ISBN : 2020983028
Éditeur : Seuil (2009)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
C'est un cimetière. Où Chloé tente d'écrire un livre de vengeance, un livre qui pourrait tuer. Sa cible, c'est la grand-mère, femme dénuée d'empathie, qui lui a révélé par le biais d'une tierce personne un secret de famille. De ces secrets qui dévastent et ruinent l'ide... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par PLUMAGILE, le 06 septembre 2009

    PLUMAGILE
    Chloé Delaume est son nom de plume. Son "entrée en littérature" a été la lecture de L'ecume des jours de Boris Vian. Enfance à Beyrouth jusqu'en 1978. En 1983, sous ses yeux, son père tue sa mère et se suicide ensuite. Elle raconte ce drame dans Le Cri du sablier. Son choix d'écriture est l'autofiction, choix qu'elle explique dans S'écrire, mode d'emploi, lors du colloque de Cerisy en 2008 ("Je manipule le ressenti, les souvenirs, la fiction.... S'écrire, non pas à nu, mais parfaitement à vif, sans le tissu soyeux de la fiction classique...")
    Mon avis : Dès le début j'ai été surprise par le style et la violence des mots, des images. Mais on s'y laisse prendre, on veut comprendre avec elle, on veut voir comment elle peut se sortir de ce sordide et de ces souffrances accumulées. Tuer mamie Suzsanne, fût-ce avec des mots, la délivrera-t-elle de ce secret révélé par la cousine, comme "une bonne nouvelle" ? Un livre très fort, que je n'ai pas pu poser une fois passée la page 10. La valse des émotions m'a conduite de page en page entre répulsion et fascination, parfois énervement puis compassion...
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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 12 mai 2009

    sentinelle
    Dans ma maison sous terre porte avant tout sur notre rapport à la mort, le secret de famille servant de toile de fond. Peut-on tuer avec des mots ? Chloé aimerait beaucoup pouvoir écrire un livre qui pourrait tuer sa grand-mère, une femme qui lui a révélé par une tierce personne un terrible secret de famille, un secret qui la dévaste depuis lors.
    « J'écris pour que tu meurs. Puisque tu es vivante, encore tellement vivante que c'en est indécent. Ce qu'il faut à présent c'est que tu lises ces lignes et qu'enfin tu crèves (…) ».
    Lorsque l'histoire familiale mène à la perte d'identité, au chaos et la confusion :
    « Il m'appelait l'enfant, il ne voulait pas d'une fille, il ne voulait pas de moi, mais je n'étais pas de lui.»
    C'est dans un cimetière que Chloé va essayer de se reconstruire. Aux côtés de Théophile, Chloé va visiter les tombes, et entendre les morts un à un se confier. Chacun a son histoire, sa musique, sa chanson. Et sa leçon, peut-être. Qui pourrait être utile à la reconstruction de ce Moi saccagé ? Chloé Delaume nous parle de ce qu'elle connaît le mieux, à savoir de ses douleurs et de ses manques.
    « Vécu mis en fonction, mais jamais inventé. Pas par souci de précision, pas par manque d'imagination. Pour que la langue soit celle des vrais battements de cœur. »
    L'écriture originale et talentueuse d'une auteure qui aime nous surprendre : au détour d'une plume poétique, parfois crue, souvent singulière, voilà une auteure qui ne peut vous laisser indifférent. Une très agréable découverte !

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-31285707.html
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    • Livres 3.00/5
    Par cafebook, le 03 juillet 2009

    cafebook
    Dans Le Cri du sablier, Chloé Delaume levait le voile sur la tragédie qui a marqué au fer rouge son existence. Elle n’a que dix ans lorsqu’elle assiste à un drame que les mots seuls ne peuvent circonscrire. Enfant, donc, Chloé Delaume voit son père tuer sa mère, puis retourner l’arme contre lui. Comment grandir et se construire après un tel drame ? En partie grâce à la littérature, telle est en tout cas la réponse de CD. Et son roman Le Cri du sablier n’était qu’une des étapes dans la reconstruction d’une identité soumise à de multiples traumas. Dans son dernier opus, Dans ma maison sous terre, elle revient sur le drame à l’origine de son engagement littéraire. En 2004, trois ans après la sortie du Cri du sablier, Chloé apprend que son père n’est pas son père biologique. le secret ou plutôt la « bonne nouvelle » - ainsi qu’elle lui a été présentée - est divulguée par sa grand-mère maternelle. Bouleversée par la nouvelle, pleine de haine pour mamie Suzanne qui a choisit si tardivement de se délester du secret, CD décide d’écrire un livre pour la tuer.

    Lien : http://www.cafebook.fr
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    • Livres 2.00/5
    Par MClo85, le 13 juin 2011

    MClo85
    Ce n'est pas divertissant mais j'y ai trouvé de beaux textes. Entrelaçant quête personnelle et voix des disparus, "Dans ma maison sous terre" est un roman qui interroge notre rapport à la mort, à la littérature et à la psychanalyse.
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Citations et extraits

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  • Par 270778, le 13 juillet 2010

    Lettre de Chloé Delaume
    Paris, le 27 décembre 2007
    Chère Madame La Mort
    (…)Vous m'avez forcée à survivre, et cela depuis le début. J'ai tant porté le deuil que mes iris sont noirs et mes paupières de crêpe, vous m'êtes si familière que je pourrais vous dire tu. J'ignore votre dessein concernant les remugles de ma famille maternelle. Il reste la tante et son époux, leur fille et surtout la grand-mère. A chaque Noël, j'espère que me vienne ce cadeau, ils seraient en voiture et ce serait terminé. Car je me languis, voyez-vous. Je n'en peux plus d'attendre qu'une bonne pelletée de terre referme la crevasse, je me suis reconstruite mais sur des courants d'air. Ce n'est pas ma faute, j'ignorais le mensonge, la faute originelle. Je croyais que maman était juste malheureuse et papa très méchant, jusqu'à trente et un an, j'avais foi, j'avais vu, je ne savais que ça et ramassais les pierres ".
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  • Par PLUMAGILE, le 06 septembre 2009

    "Plus je réfléchis au-dedans plus je me sens graine de fatum, pourriture creux de ventre, le témoin licencieux d'une ironie tragique qui ferait de moi l'innocent coupable. Fruit de la guigne et du travail d'un homme. Je suis la plaie de ma famille. Je refuse de cicatriser."
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  • Par sentinelle, le 12 mai 2009

    Parfois je pense aux gens normaux et je les envie tellement fort que mon cœur n’est plus qu’une bouillie.
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  • Par sentinelle, le 12 mai 2009

    Je suis la plaie de ma famille. Je refuse de cicatriser.
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Vidéo de Chloé Delaume

"J'aurais voulu écrire à Boris Vian. J'ai fait un livre du coup ..."
La correspondance de Chloé Delaume, une vidéo exclusive pour "À vous de lire !"








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