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ISBN : 2253174866
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)

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Résumé :
Dans un univers mêlant quotidien et onirisme, ce premier roman conte les aventures de Colin, de Chick, d’Alise et de la belle Chloé. Deux histoires d’amour s’entremêlent : Colin est un jeune homme élégant, rentier, qui met fin à son célibat en épousant Chloé, rencontrée à une fête, tandis que son ami Chick, fanatique transi du philosophe vedette Jean-Sol Partre, entretient une relation avec Alise. Tout irait pour le mieux sans les forces conjuguées de la maladie (Chloé est victime d’un « nénuphar » qui lui dévore le poumon) et du consumérisme (Chick consume ses ressources dans sa passion pour Jean-Paul Sartre) qui s’acharnent sur les quatre amis. La plume alerte de Boris Vian, qui multiplie les néologismes poétiques et les jeux de mots (le pianocktail, le biglemoi, les doublezons…) semble le faire par politesse, car sous ses dehors de roman d’amour pour éternels adolescents, l’Ecume des Jours est un piège qui étouffe petit à petit le lecteur et les personnages. A l’image de la maladie de Chloé qui s’étend, la légèreté et l’innocence qui ouvrent le roman sont progressivement contaminées par le drame.

Un classique moderne, salué à sa sortie par Raymond Queneau comme « le plus poignant des romans d'amour contemporains. »
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 31 mars 2013

    Ode
    Que dirait Boris Vian en apprenant que "L'écume des jours" figure désormais parmi les classiques de la littérature française que l'on étudie en classe ? Quelle ironie du sort pour celui qui tenait tant à s'en démarquer !
    Replaçons-nous dans le contexte de l'époque. En 1947, "L'écume des jours" tombe comme un ORNI* dans le paysage littéraire : une histoire farfelue mettant en scène des duos amoureux étonnamment modernes pour l'après-guerre, des néologismes à foison et une caricature outrée des structures sociales et des courants de pensée de l'époque. Les personnages évoluent dans une ambiance tour à tour lumineuse ou glauque, mais toujours étrange, selon une chorégraphie aussi imprévisible qu'un solo de jazz.
    Certes, ce n'est pas le roman le plus contestataire ni le plus choquant de Boris Vian ; "l'Arrache-Cœur", ou "J'irai cracher sur vos tombes", par exemple, sont en ce sens plus marquants. Ici, l'auteur cultive l'absurde pour lancer diverses piques sur l'organisation du travail, la religion, le pouvoir de l'argent et la société de consommation. Citons pour cela le personnage de Chick, l'ami de Colin : tellement obsédé par son adoration compulsive pour Jean-Sol Partre (l'avatar romanesque de Sartre), il en oublie tout le reste, au grand désespoir de sa fiancée Alise qui n'hésitera pas à se venger dans les grandes largeurs.
    Or avec le temps, l'étrangeté des situations a pris une dimension onirique et le vernis de rébellion s'est écaillé au profit d'une poignante histoire d'amour et d'amitié. Ce thème universel a créé la légende du roman, suscitant par la suite l'engouement croissant des lecteurs. Car ce dont on se souvient toujours, même des années après la lecture, c'est bien que Colin aime Chloé, et réciproquement !
    On ne peut qu'être touché par ce premier amour, pur, débordant et malheureux, car ravagé par la maladie et la présence oppressante de la mort. le nénuphar qui dévore les poumons de Chloé étouffe en même temps leur bonheur. Colin se ruine pour acheter les fleurs censées la soigner, tandis que le chagrin rétrécit et assombrit inexorablement leur logement. Les adolescents se reconnaîtront dans ce parcours initiatique qui mène à l'âge adulte, à ses responsabilités et à ses drames face à la cruauté de l'existence.
    Comme un fauve qui se laisse apprivoiser, ce roman fantasque est ainsi devenu un classique malgré lui. Joliment rééditée en poche pour quelques "doublezons", cette Love Story extravangardiste** n'a pas fini de remuer ses lecteurs.
    ------
    (*) Objet Romanesque Non Identifié
    (**) Extravagante et avant-gardiste
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R, le 29 juillet 2012

