> Gilbert Pestureau (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253140872
Éditeur : Le Livre de Poche (2002)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.04/5 (sur 1156 notes) Ajouter à mes livres
Dans un univers mêlant quotidien et onirisme, ce premier roman conte les aventures de Colin, de Chick, d’Alise et de la belle Chloé. Deux histoires d’amour s’entremêlent : Colin est un jeune homme élégant, rentier, qui met fin à son célibat en épousant Chloé, rencontrée à une fête, tandis que son ami Chick, fanatique transi du philosophe vedette Jean-Sol Partre, entretient une relation avec Alise. Tout irait pour le mieux sans les forces conjuguées de la maladie (Chloé est victime d’un « nénuphar » qui lui dévore le poumon) et du consumérisme (Chick consume ses ressources dans sa passion pour Jean-Paul Sartre) qui s’acharnent sur les quatre amis. La plume alerte de Boris Vian, qui multiplie les néologismes poétiques et les jeux de mots (le pianocktail, le biglemoi, les doublezons…) semble le faire par politesse, car sous ses dehors de roman d’amour pour éternels adolescents, l’Ecume des Jours est un piège qui étouffe petit à petit le lecteur et les personnages. A l’image de la maladie de Chloé qui s’étend, la légèreté et l’innocence qui ouvrent le roman sont progressivement contaminées par le drame.

Un classique moderne, salué à sa sortie par Raymond Queneau comme « le plus poignant des romans d'amour contemporains. »
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 26 juin 2010

    vincentf
    A la fois la plus débridée des fantaisies verbales et la plus implacable des tragédies, ce roman se savoure entre sourire et terreur, mélange d'amours adolescentes, presque mièvres, toutes simples, de satire anti-partrienne et de cynisme.
    Le monde de Boris Vian semble issu d'une imagination enfantine qui aurait vécu toutes les péripéties de la vie et ne parviendrait pas à y piger grand chose, sinon que tout ne se déroule pas comme on le voudrait. Des personnages plus qu'ordinaires se retrouvent dans un monde farfelu qui leur est familier mais qui leur échappe sans cesse parce que "les gens ne changent pas. Ce sont les choses qui changent", l'appartement de Colin se rapetissant de lui-même à mesure que l'argent s'en va et que le nénuphar pousse dans les poumons de Chloé, tragédie loufoque qui montre, de manière somme toute assez banale, la force de l'amour.
    Faut-il voir là derrière des symboles ? Surtout pas. Ce serait réduire la création d'un monde verbal foisonnant à une sorte d'allégorie de la maladie, le nénuphar, image ô combien parlante de la souffrance, se retrouvant simple virus invisible, ou à une fable moralisante dénonçant le sort injuste des pauvres, mais L'Écume des jours, si ça a cette dimension, ça reste un bouquin qui chante sur des airs de jazz la vie dans ce qu'elle de plus déluré et de plus créatif. On a l'impression de marcher dans un dessin d'enfant, peuplé de machines bizarres, comme ce fameux pianocktail, qui compose les cocktail à partir des airs joués par le pianiste, et d'animaux saugrenus, comme ces anguilles qu'il faut attraper quand elles sortent du robinet; ça fait un bien fou même si le malheur vient s'introduire subrepticement et noircir un dessin qui reste, comme les personnages du roman, d'une naïveté et d'une innocence sans borne, incapable de survivre à la maladie qu'il porte en lui, parce que le langage ne perçoit pas qu'il porte à l'intérieur même de ses créations les plus vivifiantes le germe de la destruction d'un monde de papier par définition aussi fragile qu'une jeune fille portant sur son poumon un nénuphar.
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    • Livres 5.00/5
    Par jsgandalf, le 27 mai 2012

    jsgandalf
    Cela me titille depuis que j'ai mis ce livre dans ma bibliothèque. Quoi dire sur ce roman à la langue jubilatoire et au personnages haut en couleur, devant tant de commentaires, d'analyses, rien sinon reprendre la citation de Queneau présente sur le quatrième de couverture de mon exemplaire : « le plus poignant des romans d'amour contemporains ».
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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 12 avril 2012

