, Xavier Coste revient sur les épisodes marquants de la vie de cette étoile filante et torturée de la peinture mondiale : jeune homme fiévreux, écartelé entre sa passion pour les femmes et l‘art, rejeton rebelle d'une famille bourgeoise, artiste plongé dans les scandales, la guerre puis la folie. Les mots s'effacent souvent pour laisser place à des planches complètes sans une seule parole. le traits, tantôt appliqués, tantôt diffus, disent la confusion mentale, les tourments d'Egon rejeté par l'establishment.
    L'auteur a eu l'intelligence (et la prudence) de ne pas représenter le travail de Schiele, ni s'attarder sur sa technique. Il a choisi de s'approcher au plus près de l'homme, tenter de percer son intimité et par là, peut-être, comprendre un peu plus, un peu mieux ses dessins et ses tableaux. En renfermant l'album, sa beauté un peu triste persiste à l'esprit. Il donne aussi envie de retourner vers l'œuvre puissante de Schiele.
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwordia, le 29 août 2012

    Gwordia
    Depuis longtemps, les trois images présentées ci-dessous ont une place privilégiée sur mes murs ou mes fonds d'écran. Pour autant, je ne connaissais pas grand chose - pour ne pas dire rien - de l'existence d'Egon Schiele (prononcer chi-leu). C'est donc sous la plume et le pinceau de Xavier Coste que j'ai pu amorcer ma découverte biographique de cette figure de proue de l'art moderne autrichien.
    Ce portrait romancé prend le parti de ne faire aucune évocation au patrimoine artistique du peintre, fourni malgré sa disparition précoce (1890 - 1918), fauché par la grippe espagnole. Privilégiant le rapport de l'esthète dandy aux femmes, aux critiques et à ses pairs, il offre la vision d'un homme excessif, tourmenté, aussi détestable que fascinant. Bref, un artiste, avec tout ce que cette définition implique de talent, d'égo et d'émotion. Un homme qui révolte mais auquel on s'attache.
    Le graphisme élégant et sombre est un hommage sensible et percutant à ce peintre provocant qui fit scandale à son époque. Xavier Coste livre ici une première oeuvre époustouflante, augurant un talent à surveiller de près.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2012/08/29/egon-schiele-vivre-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Asil, le 22 février 2013

    Asil
    Egon Schiele, grand peintre et dessinateur autrichien du début de XXème siècle, aura marqué l'art de son époque. Il m'aura marqué moi aussi puisque ces toiles m'ont toujours intriguée, impressionnée, par leur force et la rage que j'y percevais.
    L'artiste a eu une vie très courte (longue de seulement 28 ans) mais surtout tumultueuse. C'est au cœur de ce tumulte que Xavier Coste avec cette biographie dessinée nous entraîne. Il prend le parti de concentrer son récit sur les dernières années de la vie de l'artiste, les années au cours desquelles il connaîtra à la fois la gloire, le confort financier puis le mépris de ses pairs et la ruine.
    J'ai aimé me glisser dans la vie d'Egon Schiele, qui prend corps sous le crayon de Xavier Coste. le dessin rappelle l'œuvre de l'artiste, j'ai été impressionnée par le trait de l'auteur. Pour ceux qui ne connaitraient pas vraiment les toiles de l'artiste de nombreuses œuvres bien connues apparaissent, traçant une rapide rétrospective de son travail.
    En plus d'un éclairage sur la vie d'Egon Schiele, l'auteur dresse un portrait du monde artistique de l'époque, (au fil des pages le lecteur croise notamment Gustav Klimt) et de l'empire Austro-hongrois déclinant. le portrait dressé ici n'est pas complaisant, Egon Schiele apparaît comme un homme détestable, passionné mais incapable d'empathie pour ses proches.
    Je connaissais relativement bien l'œuvre du peintre, j'ai pris plaisir à en apprendre plus sur l'homme caché derrière.

    Lien : http://calokilit.wordpress.com/2013/02/22/egon-schiele-vivre-et-mour..
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Critiques presse (6)


  • Auracan , le 03 août 2012
    À 22 ans seulement, Xavier Coste livre une étonnante et percutante biographie par sa sensibilité et la justesse du ton, sans jamais tomber dans le didactisme.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • Lexpress , le 05 juin 2012
    Le graphisme élégant et sombre de ce "portrait romancé" est assurément un bel hommage à ce grand nom de l'art moderne.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • BoDoi , le 01 juin 2012
    [Un] trait acéré, juste et expressif, et [une] mise en couleurs d’une grande subtilité dans les gammes et les textures font de cette biographie dessinée une réussite visuelle, et une belle promesse d’avenir, puisqu’il s’agit là d’un premier album.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • Sceneario , le 30 mai 2012
    Le parti pris est logiquement axé sur le peintre, ses démêlés avec les critiques, les artistes et les institutions, au détriment de son patrimoine artistique.[…] Mais graphiquement c'est tout simplement magnifique, de très belles planches qui nous font dire que ce jeune Xavier Coste est à surveiller avec attention.

    Lire la critique sur le site : Sceneario
  • Actualitte , le 28 mai 2012
    Xavier Coste parvient à rendre très attachant cet être obnubilé par son art, et son dessin, ses couleurs me paraissent tout à fait pertinents. On pense constamment au trait de Schiele... sans qu'il y ait pastiche : c'est tout simplement beau et expressif !
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • ActuaBD , le 23 mai 2012
    Une biographie, un one-shot : un très beau livre. Xavier Coste est assurément un futur grand nom de la BD, à suivre de très près.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD

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Citations et extraits

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  • Par Liliz, le 04 mai 2014

    Il avait fallu que je me retrouve en prison, seul, pour me rendre compte que j'avais besoin des autres. [...] Il me restait Edith, à qui je tenais bien plus que je n'avais voulu l'admettre jusqu'ici. Mais si je ne changeais pas, je risquais de la perdre, elle aussi.
    Elle me manquait. C'était terrible d'éprouver des sentiments pareils. J'avais tout fait pour éviter ça.
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  • Par Eve-Yeshe, le 14 janvier 2014

    Sa dernière phrase avant de mourir sera « c’est triste et il est difficile de mourir. Mais ma mort ne m’apparait pas plus pénible que ma vie, ma vie qui a offensé tant de gens. »
    Propos rapportés par son ami Arthur Roessler

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  • Par Eve-Yeshe, le 10 janvier 2014

    Les toiles se succédaient sur mon chevalet. Je produisais comme on respire… je peux aller plus loin encore… du nu tout le monde en a vu…

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  • Par Eve-Yeshe, le 13 janvier 2014

    Je ne peignais presque plus. Mes priorités étaient autres. J’essayais de ne plus envisager la vie comme un calvaire à gravir.

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  • Par Eve-Yeshe, le 09 janvier 2014

    Peindre, c’est mon souffle, ma vie… tu ne peux pas comprendre ça, ça te dépasse…

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