    Ellen-R
    Subjuguée, c'est ainsi que je suis restée à la fin de cette lecture. La poésie n'a jamais été autant au service d'une si belle histoire. Certes les personnages semblent superficiels, mais le sont-ils vraiment? le monde, dans lequel ils se trouvent, leur laisse-t-il une profondeur à découvrir? Et bien, c'est tout l'intérêt du livre, on ne connaît ni ces hommes, ni cet univers, et en moins de deux phrases , la magie opère. Les esprits étriqués n'ont pas leur place ici, mais si la folie vous guette, alors le bonheur devient immense.
    Par touches d'onirisme, de fantastique, Vian opère la description de notre monde, un monde incohérent, indigne de ressentir notre poésie intérieure. Je pense particulièrement à l'épisode de la pousse des balles de fusils. Ce nénuphar devient l'inverse de notre atmosphère et plus il grandit, plus il vous bouscule, vous étouffe, vous tourmente et hop, vous mourrez car ELLE meurt.
    L'auteur a réussi un coup de maître en dissimulant de façon délicate un réquisitoire imposant sur ce qui nous entoure. Une chute troublante et marquante, mais si imprévisible. Rien ne dure, rien ne reste, tout meurt.
    Un livre incroyablement étrange, sublime et décalé.
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    • Livres 4.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 16 septembre 2012

    claudia_tros_cool
    L'Écume des Jours cet ovni littéraire qui a conquis et bouleversé tant de personnes...je l'ai enfin lu. Après une préparation mentale conséquente j'ai réussis à me décider. Sachant que ce roman était plus que simplement surréaliste je me suis dit que je prendrai au troisièmes degré les choses bizarres qui arrivent. Quand on arrive à comprendre et à voir plus loin que ce monde burlesque ou tout est différent et surréaliste on peut se plonger dans une belle et tragique histoire. 
    On a Colin un jeune homme riche qui n'a jamais travaillé et possède beaucoup de bien qui tombe amoureux du jour au lendemain de Chloé. 
    Il y a Chloé la femme douce et  rêvé de Colin qui revête le visage de l'amour. 
    Il y aussi Chick amoureux de Jean-Sol Partre qui dépense tous ses biens pour ses œuvres. 
    Et Alise adoratrice de Partre aussi mais raisonnée qui décide d'aimer Chick malgré son obsession. 
    On a aussi Isis et Nicolas un personnage assez étrange, un fidèle cuisinier un peu trop respectueux des civilités. 
    Tout aurait été bien dans le meilleure des mondes et dans chacune des vie si Chloé n'était pas tombé malade pendant sa lune de miel. À partir de la le titre de l'œuvre prends toute son importance. 
    La mort, le cancer, prend la forme d'un nénuphar juché dans les poumons de Chloé. Colin le mari parfait qui aime Chloé comme peu d'homme aimerait leur femmes fait tout pour qu'elle guérisse il perds son argent dans l'achat des fleurs, doit travailler, vendre ses biens. 
    À partir du moment ou Chloé tombe malade tout chavire pour tout le monde, l'écroulement des lieux qui ne cessent de changer en est le symbole. 
    Dans un monde étrange surréaliste ou les poulpes sortent du lavabo, les piano font des cocktails, les gens meurt sur la glace, les airs de Jazz prennent vies, les crimes sont impunis et naturelles, les animaux parlent , les aliments sont tout à fait étrange, les technologies et la médecines sont d'un tout nouveau genre, les maladies sont des nénuphars, les pièces se transforment...
    Dans ce monde la seul l'amour absolu persiste malgré toutes les horreurs. Voilà ce que l'on retiendra de ce livre. 
    Je ne sais pas si l'auteur y avait pensé - autant dire qu'avec un livre aussi spéciale chacun peut en avoir son interprétation - il a décrit aussi le caractère obsessionnelle de la passion qui ne peut que mal tourner. Pour Chick- Partre- Alise cela me semble évident. Chick est si obssedé par la collection de tous les Jean Sol Partre qu'il en oublié d'aimer Alise et de payer ses impôts. Alise devient folle et commet des actes fou et irréfléchis. 
    Quant à Colin c'est son amour fort et obsédé pour Chloé qui va le ruiner, le faire vieillir et puis à la fin le rendre malheureux. 
    La critique des instituions religieuse à la fin est cinglantes pire que dans tout ce que j'avais pu lire auparavant sur les prix des enterrements. 
    La fin est d'ailleurs bouleversantes pour tous les éléments cités mais surtout le dernier, c'en est tragiquement écœurant. 
     En somme Boris  Vian à écrit une histoire d'amour tragique et inoubliable que j'ai apprécié et lu très vite. J'aurais sûrement préféré et classé ça dans mes chef d'œuvre si l'aspect surréaliste-fantastique-Étrange n'avait pas été si présent. À vrai dire je ne suis pas très à l'aise avec ça, je trouve aussi que ça enlève du sérieux à l'histoire pourtant si touchante. En tous cas pour un premier Boris Vian je crevais de peur de ne pas aimé, j'ai e tord. Je compte bien en lire d'autres comme L'Arrache-Cœurs et J'irai cracher sur vos tombes. 
    Ps : une adaptation est prévu pour avril 2013 avec Audrey Tautou, Romain Duris, Omar Sy, Gad Elmaleh...je ne sais ce que ça donnera sur l'écran, à découvrir.
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    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 26 juin 2010