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Ma première lecture de « L'écume des jours » a été plutôt chaotique. Plusieurs semaines à lire ce petit roman et une impression d'être passée à côté. Et pourtant, à peine refermé, j'avais de très bonnes sensations et je me suis promis de le lire à nouveau, dans un autre contexte. A un moment où je serais prête à l'accepter entièrement. Ce moment est arrivé.
    Colin aime Chloé.
    Chloé aime Colin.
    Chick aime Alise mais surtout Jean-Sol Partre.
    Alise aime Jean-Sol Partre mais surtout Chick.
    Sans oublier Nicolas, l'étonnant Nicolas.
    Quand on connaît quelques éléments de la vie de Boris Vian, on se rend que ce roman c'est lui. Certains passages m'ont rappelée des anecdotes, des moments qu'il a vécus. C'est agréable et cela plonge encore plus le lecteur dans cet univers.
    Je ne ferais pas de résumé. Il est vrai que cette histoire a été critiquée bon nombre de fois et puis c'est un classique, beaucoup de lecteurs en ont entendu parler. Mais c'est surtout parce que ce genre de roman se lit, se vit. On ne le résume pas, on ne tente pas de l'expliquer.
    C'est une très belle histoire d'amour, tout en simplicité et en douceur. Des jeux de mots, des inventions, un univers décalé à l'image du Bison Ravi.
    Et ravie, je le suis également !
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    • Livres 5.00/5
    Par MissSugarTown, le 13 février 2012