    vincentf
    A la fois la plus débridée des fantaisies verbales et la plus implacable des tragédies, ce roman se savoure entre sourire et terreur, mélange d'amours adolescentes, presque mièvres, toutes simples, de satire anti-partrienne et de cynisme.
    Le monde de Boris Vian semble issu d'une imagination enfantine qui aurait vécu toutes les péripéties de la vie et ne parviendrait pas à y piger grand chose, sinon que tout ne se déroule pas comme on le voudrait. Des personnages plus qu'ordinaires se retrouvent dans un monde farfelu qui leur est familier mais qui leur échappe sans cesse parce que "les gens ne changent pas. Ce sont les choses qui changent", l'appartement de Colin se rapetissant de lui-même à mesure que l'argent s'en va et que le nénuphar pousse dans les poumons de Chloé, tragédie loufoque qui montre, de manière somme toute assez banale, la force de l'amour.
    Faut-il voir là derrière des symboles ? Surtout pas. Ce serait réduire la création d'un monde verbal foisonnant à une sorte d'allégorie de la maladie, le nénuphar, image ô combien parlante de la souffrance, se retrouvant simple virus invisible, ou à une fable moralisante dénonçant le sort injuste des pauvres, mais L'Écume des jours, si ça a cette dimension, ça reste un bouquin qui chante sur des airs de jazz la vie dans ce qu'elle de plus déluré et de plus créatif. On a l'impression de marcher dans un dessin d'enfant, peuplé de machines bizarres, comme ce fameux pianocktail, qui compose les cocktail à partir des airs joués par le pianiste, et d'animaux saugrenus, comme ces anguilles qu'il faut attraper quand elles sortent du robinet; ça fait un bien fou même si le malheur vient s'introduire subrepticement et noircir un dessin qui reste, comme les personnages du roman, d'une naïveté et d'une innocence sans borne, incapable de survivre à la maladie qu'il porte en lui, parce que le langage ne perçoit pas qu'il porte à l'intérieur même de ses créations les plus vivifiantes le germe de la destruction d'un monde de papier par définition aussi fragile qu'une jeune fille portant sur son poumon un nénuphar.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nyxlapolicecomicsansms, le 21 avril 2013

    Nyxlapolicecomicsansms
    S'il fallait désigner l'œuvre la plus sadomasochiste du monde, la majorité s'accorderait sans doute sur l'un des romans érotiques du Marquis de Sade ou, ma foi peut-être, sur Les onze mille verges d'Apollinaire.
    À mon sens toutefois, la palme revient à L'Écume des jours qui, certes, ne traite pas directement du plaisir ou de la douleur corporels mais saisit, en fin de compte, l'essence même du sadomasochisme à savoir la frontière ténue entre souffrance et jouissance. Boris Vian parvient en effet à générer la douleur chez son lecteur, une douleur assez inouïe d'ailleurs, mais également – et aussi étrange que cela puisse paraître – la réjouissance. le cœur ploie sous le poids de la désolation et du délice. Désolation face à cette tragédie annoncée. Délice face ce chef d'œuvre inopiné.
    Inopiné car L'Écume des jours est une montagne russe littéraire qui nécessite un lâcher prise total. Chaque page est un dénivelé constant entre peur et amusement. Chaque chapitre, un wagon de fantaisies qui se meut sur des rails d'humour et de cynisme. C'est une œuvre qui, au gré de mille et un loopings, nous transporte vers un monde où le verre cassé repousse, où les armes sont fabriquées avec de la chaleur humaine, où, enfin, les souris mâchent du chewing-gum pour chat et travaillent en paix avec le cuisinier.
    Cet univers fantasque et surréaliste – onirique ? – induit curieusement une intrigue, elle, réaliste, celle d'un (presque) chassé-croisé sentimental : Colin, jeune homme riche n'ayant jamais travaillé, tombe éperdument amoureux de Chloé (et vice versa) sous les yeux de Nicolas, le cuisinier, danseur, chauffeur (liste non exhaustive). Alise, la cousine de ce denier, s'éprend quant à elle de Chick, un ami de Colin passionné par Jean-Sol Partre (contrepèterie qui renvoie à Jean-Paul Sartre). Isis enfin est sous le charme de Nicolas. Ça va, vous suivez toujours ?
    Bien. Je peux donc désormais vous confier mon unique grief contre L'Écume des jours à savoir lesdits personnages. J'ai en effet trouvé la bande à Colin lisse (mention spéciale pour le personnage de Chloé). Après maintes réflexions, je pense toutefois que ces frêles caricatures résultent de la volonté de Boris Vian de ne pas alambiquer davantage encore son œuvre, toujours est-il que la complexologue (néologisme de ma composition) que je suis aurait préféré une psychologie plus approfondie. En outre, j'ai trouvé Colin antipathique et extrêmement moralisateur (sur la question du mariage notamment, dont vous l'aurez sans doute compris, je ne suis pas une grande fan).
    Fort heureusement, ce petit bémol est compensé par d'innombrables réussites, à commencer par la plume métaphorique de Boris Vian qui, tel Mickey dans Fantasia (chacun ses références je vous prie !) donne vie aux objets. Dans ces courts chapitres, l'auteur ne se contente toutefois pas d'inventer – réinventer – un monde, il renouvelle également le langage au gré de mots-valises (parmi lesquels, le plus connu : "pianocktail") et autres néologismes ("agents d'armes" pour gendarmes). Enfin, c'est une œuvre truffée de références musicales (rappelons que Monsieur Vian était un féru de jazz) et littéraires extrêmement enrichissantes – je remercie au passage le Livre de Poche pour ces notes de bas de page passionnantes.
    Autre point fort : l'humour ! Tantôt absurde, tantôt aigre, il s'appuie là encore sur le vocabulaire avec un nombre incommensurable de jeux de mots et de parodies, dont celle de Simone de Beauvoir (alias la duchesse de Bovouard) et Jean-Paul Sartre (ici auteur du Paradoxe sur le Dégueulis en référence à La Nausée) qu'il érige en superstar inconsistante. La scène où ses fans usent de divers stratagèmes (arriver par les égouts, dans un corbillard etc) pour assister à la conférence où il présente des "échantillons de vomi empaillé" m'a notamment valu un beau fou rire. Boris Vian raille donc non seulement les titres de ses œuvres mais aussi son statut.
    Ne vous méprenez pas toutefois. En dépit de ces nombreuses plaisanteries, L'Écume des jours n'est pas un livre gai. Sans doute influencé par un contexte historique désillusionné (l'après-guerre), c'est au contraire un roman qui reflète un profond désarroi. Un roman désespéré – j'oserais même un roman dépressif. Boris Vian y dépeint un bonheur qui se flétrit inéluctablement. Un espoir vain. L'élément qui vient enrayer la mécanique de ce joli monde à travers le personnage de Chloé fait en outre écho à l'auteur lui-même, atteint d'un rhumatisme cardiaque – qui lui sera d'ailleurs fatal – et l'on peut ainsi raisonnablement supposer que cette déroute intérieure l'a toujours poursuivie.
    Du reste, l'un des questionnements majeurs du livre est assez significativement lié au cœur. Dans L'Écume des jours, Boris Vian interroge en effet les addictions passionnelles et plus spécifiquement leur caractère destructeur. L'auteur livre également une critique féroce des institutions religieuses, présentées comme cupides et inhumaines, et du monde du travail, évoqué ici de manière tout à fait intrigante : les ouvriers gagnent par exemple autant voire plus que les ingénieurs. Sa conception est plus largement que le travail est intimement lié à un conditionnement et préservé par habitude.
    Mon passage préféré abonde d'ailleurs dans ce sens puisqu'il met en subtilement en lumière la futilité du travail : "- Qu'est-ce que vous faites dans la vie, vous ? demanda le professeur. - J'apprends des choses, dit Colin. Et j'aime Chloé." Boris Vian propose donc ici un idéal de vie contestable certes mais qui, personnellement, m'a conquise. Vivre d'amour et de connaissances... What else ?
    En résumé, une romance formidable, même si tragique, car tour à tour décalée, poétique, exubérante et grinçante. Une œuvre intemporelle enfin. Un classique, tout simplement.
    Plus de détails (mes rubriques "n'hésitez pas si ; fuyez si ; le petit plus ; le conseil (in)utile, en savoir plus sur l'auteur") en cliquant sur le lien ci-dessous.