    MissSugarTown
    "Dans la vie, l'essentiel est de porter sur tout des jugements a priori. Il apparaît en effet que les masses ont tort, et les individus toujours raison." C'est ainsi que commence L'écume des jours, et autant vous dire que j'ai été charmée dès ces premières phrases. J'adore les livres qui me font plonger dans leur univers dès leurs premiers mots, ce sont vraiment mes préférés !
    Autant les pages sont vite tournées, autant arrivée à la moitié du livre, je ne savais toujours pas ce qui faisait de lui une oeuvre d'exception, enfin, pourquoi a-t-il reçu toutes ces éloges depuis plus de 50 ans ? Il n'y a aucun doute sur son style très spécial, j'avais l'impression des fois de baigner dans la scène d'Alice au pays des merveilles, lorsqu'elle rencontre le chat ! Certaines scènes sont presque de l'ordre du fantastique, la réalité et l'imaginaire sont mélangés de façon telle qu'il est parfois difficile de les démêler, et pourtant je ne voyais toujours pas en quoi l'histoire en elle-même était plus intéressante que d'autres. Mais bon, ce livre comprend certains drames, selon sa quatrième de couverture, je me décidai donc à faire preuve de plus de patience et de profiter du voyage.
    Je me suis trompée sur ce livre. Pourquoi est-ce que personne ne m'avait dit à quoi m'attendre dès le début ? J'avais imaginé un Boris Vian, vieux aux cheveux blancs, qui allait me raconter une histoire touchante et sage. Faux ! Il a écrit ce livre à l'âge de 26 ans, (comme moi !), un concentré de symboles, de références musicales, littéraires et culinaires, le tout dans un univers fantastique, magique, nous baignons dans un monde imaginaire et pourtant ce n'est qu'une autre vision de choses bien réelles !
    Parmi les personnages du livre, il y a Chick, un collectionneur de livres de Jean-Sol Partre, comme l'appelle Vian lui-même. Il se ruine en dépensant tout son argent dans ces livres auxquels il ne peut résister, il lui arrive même d'acheter plusieurs fois le même livre, mais parce que la reliure de cette édition est plus jolie que celles qu'il avait jusque là... etc. J'avoue que ça m'a fait flipper un peu, parce que je deviens un peu trop accro aux livres ces derniers temps, et l'excès en toute chose n'est jamais bon, même lorsqu'il s'agit de livres ! Un personnage qui m'a fait réfléchir en tout cas.
    C'est une fois arrivée aux 2/3 du livre que j'ai compris pourquoi ce livre est un chef d'oeuvre. Il était temps ! Me direz-vous, et vous aurez bien raison ! C'est comme si je réalisais enfin où je me trouvais et je comprenais enfin son tour de magie et le clin d'oeil de l'auteur !
    Le tout réside dans le style. Ça aurait pu être un énième roman, une histoire de plus, mais le talent de l'auteur en fait un roman unique. C'est une histoire de vie, comme toutes les autres, une histoire de couple, d'amours, d'amitiés, de passions, mais l'auteur a choisi de la raconter sur un fond jazzy, il a préféré les notes aux proses, les vibrations des cordes aux formes carrées et aux angles. C'est un style plein d'images, de musique, de saveurs, on l'embrasse avec les yeux, on l'écoute, on le déguste. Ça adoucirait presque la tragédie de l'histoire, ou pas...
    C'est comme une comédie musicale racontée, ou un conte pour enfants, ou plutôt pour adultes. Voilà, c'est un conte pour adultes. Plein d'images et de métaphores, et une imagination sans limites ! En jouant du piano on compose des cocktails que l'on déguste juste après, et je parle bien de boissons ! Ça a même un nom : le pianocktail ! Quand je vous dit que c'est un livre à part !
    Ça a commencé à me rappeler un peu Kafka à la fin, avec toutes ces métaphores, et aussi Eugène Ionesco un peu dans Le roi se meurt.
    C'est un livre très riche, qui fait passer plusieurs messages très sérieux à travers des dialogues très ludiques. Un peu comme Charlie Chaplin si j'ose dire. Je le verrai très bien réalisé par Tim Burton ce livre, pour une adaptation grand écran, non ?
    Quand j'arrive à la fin du livre, j'ai l'impression d'avoir traversé des années à travers les pages. Il nous montre comment tout peut changer dans une vie, que rien n'est acquis, et que les débuts les plus prometteurs peuvent avoir des fins bien sombres...

    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2012/02/lecume-des-jours-bor..
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 27 mai 2011

    brigittelascombe
    A vous de lire 2011
    Boris
    Voilà. Je suis fan de vous.
    -Moi? Vous? Qui es tu toi?
    -Ben voilà, y a bien longtemps, j'étais toute petite, petite, c'était le 11 juin 59, lors d'une fête, terrasse de la Cité Véron, je crois. Calée dans l'une des poches d'Henri Salvador je me nourrissais de rires, car, quand ce zouave délirait pour vous pondre quelques Chansons c'était du sacrément bon. Donc, j'étais là et je vous ai vu et excusez moi du peu,là, je suis tombée en pamoison!
    Vous aviez, si je ne m'abuse mangé du requin, pas celui du gros matou coincé qui peine à chasser l'écume de vos jours.Non, du votre, un peu marteau sur les bords, une chair des plus succulentes!
    Un flash a alors traversé mon cerveau de souris agonisante, une évidence s'est imposée. Comment ce bison ravi qui joue du cor à gidouille en l'honneur du Père Ubu peut il sciemment suicider la souricette grise à moustaches noires? Elle est pas belle la vie?
    Alors, j'ai décidé de grimper sur les têtes enturbannées des onze petites aveugles de l'orphelinat Jules l'Apostolique. le destin broyé de la future chair à paté s'écrirait sans doute différemment.
    J'aime les bonnes fins genre conte de fées. Vous l'adepte du merveilleux, le fantaisite, vous alliez me concocter ça, c'était sûr!
    Faut remonter le temps sur votre "avion-oiseau".
    D'abord, on déterre Chloé. Je suis pas trop directive au moins? Faut me le dire autrement!
    On distribue trompettes et batterie aux croque morts. Vous savez ceux qui chantent "A la salade", cercueil ancré sur leurs épaules?
    Je propose un boeuf à réveiller les trucidés. On forme un orchestre genre "Accord band bis". Pigé?
    Colin, du coup prend conscience de l'existence de Jésus, ôte les clous un par un, la couronne d'épines par la même occasion et ô miracle, la belle au bois dormant reprend gout à la vie.
    C'est pas trop niais mes propositions au moins? Faut me le dire franchement, je ne me vexerai pas.
    Donc, retour dans la chambre. Ca manque d'air, là dedans, on étouffe avec tous ces nénuphars. Là faut faire intervenir votre chienne Sukette, Henri m'a confié qu'elle machouille tout ce qui lui tombe sous la patte.
    Et puis ces nénuphars, stop! C'est trop cher! Combien de doublezons au juste? Enfin, ce Colin vous l'avez ruiné quasiment, à offrir des bouquets à tire larigot.
    A la rigueur une orchidée blanche sur peau diaphane, je vous l'accorde, mais juste une histoire de redonner du rouge aux joues de notre Blanche neige à la peau diaphane.
    Et là coup de théatre, on ranime Chick. Les pompers c'est fait pour. Ils enlèvent L'arrache coeur des mains d'Alise, c'est dangereux ce genre de bidouille, ça te crève un Jean Sol Partre en un tour de mains. Vous avez pas honte de zigouiller votre ami? C'est un engagé mais la culture française et les intellos à ses basques vous le feront payer cher. le surréalisme est il au gout de tous les philosophes? C'est à voir!
    Trêves de parlottes en l'air!
    Faut rhabiller Alise. Un strip tease sous les yeux d'un Colin dépressif, c'est immoral. Je vous assène mes vérités comme je les pense.
    Ah ??? C'était pour secouer Chloé? La sortir de sa léthargie? Bon, c'est compliqué, toutes vos histoires de couples, j'y comprends pas grand chose!
    Enfin, la malade respire mieux. Au grand dam du docteur Mange manche qui doutait de son pronostic vital. Echec au roi! Vous êtes un bon joueur d'échecs m'a confié Henri, alors votre corps médical faut le faire moins dubitatif autrement c'est foutu!
    Une dernière chose, j'ai beaucoup apprécié votre pianocktail et son blues of vagabond, je me suis sentie heureuse aux côtés de Colin, heureuse jusqu'au fond de l'âme.Les notes aériennes m'ont touchée. Ah la clarinette de Barry Bigard! L'extase!
    Voilà, j'ai vu de mes yeux vu dans ma boule, le bonheur s'installer à nouveau.
    Et si vous repreniez tout page 82 au moment du mariage où Colin et Chloé émerveillés regardent la parade du Religieux, du Bedon, du Chuiche et des deux sous Chuiches?
    Voilà! Vous en pensez quoi de mes propositions, vous le maitre du déroutant et de l'absurde? Vous aimez Walt Disney?J'aurai droit à un tour de Morgan?
    Amicalement.
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Citations et extraits

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  • Par kathy, le 14 janvier 2012