    Lien : http://blopblopblopblopblopblop.blogspot.fr/2013/04/lecume-des-jours..
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Citations et extraits

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  • Par Ptitgateau, le 18 mai 2013

    Ils se rangèrent en arrivant à l'extrémité droite de la piste, pour laisser place aux varlets nettoyeurs, qui, désespérant de récupérer dans la montagne de victimes autre chose que des lambeaux sans intérêt d'individualités dissociées, s'étaient munis de leur raclette pour éliminer le total des allongés, et fonçaient vers un trou à raclures en chantant l'hymne de Molitor, composé en 1709 par Vaillant-Couturier et qui commence ainsi :

    Messieurs et Mesdames,
    veuillez évavuer la piste,
    (s'il vous plaît)
    pour nous permettre de
    procéder au nettoyage...

    Le tout ponctué de coups de clackson destinés à entretenir au fond des âmes les mieux trempées, un frisson d'incoercible terreur.
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  • Par Ptitgateau, le 16 mai 2013

    Il serait dangereux d'ouvrir le four actuellement, prévint Nicolas. Il pourrait en résulter une dessication consécutive à l'introduction d'air moins riche en vapeur d'eau que celui qui s'y trouve enfermé en ce moment.

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  • Par 47bourgeois, le 16 mai 2013

    Les protagonistes du film de Michel Gondry ne sont pas Chloé ou Colin mais les effets spéciaux et les décors. La rencontre entre les 2 amoureux n'est pas aussi forte et émouvante que dans le roman de Boris Vian.

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  • Par Jrostandcdi, le 12 mai 2013

    Colin voulut suivre Chloé et le professeur, mais il dut écarter une sorte de voile invisible et consistant qui venait de se poser entre eux. Son cœur éprouvait une angoisse étrange et battait irrégulièrement. Il fit un effort, se ressaisit et serra les poings. Rassemblant toutes ses forces, il réussit à avancer de quelques pas, et, dès qu'il toucha la main de Chloé, cela disparut.

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  • Par melillov, le 10 mai 2013

    - Ah! dit Colin. Combien vous dois-je ?
    - c'est très cher, dit le marchand. Vous devriez m’assommer et partir sans payer...
    - Oh! dit Colin, je suis trop fatigué ...
    - Alors, c'est deux doublezons, dit le marchand. Colin tira son portefeuille.
    - Vous savez, dit le marchand, c'est vraiment du vol.
    - ça m'est égal ... dit Colin d'une voix morte.
    Il paya et s'en alla. Chick le suivait.
    - Vous êtes stupide, je suis vieux et pas résistant.
    - J'ai pas le temps, murmura Colin.
    - Ce n'est pas vrai, dit le marchand. Vous n'auriez pas attendu si longtemps ...
    Maintenant, j'ai les remèdes, dit Colin. Au revoir, monsieur.
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