    Devant l'église, on s'arrêta, et la boîte noire resta là pendant qu'ils entraient pour la cérémonie. Le Religieux, l'air renfrogné, leur tournait le dos et commençait à s'agiter sans conviction. Colin restait debout devant l'autel.
    Il leva les yeux : devant lui, accroché à la paroi, il y avait Jésus sur sa croix. Il avait l'air de s'ennuyer et Colin lui demanda :
    - Pourquoi est-ce que Chloé est morte?
    - Je n'ai aucune responsabilité là-dedans, dit Jésus. Si nous parlions d'autre chose...
    - Qui est-ce que cela regarde? demanda Colin.
    Ils s'entretenaient à voix très basse et les autres n'entendaient pas leur conversation.
    - Ce n'est pas nous, en tout cas, dit Jésus.
    - Je vous avais invité à mon mariage, dit Colin.
    - C'était réussi, dit Jésus, je me suis bien amusé. Pourquoi n'avez-vous pas donné plus d'argent, cette fois-ci?
    - Je n'en ai plus, dit Colin, et puis, ce n'est plus mon mariage, cette fois-ci.
    - Oui, dit Jésus.
    Il paraissait gêné.
    - C'est très différent, dit Colin. Cette fois, Chloé est morte... Je n'aime pas l'idée de cette boîte noire.
    - Mmmmmmm... dit Jésus.
    Il regardait ailleurs et semblait s'ennuyer. Le Religieux tournait une crécelle en hurlant des vers latins.
    - Pourquoi l'avez-vous fait mourir? demanda Colin.
    - Oh!... dit Jésus; N'insistez pas.
    Il chercha une position plus commode sur ses clous.
    - Elle était si douce, dit Colin. Jamais elle n'a fait le mal, ni en pensée, ni en action.
    - Ca n'a aucun rapport avec la religion, marmonna Jésus en bâillant.
    Il secoua un peu la tête pour changer l'inclination de sa couronne d'épines.
    - Je ne vois pas ce que nous avons fait, dit Colin. Nous ne méritions pas cela.
    Il baissa les yeux. Jésus ne répondit pas. Colin releva la tête. La poitrine de Jésus se soulevait doucement et régulièrement. Ses traits respiraient le calme. Ses yeux s'étaient fermés et Colin entendit sortir de ses narines un léger ronronnement de satisfaction, comme un chat repu.
    A ce moment, le Religieux sautait d'un pied sur l'autre et soufflait dans un tube, et la cérémonie était finie.
    Le Religieux quitta le premier l'église et retourna dans la sacristoche mettre de gros souliers à clous.
    Colin, Isis et Nicolas sortirent et attendirent derrière le camion.
    Alors, la Chuiche et le Bedon apparurent, richement vêtus de couleurs claires. Ils se mirent à huer Colin et dansèrent comme des sauvages autour du camion. Colin se boucha les oreilles mais il ne pouvait rien dire, il avait signé pour l'enterrement des pauvres, et il ne bougea même pas en recavant les poignées de cailloux.
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  • Par Reka, le 21 février 2009

    Je lui ai demandé si elle aimait Jean-Pol Partre, elle m'a dit qu'elle faisait collection de ses oeuvres... Alors je lui ai dit "Moi aussi..." et chaque fois que je lui disais quelque chose, elle répondait "Moi aussi...", et vice-versa... Alors, à la fin, juste pour faire une expérience existentialiste, je lui ai dit : - "Je vous aime beaucoup" et elle a dit "Oh !"
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  • Par June-S, le 19 juin 2010


    -Les gens ne changent pas. Ce sont les choses qui changent.

    - Il me faudra des mois, des mois, pour que je me rassasie des baisers à vous donner. Il faudra des ans de mois pour épuiser les baisers que je veux poser sur vous, sur vos mains, sur vos cheveux, sur vos yeux, sur votre cou...
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  • Par skyso, le 23 février 2010

    Le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscurcir, parce que la lumière me gêne.
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  • Par KATE92, le 12 mars 2012

    morceau choisi

    « Le vent se frayait un chemin parmi les feuilles et ressortait des arbres tout chargé d'odeurs de bourgeons et de fleurs [...] Le soleil dépliait lentement ses rayons et les hasardait, avec précaution, dans des endroits qu'il ne pouvait atteindre directement, les recourbant à angles arrondis et onctueux, mais se heurtait à des choses très noires et les retirait très vite, d'un mouvement nerveux et précis de poulpe doré. Son immense carcasse brulante se rapprocha peu à peu, puis se mit, immobile, à vaporiser les eaux continentales et les horloges sonnèrent trois coups. »
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